La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
6 Octobre 2014
C'est ce qu'estime l'observatoire national de la précarité énergétique, selon qui 11,5 millions de personnes ont du mal à se chauffer et s'éclairer.
Plus de 11 millions de personnes, soit un cinquième de la population française, éprouvent des difficultés à se chauffer et s’éclairer, selon une évaluation de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), qui préconise de renforcer les aides au paiement des factures via un chèque énergie.
Sont actuellement considérés en précarité énergétique les quelque quatre millions de foyers, soit environ huit millions de personnes, consacrant plus de 10% de leurs revenus à leurs dépenses en énergie au sein de leur logement.
Mais cette définition, résumée par la notion de taux d’effort énergétique, est jugée trop approximative par l’ONPE. «Elle fera regarder comme précaires des habitants qui ne se soucient pas vraiment de leur facture et négligera d’autres dont l’effort n’est réduit qu’au prix d’une auto-restriction qui menace leur bien-être», relève son président, Jérôme Vignon, cité dans le rapport.
L’ONPE propose dès lors de combiner plusieurs indicateurs, comme le taux d’effort, le niveau de revenus, les comportements (moins se chauffer pour faire des économies, par exemple) et le ressenti du froid (en raison notamment d’une installation de chauffage insuffisante ou d’une mauvaise isolation).
Sur cette base, «l’ensemble des populations en situation de précarité énergétique dans leur logement serait de l’ordre de 5,1 millions de ménages (et 11,5 millions d’individus), soit environ 20% de la population totale», souligne-t-il.
Face à cette situation, l’observatoire réclame l’instauration d’un chèque énergie élargi à toutes les énergies, quel que soit le type de chauffage, alors que les tarifs sociaux sont aujourd’hui limités à l’électricité et au gaz.
Ce nouveau dispositif et son financement sont actuellement en discussion dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, en examen à l’Assemblée nationale.
«L’urgence, c’est d’aider à présent les plus démunis à payer leur factures car l’impayé fait peser le risque de la coupure», a prévenu Bruno Léchevin, le président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), évoquant «un outil de solidarité nationale».
«Penser pouvoir réussir la transition énergétique et écologique sans traiter la question sociale, ce serait prendre un risque d’échec majeur», ajoute-t-il.
L’ONPE estime aussi indispensable de continuer à soutenir la rénovation énergétique des logements des ménages modestes.
«Pour les ménages aux ressources modestes, le principe de la subvention publique est incontournable, leur capacité contributive étant très limitée voire inexistante», souligne-t-il.