La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
16 Juillet 2014
Le dernier rapport de l’INSEE sur les revenus et le patrimoine des ménages français révèle que les inégalités continuent à se creuser, encore et encore !
Pour les plus hauts revenus, c'est une rapide hausse des revenus, alors qu'à l'autre bout de l'échelle sociale on assiste à une hausse du taux de pauvreté !
C’est ce que révèle la dernière étude sur les revenus et le patrimoine des ménages de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) qui porte sur l’année 2011 (Téléchargez le document). L’Institut montre que malgré ce qu'on appelle "la crise", les plus hauts revenus continuent de croître fortement (après une année de recul en 2009) alors que les plus faibles revenus se réduisent.
Cette progression est autant due à une augmentation soutenue des revenus du patrimoine et des très hauts salaires.
Les 61 000 revenus les plus élevés (supérieurs à 256 000) ont progressé de 23 % et les 6 100 premiers (supérieurs à 810 700) de presque 43 %. C'est un véritable décrochage des très riches par rapport au reste du groupe, même par rapport aux 610 000 personnes les plus riches (1 % de la population), qui ont gagné plus de 93 000 euros en 2011, ont vu leur revenu croître seulement de 7,1 % depuis 2004.
Même en 2009, année qui a suivi la crise, les revenus des 6 100 individus les plus riches ont enregistré une hausse de 20 %.
En comparaison, le revenu médian – c'est-à-dire, qui sépare la population en deux parties égales – a progressé de moins de 2 % sur la même période, passant de 18 100 euros à 19 500.
Les plus aisés ont ainsi retrouvé dès 2011 un revenu supérieur à celui d’avant-crise, alors que les autres catégories de revenus ont connu un vrai coup de frein (+2,7 % pour l’ensemble de la première moitié), et que le niveau de vie des chômeurs a très nettement diminué.
Au total, le seuil de revenu pour appartenir aux 0,01 % les plus riches était 41 fois plus élevé que le revenu médian en 2011, alors que ce rapport n’était que de 31 % en 2004.
Notons, que le rapport de l'Insee rappelle qu'en 2010, 90% des français a un revenu inférieur à 39 200€ annuels par personne (soit 3 fois le Smic), et que 99% des français a un revenu inférieur à 93 000 € par personne (soit 7 fois le Smic).
Seulement 0,01% des français a un revenu supérieur à 810 700€ par personne, soit plus de 62 Smics annuels !
11,9 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des chômeurs, mais leur nombre progresse fortement. Les chômeurs contribuent pour près de la moitié à l’augmentation du taux de pauvreté en 2011, si bien que leur taux de pauvreté augmente de plus de trois points, passant de 35,8 % en 2010 à 38,9 % en 2011.
Ce sont les personnes au chômage depuis moins d’un an qui contribuent le plus à la baisse du niveau de vie médian des chômeurs. Elles en constituent près de 60% et leur niveau de vie médian baisse substantiellement: de 3,2% en euros constants pour celles au chômage depuis moins de six mois, de 7% pour celles depuis six mois à un an.
Cette tendance s'est sans doute poursuivie jusqu'à aujourd'hui, dans un contexte marqué par une augmentation continue du Chômage .
L’autre catégorie très touchée en 2011 est celle des salariés, dont le taux de pauvreté augmente de 0,6 point, de 6,3 % en 2010 à 6,9 % en 2011.
Par: UL CGT de Dieppe.