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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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"Sortir de l'euro pour rompre avec les politiques d'austérité"

frederic-Lordon1Frédéric Lordon était l‘invité de Patrick Cohen le 17 avril 2014 à 8h20. L’économiste est directeur de recherche au CNRS, auteur notamment de La malfaçon - Monnaie européenne et souveraineté démocratique (Les liens qui libèrent, mars 2014)

Dans cet ouvrage, Frédéric Lordon avance plusieurs scénarii possibles de sortie de l’euro pour rompre avec « les politiques d’austérité. »

 

Le verrou  allemand   

Avec Patrick Cohen, il est d’abord revenu sur les origines de la vision très stricte de l’Allemagne quand au respect des principes des traités européens. Une rigueur qui vient de la  « grande déflation »  des années 20 estime Frédéric Lordon. Les Allemands choisissent alors une politique d’austérité qui mènera les Nazis au pouvoir.

Depuis, les Allemands considèrent selon Frédéric Lordon que « l’orthodoxie monétaire devait recevoir un caractère sacro-saint […]  sur ces principes l’Allemagne ne transigera jamais ».  Il n’y a pas de volonté de domination allemande dans l’Union dit Frédéric Lordon mais une hégémonie allemande » pour ces raisons historiques. « L’ordre monétaire européen, est le décalque de l’ordre institutionnel allemand »

C’est pour ces raisons que le verrou a été poussé par l’Allemagne estime Frédéric Lordon, les Allemands ne transigeront jamais à moyen terme et donc « tous les projets de reconstruction de l’Union monétaire européenne qui font l’impasse sur cette question sont nuls et non avenus. »

 

La crise responsable de la dette

La crise de 2007/2008 est responsable du surplus de dettes. « Cette crise qui a entrainé une contraction du crédit et une récession a été d’une violence inouïe » reprend Frédéric Lordon, C’est la récession qui fait exploser les déficits et s’accumuler les dettes. »

Les politiques d’austérité nationales et européennes sont un « désastre », « le pire », ajoute l’économiste, c’est que les institutions européennes, le FMI, la Banque Mondiale « persistent dans leurs erreurs »

 

Faut-il effacer 624 milliards d’euros de dettes françaises ?

Frédéric Lordon préconise d’effacer les 624 milliards d’euros de dettes dans le scénario le plus extrême. Un scénario plus modéré avancé par l’économiste serait « de refaire intégralement le cadre institutionnel et les orientations qui gouvernent la conduite des politiques économiques nationales et européennes »

Le défaut de paiement de la dette pourrait dans ce cas être « un levier » dit Frédéric Lordon, « une instrumentalisation politique du défaut qui conduirait à mettre par terre l’intégralité  du système bancaire comme la crise des subprimes mais pour faire cette fois tout ce qu’on n’a pas fait en 2009. »  

« Le sauvetage des banques était une nécessité et un scandale car il n’a été assorti d’aucune contrepartie » conclut Frédéric Lordon.  

Par: El Diablo.

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