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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Pourquoi veulent-ils tuer Jaurès ?

francois-hollande-hue-carmaux.jpgSi tous ceux qui se disent de gauche ont le droit de se réclamer de Jaurès, nul n’a le droit de lui faire dire n’importe quoi.

Comme il fallait le craindre, François Hollande a participé hier à Carmaux à un hommage à Jean Jaurès qui a eu toutes les apparences d’une vulgaire récupération historique. « J’ai été inspiré par Jaurès » a dit le Président de la République, sans le démontrer concrètement, et la suite de son discours a tristement remis en mémoire « je me sens l’héritier de Jaurès » prononcé à des fins électoralistes par Nicolas Sarkozy  lors de la campagne présidentielle de 2007.

Même s’il s’est défendu de vouloir le faire lors de son introduction, François Hollande a déformé Jaurès pour justifier sa politique actuelle, pour légitimer son scandaleux pacte de responsabilité, qui n’est rien d’autre qu’un pacte d’austérité. Durant 40 mn, il a ainsi travesti le député de Carmaux, pour d’ailleurs le présenter selon ses propres mots, en une molle « figure consensuelle (…) au-dessus de son propre parti, affranchit d’une doctrine ». A lui tout seul, un tel commentaire atteste d’une piètre connaissance de l’œuvre de Jaurès. Ainsi, François Hollande a instrumentalisé le fondateur de l’Humanité, pour lui faire dire autre chose que le sens du combat de sa vie, enchainant les poncifs patronnaux ( par exemple sur la nécessaire "baisse des charges"), les jugements hasardeux ("l'euro est désormais solide, c'est un atout"), les  formules creuses et ambivalentes dont une des perles restera sans doute : « il ne faut jamais se fatiguer, c’est pourquoi il faut beaucoup travailler ».

100 ans après sa mort, on ne rend pas hommage à Jaurès en mettant en œuvre un lourd plan d’austérité de 50 milliards d’euros, en frappant les petites pensions, en allongeant la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite, en refusant d’augmenter le SMIC, en gelant le point d’indice des fonctionnaires, en refusant l’amnistie pour les syndicalistes injustement poursuivis, en cédant aux exigences de Mme Merckel et de la droite allemande, en ayant une politique belliciste… On ne peut dire à propos de la politique actuelle de l’Union européenne que « l’Europe d’aujourd’hui est le rêve de Jean Jaurès ».

L’œuvre de Jean Jaurès, son apport fondamental au socialisme et à la République, n’est pas une statue de pierre froide, aux pieds de laquelle il suffit de déposer des fleurs pour lui être fidèle. Rendre des hommages solennels par des mots au plus grand des socialistes français mais trahir sa pensée dans les actes, revient à armer le bras d’un nouveau nationalisme qui voudra demain tuer la pensée de Jaurès une nouvelle fois.

C’est pour cela qu’hier, des centaines de personnes ont hué l’arrivée de François Hollande, en huant l'homme, il huait sa politique. Aussi, ce dernier avait jugé plus prudent de faire son discours dans une salle fermée, réservée à ses seuls soutiens. On le comprend. Mais, on était bien loin de Jaurès.

Si tous ceux qui se disent de gauche ont le droit de se réclamer de Jaurès, nul n’a le droit de lui faire dire n’importe quoi.

Comme il fallait le craindre, François Hollande a participé hier à Carmaux à un hommage à Jean Jaurès qui a eu toutes les apparences d’une vulgaire récupération historique. « J’ai été inspiré par Jaurès » a dit le Président de la République, sans le démontrer concrètement, et la suite de son discours a tristement remis en mémoire « je me sens l’héritier de Jaurès » prononcé à des fins électoralistes par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007.

Même s’il s’est défendu de vouloir le faire lors de son introduction, François Hollande a déformé Jaurès pour justifier sa politique actuelle, pour légitimer son scandaleux pacte de responsabilité, qui n’est rien d’autre qu’un pacte d’austérité. Durant 40 mn, il a ainsi travesti le député de Carmaux, pour d’ailleurs le présenter selon ses propres mots, en une molle « figure consensuelle (…) au-dessus de son propre parti, affranchit d’une doctrine ». A lui tout seul, un tel commentaire atteste d’une piètre connaissance de l’œuvre de Jaurès. Ainsi, François Hollande a instrumentalisé le fondateur de l’Humanité, pour lui faire dire autre chose que le sens du combat de sa vie, enchainant les poncifs patronnaux ( par exemple sur la nécessaire "baisse des charges"), les jugements hasardeux ("l'euro est désormais solide, c'est un atout"), les formules creuses et ambivalentes dont une des perles restera sans doute : « il ne faut jamais se fatiguer, c’est pourquoi il faut beaucoup travailler ».

100 ans après sa mort, on ne rend pas hommage à Jaurès en mettant en œuvre un lourd plan d’austérité de 50 milliards d’euros, en frappant les petites pensions, en allongeant la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite, en refusant d’augmenter le SMIC, en gelant le point d’indice des fonctionnaires, en refusant l’amnistie pour les syndicalistes injustement poursuivis, en cédant aux exigences de Mme Merckel et de la droite allemande, en ayant une politique belliciste… On ne peut dire à propos de la politique actuelle de l’Union européenne que « l’Europe d’aujourd’hui est le rêve de Jean Jaurès ».

L’œuvre de Jean Jaurès, son apport fondamental au socialisme et à la République, n’est pas une statue de pierre froide, aux pieds de laquelle il suffit de déposer des fleurs pour lui être fidèle. Rendre des hommages solennels par des mots au plus grand des socialistes français mais trahir sa pensée dans les actes, revient à armer le bras d’un nouveau nationalisme qui voudra demain tuer la pensée de Jaurès une nouvelle fois.

C’est pour cela qu’hier, des centaines de personnes ont hué l’arrivée de François Hollande, en huant l'homme, il huait sa politique. Aussi, ce dernier avait jugé plus prudent de faire son discours dans une salle fermée, réservée à ses seuls soutiens. On le comprend. Mais, on était bien loin de Jaurès.

Par: El Galicien.

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