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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Pacte de responsabilité : pas coulé mais touché !

Pacte de responsabilité : pas coulé mais touché !

Un paradoxe de ces élections municipales est que de l’affaiblissement du pouvoir socialiste résulte un dommage collatéral inattendu dont pourrait être victime le pacte de responsabilité.

Expliquons-nous. Ce pacte est noué entre, d’une part, François Hollande, donc le gouvernement socialiste, la majorité, avec le soutien de la direction CFDT, et, d’autre part, Pierre Gattaz pour le Medef aux côtés d’une droite centriste et UMP bien obligée d’avouer son accord. Or, les scores calamiteux des forces gouvernementales socialistes déséquilibrent l’ensemble.

Michel Noblecourt dans Le Monde des 30-31 mars pointe le problème : « Le pacte de responsabilité va-t-il être emporté par le séisme municipal ? », interroge-t-il. Mais, lorsqu’il prédit que « si la déroute socialiste est confirmée, voire amplifiée, dimanche 30 mars, l’aile gauche du Parti socialiste, le Front de gauche et, côté syndical, la CGT et FO repartiront à l’assaut de ce pacte dans lequel ils voient un « cadeau au patronat » ou le symbole d’une politique d’austérité », il regarde, hélas, du mauvais côté. Il nous semble que le problème vient de l’autre bord.

Le Medef, qui ne peut évidemment pas porter sur ses seules épaules le fardeau de la politique que concentre le pacte de responsabilité, va minimiser un peu plus les fameuses contreparties, voire se défiler discrètement. Quant à l’UMP, qui se remplume, il lui faut hausser la voix dans le registre oppositionnel. D’autant que se renforce la pression du Front national dans sa dénonciation de la complicité systémique entre le PS et l’UMP !

Et voici pourquoi le Pacte de responsabilité, qui jouissait de tant de soutiens, se trouve fragilisé.

Le remaniement ministériel opéré à vitesse et accélérée et grand bruit peut-il le sauver ? Telle est la question ! Car, au-delà des ministrables et éjectables, c’est bien de cela qu’il s’agit : comment poursuivre avec d’autres hommes, et quelques femmes, la même politique ?

Or, de ce point de vue, ne cachons pas nos doutes : Valls, c’est trop juste ! L’homme est inégalé dans le registre sécuritaire, mais inégal côté business.

Non, il faudrait que, cette fois, un vrai changement soit au rendez-vous, avec un gouvernement qui soit plus que remanié. On voit bien quelques formules envisageables. Demander à Pierre Gattaz de devenir ministre du travail (côté resserrement de l’équipe, ce serait du dur !) ? Proposer à Louis Gallois de devenir PDG du nouveau gouvernement ? Ou, plus ambitieux encore, envisager, quitte à ce que EELV rechigne de plus en plus fort, un gouvernement d’intérêt national (pour éviter le terme trop marqué d’union) entre l’UMP et le PS ?

On conçoit que toutes ces formules, qui ne seraient pas tout à fait irrationnelles au regard de l’objectif de sauver le pacte de responsabilité, relèvent de l’impossible.

Remarquons au passage que cela devrait amener les militants qui, légitimement révoltés par la politique du gouvernent Hollande, en viennent à considérer que cette gauche gouvernementale et la droite c’est du pareil au même, que le PS est une « deuxième droite », à y regarder de plus près. Et d’admettre que l’impossibilité d’un tel scénario ne vaut pas excuse au PS pour sa politique, mais n’est que le simple constat d’une réalité politique française plus complexe que ces simplifications par trop hâtives.

Mais revenons à notre pacte de responsabilité (qui n’est pas le nôtre).

Et à une question préalable à toute autre : ce pacte, pourquoi faudrait-il le sauver ?

Par: Francis Sitel.

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