La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
13 Mars 2014
" C'est le temps de voyage qui compte, pas la distance. " Gille Morin, l’un des patrons présents sur l’aéroport, pense que l’avenir du site passe par le transport de voyageurs. Modestement mais sûrement.
Gille Morin s'interroge. Le patron de Cabin'expair et Publihousses, présent sur l'aéroport de Châteauroux, va à contre-courant de l'idée selon laquelle l'infrastructure aéroportuaire castelroussine ne peut pas développer le transport de voyageurs. Il réfute l'idée selon laquelle Tours serait, ad vitam æternam l'aéroport de passagers et Châteauroux, un site dédié au fret. Il pose d'abord un constat : « Il y a trente ans, le train entre Paris et Châteauroux mettait moins de temps qu'aujourd'hui. Châteauroux est éloigné de tout, sauf des quelques villes reliées par la voiture. Le réseau routier est bon, dans l'Indre. Mais c'est le temps de voyage qui compte, pas la distance. Si on veut que des industriels viennent ici, il faut des moyens de transports adaptés. »
" Une barrière mentale concernant le transport aéronautique "
L'ancien patron de Zodiac, qui a eu l'occasion de voyager par les airs dans le passé, prend l'exemple du patron d'une entreprise en développement, Air Livery (anciennement ATE), spécialisée dans la peinture d'avions. « Quand il veut venir de Norwich (Angleterre) à Châteauroux par les moyens terrestres, il met environ dix heures contre 1 h 15 en jet ! Ce qui vaut pour les industriels vaut pour les touristes. Aujourd'hui, la seule manière que j'ai trouvée pour réduire la distance, c'est l'avion. » Le problème, c'est que la Région Centre, propriétaire de l'aéroport, ne veut pas entendre parler de liaisons aériennes touristiques subventionnées (1). Trop coûteuses pour la collectivité. Gille Morin estime, de son côté, qu'il faut étudier les moyens de transport aériens adaptés pour désenclaver Châteauroux. « Il faut faire une enquête sérieuse pour étudier les déplacements des salariés des entreprises aéronautiques concernés dans l'Indre. Il y a forcément des voyages réguliers à Toulouse ou Hambourg. Combien de particuliers seraient intéressés par un vol, une fois par semaine, pour Toulouse ? Et à quel prix ? Il y a une barrière mentale concernant le transport aéronautique. Quand il s'agit du train, tout le monde se sent capable de subventionner. Si certaines de mes provocations permettent de faire avancer la région, pourquoi pas. Je pense au désenclavement du Berry. Il n'y aura jamais de troisième aéroport parisien, j'en mets ma main au feu. Mais l'utilisation d'aéroports existants dans un rayon de 200 km est une solution. » En fin d'année, Gille Morin a créé la société Berry air affaires dont la vocation est de « réfléchir aux moyens de transports aériens ». Est-ce le premier signe concret d'une révolution des mentalités ?
(1) Gille Morin estime que la subvention d'un passager par une collectivité pour maintenir une ligne touristique est de l'ordre de 30 €. Soit environ 3 millions d'euros pour 100.000 passagers par an. « Mais 100.000 personnes, ça consomme aussi sur place », ajoute-t-il.