La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
16 Mars 2014
Faute d'accord entre son actionnaire et ses créanciers, le groupe sidérurgique Ascométal, 1.900 salariés, a été placé ce vendredi en redressement judiciaire, mais le gouvernement assure avoir d'ores et déjà identifié des repreneurs potentiels pour ce fleuron français
Pour Christian Pantoustier (CGT, premier syndicat), "Ascométal est la preuve criante que les fonds de pension véreux ne sont pas bons pour l'industrie. Il faut maintenant se mettre autour de la table avec l'Etat pour choisir un vrai projet industriel viable et qui préserve l'ensemble des emplois". "On espère qu'une solution sera trouvée rapidement pour maintenir l'intégrité du groupe et des emplois et lever l'inquiétude des salariés et des familles", a déclaré de son côté à l'AFP Cyril Brand (CFDT).
Il faut dire que les salariés d'Ascométal ont été en première ligne face à leurs actionnaires, fonds de pension adossés à des banques qui ont fait l'acquisition du groupe pour se servir sur la bête. Ils ont fait preuve d'un bel esprit de résistance. Ascometal a été vendu en octobre 2011 au fonds d’investissement Apollo, dans le cadre d’un LBO qui a lourdement endetté le groupe. Depuis, avec la crise et la baisse de l’activité (de 800 000 tonnes à 620 000 en 2012, selon les Échos), la société ne parvient plus à honorer les remboursements et a voulu imposer des sacrifices aux salariés pour redresser la barre.
Accord de flexibilité rejeté :
Fin juin 2013, 60 % des salariés ont dit non aux mesures de flexibilité demandées par la direction, notamment l’abandon de jours de RTT et la création d’un compteur temps collectif pour faire varier le temps de travail en fonction des besoins de production. "Les travailleurs ne sont pas dupes, ils ne veulent pas payer pour des rentiers qui s’en foutent complètement, d’Ascometal", s’est félicité à l'époque le syndicat CGT, majoritaire à plus de 50 %, qui militait contre l’accord alors que les syndicats CGC et CFDT le soutiennent.
Aujourd'hui, le sort d'Ascométal, plombé par une dette de 360 millions d'euros, est depuis plusieurs semaines suspendu à de dures négociations entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et les banques Morgan Stanley et Bank of America, qui n'ont pas abouti. L'entreprise, qui avait déposé mardi sa déclaration de cessation des paiements, a été reconnue en dépôt de bilan depuis le 25 février par le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine). Celui-ci l'a mise en redressement avec une période d'observation de six mois.
Montebourg à la baguette :
Cette décision ouvre une nouvelle étape, qui "ne fragilise toutefois pas l'entreprise", a aussitôt réagi dans un communiqué Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif souligne que désormais "sous la protection de la justice commerciale", l'avenir de l'entreprise ne sera "plus soumis aux décisions de son actionnaire ni aux contraintes exercées par les banques", en bras de fer depuis plusieurs mois. Il fait aussi savoir que des repreneurs ont déjà fait part de "plusieurs marques d'intérêts" avec "une réelle ambition industrielle".
"Les prochaines semaines seront consacrées à la finalisation de ces projets d'offres", "l'Etat sera au côté d'Ascométal pour trouver une solution industrielle pérenne", assure-t-il. L'Etat pourrait lever en faveur de l'entreprise un prêt de 40 millions d'euros en actionnant le nouveau "fonds de résistance économique".
Un site en Isère menacé :
Si Arnaud Montebourg se veut positif, un site paraît cependant bel et bien menacé. Celui du Cheylas, en Isère. Le plan de reprise des banques alliées au fonds de retournement Anchorage ne prend pas en compte cette usine de 108 salariés produisant des ressorts pour l'automobile.. Idem pour les plans d'Apollo, qui monnaye un investissement de 50 millions d'euros contre l'effacement de ses dettes auprès de ses banques partenaires. Leader des aciers spéciaux pour l'automobile et l'industrie pétrolière, Ascométal compte actuellement trois grosses usines en France: Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le groupe a aussi des sites à Custines (Meurthe-et-Moselle), Le Marais (Loire) et Le Cheylas (Isère).
Par: Le Galicien.