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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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La CGT s’inquiète du projet ferroviaire gouvernemental.

 La CGT s’inquiète du projet ferroviaire gouvernemental.

Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, répond aux questions du journal La Marseillaise. était le 31 janvier en Alès. Il alarme cheminots et usagers sur les dangers du projet ferroviaire du gouvernement PS-EELV. Entretien.
Le ministère veut réunifier SNCF et Réseau ferré de France. Bonne idée ?
Gilbert Garre
l : Séparer la roue du rail, ça ne marche pas. Les intérêts ne sont pas les mêmes. Lorsque RFF fait des travaux, il ferme la voie pour utiliser des entreprises privées sans le problème de la sécurité ferroviaire. Moins cher, mais les usagers n’ont plus de train. Alors, réunifier, c’est une bonne idée. Sauf que le gouvernement veut faire l’inverse.
Comment cela ?
G.
G. : Le gouvernement veut passer de deux à trois entités. L’année est historique : la SNCF, l’entreprise publique que nous connaissons, peut disparaître en 2014. Le projet vise à constituer trois entreprises : une superstructure chargée des flux financiers qui chapeauterait un RFF bis renforcé de l’apport des cheminots de la voie ferrée et une entité dite « mobilité », les trains. Le tout accompagné de la poursuite du cloisonnement des activités.
Cloisons internes à la SNCF ?
G.G. : De plus en plus. Un des problèmes du Cévenol, c’est que comme train grande ligne, il ne pouvait pas passer à Nîmes sur des voies marchandises ou Ter. Je connais une gare où il y a cinq cheminots : on a construit une cloison et pour qu’ils ne puissent plus se parler entre agents de service différents. Un conducteur de marchandises ne peut plus conduire un train de voyageurs…
Dans n’importe quelle entreprise, on favorise les échanges, la circulation de l’information. Chez nous, on fait l’inverse, jusqu’à l’aberration totale.
Mais quel intérêt?
G.G. : L’objectif est d’adapter les structures de l’entreprise à la mise en concurrence. Une image : si une entreprise privée souhaite le contrat de la signalisation sur un secteur, une autre les trains de voyageurs dans une région, il faut que l’organisation de la SNCF corresponde à ce découpage.
Le compartimentement de la SNCF a deux fonctions : la désorganisation qu’elle induit accrédite l’idée que le privé, c’est quand même mieux, et le cloisonnement prépare la possibilité de privatisation par petits bouts.
Faut-il rester en l’état ?
G.G. : La réforme, nous la voulons de depuis 17 ans. Il faut faire disparaître RFF, recréer une véritable entité du transport ferroviaire, la SNCF. Nous avons des propositions techniques pour être en conformité avec la réglementation européenne sur la gestion du passage de trains, SNCF ou pas, sur les voies.
Ce débat concerne toute la population. Depuis une quinzaine d’années, nous sommes passés de 55 milliards de tonnes/km transportées à moins de 20 milliards. Et on nous parle de gaz à effet de serre, de pollution du transports routiers, de sécurité routière… Où est la cohérence ?
Mais il faut des moyens ?
G.
G.: Là aussi, nos avons des propositions. Un chiffre : il faut 1,5 à 2 milliards d’euros par an pour rénover les voies. RFF donne chaque année 1,7 milliards d’euros d’intérêts aux banques. Et la dette augmente chaque année de 3 milliards. Va-t-on laisser faire encore longtemps ? Nous proposons entre autre que les sociétés autoroutières (2 milliards de bénéfices annuels) soient mises à contribution pour les transports non polluants, chemin de fer, fluvial, cabotage maritime… Encore un chiffre. Les trains d’équilibre du territoire sont subventionnés par l’Etat, la SNCF et les autoroutes (35 millions d’euros sur 400). En 2013, en raison des travaux, moins de trains ont circulé. Economie de 16 millions d’euros. Et bien la part des autoroutes est passée de 35 à 19 millions d’euros, un choix gouvernemental.
Désolé, mais ce n’est pas le bon.

Par: Citoyen18.

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