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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Sortie de l’euro : une première étape dans la construction d’un programme de « dé mondialisation de gauche »

A 8 semaines seulement des élections municipales, les élections européennes risque de susciter peu d’intérêt. C’est en tous les cas le pari du PS et l’UMP considèrent qu’il sera plus difficile d’engager un débat de fond sur un sujet aussi essentiel après des mois d’une campagne municipale réduire à sa dimension locale la plus étroite par une majorité d’élus municipaux.

Un scrutin européen qui doit permettre au Front de Gauche de rebondir

Il est vrai que l’élection européenne, seul scrutin proportionnel en France, a de quoi susciter les inquiétudes de ceux qui ne veulent pas changer la marche des affaires européennes et notamment sa soumission croissante au diktat de l’oligarchie financière.

Ce rendez-vous est en effet l’occasion de voir surgir sur la scène politique des thématiques qui font horreur aux tenants du système.

Dans ce contexte, si le front de gauche semble en difficulté pour ces européennes Après une campagne municipale ou sa cohérence a été mise à mal par les stratégies divergences de ces partenaires et des alliances locales parfois ambiguës dans de trop nombreuses communes, il peut rebondir en prenant en compte les leçons du passé, en faisant le pari du peuple et de l’audace pour ce scrutin.

Pour un programme de « dé mondialisation de gauche » : mettre en débat la sortie de l’euro et rupture avec l’ordre juridique et monétaire des institutions européennes et internationales

D’abord en engageant un vrai débat critique sur les orientations passées pour les dépasser.

Chacun constate l’échec des thématiques des précédentes campagnes européennes conduites par la gauche non social-démocrate – dont la fameuse campagne « bouge l’Europe » de 1999 en est la caricature la plus extrême- et qui subordonnait les transformations sociales en France à une hypothétique réforme au sommet des institutions et des politiques européenne. Les français, notamment ceux issus des classes populaires, constatent lucidement que cette orientation est utopique. Ils l’on fait savoir avec constance car aucune liste de la gauche radicale depuis 1984 (liste conduite à l’époque par G MARCHAIS qui avait captée 11,09 % des voix) n’a réalisé un score à deux chiffres.

Ensuite en faisant le pari de la lucidité politique et de l’audace.

Aujourd’hui le tabou sur l’Euro et la nécessité de mettre en œuvre des mesures protectionnistes au niveau national pour préserver les emplois et nos services publics commence à être levé à gauche sur les bases d’analyses politiques et économiques lucides. Des organisations comme le M’ PEP, des économistes hétérodoxes comme J NIKONOFF ou J SAPIR, des penseurs inclassables comme E TODD*, ou des auteurs tels Aurélien BERNIER* ou François RUFFIN posent désormais clairement la nécessité de construire un programme de « dé mondialisation de gauche » basé sur une hypothèse de la sortie de l’Euro et des mesures protectionnistes ciblés et unilatérales. Ce programme vise non pas à préserver les intérêts capitalistes nationaux –position tenue par le FN - mais à reconquérir les capacités de transformation sociale en France notamment en faveur des ouvriers, des salariés et des classes populaires en générale, catégories de la population la plus violemment soumise aux conséquences de la mondialisation capitaliste.

Le Front de gauche dans ce contexte ne part pas de rien puisque, sans toutefois lever toutes les incohérences, il a posé quelques jalons dans son programme « l’humain d’abord ».

Il est donc aujourd’hui plus que nécessaire d’aller plus loin, de susciter le débat sur ce programme de «dé mondialisation de gauche».

Outre son impact économique, la portée politique d’un tel programme est considérable.

En ramenant à l’échelle nationale les moyens concrets de se soustraite à la dictature des marchés financiers et des politiques ultralibérales, il sera possible, pour la première fois depuis trente ans d’opposer avec succès au nationalisme du front national une souveraineté populaire de gauche concrète et inséparable de la coopération et de la solidarité internationale. Nous pourrons alors ensemble et cette foi efficacement combattre l’extrême droite sur le plan des idées et reconquérir l’électorat populaire qui a déserté la gauche sur des bases radicalement antilibérale grâce à des mesures concrètes mobilisatrices.

JLM

* Aurélien BERNIER « la gauche radicale et ses tabous, pourquoi le Front de Gauche échoue face au FN ». Le seuil, janvier 2014

*E TODD, Le mystère français, (en collaboration avec Hervé Le Bras), Paris, Le Seuil, coll. « La République des idées », mars 2013

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J
Courant du socialisme, la Gauche forte sort un &quot;Guide anti-FN&quot;. Un de ses membres évoque la stratégie à adopter pour combattre le parti des Le Pen.<br /> Longtemps, le PS a combattu le FN en remettant en cause sa légitimité républicaine. Aujourd'hui, le parti des Le Pen est annoncé en tête lors des élections européennes, et la stratégie est remise en question. Une frange de plus en plus importante du parti au pouvoir souhaite affronter l'ennemi héréditaire sur le plan des idées, en expliquant aux électeurs les conséquences économiques potentiellement désastreuses qu'engendrerait l'application du programme de Marine Le Pen.<br /> <br /> Le Guide anti-FN (3 euros, éditions Librio) signé par la Gauche forte, un courant du PS fondé en janvier 2013 pour combattre &quot;la collusion d'une partie de la droite avec les thèses du FN&quot; et animé par les députés socialistes Yann Galut et Alexis Bachelay, s'inscrit dans cette logique. L'ouvrage de 110 pages imprimé à 6 000 exemplaires propose un argumentaire prêt à l'emploi pour expliquer &quot;ce qui se passerait vraiment si on sortait de l'euro, si on fermait les frontières et si Marine Le Pen entrait à l'Élysée&quot;. L'occasion de revenir avec Yann Galut sur le positionnement adopté par les socialistes face à un électorat qui adhère de plus en plus aux thèses frontistes.<br /> <br /> Le Point.fr : Pourquoi sortir un guide anti-FN ? Pourquoi maintenant ?<br /> <br /> Yann Galut : Les gens n'ont pas assez conscience de la dangerosité du programme économique du Front national. Le guide est là pour armer les candidats, les militants et les sympathisants qui seront confrontés à des électeurs tentés par le FN lors de porte-à-porte et au quotidien. Nous l'avons sorti dans l'optique des municipales et des européennes. Grâce à lui, ils pourront prendre conscience des conséquences désastreuses de ce programme.<br /> <br /> Lesquelles, selon vous ?<br /> <br /> Il faut expliquer que la sortie de l'euro augmenterait le prix de l'essence de 20 à 40 %. Que cette monnaie unique nous a protégés pendant la crise. Qu'il n'existe pas de produit made in France sans matières premières produites à l'étranger. Que faire du protectionnisme à l'égard de la Chine, c'est mettre en péril nos exportations viticoles dans ce pays. Que la sortie concertée de l'Europe est impossible. Qu'il n'y a aucun projet sur la fiscalité. Marine Le Pen dit qu'il faut baisser les charges, mais on ne sait pas comment, ni de combien. Ce projet économique, c'est le flou le plus total. Si elle accède au pouvoir, elle ne pourra pas appliquer son programme. D'ailleurs, elle n'y croit pas elle-même.<br /> <br /> Pourquoi adopter un programme inapplicable ?<br /> <br /> Le contexte économique est favorable pour jouer sur les peurs. Marine Le Pen souhaite fractionner la droite et la recomposer autour d'elle. Ce programme économique est d'ailleurs la seule digue qui sépare le FN et la &quot;ligne Buisson&quot; qui a été adoptée à l'UMP. Jean-Marie Le Pen était le principal supporteur de Ronald Reagan. Marine Le Pen est la fille de Georges Marchais pour le protectionnisme et de Margaret Thatcher pour l'hostilité envers l'Europe. Sur le plan économique, elle vit vraiment dans le passé. Elle ne parle pas de mondialisation, mais de mondialisme. Elle évoque la puissance de l'argent et le totalitarisme mondialisé. Même le Parti communiste ne tient plus ce genre de discours.<br /> <br /> Encore un livre anti-Front national. N'est-ce pas une manière de conforter la rhétorique victimaire du parti et de lui donner plus d'écho ?<br /> <br /> Nous nous sommes posé la question avant de commencer le projet. Mais Marine Le Pen n'est plus dans la victimisation. Les scores du FN flirtent avec les 25 %. Il faut donc faire quelque chose. À 10 %, il est possible de contester leur légitimité. Mais ce n'est plus possible aujourd'hui. Il y a désormais un vote d'adhésion au FN, et plus seulement un vote contestataire. En 2017, elle peut être très haut. Et notre stratégie a changé. Le combat contre le FN a toujours eu lieu sur le terrain des valeurs. Il y a eu la création de SOS Racisme, il y a aussi eu la Marche pour l'égalité. Mais si nous voulons leur reprendre l'électorat populaire, il faut faire un travail d'affrontement idéologique et pédagogique. La bataille se situe sur le plan économique. On ne peut plus se contenter de dire que le FN, c'est mal.<br /> <br /> La gauche n'a-t-elle pas trop tardé à adopter cette stratégie ?<br /> <br /> Nous avons un problème de positionnement pour répondre au FN. Si on franchit l'étape de discuter de leur programme, on leur accorde du crédit. Si on refuse, on fait leur jeu. Mais le débat prévu lundi entre Marine Le Pen et Pierre Moscovici montre qu'en plus du combat sur les valeurs nous voulons aussi nous confronter sur le plan des idées. Nous avons tardé, mais il faut y aller maintenant. Aujourd'hui, notre adversaire principal, c'est le FN. Selon un sondage de BFM TV, les Français considèrent que le principal adversaire de François Hollande, c'est Marine Le Pen.<br /> <br /> N'est-ce pas dans votre intérêt électoral de créer des tensions sur des sujets sociétaux pour faire monter le FN et diviser la droite ?<br /> <br /> Nous ne sommes pas dans ce calcul. Le FN n'a pas besoin de nous pour monter. Il se débrouille bien tout seul. Est-ce que nous devrions nous taire sur ces sujets parce qu'ils profitent à Marine Le Pen ? Nous portons ces combats depuis 30 ou 40 ans. Cela fait partie de notre ADN. Mais c'est vrai qu'on fait quand même attention. Après le mariage pour tous, on a demandé au groupe socialiste à l'Assemblée nationale de mettre un frein au droit de vote des immigrés pour que ces thématiques ne soient pas récupérées par les extrémistes.<br /> <br /> Les mouvements de contestation qui fleurissent en France ont-ils des articulations communes avec le Front national ?<br /> <br /> Les mouvements qui contestent la légitimité du président comme Jour de colère ou les manifestations des Bonnets rouges sont des cousins germains du Front national. Ils demandent la démission de François Hollande. Marine Le Pen demande la dissolution de l'Assemblée nationale. Elle se place dans le cadre de la loi, mais cela participe de la même logique. Jean-Marie Le Pen et Marion Maréchal ont rendu visite à Béatrice Bourges (la porte-parole du Printemps français qui avait entamé une grève de la faim pour réclamer la démission du président, NDLR). Cela marque une proximité indéniable entre eux.<br /> <br /> Et Dieudonné, roule-t-il pour le FN, comme l'a suggéré Malek Boutih ?<br /> <br /> Dieudonné participe à la logique de triangulation. Ils se répartissent les rôles avec le Front national. Il permet l'alliance objective sur certains sujets entre l'extrême droite et l'extrémisme musulman. Ce n'est pas pour rien que Dieudonné et Soral s'allient avec Farida Belghoul, une ancienne de la marche des Beurs qui est à l'origine des rumeurs sur l'apprentissage de la théorie du genre à l'école.
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P
Je suggère a JULIEN d'envoyer un texte plutôt que de faire un commentaire 2 fois plus long que le texte en question.
L
C'est bien de remettre le débat sur le métier. Enfin un discours que la gauche, la vraie qui n'aura jamais du abandonné. On nous présentes les choses comme si demain cela irais mieux, mais avec les mêmes méthodes (celle de Sarkozy et Hollande) nous aurons toujours les mêmes résultats, la crise toujours et encore.<br /> L'Europe sociale oui, celle que l'on nous présente non. Tout pour ceux qui on déjà tout et rien pour les citoyens qui se lèves tôt le matin. 10 millions de pauvres qui pour la plupart non pas de logements, c'est ça le mieux vivre de ce gouvernement, alors non merci.
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