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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Un 1er anniversaire austère et plein de trahisons…

Certains anniversaires sont gais, joyeux, exaltants. Celui que fête aujourd’hui "Citoyen 18 " ne peut pas l’être. Donc, il ne l’est pas.

Car les seuls cadeaux reçus depuis l’éviction de Nicolas Sarkozy sont la trahison. Une trahison qui vient de la France d’en haut, celle élue le 6 mai 2012, et qui génère des ondes de chocs dans la France d’en bas. Une trahison qui frappe exactement là où ça fait le plus mal, cette trahison qui valide votre adversaire le plus terrible, qui fait son jeu et qui le nie. Car toute les politiques conduites hier sous Sarkozy, comme celles conduites aujourd’hui par Hollande, et toutes leurs déclinaisons locales, amènent à accepter ce qui hier était inacceptable, conduit au silence ceux qui, pourtant, devraient parler, pour ne pas dire hurler. Alors nous allons le hurler et tant pis si pour cela on nous dira dans les yeux, d’homme à homme, que c’est nous, oui, nous en personnes qui « faisons le jeu de Marion, Marine, Louis et Jean-Marie » au prétexte que laisser faire et se taire, c’est moins pire.

Ceux qui font le Front National sont ceux qui déroulent toute la panoplie du parfait libéral protecteur des marchés et destructeur du salariat. De même que ceux qui font le Front National sont ceux qui instrumentalisent la sécurité pour faire exactement ce que le Front National exige depuis toujours. Ces mots sont durs. Ces mots sont implacables. Sauf que cette fois ci ils ne sont pas de nous, ils sont d’Eric Fassin, sociologue et politologue à Paris VIII. Ils ont été écrits ailleurs, sur le très sérieux journal Le Monde.

Libéralisme financier et course au sécuritaire font la paire. Ils sont indissociables. Car l’un produit chômage et misère pour le plus grand nombre, enrichissement vulgaire pour les déjà nantis jusqu’à la gueule. La grève des footeux n’est pas un gag. Elle est cette démonstration de vulgarité qui provoque plus qu’une nausée, qui provoque une colère. Or la colère il faut la maîtriser. Et pour la maîtriser il faut impérativement instrumentaliser la peur. Nous ne sommes donc plus en sécurité nulle part. Ni au travail, ni dans la rue. Alors il faut armer le patronat et on lui donne l’Ani, alors il faut armer les agents des forces publiques et on leur donne des armes en veux tu en voilà. Tout comme il faut fragiliser les salariés et on casse l’inspection du travail, tout comme il faut culpabiliser les pauvres et on part à la chasse aux immigrés, aux sans papiers avant ou après avoir verser quelques larmes sur les cadavres de Lampedusa.

On invente même une langue spéciale pour excuser l’inexcusable, une de ces langues pour ne rien dire, la langue du silence qui fait du bruit et qui assomme, tellement les mots sont lourds de ce rien qui pèse. Donc le chômage augmente, et comment pourrait-il baisser avec l’Ani et la disparition prochaine de l’inspection du travail? Mais des députés socialistes nous expliquent que le nombre de demandeurs d’emploi est en baisse en septembre car il ne progresse que de 60 000 personnes. Donc le nombre de petits délits augmente les vols à l’arrachés progressent, la mendicité de rue explose et comment pourrait-il en être autrement avec cette politique de concentration des richesses? Mais un ministre de l’intérieur, savamment choisi par un président libéral, reprend à son compte la thèse du gêne criminel, la thèse de la population impossible à assimiler, la thèse de l’ennemi islamiste de l’intérieur. Et pour le dire sans le dire, avec ces mots si lourds de vide on nous sort, ça et là, que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ou pire encore, qu’on ne peut pas se permettre le sans frontiérisme. Rocard avait donc été un formidable promoteur de la novlangue sociale libérale, voilà que Chevènement parle le Front Nationalisme.

On expérimente le vote paradoxal, sans aucun diplôme de chimiste, au risque de tout faire exploser, principalement à gauche. Le mouvement Maintenant La Gauche ou le parti Europe Ecologie Les Verts dénoncent publiquement un budget d’austérité qui renforcera l’extrême droite tellement il renforce la dictature de la finance. Mais à l’arrivée ils votent pour! Rendons à César ce qui lui appartient. Deux écologistes se sont abstenus. Un écologiste a voté contre, mais il n’est plus membre d’EELV. Les 3 députés de Maintenant La Gauche, eux, ont validé le budget, donc l’austérité qui renforce l’extrême droite. Mais fort habilement ils expliqueront que l’essentiel est ailleurs. Sans doute dans la construction d’un front populaire. Mais sans le PG, sans la Fase, sans la GU, sans le NPA, sans on ne sait qui encore. Mais uniquement avec certains membres du parti communiste, pas les têtes dures, seulement celles prêtes à croire que voter le budget ce n’est pas valider in fine la politique de Hollande, de Ayrault, de Moscovici, de Sapin, de Valls, etc…

Oui, nous avons bien écrit Valls en parlant du budget. Car Valls est la face sécurité de la pièce « libéralisme financier » quand Hollande en est la face austérité. 1,5 milliards de moins pour les collectivités durant 3 ans. 4,5 milliards en cumulé. Autant d’hôpitaux publics en moins, autant d’agents d’accueil en hôtels de ville ou de département en moins.

Autant de fonctionnaires de police nationale en moins. Autant de mutuelles en plus à se payer, autant de galères pour obtenir une carte de sécu qui ne vient jamais pour un simple changement d’adresse normalement si simple à régler, autant de pistolets de catégorie 4 en plus dans les étuis des policiers municipaux. Autant, voire plus d’expulsions qu’avant. Autant de chasse aux Roms et de famille déchirées. Autant d’anathèmes lancés contre RESF que sous l’ère Sarkozy.

Voilà donc pourquoi c’est pas la joie malgré notre premiere année, aujourd’hui même, à animer cet espace d’expression. Voir et vivre des trahisons, grandes comme petites, petites comme grandes, finalement, ça nous fait passer un anniversaire « austère ». Rigueur des propos oblige. Sinon, on risquerait de renforcer le Front National à force de croire qu’il faut se taire plutôt que de dénoncer.

Merci au 1911 personnes, de votre lecture et de l'asiduité pendant cette 1ere année.

Par Citoyen 18.

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Un 1er anniversaire austère et plein de trahisons…
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