La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
9 Décembre 2013
Dans le cadre de la campagne pour sensibiliser sur le coût du capital et contre la logique d’austérité, la FSU propose un dossier très pédagogique qui démontre la nécessité d’une revalorisation des salaires dans la fonction publique. Loin d’être un problème, la revalorisation salariale est plutôt une partie de la solution.
Les salaires dans la fonction publique sont calculés selon un point d’indice. Celui-ci est d’ailleurs gelé jusqu’en 2014, malgré la hausse des prix. Ce qui a entraîné une situation dramatique autant qu’ubuesque, fin 2011 lors de la revalorisation du SMIC selon l'inflation, 900 000 fonctionnaires se seraient retrouvés avec un salaire inférieur au salaire minimum, sans le déblocage d’urgence d’une « indemnité différentielle ».
Au moment où on parle de revalorisation des métiers d’enseignants et du sens du service public, il faut se rendre compte de l’ampleur de la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires ces dernières années.
Plutôt que d’augmenter les salaires, les primes sont de plus en plus utilisées pour donner l’impression d’une progression. Le problème du système des primes est qu’elles créent des inégalités. Et notamment entre hommes et femmes, puisque selon la FSU chez les fonctionnaires de la catégorie A+, les hommes voient leur salaires augmentés de plus de 15 % que les femmes via ces primes.
Malgré les primes, la FSU démontre que loin d’être une « charge » croissante, le gel des salaires dans la fonction publique est devenu un levier d’ajustement budgétaire depuis des années. La part des rémunérations des fonctionnaires rapporté au PIB est de plus ne plus faible.
Il faut noter que dans la période ou les rémunérations de la fonction publique baissaient de plus d’un point de PIB, la part des dividendes versés aux actionnaires augmentait elle de 10 points.
Comme l’avait montré l’Humanité le 25 septembre dernier, cette tendance de l’augmentation du coût du capital rapporté aux salaires et cotisation sociale est lourde, mais elle est encore plus marquée si on la compare à la fonction publique.
Par Journal l'Humanité.