La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
8 Décembre 2013
Hollande doit avoir de la buée sur ses lunettes : il a cru apercevoir une baisse du chômage en octobre.
Le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie « A » a effectivement diminué de 20.500 (-0,6%) en octobre. Fin octobre, il y avait très exactement 3.275.200 demandeurs d’emploi dans cette catégorie. Mais il s’agit, hélas, d’une baisse en trompe l’oeil.. En effet, le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégories « B et C » – ceux qui ont eu une activité réduite dans le courant du mois – a, lui, augmenté de respectivement 3,7% et 4%. Au total, donc si l’on tient compte de l’ensemble des inscrits en catégories « A, B et C », la progression du chômage atteint 0,8% en octobre, soit 39.600 inscriptions à Pôle emploi supplémentaires pour atteindre le niveau record, en métropole, de 4.883.000. La barre symbolique des 5 millions – déjà dépassée en incluant l’outre-mer – se rapproche « Il est difficile d’être formel à ce sujet, mais il semble bien qu’on ait plutôt affaire à des transferts de la catégorie A vers les catégories B et C, pour des contrats très courts, d’un jour ou d’une semaine, explique un économiste de l’OFCE ». Hier recensés en catégorie A, des demandeurs d’emplois le sont en octobre en catégorie B et C, car ils ont travaillé quelques heures durant le mois sur de courts CDD ou des petits boulots ponctuels. Pôle Emploi évoque également l’impact des embauches temporaires pour les vendanges d’automne. Ce va et vient entre les différentes catégories augmente, ce qui traduit une hausse de la précarité du marché du travail. Ainsi de plus en plus d’offres concernent des emplois courts, et 70% des embauches se font sur des contrats de moins d’un mois.
Sur les prochains mois, on peut donc s’attendre à voir des gens osciller entre les différentes catégories. Le chômage des 25-49 stagne depuis juin tandis que le chômage des seniors et celui de longue durée, qui s’alimentent l’un l’autre, n’en finissent plus de battre des records , avec de nouvelles hausses en octobre. Donc, seul le chômage des jeunes, via les contrats d’avenir et les contrats bidons font reculer les statistiques de cette tranche d’âge : des patrons profitent des effets d’aubaines pour embaucher temporairement des jeunes sous-payés, exploités et voués à la précarité. Les chiffres montrent que les patrons continuent à détruire des CDI. Ainsi augmente fortement les inscrits en reclassement ( catégorie D) , c’est-à-dire les salariés victimes de licenciements économiques et de « plans sociaux » et qui ne sont pas encore recensés comme chômeurs. Le recul « durable » du chômage ne pourra être atteint qu’en renouant avec une croissance proche d’au moins 1,5 %, préviennent les économistes. A comparer au +0,9 % anticipé en 2014 par Bercy.
Pour la CGT les chiffres traduisent une dégradation nette et continue de la qualité de l’emploi : « Le nombre de CDD inférieurs à un mois a explosé, malgré les multiples aides accordées aux employeurs. La baisse du chômage des jeunes (-2,3%) ne reflète pas non plus une reprise de l’activité économique, seulement le résultat d’une politique principalement basée sur les contrats aidés qui montrera bientôt ses limites. Cette stratégie ne constitue pas une véritable politique de l’emploi ». Le gouvernement reste muet sur le chômage longue durée. Et la CGT ajoute : « Le samedi 7 décembre 2013, la manifestation nationale unitaire des chômeurs et précaires sera le moment d’exprimer la nécessité de faire d’autres choix politiques et économiques en direction des privés d’emploi. »
Par Blog/Ami.