La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
3 Novembre 2013
Le Gouvernement, en suspendant la mise en œuvre de l’écotaxe poids lourds au 1er janvier 2014, vient – une nouvelle fois - de céder aux pressions du Patronat, aux lobbies routiers, condamnant encore un peu plus tout report modal vers les modes alternatifs (rail-fluvial).
Le transport routier marchandises est sous-tarifé, l’ensemble des coûts externes (coûts d’usage des infrastructures, des nuisances et de la pollution, de l’accidentologie …) ne sont pas facturés et sont donc supportés par la collectivité et le contribuable, ce qui permet aux entreprises de délocaliser leur production à tout va, de travailler à flux tendu et sans stocks, multipliant les parcours parasites des marchandises. Cette sous-tarification du transport routier de marchandises (TRM) est source de concurrence avec les modes plus vertueux ferroviaire et fluvial sur fond de dumping social à travers des travailleurs à bas coût des pays de l’Europe de l’Est, de précarité de l’emploi dans les entreprises de transports, mais aussi de désindustrialisation, de fermetures de sites de production, de licenciements… Qui plus est cette sous-tarification du TRM qui tire vers le bas les conditions sociales et salaires des conducteurs, est également largement subventionnée par l’Etat à travers les réductions de la taxe à l’essieu et des remboursements de la taxe sur le gasoil professionnel. Il faut également signaler que le patronat routier sera exonéré de la nouvelle taxe « climat énergie » qui reposera essentiellement sur les ménages et les salariés ce qui est encore une nouvelle injustice !
L’amalgame scandaleux qui est mis en avant par les différents protagonistes (allant de la FNTR, la FNSEA, le MEDEF ou autre CGPME … avec le soutien des forces politiques de droite et d’extrême droite) des mouvements de ces derniers jours a pour unique but de diviser – un peu plus - les salariés qu’ils exploitent, menacent, licencient à longueur d’année en prenant appui sur le juste mécontentement des salariés par rapport à ce gouvernement qui a choisi le camp du patronat auquel il multiplie les cadeaux fiscaux pendant que s’enchainent les reculs sociaux pour les salariés.
Au sortir d’une Conférence Environnementale où, pour la 2ème fois, la question des transports était absente.
Le Gouvernement met en avant le concept d’économie circulaire. Ce qui pose la question de remettre l’appareil industriel au coeur des enjeux et du débat, d’oeuvrer à la reconquête industrielle, de relocalisation des productions – dans un concept de circuit court territorial -, posant bien la question du juste coût du transport des marchandises dans les coûts de production, de la complémentarité entre les modes passant par un véritable service public du transport marchandises par le rail, mais aussi d’un renouveau du fluvial …
Avec le risque d’aller vers de nouvelles concessions routières (nouvelles privatisations), la remise en cause du financement des Trains d’Equilibre du Territoire (TET)...
Un quart de la collecte écotaxe serait consacrée au paiement du loyer à cette société. Démonstration est faite –une nouvelle fois- de la nocivité des PPP, à quoi s’ajoute, dans ce cas, une privatisation d’une des missions régaliennes de l’Etat qui est de prélever les impôts et taxes. Il n’y a pas d’avenir économique, social et environnemental tant que l’on ne sortira pas de cette logique ultra-libérale dont les maitres mots sont : compétitivité, concurrence, coût du travail … D’où l’importance de la campagne CGT sur « le coût du capital ».
Montreuil, le 30 octobre 2013