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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Foire aux mensonges.

Quand il sortit de terre, en 1973, le site PSA d’Aulnay était promis à un bel avenir. La famille Peugeot, qui voulait faire de l’usine un havre de modernité, pourtant déjà obtenu au prix d’un moins-disant social, avait décidé d’y assembler sa mythique DS. Avec sa gueule futuriste et ses phares pivotants, le bolide, bourré d’innovations technologiques, fit la réputation de la marque au lion pendant plus de vingt ans.

Quarante ans plus tard, PSA a enclenché la marche arrière en matière de recherche et développement, sapant ses propres bases d’invention alors que les défis écologiques n’ont jamais été aussi importants pour l’automobile. La chaîne d’Aulnay est à l’arrêt depuis des mois. PSA ferme la grille de sa gigantesque usine de Seine-Saint-Denis, érigeant un désert industriel au cœur d’un département où l’emploi est déjà sinistré.

Le sentiment de gâchis qui nous étreint s’ajoute à la longue liste d’autres, toujours présentés comme inéluctables pour amener chacun à accepter une période sociale placée sous le signe du « toujours moins ». Moins d’emplois, moins d’industries, moins de solidarités… Les forces du libéralisme organisent de manière concertée cette plongée dans une spirale régressive. Le coût du travail est pris pour cible. Le patronat et l’ensemble de la droite dégainent tous azimuts pour détricoter les protections sociales, celles qui entourent le contrat de travail comme celles qui sécurisent les parcours de vie, la retraite, l’assurance maladie, l’assurance chômage, etc. PSA s’agite fort dans ce concert. Le PDG Philippe Varin n’avait-il pas appelé, au moment même où il confirmait la fermeture du site d’Aulnay, à un plan « massif » de baisse du coût du travail en France ?

Comme Renault juste avant, le groupe vient de négocier un accord compétitivité-emploi, baptisé sous un sacré détournement de mots : « Nouveau Contrat social ». Il n’y a rien de social dans ce texte-là. Gel des salaires, limitation des primes d’ancienneté, heures supplémentaires moins rémunérées, mobilités développées et flexibilisation du travail, autant d’« efforts » demandés aux salariés en échange de la seule promesse de ne pas fermer d’usines pendant trois ans ! Et que vaut une promesse de PSA quand sa direction a plusieurs fois été prise la main dans le sac de mensonges avérés, ces dernières années. En 2011, la CGT met la main sur un document secret entérinant la fermeture d’Aulnay. La direction nie farouchement. PSA ment. Lors de l’annonce de la fermeture, en 2012, Philippe Varin promet « zéro personne à Pôle emploi ». L’enquête que nous publions aujourd’hui prouve qu’il s’agit, là encore, d’un mensonge.

PSA va mal ? C’est vrai. Mais est-ce la faute aux salariés ? Pourquoi devraient-ils seuls payer la note ? Le groupe automobile travaille à de nouvelles alliances et pourrait aboutir à une entrée dans son capital du constructeur chinois Dongfeng. La bonne question n’interroge pas le fait mais sa finalité. À l’horizon 2015, nous dit-on, des millions de voitures PSA sortiront des usines chinoises. Est-ce un mal ? Non, s’il s’agit d’alimenter le marché asiatique. Oui, si l’objectif est de délocaliser la production vers un pays à bas coût de production pour réimporter ensuite les véhicules en France ou en Europe. La satisfaction des besoins ou la course aux profits… Avant de secourir la marque au lion avec une entrée de l’État dans le capital, le gouvernement s’est-il posé cette question ?

Par Paule Masson.

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