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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Vive la 6e République....

Vive la 6e République....

Tous les éléments de la crise de régime sont réunis…

Crise de crédibilité d’abord ! Elle touche jusqu’au Président qui apparaît comme un monarque impuissant. Lui qui n’a su ni prévenir ni régler la crise créée par l’onde de choc de la mise en examen de son ministre du budget pour fraude fiscale.

Confondu par ses mensonges répétés, Cahuzac allie, en définitive, l’avarice de l’Oncle Picsou au brigandage des frères Dalton ! Insupportable pour qui se rappelle les sermons d’austérité rabâchés par ce ministre qui vantait les mérites de la rigueur ordinairement associée à la vertu.

Exaspérant aussi ! Parce que cette équipe a été installée grâce à une formidable mobilisation sociale et civique organisée pour dégager Sarkozy, le prince consort de l’oligarchie de 2007 à 2013. Dès le soir de sa victoire, assumant sa frivolité, Sarkozy faisait la fête avec la caste de la finance au Fouquet’s, assumant le mélange des genres et les conflits d’intérêts. Le nombre d’affaires en cours d’instruction en est un clair révélateur… De Mme Bettencourt mère (détentrice d’au moins un compte à l’étranger…) à l’affaire Karachi… en passant par le financement de sa campagne électorale par le régime de Kadhafi… Sarkozy avait affiché sans ambages son goût pour l’argent et le bling-bling…

Naïvement, les plus candides pensaient s’être débarrassés, en mai dernier, des tricheurs et des escrocs. L’affaire Cahuzac porte de ce fait un tort particulier au candidat de la « République irréprochable »… mais aussi à ceux qui trop attachés qu’ils sont à conserver leur privilèges en échange de leur fidélité à un système entretiennent le mélange des genres dans lequel un petit nombre de personnages se partagent les pouvoirs financiers, politiques et médiatiques et décident entre eux des « remèdes à faire avaler au peuple ». Le fait que la presse révèle ce jour la volonté de Cahuzac de vouloir revenir siéger à l’Assemblée nationale sonne comme l’annonce de trop…

Ce sont ses liens, ses fréquentations d’un entre soi qui exaspèrent. Surtout qu’une fois disséqués toutes les ramifications on voit que le Front National est jusqu’au cou partie prenante de ce monde où chacun se couvre… On sait maintenant que c’est un avocat fiscaliste proche de Marine Le Pen qui a permis l’ouverture du compte en Suisse de M. Cahuzac. La donneuse de leçons est démasquée !

Les fiscalistes qui font profession d’organiser la désertion fiscale sont au service de ceux qui prétextent des déficits publics pour sacrifier nos retraites, les allocations sociales et les emplois publics. C’est ce système qui fait que chaque année, 60 à 80 milliards d’€ échappent à l’impôt qu’il est en train d’être démasqué. Qui alimentent ces comptes offshore ? Dans le cas du compte de M. Cahuzac… Les labos pharmaceutiques qui bénéficient de très important financements publics via la sécurité sociale ou le crédit d’impôt ont-ils cherché à influencer quelques décideurs ? Nous attendrons que l’enquête suive son chemin…

Tout cela qui entretient la défiance. Surtout que ceux qui tirent les ficelles, dans leur précipitation à vouloir imposer leur diktat monétaire en Europe, ont contribué à effriter eux-mêmes la légitimité de ces serviteurs zélés du capitalisme financiarisé en montrant qu’ils n’avaient même plus besoin d’eux, comme lorsque le patron de la BCE a décidé tout seul (sans l’habillage d’une décision « politique ») d’annoncer et d’organiser le blocus monétaire de l’île chypriote !

Face à la profondeur de la crise, le président comme son premier ministre se crispent pour « maintenir le cap de leur politique ». Résultat, ce qui a pu être présenté comme de l’incohérence entre le candidat Hollande affirmant que la finance était son ennemi, pour une fois élu, choisir de confier le ministère du budget à l’homme qui doit rendre des comptes au Fisc et à la justice, apparaît clairement comme « une feuille de route » dont le premier acte fut la signature, sans en changer une virgule, du traité européen rédigé par Merkel et Sarkozy. Ce fut le signal que ce gouvernement renonçait à engager des réformes pour une réelle redistribution des richesses.

Pas étonnant alors qu’aucune mesure n’est soit venue remettre en cause les conflits d’intérêts, qu’aucun plan de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale n’ait vu le jour, que la taxe à 75% cafouille, que la réforme bancaire élaboré par Bercy main dans la main avec les patrons de banque soit soutenue par une droite parlementaire ravie que rien n’entrave le pouvoir des banques à se livrer à leur activité spéculative. Surtout quand on sait que le maître d’œuvre de ce projet, le patron du Trésor fut nommé en février 2009 par Nicolas Sarkozy ! In fine tout cela révèle que quelque soit l’alternance politique les arbitrages ne peuvent aller que dans le même sens puisque tout se décide en catimini, avec un personnel qui reste finalement le même.

Pas étonnant non plus que la mesure phare de la fin du cumul des mandats ait été enterrée et que la proportionnelle ait disparue des tablettes de nos réformateurs en peau de lapin… que le projet de décentralisation (retiré pour le moment) ne cherche qu’à renforcer une bipolarisation qui permet l’alternance électorale mais rend impossible toute alternative politique. Les institutions de la cinquième République ne permettent plus l’expression démocratique de la volonté populaire.

Aujourd’hui les institutions de la cinquième République ne permettent plus l’expression démocratique de la volonté populaire. Sortir par le haut impose du courage, celui de se mobiliser pour une 6e République rétablissant la souveraineté populaire. Refonder nos institutions, mettre fin aux privilèges de l’oligarchie, retirer le pouvoir au secteur bancaire parasitaire, organiser la transition écologique, voilà certains des défis à relever. C’est la convocation d’une Assemblée constituante, mot d’ordre de notre campagne présidentielle, qu’il faut inscrire à l’ordre du jour de l’agenda citoyen. Il est venu le temps des œillets… Le 5 mai prochain j’irai manifester pour le changement de régime !

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