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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Tourbillons : « Le quinquennat se joue maintenant »

Le gouvernement de gauche s’est petit à petit mis en porte-à-faux avec les attentes de ceux qui produisent les richesses de ce pays et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Au début il y a eu espoir, confiance et attente, puis impatience, puis doute, puis des éléments de déception, puis grogne, maintenant vous avez du mal à trouver des soutiens au gouvernement, à gauche et même dans le parti socialiste. On est passés de la grogne à la colère, à un rythme encore inégal mais rapide.

Après les 20 milliards donnés au Medef, le refus de nationaliser Mittal, les plans de licenciements qui se multiplient, le chômage qui monte, et maintenant l’énorme recul en droit du travail qui se prépare avec l’ANI, il y a irruption du mécontentement. Ca ne peut pas durer comme ça : les mots « trahison » fleurissent de ci de là, et plus souvent, « - je ne vote plus jamais socialiste ». Si ça continue, ça va faire mal en 2014.

Il y a des limites à ce que le salariat peut supporter.

Le débat sur l’austérité vient de secouer tout le groupe parlementaire comme il met mal à l’aise le bureau national du Parti socialiste. La réponse d’Harlem Désir confirmant qu’il y a une « politique rigoureuse » mais « aucun tournant vers la rigueur », laisse coi. Et mardi 12 février, à 14 voix contre 20, 44% du Bn du PS a voté contre l’austérité du budget européen.

Après un Smic bloqué, et face aux bruits sur la désindexation des retraites par rapport aux prix, ou à la fiscalisation des allocations familiales, face au gel des salaires de la fonction publique, à l’abaissement des dotations aux collectivités, c’est insupportable d’apprendre que le 24 décembre 2012 Pierre Moscovici à donné 2,585 milliards à Dexia.

Le recul historique du budget européen pour une période de 7 ans, fait voler en éclat tous les discours sur le « pacte de croissance » qui contrebalancerait le « traité de stabilité » alors même que le FMI reconnait que l’austérité mène à l’aggravation de la crise.

L’échec de l’objectif des 3 % est reconnu.

Jean-Christophe Cambadélis ne dit pas autre chose : « Le quinquennat se joue tous les jours, mais il y a des moments où se cristallisent l’attention et les décisions. Tout fait sens en même temps que les attitudes et les choix engagent le pays. Le budget européen, honorable compromis, mais déception sur la croissance européenne. L’impossibilité d’atteindre cette chimère nécessaire des 3 % maintenant. Les pronostics de croissance qui tangenteront zéro. La montée vertigineuse du chômage, la sarabande de la Cour des comptes pour nous engager dans l’austérité renforcée. Sans parler de l’exigence de toutes parts de réduire la dépense publique au-delà du nécessaire, lever le pied et la France a le destin de l’Argentine. »… « L’austérité renforcée, ce nouveau tour de vis qu’on nous demande ici ou là. C’est – au-delà de son caractère socialement difficilement supportable – prendre le chemin du couple infernal réduction des dépenses / récession, visible en Grèce, au Portugal ou en Espagne. » (sur son blog 20 février 2013)

On sent que tout le PS est traversé de ces contradictions.

A la base, c’est refus et colère. Même des députés qui votent (encore) tout, se disent très mal à l’aise. Les ministres s’embrouillent sur le déficit à 3 %, 3,5 %, 4 %, les taux de croissance à 0,8  puis 0,3 puis 0,1 %. Jean-Marc Ayrault tente de venir rassurer les députés mais ça ne suffit plus : rompre avec l’austérité exige… la relance. Et pas l’ANI. Haussez les salaires, contrôlez les licenciements, ne les facilitez pas !

Il faut annuler l’objectif des 0,5 % pour 2017. Il est inatteignable sans relance : il faut faire payer la finance et les dividendes, affronter les actionnaires et le Medef, mobiliser les salariés et pour cela, leur donner satisfaction, sinon c’est la course dans le « mur », c’est la crise aigüe, c’est la déroute, c’est la Grèce.

Alors, au sommet, ça tourbillonne. Ca discute.

Mais une chose est sûre, la suppression d’un jour de carence – injuste humiliant et inefficace – pour les fonctionnaires, c’est un geste positif, mais un petit, très petit. Ca ne compensera pas l’intolérable gel des salaires. Ce n’est pas à la hauteur de la forte redistribution des richesses qui est nécessaire pour impulser un redémarrage de l’économie.

Nous voulons que ce gouvernement réussisse. C’est le nôtre. Nous l’avons élu en chassant à juste raison le malfaisant Sarkozy. Mais si la gauche échoue ce sera le retour de l’UMP/FN et ça nous n’en voulons pas. C’est pour ça que le changement c’est, ça doit être maintenant !

Par Gérard FILLOCHE.

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C
Guidée par sa haine de classe, Laurence Parisot se livre à un amalgame odieux depuis le vote de la proposition de loi Front de Gauche sur l’amnistie sociale mercredi au Sénat.<br /> <br /> La présidente du MEDEF cherche à assimiler l’amnistie sociale à un encouragement au « cassage ». Elle veut faire passer les salariés et les militants en lutte pour de vulgaires casseurs.<br /> <br /> Je dénonce son silence sur la violence patronale, les licenciements boursiers, la violence que les travailleurs retournent contre eux-mêmes par les suicides au travail.<br /> <br /> La vérité est que la violence salariale est rarissime. Celle du grand patronat en temps de crise est constante.<br /> <br /> La réalité est tout autre : c’est le MEDEF qui organise aujourd’hui le saccage du pays, la destruction de l’outil de travail et des droits des travailleurs.
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