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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #social catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social

Photo Kenzo Tribouillard

Photo Kenzo Tribouillard

Je ne condamne pas. Je comprends et partage la colère des travailleurs d’Air France, traités de « voyous » par un politicien aux dents si longues qu’elles cirent les parquets patronaux.

Deux chemises déchirées, fussent-elles de luxe, n’égalent pas la suppression de 2900 emplois.
Ce matin, à six heures, des « meneurs » (cinq salariés, tous syndiqués à la CGT) ont été arrêtés à domicile comme de vulgaires délinquants... Jérôme Cahuzac, lui, eut droit à d’autres égards... Faut-il qu’elles aient peur les classes dominantes et leurs chiennes de garde pour aller si loin !
 
Depuis le début de « l’affaire Air France », leurs médias à la botte montent les « incidents » en épingle pour mieux paralyser et mater la « populace ». Celle qui, tellement exploitée, humiliée, n’en peut plus, et dont le désespoir devient parfois violent. On ne peut pas se foutre en permanence impunément de la gueule des travailleurs. Et la saignée s’accélère. Menaces sur l’APL, une loi de finances qui émane en réalité de la Troïka...
Ils ont peur, les possédants, peur pour leurs dividendes, leurs profits, leurs privilèges. Il est temps de leur faire encore plus peur et de commencer à les déshabiller, à les obliger à « tomber la chemise ».
 
Hollande, Valls et Macron ont engagé un bras de fer contre les luttes, ils peuvent s’y casser les bras. La répression, l’arrestation sans ménagement de salariés, de syndicalistes, exaspérés, est indécente, insupportable. La criminalisation de luttes justes rappelle les pires moments de notre histoire.
 
Par: Jean ORTIZ

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social

Leur épuisement serait tel qu'ils craignent de mettre leur vie ou celle des personnes dont ils ont la charge en danger. Des policiers du service de protection des personnalités (SDLP), un corps d'élite, vont porter plainte cette semaine contre X, rapporte ce lundi BFMTV. Les qualifications retenues sont "mise en danger de la vie d'autrui", "faux" et "harcèlement moral".  

Ces fonctionnaires évoquent une surcharge de travail, liée au maintien du plan Vigipirate au plus haut niveau depuis les attentats de Paris en janvier. Le nombre de personnalités à protéger -hommes politiques, représentants religieux ou encore journalistes- aurait décuplé. "Quand on est crevé, qu'on a pas dormi, qu'on est hyper-stressé, en hyper-vigilance constante, et qu'on conduit avec un armement, c'est une bombe à retardement ce service", s'alarme l'avocat des policiers, Laurent Franck Liénard, auprès de la chaîne d'infos. L'un d'entre eux, chargé de suivre l'imam de Drancy, s'est par exemple accidentellement tiré une balle dans la jambe, rapportait en janvier Le Parisien. 

 

"Des nuits sans dormir"

 

Les fonctionnaires auraient accumulé des centaines voire des milliers d'heures supplémentaires non payées, alors que certains responsables se sont octroyé des primes auquel ils n'avait pas droits. S'ils portent plainte pour harcèlement moral, c'est parce qu'ils n'auraient pas reçu de soutien de leur hiérarchie, mais au contraire des remontrances.  

Déjà en septembre, France Info révélait la grogne grandissante dans ce service, évoquant "des nuits sans dormir" ou des "semaines sans repos". 150 personnalités, dont les membres du gouvernement, bénéficient de leur protection.  

"Ce n'est pas tenable, d'autant que nos journées sont longues: le plus souvent, elles commencent à 8h et se terminent à 23h. Il nous arrive aussi de devoir protéger une personnalité jusqu'au bout de la nuit, si elle a décidé de faire la fête", raconte un certain Antonin dans une tribune au Plus de L'Obs, déplorant "une vie familiale entre parenthèses". 

Cette grogne intervient alors que les syndicats de police ont appelé à des rassemblements géants devant le ministère de la Justice à Paris mercredi 14 octobre et devant les tribunaux en province pour dénoncer la rupture entre "police et justice".

Par: Intersyndicale Police.

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Publié le par "Citoyen 18"
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On ne refait pas Gérard Filoche. Il est entier. On le prend ou on le jette, et le PS n’arrive pas à choisir. Depuis trois ans, cet ancien inspecteur du travail, membre du bureau national du PS, tonne contre « les dérives du quinquennat » avec des accents proches du Front de gauche. Face à lui, Solférino hésite entre agacement et silence, et se contente le plus souvent de le qualifier d’archétype de la « vieille gauche ».

Filoche réplique à sa manière. La meilleure des défenses, c’est l’attaque : « L'ancien, le représentant du XIXe, c'est Macron… Le libéralisme, “Enrichissez-vous”, plus de règles, plus de code du travail, c'est Macron. Moi je suis moderne, moi je défend le droit du travail. Le droit du travail, c'est l'indice le plus développé de la civilisation. »

À propos du 1er Mai, qui n’est pas unitaire en 2015, et qui fait pâle figure en regard des mobilisations passées, Filoche relativise : « Les 1er Mai, ils ont eu des hauts et des bas depuis un siècle, il y a eu les grands, les géants, les petits, les unitaires et les divisés, mais le 1er Mai est toujours là, et il y en aura d’autres, de grands 1er Mai. La force du mouvement social resurgira tôt ou tard… Tôt ou tard, vous aurez une explosion sociale. C'est comme un tremblement de terre, vous aurez beau entasser les sédiments, vous aurez beau rogner le code du travail, vous aurez beau faire une loi Macron qui est une vraie rupture culturelle, vous ne l'empêcherez pas… »

N’assiste-t-on pas, dans toutes les élections, et dans le débat public, à une droitisation de la société ? « C'est pas que la société se droitise, c'est que la gauche fait pas son boulot. C'est que 70 % de la gauche s’abstient aux élections parce que la politique de Valls est en contradiction avec les attentes de millions et de millions de gens… »

Dans ce cas, pourquoi ceux qui sont à la gauche du PS ne profitent-ils pas électoralement d’un transfert de voix ? « L'électorat socialiste est fidèle au parti socialiste. Il pourrait être attiré par un autre secteur de la gauche, mais il faudrait que l'autre secteur de la gauche soit unitaire. Si l'autre secteur de la gauche tape à tour de bras sur le parti socialiste, il ne peut pas récupérer son électorat. Pour l'instant tout est figé parce que la division l’emporte sur l'unité. » 

Qui est responsable de la division, demande Mediapart ?

Réponse immédiate de Gérard Filoche : « Ah ça ! La politique de Valls et Macron sans aucun doute. On peut pas faire l'unité avec eux sur cette ligne. »

Pourquoi reste-t-il au PS ? « C’est mon parti, je suis légitime. 95 % des socialistes n’ont pas voté pour Manuel Valls. 95 % ne voteront jamais Macron. On n’a pas voté pour ce qui se fait en ce moment. Contrairement à ce qu’on entend, le congrès n’est pas plié. Il y a une incertitude, et du côté de Cambadélis on est fébrile aujourd’hui, car l’enjeu est historique. C’est maintenant qu’on peut changer les choses. On a une chance de sauver le quinquennat. »

Croit-il encore à la lutte des classes ? « La lutte des classes, c'est démodé ? Demandez au Medef s’il ne croit pas à la lutte des classes ! Tous les jours ils essaient de gratter quelque chose. Contre le SMIC, contre le contrat, contre les comités d'entreprise, contre les seuils sociaux. Tous les jours, le patronat mène la lutte des classes. La lutte des classes, c'est comme l'air qu’on respire. On ne peut pas l'éviter. »

Par Hubert Huertas et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
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L’intersyndicale des retraités UCR-CGT, UCR-FO, Unar-CFTC, SFRN-FSU, Unir-Solidaires, FGR-FP, UNRPA et LSR, appelle à l’action, mardi 17 mars 2015, pour le pouvoir d’achat, les retraites complémentaires, le service public et l’autonomie.

Les retraités revendiquent :

  • La fin du gel des pensions et leur indexation sur l’évolution des salaires.
  • La création d’un minimum retraite équivalent au SMIC pour tout retraité ayant une carrière complète.
  • La mise en oeuvre en 2015 de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement.
  • La prise en charge par la Sécurité sociale de la perte d’autonomie.
  • Le développement et le renforcement des services publics, en particulier dans le domaine de la santé.

Par: Citoyen18.

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arntz09.gifAu siège du MEDEF, Gattaz a commencé les « négociations » par une provocation sur une réforme « du dialogue social ». Dans le document transmis aux organisations syndicales il prévoit la disparition de la représentation collective des salariés sur leurs droits d’élire des délégués dans les entreprises de  moins de 50 salariés (ces entreprises représentent 45 % des salariés du secteur privé). Aujourd’hui le seuil de 11 salariés déclenche en principe l’élection de délégués du personnel.

 

Gattaz s’attaque aussi au Code International du Travail. Il veut notamment supprimer la Convention 158 de cette organisation (O.I.T.) ratifiée par la France en 1989, qui oblige  les employeurs à justifier les motifs de licenciements !!! même s’il est vrai que ceux-ci sont dans la plupart des cas autorisés par l’administration, pour GATTAZ c’est encore trop, il veut permettre au patronat de jeter à la rue un salarié sans rendre compte à personne !! L’arsenal législatif mis par le Gouvernement à disposition du MEDEF est devenu encore trop gênant dans la course effrénée aux profits des grands groupes capitalistes.

 

Des organisations syndicales dignes de ce nom n’ont rien à faire dans ces « discussions sociales » marquées par une collaboration de classe absolue. Le rêve du MEDEF, avec l’aide de Hollande et de Valls serait d’organiser « en toute liberté » une consultation du personnel pour savoir s’il souhaite une représentation. Si une majorité votait pour, malgré les pressions qui ne manqueront pas d’être exercées par le patronat, un « Conseil d’Entreprise » serait mis en place incluant les CE, CHS CT, DP et également des délégués syndicaux. L’organisation des négociations serait au niveau de l’entreprise ou de la branche, ou à défaut par décret.

 

Rappelons-nous le vieil adage du MEDEF « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain » ! Qu’en pensent les 400 salariés dont l’emploi est menacé chez SOLVAY dans la chimie près de Dôle dans le Jura alors que l’état a versé à cette entreprise plus d’un million d’€uros dans le cadre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) en 2013. Les 1 200 salariés de chez Good Year à Amiens licenciés après 7 années de lutte ne sont pas dupes, comme ceux de la SNCM dont l’entreprise est mise en cessation de paiement avec 1 000 emplois menacés sur 2 000 et cela sans aucune garantie pour le personnel restant.

Heureusement les salariés luttent et comme nous l’affirmons à COMMUNISTES seules ces luttes unies feront reculer les prétentions du Capital.

 

Les travailleurs de RENAULT Truck dans le Calvados,  en grève pour la défense de leurs acquis ; comme ceux de la papeterie CANSON à Annonay dans l’Ardèche où 58 emplois sont supprimés. Après leurs collègues des hôtels de luxe HYATT Vendôme et HYATT Madeleine, les salariées du ROYAL Montceau  après un mois de grève ont obtenu des augmentations de salaires allant de 3,39% à 5,91% selon les métiers. Ce sont aussi les salariés des Grands Moulins Maurel à Marseille, évacués par les CRS en présence d’un huissier alors qu’ils occupaient leur site depuis une semaine pour la sauvegarde de leur activité. 58 salariés de Bel Maille à Riorges  près de Roanne occupent leur usine contre la décision du Tribunal de Commerce de liquider l’entreprise. La liste des luttes en cours fait peur au Patronat et au Gouvernement  qui lui a choisi son camp, celui de la finance et des puissants. Pour prouver son allégeance au grand capital, le nouveau ministre de l’économie Macron a donné son accord pour le rachat des activités énergétiques d’ALSTOM par l’américain GENERAL ELECTRIC.

D’autres luttes en cours prouvent que les salariés ne baissent pas les bras tels ceux de Gad, la Seita, les 21 « Jeannettes » à Caen qui se battent jours et nuits depuis des mois pour conserver leur emploi.

 

Des luttes continuent également dans le domaine des Transports, de la Santé, de l’Education, de la Poste pour la sauvegarde d’un service public au plus près de la population.

 

Au niveau Européen les salariés acceptent de moins en moins les prétentions des grands groupes impérialistes et des mouvements de grande ampleur sont recensés en Angleterre, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Belgique, en Allemagne où les conducteurs de trains continuent une grève historique, la plus longue grève connue depuis 20 ans.

Au niveau international, Obama promet la continuation de sa ligne politique après sa mise en minorité au Sénat où les Républicains  obtiennent 51 des 100 sièges à pourvoir et contrôlent également la chambre des représentants et scellent ainsi leur mainmise sur le Congrès des Etats-Unis.

 

« Continuons, les réformes doivent s’accélérer » c’est ce qu’a raconté Hollande au cours de son opération « Grand Guignol » de jeudi dernier sur TF1. A défaut d’agir les « frondeurs » feront entendre une fois de plus leur « opposition » de « gauche ». Ils auront une nouvelle occasion de le faire quand le siège laissé vacant par Moscovici à l’Assemblée Nationale passera à la droite ou au FN et fera perdre au PS la majorité absolue à l’Assembée Nationale.

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Publié le par "Citoyen 18"
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Par: Citoyen18.

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gibelinminiJean-Luc Gibelin est animateur du collectif santé, protection sociale du PCF.
Depuis des mois, les principaux dirigeants du gouvernement répondent principalement aux demandes du Medef, voire anticipent certaines de ses demandes. À l’évidence, ce n’est pas une orientation de gauche qu’ils mettent en œuvre. Mais, au-delà, il y a, de leur part, un véritable détricotage d’une des réalisations du programme audacieux du Conseil national de la Résistance : la protection sociale.

 

La Sécurité sociale est au cœur de ces enjeux, notamment à partir de son financement. Par exemple, le plan dit de compétitivité et ses 50 milliards d’économies se concrétisent par une ponction de plus de 25 milliards sur différentes facettes de la protection sociale, de la Sécurité sociale. Cette somme se rajoute aux exonérations déjà accordées, comme les 30 milliards de « cotisations employeurs ».
 

La protection sociale, la Sécurité sociale sont systématiquement ponctionnées pour assouvir les exigences des grands patrons et du monde de la finance. Ceux-là veulent vider la Sécurité sociale de ses fondements : « Chacun cotise selon ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins. » Pour les communistes, ce principe reste plus que jamais pertinent et d’actualité.
 

Oui, nous sommes pour des cotisations versées par toutes et tous ; oui, ces cotisations doivent être fixées en fonction des ressources réelles ; oui, nous sommes pour des prestations qui couvrent les besoins et non en fonction des revenus, donc discriminatoires. Cette véritable solidarité est précieuse et nous n’acceptons pas les multiples formes de remise en cause.
 

La solidarité, ciment de la protection sociale, est insupportable pour le grand patronat, pour les financiers. C’est contraire à l’individualisme, moteur de la logique assurantielle qui leur est si chère. C’est bien la violente bataille idéologique actuelle. C’est un vrai choix de société, l’assistanat ou la solidarité, l’individualisme ou la force du collectif, l’assurantiel ou la protection sociale solidaire.
 

Dans ce cadre, l’universalité de la protection sociale est le moteur et la logique de la Sécurité sociale. Jeter en pâture la modulation des prestations de la politique familiale n’est pas anodin. En raison de la crise des financiers, cela vise à déstructurer la Sécurité sociale. Et que personne ne se fasse d’illusions ! Le même gouvernement montre ses vraies intentions en considérant qu’une retraite à 1 200 euros n’est pas une petite retraite. Pas d’illusions à avoir, sans solidarité, nous aboutirions uniquement à un assistanat des très pauvres. Au contraire, l’universalité de la Sécurité sociale est sa colonne vertébrale. Pas question, donc, de laisser remettre en cause cette universalité.
 

Pour autant, la problématique des inégalités sociales est réelle ; elle doit être traitée par une politique sociale audacieuse et courageuse de réduction des inégalités sociales. Ce n’est pas la mission de la protection sociale, de la Sécurité sociale. En voulant mélanger les genres " politique sociale et Sécurité sociale", les dirigeants du gouvernement jettent le trouble. Ils servent objectivement les intérêts du monde financier et assurantiel, qui n’a jamais accepté la vision révolutionnaire d’Ambroise Croizat, le père de la Sécurité sociale.
 

Une alternative de gauche à la politique gouvernementale de remise en cause de la Sécurité sociale existe. Oui, le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale des soins prescrits, avec un contrôle démocratique des ayants droit à la santé, c’est possible et finançable. La mobilisation est indispensable pour rejeter les choix gouvernementaux.

Par: El Diablo.

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Austérité : plus de 200 000 emplois pourraient être détruits dans le secteur associatif d’ici 2017.

Un emploi sur six serait menacé au sein des associations, qui comptent 1,8 million de salariés, selon le Collectif des associations citoyennes. Une destruction sans précédent du tissu associatif ! En cause : le pacte de responsabilité, qui devrait amputer les budgets des collectivités locales de 29 milliards d’ici 2017. Première concernée : l’action sociale et sanitaire, au cœur de la lutte contre les inégalités. Pour éviter ces pertes d’emplois, le gouvernement étudie la possibilité de créer des « obligations à impact social » permettant à des investisseur privés de placer leurs capitaux dans le secteur associatif, en échange d’un taux d’intérêt versé par l’État. Une quarantaine de réseaux associatifs appellent à une mobilisation le 3 octobre prochain.

Le quinquennat de François Hollande comptera-t-il à son bilan la destruction du tissu associatif ? Entre plan de rigueur et projet de réforme territoriale, le Collectif des associations citoyennes (CAC), qui regroupe un millier d’associations, vient de réaliser une estimation des emplois menacés. Selon ses calculs, 25 000 emplois dans le milieu associatif pourraient être supprimés en 2014, 65 000 en 2015, près de 80 000 en 2016 et 95 000 en 2017 ! Ce sont plus de 265 000 salariés dans l’action sociale ou culturelle, la santé, l’éducation populaire, les services à la personne, la protection de l’environnement ou la solidarité qui seraient sur la sellette. Près de 15 % des emplois du secteur associatif – 1,8 millions de salariés à temps plein ou partiel (auxquels s’ajoutent plus des 16 millions de bénévoles actifs) – pourraient ainsi disparaître d’ici trois ans.

« Ceci confirme l’existence d’un énorme plan social invisible sur tout le territoire », lâche Didier Minot, fondateur du CAC (notre précédente enquête). « C’est une terrible remise en cause du modèle social qui s’est construit depuis deux siècle. Nous allons vers une société beaucoup plus inégalitaire et atomisée. » Ces données sont la face cachée d’un « pacte de responsabilité » qui devait créer 500 000 emplois selon le gouvernement – un objectif sur lequel est d’ailleurs revenu le ministre des Finance Michel Sapin –, grâce aux mesures avantageant les entreprises. Au risque également de profondément déstabiliser les finances de la Sécurité sociale (voir ici).

Les associations, variable d’ajustements ?

Pour réaliser cette estimation, le Collectif s’est appuyé sur les annonces gouvernementales liées au pacte de responsabilité. « Il apparaît aujourd’hui que l’objectif est de parvenir à une baisse permanente du niveau de l’action publique de 50 milliards, en exigeant des « efforts » (restrictions) comparables sur les différents budgets de l’action publique, observe le CAC. De ce fait, la perte des moyens pour les services publics n’est pas de 50 milliards mais du double ». Soit, selon le CAC, 100 milliards d’euros en trois ans, les coupes budgétaires se cumulant jusqu’en 2017 [1]. Le ministre des Finances Michel Sapin vient toutefois d’admettre que le gouvernement ne réalisera pas les 21 milliards d’euros d’économies qu’il avait prévu en 2015.

Quoi qu’il en soit, 49 % du budget global des associations (évalué à 85 milliards d’euros) repose sur des financements publics. Elles pourraient être fortement touchées par la baisse de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités qui, avec un budget de plus en plus contraint, seront tentées de transformer les association en variable d’ajustement. « La perte de financements publics cumulée est de 29 milliards sur quatre ans », alerte Didier Minot [2].

Menace sur l’action sociale et sanitaire

Ces prévisions de destruction d’emplois ne font cependant pas l’unanimité. « Ces chiffres, que je n’ai pas vus dans le détail, laissent une impression d’extrapolation un peu générale. Les baisses aux collectivités conduiraient mathématiquement à des restrictions équivalentes sur les subventions aux associations... C’est sans doute un peu exagéré », nuance Frédérique Pfrunder, déléguée générale du Mouvement associatif, qui fédère notamment des poids lourds du secteur comme la Ligue de l’enseignement, Coordination Sud ou l’Union nationale des associations familiales. Le mouvement reconnaît cependant que la situation est « critique » dans le champ sanitaire et social, qui compte la moitié des salariés du secteur à but non lucratif, du fait notamment de la concurrence du privé. Le secteur a créé environ 35 000 emplois depuis 2000. Mais la dynamique s’est fortement ralentie depuis quelques années, selon l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux).

Constat similaire du côté du CAC : la moitié des emplois menacés se situerait dans l’action sociale. Seule alternative : imaginer des sources de financement innovantes pour remédier à la réduction des ressources publiques. C’est tout l’enjeu du rapport sur « l’investissement à impact social » remis le 25 septembre à Carole Delga, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire. « Les subventions se font plus difficiles à obtenir et l’efficacité des actions menées n’est pas toujours satisfaisante, souligne Hugues Sibille, vice-président du Crédit Coopératif, la « banque de l’économie sociale », qui a présidé le comité à l’origine du rapport. Il faut donc chercher d’autres solutions, une sorte de troisième voie entre le tout marché et le tout État. » L’idée ? Passer de la « dépense sociale » à « l’investissement social », confie Hugues Sibille au journal La Croix. L’une des mesures clés consisterait à créer des « obligations à impact social » (« social impact bonds », en anglais).

Vers une financiarisation du secteur associatif ?

Concrètement, il s’agit de faire financer le programme d’une association par un investisseur privé. Les pouvoirs publics remboursent ensuite cet investisseur privé, avec des intérêts, si l’association a atteint les objectifs qui lui sont définis. Dans le cas contraire, l’investisseur perd tout ou partie de son argent. « Ce dispositif est très proche de celui mis en place avec les partenariats public-privé (PPP), commente Didier Minot. L’État fait une économie apparente à court terme, mais doit ensuite rembourser et payer un surcoût parfois très important. » A l’heure où les partenariats public-privé sont remis en question en France, le gouvernement s’apprête donc à les étendre au secteur social. « Ce dispositif est une façon surréaliste de réduire le déficit public », alerte le fondateur du CAC, qui redoute la disparition du projet associatif afin de répondre à des logiques de productivité, de coûts et de rentabilité. « Vu la situation des finances publiques, il ne faut rien s’interdire », affirme de son côté Charles-Edouard Vincent, directeur d’Emmaüs Défi, interrogé par La Croix.

La réduction des financements des collectivités, ajoutée à la baisse progressive des financements publics de l’État ces dernières années, commence à se faire sentir sur le terrain. « Les crèches parentales voient les financements de la caisse d’allocations familiales se réduire parce que le département ne paye plus son quota », illustre le CAC. Sur les 33 centres sociaux de la capitale, 10 rencontreraient de lourdes difficultés. Sur 140 régies de quartier, 20 connaitraient de gros problèmes économiques. Les associations membres de Culture et Liberté, une fédération d’associations d’éducation populaire, déposent une à une leur bilan. Les Foyers ruraux voient disparaître une fédération par an. Au sein des 73 associations départementales du Planning familial, la situation se dégrade depuis deux ans. Les licenciements se répercutent sur la qualité de l’aide aux personnes, alors que le Planning joue un rôle essentiel pour le droit des femmes.

Et les restrictions budgétaires ne font que commencer. « Nous assistons également à une injonction à la concentration », observe Didier Minot. Qui cite l’exemple du Planning familial, invité à se regrouper en inter-association avec les organisations de lutte contre le Sida. « Cela n’a pas de sens car leurs objectifs sont différents ! » Selon Frédérique Pfrunder du Mouvement associatif, la mutualisation des réseaux associatifs demeure néanmoins une des voies à creuser. « Les associations sont plus fortes quand elles sont fédérées et en réseaux », insiste t-elle.

Entre marchandisation, précarisation et privatisation

Les conséquences des coupes budgétaires pourrait fortement varier en fonction des activités. La part des financements publics est en effet très différente d’un secteur à l’autre. Le développement local ou l’action sociale sont financés à plus de 60% par les subventions publiques. Leur part descend à un tiers ou un quart pour la défense des droits ou le sport [3]. Les petites et moyennes associations (moins de dix salariés) seraient les plus touchées, n’étant pas en capacité de répondre aux appels d’offres qui se généralisent. Certains grands réseaux associatifs se positionnent par exemple sur des crèches parentales, au détriment de petites associations locales implantées depuis longtemps dans les territoires. « Il y a un risque de bipolarisation de la vie associative entre les mastodontes d’un côté, et les petites et moyennes associations de l’autre », appuie Didier Minot.

Les réponses des associations diffèrent. Certaines ont déjà commencé à se serrer la ceinture. Les emplois précaires, dont les emplois d’avenir sont un exemple, commencent à remplacer les emplois qualifiés. D’autres pourraient davantage faire appel aux cotisations et à une augmentation du prix des prestations. « Cela équivaut à une marchandisation du secteur associatif qui va être amené à sélectionner les publics », s’inquiète le CAC. Des associations transforment leur projet pour se configurer aux appels d’offre venus d’en haut, dans un contexte de « privatisation forcée de services publics », dénoncent certains.

« Les pouvoirs publics ne vont pas réduire les coûts mais les accroître »

Le collectif des associations citoyennes appelle à une large rencontre le 3 octobre à Paris (voir leur appel). Une quarantaine de réseaux ont d’ores et déjà répondu. L’enjeu : élaborer un panel de mesures afin que les associations puissent continuer à jouer pleinement leur rôle. Des amendements seront notamment proposés au projet de loi sur la réforme territoriale afin de renforcer l’engagement citoyen et la participation locale. Les associations entendent également développer les partenariats avec les collectivités au-travers de chartes d’engagements réciproques [4]. Des propositions de simplification des procédures ont par ailleurs été récemment transmises par le CAC au député socialiste Yves Blein, ex-rapporteur du projet de loi sur l’économie sociale et solidaire, actuellement en charge d’une mission pour alléger les contraintes qui pèsent sur les associations.

« Il est nécessaire que l’État et les collectivités continuent à préserver les fonds sur la vie associative, précise Frédérique Pfrunder du Mouvement Associatif. Mais les associations doivent prendre en compte les mutations en cours, réfléchir par exemple à développer la vente de prestations. Nous avons intérêt à montrer que les associations cherchent des solutions et ne sont pas sous perfusion d’argent public. » Pour le CAC, il s’agit non pas de désespérer mais bien de mobiliser. En commençant par faire changer le regard sur les associations qui, loin de constituer une charge, jouent un rôle central dans la lutte contre les inégalités et contre les discriminations, l’amorce de la transition écologique, et le débat démocratique. « En détruisant le tissu associatif, résume Didier Minot, les pouvoirs publics ne vont pas réduire les coûts mais les accroître. »

Par: Sophie Chapelle et BASTA.
Dessin : Rodho

Notes

[1] 16,6 milliards en 2015, 33,3 milliards en 2016 et 50 milliards en 2017. Voir à ce sujet le communiqué du Premier ministre du 16 avril 2014.

[2] La baisse de niveau des financements publics aux associations (qu’il s’agisse de subventions ou de commandes publiques) serait de 1,5 milliards en 2014, 5,2 en 2015, 9,20 en 2016 et 13,4 en 2017, selon le CAC.

[3] Voir ici.

[4] Voir la charte nationale.

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Publié le par "Citoyen 18"
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Photo d’une manifestation des salariés de Goodyear et de leurs familles devant l’hôtel de ville et dans les rues d’Amiens le 18 janvier 2014 © Maxppp
 
Dans un courrier adressé ce vendredi aux salariés de Goodyear, l'inspection du travail dit refuser l'action de procédure de licenciement économique pour au moins cinq salariés protégés de l'usine d'Amiens-Nord.
 
Selon les conclusions de l'inspectrice du travail, consignées dans un courrier de trois pages très détaillés et envoyé aux salariés vendredi, '"aucune difficulté économique" n'a été perçue au niveau des activités agraire et tourisme du groupe de pneumatiques Goodyear, dont l'usine d'Amiens-Nord, qui employait 1.173 salariés, a pourtant fermé en janvier dernier.

Le licenciement de salariés protégés refusé

L'inspection du travail s'oppose donc à "l'action de procédure de licenciement économique" engagée à l'encontre d'au moins cinq salariés protégés. Ces salariés peuvent être des représentants du personnel, des femmes enceintes ou encore des salariés victimes d'accident du travail. Les procédures de licenciements les concernant sont très encadrées et impliquent notamment l'autorisation de l'inspection du travail. Autorisation refusée donc dans le cas présent.

 

La direction de Goodyear n'a pas réagi dans l'immédiat. Mais les conclusions de l'inspection du travail pourraient aussi peser sur l'action qui devrait être engagée devant les prud'hommes par 800 autres salariés, non protégés ceux-là.  

Par: FranceInfo et l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social
Les cheminots très mobilisés reconduisent la grève.

La mobilisation des cheminots est forte. Selon les syndicats mobilisés, un salarié sur deux est en grève et les assemblées générales réunies dans tous le pays ont largement voté pour la reconduction de la grève pour 24h. La CGT, premier syndicat, se dit disponible pour rencontrer le ministre au plus vite.

Les cheminots en grève à l'appel de plusieurs syndicats de la SNCF ont majoritairement décidé mercredi de poursuivre leur mouvement pour 24H00, a annoncé la CGT-Cheminots. "Toutes les assemblées générales ont voté à une très large majorité pour la reconduction", selon Thierry Nier, porte-parole national du syndicat. La CGT, premier syndicat, et SUD-Rail, troisième, ont appelé les cheminots à cesser le travail pour contester le projet de réforme ferroviaire qui doit être examiné à l'Assemblée du 17 au 19 juin. Deux autres organisations, FO et First, se sont jointes au mouvement qui a commencé mardi à 19H00 et qui est reconductible par période de 24 heures.

Les quatre organisations engagées dans la grève réclament le retour à la situation prévalant avant 1997, à savoir la réunification de la SNCF et de RFF au sein d'un seul et même établissement public, et la reprise de la dette ferroviaire de 40 milliards d'euros par l'Etat.

Jusqu'à présent, dans 80% des régions ayant voté, "toutes les assemblées générales ont reconduit le mouvement", a dit Eric Falempin, secrétaire général de la fédération FO des cheminots. "L'agrégation des résultats d'environ 230 assemblées générales nous permet d'affirmer que plus d'un cheminot sur deux est aujourd'hui en grève, tous collèges et services confondus", a précisé M. Nier, en qualifiant cette participation de "très très haut niveau". En début de matinée, la direction recensait de son côté 27,84% de grévistes sur l'ensemble du personnel, davantage qu'en décembre (23,7%) mais moins qu'en juin dernier (33,2%) au même moment. "Près de trois cheminots sur quatre sont aujourd'hui au travail et ont confiance dans le dialogue engagé", a estimé le DRH du groupe SNCF François Nogué pour qui "on est loin du pari annoncé des deux syndicats d'avoir 50% des grévistes".

La CGT-Cheminots et Sud-Rail, qui doivent être reçus jeudi avec l'Unsa par le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier, ont tous deux appelé à amplifier la mobilisation jeudi. "Nous demandons à tous les cheminots de s'inscrire dans le mouvement pour mettre la pression", a indiqué M. Nier. "La CGT ne souhaite pas que ça dure et est disponible pour rencontrer le ministre avant demain", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, la grève est très suivie. Demain, pendant que le ministre reçoit les fédérations syndicales, nous devons être encore plus nombreux", a de son côté demandé SUD-Rail dans un tract.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, s'est dit prêt sur RTL à rencontrer les organisations syndicales "ce soir, dans la nuit, demain, toute la journée".

Pour la CGT (voir document en pièce jointe), « sans réponse allant dans le sens des revendications sur la réunification et le financement du système, sur la mutualisation des moyens humains et matériels, sur le volet social, sur l’emploi et les salaires, portées unitairement par les Fédérations CGT et SUD-Rail, gouvernement et direction porteront la responsabilité de la poursuite de ce mouvement de grève.

Si Fréderic Cuvillier confirme la tenue d’une rencontre anticipée avec les organisations syndicales, les fédérations CGT, SUD-Rail s’y rendront en portant les revendications des cheminots. »

Par : AFP et REUTERS

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