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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

L'effroyable s'est à nouveau produit, cette fois-ci à Nice, avec son cortège d'horreurs.

L'émotion est immense et nos médias bien-pensants se sont à nouveau empressés de "l'exploiter".

Car, quitte à choquer, si l'émotion est légitime, en rester à cet état n'aidera pas à regarder les choses en face.

Nos médias nous ont ainsi très vite rappelé le Bataclan, Bruxelles, Magnanville, Orlando ... Oubliés les attentats en Tunisie, en Turquie mais aussi en Irak, en Syrie, en Lybie où chaque jour voit son cortège de meurtres beaucoup moins médiatisés en France il est vrai (parce que plus éloignés? Moins occidentaux?).

Regarder les choses en face c'est comprendre qu'aucun état d'urgence, aucun renforcement des peines, aucune vidéosurveillance et encore moins aucune interdiction de manifester n'empêchera un tueur décidé à se suicider en réalisant le plus de dégats possibles de frapper au hasard, hier avec avec un camion, demain avec un couteau ou une autre arme.

Regarder les choses en face c'est aussi tenter de comprendre et discerner les responsabilités.

N'est-il pas ainsi flagrant que ce soient les mêmes qui nous parlent aujourd'hui de "France en guerre", de constitution d'une milice d'état pudiquement camouflée par la "réserve opérationnelle" et qui dans les années 80 soutenaient les "combattants de la Liberté" qu'étaient les Talibans (parce qu'ils avaient l'énorme avantage, via la CIA, de s'attaquer à l'URSS), qui ont à nouveau soutenu en Syrie ces "nouveaux combattants de la Liberté" directement liés à Daesh, qui ont livré aux mêmes à coups de canon la Lybie, fermé les yeux sur les complicités de la Turquie et de l'Arabie Saoudite et qui continuent à se taire face au véritable génocide du peuple kurde (pourtant en première ligne en Syrie face à Daesh) dans lequel le régime d'Erdogan s'engage?

Pour eux l'émotion sert à cela: empêcher si possible de réflechir et surtout ne pas modifier un ordre mondial à conserver.

Regarder les choses en face, c'est tenter de discerner les responsabilités et donc, loin de "l'union sacrée" dans lequel notre gouvernement tente de nous enfermer, exiger que ce dernier modifie radicalement son action internationale.

Et c'est aussi réagir au plus proche.

Car là comme ailleurs les cris de guerre, les boucs-émissaires non seulement ne serviront à rien mais ne pourront qu'empirer la situation.

Dans notre pays où maintenant droite et extrême-droite puis parti socialiste tentent - chacun à leur tour - de nous convaincre qu'il faut être "un gagneur" dans une société capitaliste qu'il ne faut même plus rêver de remettre en cause, je crois au contraire que "prêter attention à l'autre", "prendre du plaisir à donner", la solidarité y compris dans la lutte (et je pense à la loi travail) sont des valeurs à faire vivre.

Elles n'empêcheront sans-doute pas tous les tueurs d'agir mais elles auront l'énorme avantage de les isoler et de leur retirer ce "terreau fertlle" que les va-t-en-guerre leur offrent.

 

Par: Marc Jammet

Conseiller municipal PCF de Mantes-la-Jolie (Yvelines)

 

SOURCE:

 

LE TEXTE en PDF :

 

#Tribune libre

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Alain Juppé, candidat Les Républicains à la primaire à droite, le 29 juin 2016 à Lyon

L'ancien Premier ministre Alain Juppé, candidat à la primaire de droite pour la présidentielle, a estimé vendredi sur RTL que "si tous les moyens avaient été pris", l'attentat de Nice, dans lequel au moins 84 personnes ont péri jeudi soir, "n'aurait pas eu lieu".

A la question de savoir si tous les moyens avaient été pris jeudi soir à Nice, M. Juppé a répondu: "Je ne suis pas enquêteur. Si tous les moyens avaient été pris, le drame n'aurait pas eu lieu. Bien sûr qu'il faut faire plus, qu'il faut faire mieux. D'abord en ce qui concerne nos services de renseignement".

"Nous savons bien qu'il y a encore des failles et des lacunes, la commission d'enquête parlementaire après les attentats de novembre l'a montré, il faut absolument que les pouvoirs publics interviennent dans ce domaine-là pour mieux coordonner nos services de renseignement, pour développer le renseignement territorial et mieux articuler avec le renseignement national", a poursuivi le maire (Les Républicains) de Bordeaux.

 

Attentat de Nice © Paz PIZARRO, Simon MALFATTO AFP

 

"Il faut d'abord faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, comment cela a été possible. Je ne cherche à accuser personne à ce stade naturellement, l'enquête n'est pas ouverte, mais il faut connaître toute la vérité dans tous ses détails. C'est aussi une exigence pour calmer ce que je ressens comme la colère des Françaises et des Français", a également déclaré Alain Juppé.

Un homme au volant d'un camion a commis un carnage à Nice jeudi soir, jour de fête nationale, quelques instants après la fin du feu d'artifice du 14 juillet, tuant au moins 84 personnes en leur fonçant dessus sur la Promenade des Anglais.

 
 

Paris (AFP) -  © 2016 AFP

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Contrôles aux abords de la manifestation contre la loi travail, le 28 juin, à Paris.
Contrôles aux abords de la manifestation contre la loi travail, le 28 juin, à Paris.
Photo : AFP

La droite a mené hier l’offensive sécuritaire à l’Assemblée nationale, réclamant la prolongation pour « au moins » six mois de l’état d’urgence. Le gouvernement cède : droits de rassemblement et de manifester, libertés individuelles... au-delà de la lutte contre le terrorisme, c’est l’État de droit qui est menacé.

Après une campagne présidentielle 2007 placée sous le signe de l’identité, un scrutin 2012 dominé par l’insécurité, 2017 sera-t-elle placée sous celui de la lutte contre le terrorisme ? Le gouvernement, pressé par une même urgence que la droite et l’extrême droite, semble diriger le débat politique vers cette impasse. La prolongation de l’état d’urgence, au-delà des trois mois présentés initialement par le gouvernement, devait atteindre six mois – une condition préalable posée par la droite – pour englober les 13 novembre et 7 janvier.

« Ça va être difficile de sortir de l’état d’urgence avant la présidentielle », déplorait hier le député Sébastien Pietrasanta, coauteur du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre. Le gouvernement aborderait cette séquence politique inhabituelle pour partie sous la contrainte, entraînant avec lui un PS en panne d’initiative. Bordé par une droite qui joue la revanche sécuritaire, formulant des propositions qui frisent souvent l’inconstitutionnalité, et une extrême droite trop heureuse de développer ses thèmes de prédilection, l’exécutif se livre à un calcul électoraliste qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Car le périmètre des discussions qui se sont ouvertes hier soir à l’Assemblée nationale porte désormais sur un ensemble de mesures qui, sous couvert de lutter contre le terrorisme, pourrait faire basculer notre État de droit en un régime d’exception.

1. Un Guantanamo à la française ?

Un centre d’internement pour des milliers de suspects d’islamisme pas encore condamnés ? En novembre 2015, au lendemain des attentats, le gouvernement français avait sollicité le Conseil d’État sur la possibilité d’interner, de manière préventive, à la manière de la prison militaire américaine controversée, les personnes fichées « S » : 11 400 personnes soupçonnées de porter « atteinte à la sûreté de l’État » qui peuvent n’être que de simples relations de personnes suspectées. Cela n’empêche pas des ténors de la droite comme Le Maire ou Sarkozy de réclamer l’expulsion des fichés S étrangers ou binationaux, et considérés – sur quelle base ? – comme dangereux. Pour contourner la difficulté, Laurent Wauquiez ou Éric Ciotti (LR) proposent des « centres d’internement antiterroristes dédiés », calqués sur les centres de rétention pour migrants. L’état d’urgence permet déjà des assignations à résidence et des perquisitions. Jean-François Copé veut aller plus loin, avec « une NSA à la française ». Il veut également mettre en place « une rétention antiterroriste “préalable” de 150 jours », sur le fondement d’informations fournies par les services de renseignements, mais y ajoute tout de même « un contrôle du juge judiciaire ».

Faut-il renforcer le renseignement pénitentiaire ? La loi du 3 juin 2016 autorise la mise en œuvre de techniques de recueil de renseignements concernant les radicalisations en prison, et développe les prérogatives du Bureau du renseignement, qui existe depuis 1980. Pourtant, le Bureau du renseignement pénitentiaire est confronté au même phénomène que la DGSI : la radicalisation se fait de plus en plus discrète, les individus ne portent plus de « signes extérieurs » de radicalisation, écrivait le député PS Jean-Jacques Urvoas, en 2014.

Le même qui, aujourd’hui ministre, est devenu le supporter numéro un de la loi du 3 juin. Autre proposition portée à droite, le placement à l’isolement des terroristes condamnés. Expérimenté depuis janvier 2015, il s’accompagne d’un suivi particulier des détenus. Selon l’AFP, Nicolas Sarkozy a en outre demandé pendant la réunion du bureau politique de LR, hier, de réfléchir à un « délit de non-dénonciation de radicalisation ». « À chaque attentat, on grignote davantage sur ce qui nous constitue, ce qui est ciblé par ceux qui nous en veulent. On fait leur jeu finalement », jugeait de son côté fin 2015 Anne Giudicelli, spécialiste du monde arabo-musulman.

2. Le retour de la double peine ?

Bizarrement, le point ne figure pas parmi les 10 propositions formulées lundi par « Les Républicains » comme autant de conditions pour voter la prolongation de l’état d’urgence. Le Front national la réclame pour les simples délits ; à droite, à l’instar de Bruno Le Maire, on souhaite la rétablir telle qu’elle était avant la réforme Sarkozy de 2003. La possibilité d’expulser à la fin de leur peine des étrangers condamnés définitivement continue de s’appliquer aux individus susceptibles d’incarner « une menace grave pour l’ordre public ». François Fillon a, lui, proposé que l’expulsion intervienne avant l’incarcération, ouvrant un imbroglio juridique pas près de se régler avec les pays concernés.

3. Vers une militarisation de la société ?

Le débat autour du renforcement des forces de sécurité est depuis quelques jours réactivé par une droite oublieuse – Nicolas Sarkozy avait supprimé entre 12 000 et 13 000 postes de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012. Quant à l’idée d’une « garde nationale », elle était déjà sur la table, posée par le Parti socialiste dernièrement, mais portée de longue date par l’extrême droite – d’ailleurs le maire de Béziers, Robert Ménard, en dispute la paternité au gouvernement. Réserve opérationnelle, retour du service obligatoire ou garde nationale, il existe là aussi un consensus pour militariser la société en habituant les Français à la présence quotidienne de forces armées supplétives à la police, la gendarmerie et l’armée. La partie visible d’une France sous surveillance permanente.

4. La « déradicalisation », un enjeu social

La droite, dans son rôle surjoué de force d’alternance, veut aller plus loin et plus fort que la majorité actuelle, mais le chemin est bien tracé. Devant la multiplication des signalements pour « radicalisation » (8 250 en 2015, estimait le Figaro en février dernier), le gouvernement avait concrétisé un certain nombre de mesures promises sous le coup de l’émotion. Après la mise en place d’un numéro vert « Stop djihadisme » en 2014, un grand programme de « déradicalisation » est en cours depuis le début de l’année dans les prisons d’Osny (Val-d’Oise) et Lille-Annœullin (Nord), sans oublier la création de centres, dont le premier à l’automne à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), en attendant des centres de réinsertion pour les personnes « radicalisées » ou susceptibles de l’être d’ici à la fin de 2017. Une première phase basée sur le volontariat, que la droite aimerait obligatoire, avant de passer à une étape plus contraignante. Sur ce point, il y a consensus avec une partie de la gauche, Sébastien Pietrasanta souhaitant que le placement dans ces centres puisse être « calqué sur le modèle des hospitalisations sous contrainte », certes sous le « contrôle du juge », mais qui induit de possibles dérives.

Se pose la délicate question du signalement : comment reconnaître un individu « radicalisé », se demandait dans le Monde, en janvier, le politologue et spécialiste du djihadisme Asiem El Difraoui, coauteur d’une étude comparative sur les modèles allemand, britannique et danois pour le Comité interministériel de la prévention de la délinquance, quand « beaucoup ne font pas la différence entre une conversion à l’islam légitime et une radicalisation violente » ? D’autres pays font « d’énormes efforts d’explication, en partenariat avec des chercheurs et la société civile. Ils prennent en compte le contexte social, sans se focaliser sur les communautés musulmanes ». Une évidence que le contexte politique français ignore. Sans compter que, dans une France où le lien entre la population et la puissance publique est parfois rompu, « qui va appeler la préfecture ? », interlocuteur obligatoire pour rapporter une radicalisation, interroge El Difraoui.

Enfin, le regroupement de personnes « radicalisées » dans ces centres pose les mêmes problèmes qu’en prison, selon le chercheur, pour qui « ces méthodes doivent être discutées ouvertement » avant ouverture de ces structures « si l’on veut éviter de fabriquer des “académies du djihad” » sur le sol français. Devant la commission d’enquête du Sénat sur les réseaux djihadistes, l’ex-détenu français (de 2002 à 2004) Mourad Benchellali avouera que « c’est à Guantanamo (qu’il a appris) l’existence d’une organisation appelée al-Qaida ». Quant à regrouper les détenus radicaux dans les prisons, « si vous faites cela, vous décidez qu’ils resteront salafistes. C’est l’inverse de la déradicalisation », soulève l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic.

Par: Grégory Marin et Lionel Venturini et l'HUMANITE.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Mediapart, France 2, TF1, Le Télégramme ou encore Le Dauphiné libéré. Après les attentats de Paris et de Saint-Denis, Marc Trévidic, ancien juge d’instruction du parquet antiterroriste de Paris, aujourd’hui au tribunal de grande instance de Lille, s’est beaucoup exprimé. Interrogé cette fois-ci par Les Echos, il évoque l’état des services de renseignements et des services judiciaires français, et ce qui adviendra de cette “guerre” contre les terroristes de l’Etat islamique.

LIEN VERS L'ARTICLE CI-DESSOUS:

Marc Trévidic : “Nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table”

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Et maintenant, le TOUR de (la) FRANCE ? (RUPTURES - éditorial du 4 juillet 2016)

Donc on peut s’en aller. C’est la leçon essentielle qui découle du référendum britannique. En dépit de l’incroyable brouhaha politico-médiatique et de l’extraordinaire confusion que les mauvais perdants ont tenté de semer.

Car on aura tout entendu, du plus classiquement éculé au plus audacieusement grotesque : les Britanniques ont voté par « inadvertance », dans un « moment d’égarement » ; ils voulaient juste donner un avertissement au Premier ministre ; ils regrettent déjà leur vote ; du reste, un référendum devrait n’être valable qu’avec 60% de votes positifs ; avoir lancé consultation populaire est « irresponsable », voire « criminel ». Par ailleurs, le divorce d’avec l’UE est « matériellement impossible » ; en outre, le parlement peut encore défaire ce que les citoyens ont tranché ; et finalement, la procédure de divorce pourrait bien ne jamais être enclenchée…

L’Europe a une longue expérience en matière d’inversion des verdicts populaires. Mais cette fois, il va falloir que ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités s’y fassent : la sortie aura lieu. Ni le levier écossais (aléatoire et lointain), ni la (malheureusement réelle) désinvolture des Tories pro-Brexit (mais qui n’avaient nullement le monopole de la campagne anti-UE) n’y changeront rien.

L’événement est de même magnitude que la chute du Mur de Berlin. Mais là où cette dernière avait enclenché l’extension de la domination occidentale, antisociale et belliqueuse, sur le monde, le choix du peuple britannique sape les fondements d’un des piliers majeurs de cette hégémonie. La « contagion » constitue dès lors la grande terreur des dirigeants européens. Comme s’en désespère l’ultra-fédéraliste Guy Verhofstadt : « ce n’est qu’une question de temps avant qu’on voie d’autres pays se lancer dans des demandes similaires ».

Les maillons faibles sont déjà connus (mais n’excluent pas des surprises) : le Danemark et les Pays-Bas, mais aussi l’Italie… Et bientôt le tour de la France ? Dès 2004 – date de la signature de feu le traité constitutionnel, suivie quelques jours plus tard d’une gifle monumentale manifestée par l’abstention massive aux élections européennes – les premières fissures sont apparues. Les Non français et néerlandais de 2005 ont provoqué de profondes lézardes. Le Brexit creuse une brèche si béante que la digue ne peut désormais plus être réparée.

Certains seconds couteaux vendent la mèche, tel Alain Lamassoure qui plaide « pour un divorce très couteux et très douloureux pour le Royaume-Uni » (avis aux volontaires suivants), ou bien l’ancienne présidente de l’europarlement Nicole Fontaine, qui se réjouit déjà : « quand on va constater les conséquences économiques qui vont frapper la Grande-Bretagne, ça peut calmer les pays tentés par cette contagion ».

Au fond, l’UE ressemble furieusement à une secte : si un membre veut quitter l’organisation pour retrouver sa liberté, on le harcèle, on le dénigre, on le menace des pires conséquences – bref, on s’efforce de lui pourrir la vie ; pour le punir, mais aussi et surtout pour tétaniser ceux qui seraient tentés de le suivre.

Les coups tordus et les obstacles ne manqueront donc pas, ce qui laisse ouverts les formes et le délai de la sortie du Royaume-Uni. Mais pas sa survenance. Notamment parce que le vote populaire a eu pour facteur essentiel « la rébellion des dominés contre les dominants et des laissés-pour-compte contre les décideurs » selon les termes du présentateur vedette de la BBC Andrew Marr. De fait, c’est bien dans les villes ouvrières et les régions désindustrialisées (en Angleterre du Nord, en particulier) que la victoire a été assurée.

Les quolibets haineux qui fusent contre ces « milieux défavorisés » dotés d’« un niveau d’éducation inférieur », « irrationnels et mus par la haine » témoignent jusqu’à la caricature d’un mépris de classe rehaussé par la hargne de la défaite, qui s’est illustré en particulier parmi les milliers de manifestants londoniens – jeunes « citoyens du monde » des bobos quartiers auxquels se mêlaient des expatriés – qui ont réclamé l’annulation du vote exprimé par plus de 17 millions d’électeurs, s’appuyant sur une pétition en ligne ouverte à la signature de la planète entière…

Tout cela sera vain. Car un spectre hante l’Europe, qui a été formidablement résumé par le président allemand Joachim Gauck trois jours avant le scrutin, dans un mélange de lucidité et d’effroi : « les élites ne sont pas le problème, ce sont les peuples qui sont pour le moment le problème ».

Tout est dit.

Par: Pierre Lévy

SOURCE:

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
source: Facebook - Jérémy Ferret Bourdier

source: Facebook - Jérémy Ferret Bourdier

Aubervilliers, cette grande et belle ville populaire où se mêlent et s’entremêlent le monde, les civilisations et les cultures fût la témoin d’un petit congrès accouchant d’une petite perspective. Les mots sont durs parce que la colère est grande ! Alors que la classe ouvrière relève la tête, combat avec une détermination sans faille un pouvoir sombrant dans la noirceur du fascisme républicain, sorte de monstruosité institutionnelle moribonde entre les mains d’une oligarchie déterminée à en découdre pour servir ses petits intérêts égoïstes, les congressistes du PCF se sont englués dans de vulgaires pratiques d’appareil. L’avez-vous noté mes camarades qui avaient participé ou suivi les débats, cet écart terrible entre l’enthousiasme populaire qui anime les cortèges ou les barricades dans les usines et les dépôts contre la loi travail, et les échanges faussement dialectiques autour d’une virgule ou d’un mot de textes qui nous engagent dans une aventure ronronnante, dans des pratiques que nous disons pourtant vouloir combattre. J’ai souffert de subir ce triste spectacle. Ce congrès, il était celui du reniement, des petits compromis.

Je salue tout de même, les offensives de quelques camarades qui par la proposition de certains amendements ont réussi à rougir un peu notre texte d’orientation. Je salue les camarades qui n’ont pas eu peur de dire notre erreur et notre faute de ne pas ouvrir un véritable débat sur l’Europe, qui ont su dénoncer les impostures et les trahisons en Grèce ou ailleurs. Je salue avec émotion et fraternité notre camarade portugais qui nous a livré une véritable leçon politique. C’était beau, c’était grand. En réalité je vous le dis, nous avons refusé par entêtement et par bêtise, de nous hisser au niveau d’exigence que réclame la gravité de la situation. Une lutte des classes qui explose au cœur d’un capitalisme entré pour de bon dans le stade de l’impérialisme, le danger de la guerre, du fascisme qui gangrène cette Europe des traités, de l’euro, des pactes budgétaires qui détruisent nos écoles, nos hôpitaux, nos conquis sociaux et salariaux. Le chemin serait donc de construire des rassemblements boiteux avec les résistants de la dernière heure ? Notre ambition serait donc de proposer aux français un Syriza à la française ? Thorez, Duclos revenez, ils sont devenus fous !

Un incommensurable gâchis, une tromperie historique et une façade lézardée de l’unité à calcul. Ce congrès, c’était aussi celui des petits arrangements de couloir pour garder sa précieuse place au Conseil National, c’était le compromis permanent. On nous a fait voté le texte par petits bouts pour ne pas pouvoir discuter sa philosophie générale, nous n’avons pas eu de véritable échange ouvert et sérieux sur les questions tactiques, nous n’avons que peu laissé la parole au monde du travail en lutte. Une pâleur qui tranchait avec le bouillonnement des camarades que je rencontre dans les luttes locales, dans nos cellules et nos sections. Voyez ce décalage spectaculaire entre le vote de mai dernier où seuls 14 000 communistes disaient leur confiance pour le texte le «temps du commun » et la reconduction à 80% de la direction sortante, de celles et ceux qui nous ont livré à la farce tragique des collectifs antilibéraux et les 1,93% de Marie-George Buffet, au Front de gauche dont une fois encore nous n’avons tiré aucun enseignement avec Jean-Luc Mélenchon, moqué et caricaturé durant tout le week-end alors qu’il y a 5 ans ils et elles ne trouvaient pas assez de mots pour décrire leur amour et leur passion pour le tribun doué. Une fois encore, nous voulons créer les conditions de notre assujettissement au rassemblement électoral. Ne pas affirmer ce que nous sommes pour ne pas mettre dans l’embarras les petits albatros réformistes, si gauches et veules, avec qui nous voulons embarquer sur les gouffres amers.

Mais j’ai la certitude que la force des événements ramènera tout le monde à la raison. Une fois encore nous aurons perdu du temps et de l’énergie mais qu’importe … Nous resterons à bord et prendrons nos responsabilités nous qui avons ce triste tort, celui d’avoir eu raison les premiers.

 

Par: Guillaume SAYON

Par: El Diablo le Rouge.

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Bruno Bonin (secrétaire départemental), Franck Samoyau, Gérard Epoulet, Nathalie Seguin et Sébastien Coutant.

Bruno Bonin (secrétaire départemental), Franck Samoyau, Gérard Epoulet, Nathalie Seguin et Sébastien Coutant.

Le PCF deux-sévrien choisit officiellement Mélenchon

La fédération communiste 79 est derrière Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, alors que les instances nationales n’ont pas choisi la même voie.

 

La fédération deux-sévrienne du Parti communiste est l'une des premières en France à avoir officiellement fait ce choix, « et nous ne serons pas les seuls » promet son secrétaire départemental Bruno Bonin : alors que ce week-end, le congrès national du PCF a opté pour une primaire ouverte à gauche autour d'une votation citoyenne et d'un « pacte citoyen d'engagement commun », les dirigeants communistes deux-sévriens ont, eux, préféré une autre voie. Suivant les conclusions de l'amendement issu du dernier congrès départemental le 21 mai dernier, « nous nous engageons dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon » indique Bruno Bonin.

" Une ligne politique de rupture "

Les communistes deux-sévriens ne croient donc pas à ce système de primaire élargie à gauche. « C'est un vrai danger car on ne maîtrisera rien et on ne saura pas qui sort du chapeau. Les primaires n'ont rien de démocratique ». Cependant, Bruno Bonin, qui est intervenu au congrès national pour expliquer la position du PCF 79, n'y voit aucune ligne de rupture : « Nous voulons tous la même chose, c'est juste le modus operendi qui diffère »
Et le but à atteindre, c'est la victoire du candidat Mélenchon. Le Parti communiste deux-sévrien va donc désormais œuvrer en soutien avec les collectifs autoproclamés « déterminés et insoumis » qui naissent ici et là, dont l'un d'entre eux s'est créé récemment à Niort (NR du 2 juin). « L'idée est d'élargir le plus possible le cercle de soutien » poursuit Bruno Bonin. « Ce sera une réunion de personnes encartées et non encartées qui œuvrent dans le même sens, à savoir le renversement du système. Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat qui a la capacité d'affronter l'appareil politiquo-médiatique actuel, qui propose une ligne politique de rupture ». Mais les communistes tiennent à préciser qu'« il ne s'agit pas de " mélenchonmania ", mais c'est le seul candidat qui tient la route » ajoute Gérard Epoulet, maire communiste de Germond-Rouvre, qui, on s'en doute, donnera sa signature à Jean-Luc Mélenchon. « Et j'espère que nous serons nombreux ».

nr.niort@nrco.fr

Xavier Le Roux
 

SOURCE:

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Les véritables CASSEURS de L'HÔPITAL ne portent pas de cagoules, ils ont de beaux costards...

INFO LE FIGARO - L'objectif de supprimer 16.000 places en trois ans engendrera des suppressions d'effectifs.

Dans le cadre du plan de redressement des finances publiques, le gouvernement a demandé aux hôpitaux de réaliser 3 milliards d'euros d'économies en trois ans, de 2015 à 2017. Via la ministre de la Santé, il a même fixé l'objectif de supprimer 10 % des lits en chirurgie et médecine actuellement disponibles, portant donc à près de 16.000 la coupe à effectuer.

Sur le terrain, cette réforme nécessaire - les hôpitaux ont accumulé plus de 11 milliards de déficit - passe difficilement. Les professionnels insistent sur le fait que, contrairement à ce qu'affirme Marisol Touraine, de telles restructurations ne pourront pas se faire sans toucher aux effectifs et à la masse salariale - qui représente 65 % du budget total - des établissements hospitaliers.

 

SOURCE:

Par: El Diablo le Rouge.

#Actualité FRANCE

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Publié le par "Citoyen 18"
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Trois jours après la plus importante mobilisation depuis trois mois, la CGT était reçue ce vendredi par la ministre du travail. Un rendez-vous très attendu entre le gouvernement et la centrale syndicale à la pointe de la contestation qui a confirmé «les désaccords profonds» entre eux, selon le secrétaire de la CGT Philippe Martinez.  

Philippe Martinez, le secrétaire de la CGT, avait rendez-vous ce vendredi 17 juin avec Myriam El Khomri, la ministre du travail. Accompagné de deux autres cadres du syndicat, Catherine Perret et Fabrice Angei, la bête noire du patronat et du gouvernement, en première ligne de la contestation contre la réforme du code du travail, a tenté de renouer le fil du dialogue au sommet du pouvoir et de trouver une sortie de crise au conflit social le plus long et le plus étendu du quinquennat Hollande. Mais un dialogue peut-il s’ouvrir quarante-huit heures après la surenchère verbale de l’exécutif contre les syndicats, la CGT en particulier, accusée une nouvelle fois d’avoir une responsabilité et une attitude « ambiguë », selon les mots de Manuel Valls, à l’égard des casseurs qui ont débordé la manifestation du 14 juin ?

Un dialogue est-il encore possible alors que François Hollande et son premier ministre, tout en fermant les yeux sur les violences policières, les manifestants grièvement blessés par des grenades, font tout pour discréditer un mouvement social pacifiste et le réduire à une minorité de casseurs portés par « une haine anti-flic », qui auraient le feu vert de la CGT pour dégrader abribus, vitrines de banques ou d’hôpital pour enfants ? Un dialogue est-il encore possible alors que l’Élysée et Matignon à l’unisson dans une escalade sécuritaire, mélangeant terrorisme, lutte contre l’État islamique et bataille pour des droits sociaux, menacent d’interdire les futures manifestations au nom de « la sécurité des biens et des personnes » et de bafouer une liberté fondamentale, le droit de manifester ?

Un dialogue est-il encore possible quand le pouvoir en place nie la colère qui monte de la rue, des semaines de grèves et de blocages, et l’ampleur de la dernière manifestation du 14 juin, la plus importante depuis le début du mouvement il y a trois mois, à l’image de ce proche de François Hollande, qui moque les chiffres de l’intersyndicale et les quelque six kilomètres de cortège dans la capitale : « Un million de manifestants et pourquoi pas cinq ? Ils étaient 75 000 à Paris, si peu qu’on n’a vu que les casseurs, eux plus nombreux que dans les manifestations précédentes. On est loin des mobilisations contre le CPE en 2006 ou les retraites en 2010. »

Malgré tous les coups de matraque pris, la CGT croit au dialogue et même à la négociation, pari risqué en interne pour elle qui, depuis la fin mai, ne parle plus de retrait du texte, slogan pourtant toujours d’actualité dans ses rangs et dans les manifs. « Tout cela nous énerve. Nous devons passer notre temps à condamner ces accusations injustes et graves mais nous croyons au dialogue pour ramener à la raison ce gouvernement », assure Catherine Perret, qui suit le dossier pour la confédération. Elle dit que « ces attaques sont un bon signe », « le signe d’un gouvernement aux abois, d’un premier ministre fragilisé, au plus bas dans les sondages, qui n’a plus d’argument », et elle ajoute : « Après la stratégie du pourrissement, il tente l’isolement de la CGT, de tout mettre sur notre dos. Or nous sommes les premiers à condamner ces débordements qui desservent notre cause. Quant à la responsabilité du maintien de l'ordre et de la sécurité des manifestants, elle incombe aux pouvoirs publics. »

Ce vendredi matin, la CGT, qui avait coupé les ponts et pas mis les pieds au ministère depuis janvier (contrairement à Force Ouvrière qui n'a jamais rompu et qui a fait ses propositions pour sortir par le haut la semaine dernière), a donc revu la ministre du travail et déposé sur sa table ses « propositions revendicatives ». Soit la remise en cause totale de l’architecture qui fonde la réforme du code du travail voulue par l’exécutif. « La plupart des mesures sont portées soit par toutes les organisations présentes dans l’intersyndicale soit par quelques-unes, précise Catherine Perret. La remise en question de l’article 2 qui donne la primauté aux accords d’entreprises sur les branches et inverse la hiérarchie des normes est portée par tous, par exemple. Même par la CFE-CGC, le syndicat des cadres. Le gouvernement est isolé, seul avec une minorité syndicale, la CFDT. »

Retrait de l’article 2, de ceux consacrant les référendums d’entreprises, réformant la médecine du travail, de l’article 52 qui permettrait à Pôle Emploi de déduire directement des futures allocations-chômage les sommes versées à tort aux chômeurs, réécriture du chapitre sur les licenciements économiques, sur le mandatement syndical… Autant dire que le dialogue de sourds continue vu le cahier des charges de la CGT et la posture de fermeté dans laquelle le gouvernement s’est enferré. Si la ministre envoie des signes d’apaisement et d’ouverture, Manuel Valls les sabre aussitôt et clame son inflexibilité. « Chacun doit savoir que le gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat d'un compromis avec les syndicats réformistes, il y a plusieurs mois », a-t-il répété mercredi sur France Inter. François Hollande est tout aussi tranché. « On est prêt à la discussion dès lors que ce qui fonde l’article 2 n’est pas remis en cause », appuie un conseiller à l’Élysée qui voit des « provocations » et non des « propositions » de la part de la CGT.

Le rendez-vous de ce vendredi a confirmé qu'aucun compromis ne se dessinait, qu'il serait même aussi improbable que des noces entre la CGT et la CFDT. Si l'échange, durant une heure trente, a été « constructif », « les désaccords se sont confirmés », a déclaré le numéro un de la CGT. « Nous n’avons pas trouvé de consensus, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas s’écouter ou se parler », a renchéri la ministre du travail à la sortie de l'entretien. Tout en promettant « d'étudier » les propositions de la CGT au même titre que celles portées par les autres syndicats, elle a redit qu'il n'était pas question « de dénaturer la philosophie du texte ».

Il y a bien cet amendement Sirugue, du nom du député socialiste de Saône-et-Loire Christophe Sirugue, par ailleurs rapporteur de la loi. Invité sur La Chaîne parlementaire (LCP), mercredi 15 juin, ce dernier a jugé difficile de toucher à l’article 2, qui occupe une « place de symbole », mais il a pointé « d’autres articles qui parlent des branches professionnelles » et pourraient être un terrain d’entente une fois amendés, notamment, l’article 13. L’idée est celle qui avait été retoquée lors de l’examen de la loi par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale : à savoir que les branches donnent un avis consultatif, entre la présentation d’un projet de nouvel accord par une entreprise et sa ratification par les syndicats. Impensable pour la CGT : « C’est un compromis vérolé, inefficace et impossible à mettre en place techniquement », balaie Catherine Perret. « Un avis, cela ne veut rien dire, ce n’est pas contraignant, donc cela ne nous va pas», abonde Philippe Martinez.

Autre revendication de l’intersyndicale, également portée par François Hommeril, le nouveau président de la confédération des cadres, qui a rejoint le camp des opposants fermes et définitifs à la loi sur le travail : la suspension du processus parlementaire après l’été, ce qui signifierait « plus de loi » vu l’échéance présidentielle qui approche. La ministre du travail leur a fait savoir qu'il n'en était pas question : « Ce n'est pas acceptable »« Et puis quoi encore ! », rigole à moitié un hollandais fidèle qui table sur l’essoufflement du mouvement avant les congés d’été – « La vérité, c’est que le mouvement s’est éteint. Les trains roulent, les ordures sont ramassées, il y a de l’essence dans les voitures, la France n’est pas bloquée. » Il a en tête une issue, « la plus probable à moins que les lignes ne bougent et que la CGT à la ligne illisible propose une base discutable » : le 49-3. « Il est prêt mais ce serait mieux si on pouvait l'éviter », dit-il.

« Ce serait suicidaire pour eux », réagit-on à la CGT où l’on assure que le mouvement ne s’essouffle pas même si les principaux blocages ont été levés, à la SNCF, dans les ports et raffineries, les centres de collecte et de traitement d’ordures ménagères, etc. « Dans des entreprises, des salariés continuent de se mettre en grève. Notre image n’a pas été ternie. Nous constatons une augmentation significative de la syndicalisation à la CGT depuis le début du mouvement dans des secteurs où nous n’étions pas forcément implantés et des sections entières de la CFDT qui rejoignent la CGT », raconte Catherine Perret sans pouvoir citer de chiffres ni d’exemples précis hormis des secteurs comme le commerce, la métallurgie. L’intersyndicale, qui demande depuis un mois à être reçue par François Hollande sans succès, a décidé de deux nouveaux « temps forts », le 23 juin, pendant l’examen du texte au Sénat, et le 28 juin, jour du vote du Sénat. Grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations… Les syndicats promettent plusieurs actions. Le 28 juin, ils remettront aussi les résultats de la votation citoyenne réalisée auprès des salariés dans les entreprises aux préfectures et à la présidence de la République. « Ils verront que personne ne veut de cette loi », assure la CGT.

Par Rachida El Azzouzi.

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Emmanuel Macron (source: sudouest.fr)

Emmanuel Macron (source: sudouest.fr)

Monsieur Macron, en visite dans un bureau de la Poste de Montreuil ce lundi 6 juin, a essuyé des œufs, que l’on espère point pourris[1], et a dû se réfugier dans le dit bureau de poste d’où il a dénoncé les « agitateurs professionnels » responsables de cette atteinte à son auguste personne. Et certes, il faut l’avouer, un œuf avait atterri sur sa chevelure : petit désordre et immense indécence. Ou, plus précisément, un immense doubleindécence.

Indécence de comportement

La première, la plus évidente, tient aux réactions de l’individu. Oh, assurément, on comprend que cela ne soit pas agréable. Mais, somme toute, cela est moins grave que de perdre un œil dans une manifestation, ce qui est arrivé à deux lycéens lors de confrontations avec la police dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri. C’est aussi moins grave que les blessures infligées par les grenades dites « de désencerclement » utilisées par la police, et dont certaines ont été délibérément lancées à hauteur de tête ou de visage alors que le règlement stipule qu’elles doivent être uniquement lancées dans les jambes. C’est enfin moins grave que les blessures infligées à des journalistes couvrant ces manifestations, dont l’un est toujours dans le coma. Indécence donc d’un Ministre qui ose se plaindre, et il faut voir en quels termes, alors que les manifestations font parties des « risques du métier » pour tout membre du gouvernement. Oublie-t-il que le gouvernement auquel il appartient a usé de l’article 49.3 pour faire passer, en première lecture cette loi qui rassemble aujourd’hui contre elle une majorité de français, ce qui est d’une autre violence, bien supérieure, que l’œuf qui a atterri sur son crâne ? Oublie-t-il qu’en tant que membre de ce même gouvernement, il est solidaire de son Premier-ministre dans la décision d’user de l’article 49.3 ? Visiblement Monsieur Macron ne connaît pas le droit constitutionnel ni la commune décence en cette affaire.

Indécence d’attitude

Mais il y a une autre indécence. La visite du sieur Macron venait alors que la Poste se préparait à sortir un timbre commémorant les 80 ans du Front Populaire. Or, le sieur Macron représente dans sa politique comme dans ses idées, l’exact opposé de ce qu’a pu représenter le front populaire. Non qu’on lui conteste le droit d’avoir ses idées, même si elles sont nocives et mauvaises. Mais la commune décence, oui cette « common decency » dont parlait George Orwell – et que plusieurs philosophes ont exhumée – aurait dû lui faire comprendre que sa venue ne pouvait manquer de provoquer des protestations. Et parmi les formes de protestation qui sont communes en France, il y a le jet d’œuf, les pommes cuites et les tomates pourries. C’est la première qui a donc été utilisée. Le ci-devant ministre peut s’estimer heureux que les manifestants n’aient pas utilisé des pavés ou des boulons, autres formes de protestation à l’honneur dans la classe ouvrière. Alors, que le sieur Macron n’ait pas apprécié ce geste, on peut le comprendre. Mais qui ne puisse comprendre que sa venue, avec tout ce qu’il représente en matière de politique d’abandon des services publics, en matière de régression sociale, soient insupportables pour de très nombreuses personnes de notre pays, cela on avoue ne pas pouvoir le comprendre. Voici donc le membre d’un gouvernement qui a brutalisé une large partie des travailleurs de notre pays, dont les idées sont aux antipodes du progrès social, qui vient parader dans une banlieue ouvrière et qui s’étonne des réactions que cela provoque. Voici bien une autre indécence, une indécence bien aussi grave que la première.

Du respect et des gens respectables

Si les membres du gouvernement veulent donc être respectés, il faut qu’ils soient respectables. Sur ce point aussi Emmanuel Macron est coupable. Ses déclarations sur le « costume » en sont l’une des multiples preuves. Nous ne reprochons pas au sieur Macron de faire de la politique. Son mouvement « En Marche », lancé avec la complaisance des grands médias et alimenté par de l’argent collecté à l’étranger, nous indiffère. Nous ne reprochons pas au sieur Macron ses manœuvres avec le maire de Lyon, Monsieur Gérard Collomb [2], pour se trouver une circonscription accueillante. Nous ne lui reprochons pas ses ambitions présidentielles, au demeurant bien risibles dans l’état actuel des choses. Ce que nous lui reprochons c’est de ne pas comprendre que quand on a ces ambitions, quand on a ces projets politiques, on se doit d’être respectable chose qu’à l’évidence il ne comprend pas. Le respect n’est entré dans son crâne de « fort-en-thème », pour ne pas dire son crâne d’œuf, que sous la forme de ce qui lui est dû et non pas de ce qu’il doit aux autres. Comme il ne comprend pas toute l’indécence qu’il y a à venir parader pour ce qui représente dans les faits un enterrement symbolique de ce qu’a pu représenter le Front Populaire dans ce qui fut justement un des bastions de la gauche historique, et à se plaindre de manifestation quand d’autres de nos concitoyens souffrent dans leur chair des conséquences des violences policières.

Ce comportement est bas, il est petit ; de la taille d’un micron.

 

Par: Jacques SAPIR.

[1] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2016/06/06/25005-20160606ARTFIG00115-macron-accueilli-par-des-jets-d-oeufs-lors-d-un-deplacement-a-montreuil.php

[2] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/06/02/25002-20160602ARTFIG00319-gerard-collomb-cajole-ce-cher-emmanuel-macron.php

 

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