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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
MÉLENCHON au second tour de la PRÉSIDENTIELLE ? Faudrait-il pour cela que la « France insoumise » claque la porte de l'Union européenne... [par Jean Lévy]

Le choix de Jean-Luc Mélenchon:

Dans l'état de déshérence et d’exaspération dans laquelle se trouve notre peuple, il est urgent que celui-ci rencontre sur sa route un mouvement qui exprime clairement le bon choix à proposer aux Français : celui de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire. 

Et ces objectifs ne peuvent être atteints que si notre pays rompe les amarres avec l'Union européenne, structure mise en place par l'oligarchie financière, ses hommes de pouvoir et ses médias, pour finaliser son seul objectif : atteindre le niveau maximum de profits sur le dos des peuples. 

D'où la règle d'or de l'Ue : la libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises. Et ses conséquences : l'importation d'une main d'œuvre à bon marché, la liquidation de tous les droits sociaux, l'alignement sur Wall Street et ses hommes à la Maison Blanche et ceux du Pentagone. D'où le développement mortifère de l'industrie de guerre, première activité en Europe et en France, la plus juteuse pour ses commanditaires. 

Une candidature présidentielle, pour conquérir l'adhésion du peuple, doit dire à celui-ci toute la vérité. Celle qui dérange, celle qui rend furieux les médias du Capital.

Nul doute que sur cette analyse, une telle candidature n'aurait pas de concurrence ! 

Mais Jean-Luc Mélenchon veut-il être cet homme là ?

Par: Jean Lévy.

sur son blog:

© David Pauget : Les militants de la "caravane insoumise"

© David Pauget : Les militants de la "caravane insoumise"

La "caravane insoumise" débarque dans les quartiers lyonnais

 

Par: David Pauget.

La "caravane insoumise pour l’égalité et l’accès aux droits" s’installe dans la région lyonnaise jusqu’au 12 août afin d’aller à la rencontre des habitants des quartiers populaires. Elle est l’œuvre de la "France insoumise", mouvement citoyen initié par Jean-Luc Mélenchon, qui s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle en février dernier.

La "caravane insoumise pour l’égalité et l’accès aux droits" est un dispositif lancé par la "France insoumise", mouvement citoyen et politique qui accompagne la candidature de Jean-Luc Mélenchon en vue des présidentielles. Depuis le 12 juillet jusqu’au 28 août, ses militants sillonnent la France et vont à la rencontre des habitants des quartiers populaires pour parler de l’accès aux droits, inciter à s’inscrire sur les listes électorales et également défendre la candidature de M. Mélenchon. La caravane est dans la région lyonnaise jusqu’au 12 août.

 

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
"ILS ONT TUÉ LA GAUCHE" : l'ancien conseiller de Myriam El Khomri DIT TOUT ! [Parution du livre le 24 août 2016]

Ils ont tué la gauche: Ils ont renoncé à faire ce pour quoi ils ont été élus : mener une politique de gauche. Peut-être parce qu’ils sont devenus de droite. Version naïve. Peut-être l’ont-ils toujours été. Version éclairée. Nos gouvernants ont cessé de faire de la politique. Ils gèrent le bien public, l’État, comme on dirige une entreprise. Il ne s’agit plus de rêver ou d’améliorer la vie des Français. L’heure est au pragmatisme, au « laisser faire, laisser passer », au libéralisme.
Fort de son expérience de conseiller stratégie de la ministre du Travail de septembre 2015 à février 2016, Pierre Jacquemain raconte comment la technocratie a pris le pouvoir sur le et la politique. En dévoilant les coulisses de la loi El Khomri, il nous montre une ministre dépossédée de ses prérogatives, récitant les éléments de langage de Matignon, reléguée au rôle de figurante et condamnée – parce qu’elle le veut bien – à porter une loi qu’elle n’a ni pensée, ni rédigée. Pas même négociée. Une loi faite par et pour des technocrates hors-sol dans une France paupérisée. 
Ils ont tué la politique. Ils ont tué la pensée. Ils ont tué la gauche.

Pierre Jacquemain est rédacteur en chef de la revue Regards. Diplômé d’un master de science politique, il a été le conseiller d’élu-e-s parisien-ne-s sous la mandature de Bertrand Delanoë avant de rejoindre la présidence de Radio France.

SOURCE:

Le livre qui peut gêner Myriam El Khomri

Elle n'est pas encore revenue de vacances et pourtant la rentrée de Myriam El Khomri s'annonce déjà compliquée. Car les amis d'aujourd'hui ne sont pas forcément ceux de demain. Le 24 août prochain, sortira "Ils ont tué la gauche" aux éditions Fayard.

Un ouvrage écrit par Pierre Jacquemain, qui a été de septembre 2015 à février 2016 son conseiller stratégie. Un homme de l'ombre désormais prêt à dire tout haut ce qu'il pensait tout bas. Ecoeuré par le débat sur la loi Travail, il ne devrait pas épargner la ministre pour qui il a travaillé, à en croire le descriptif de la publication : "Il nous montre une ministre dépossédée de ses prérogatives, récitant les éléments de langage de Matignon, reléguée au rôle de figurante et condamnée - parce qu'elle le veut bien - à porter une loi qu'elle n'a ni pensée, ni rédigée", peut-on lire. "C'est cette expérience désenchantée au cœur de la machine gouvernementale qui m'a donné l'envie d'écrire ce livre" , a expliqué Pierre Jacquemain dans les colonnes du JDD.

Car, Myriam El Khomri n'est pas la seule cible de l'auteur qui semble vouloir dénoncer le gouvernement tout entier et la politique menée par François Hollande et Manuel Valls: "Ils ont renoncé à faire ce pour quoi ils ont été élus : mener une politique de gauche. Peut-être parce qu'ils sont devenus de droite. Version naïve. Peut-être l'ont-ils toujours été. Version éclairée" , est-il écrit dans la présentation du livre. L'annonce d'un ouvrage qui sonne comme une potentielle bombe à retardement..

Par: El Diablo le Rouge.

SOURCE:

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Jean-Luc Mélenchon (source: lejdd.fr)

Jean-Luc Mélenchon (source: lejdd.fr)

Pas Mélenchon, ah non ? Et qui alors ? Attendons que les médias vous le disent !

Mélenchon se la jouerait homme providentiel et sa candidature serait par la même à bannir. Vous êtes nombreux a estimer qu'il faudrait un homme ou une femme qui ne soit pas « providentiel ». Avez-vous tout compris de ce qu'est l'élection du Président de la République sous la Vème République ?

Pas Mélenchon : ah non ? Et qui alors ? Attendons que les médias vous le disent !

Accepterez-vous de réfléchir sur un point : sous cette république, comme sous toute dailleurs, pour en sortir, il faut prendre le pouvoir suivant les règles imposées, ou alors c'est le coup d’État. Même De Gaulle pour basculer la IVème, a tout de même mis un peu les formes, bien que ce fût, au final, une forme de coup d’État.

Hé oui, la médiatico-monarchie de la Vème République suppose que les candidatures ne soient pas seulement "légales", il faut qu'elles soient en plus légitimes, comme sous tout régime monarchique, celui qui prend le pouvoir doit avoir une forme de légitimité :

Et qui d'après vous construit la légitimité d'une candidature sous la 5ème ? Les partis institués avec le concours des médias. En prenant le parti, on devient chef de "famille ducale", donc Prince et donc légitime pour être fait roi.

Si dans une « famille » plusieurs « frères ennemis » prétendent devenir Prince, par la grâce des primaires, les médias sont alors sollicités par la famille et viennent à son secours, pour désigner celui qui sera légitime… parce que désigné par leurs sondages à eux. Voilà qui évite de se poser trop de questions de programme politique, les médias aimant mieux discourir sur la "personnalité" des candidats et leur capacité à faire vendre du papier ou de l'espace publicitaire, voire à faire le "buzz".

Je veux bien que la candidature de Melenchon gène certains aux entournures, et pour tout dire, si notre foutue Vème République autorisait l'émergence de mouvements nouveaux et donc de personnalités nouvelles, à l'instar de ce que les constitutions espagnoles et grecques rendent possible et ont permis, je serais assez partisan d'une candidature d'une femme, ou d'un homme, représentant ce nouveau mouvement.

Mais comment ne voyez-vous pas que c'est justement ce que la Vème interdit, avec de nos jours la complicité accrue des médias, et ce n'est pas un hasard, elle a été fabriqué pour ça, pour des hommes (ou femmes) providentiels, ou présentés comme tel par les médias, et pour interdire à toute force nouvelle d'émerger.

"Entre nous et les communistes, il n'y a rien" avait déclaré Malraux, se félicitant par avance que les institutions de la 5ème ne permettraient jamais l'arrivée au pouvoir des communistes : ainsi la droite gaulliste tiendrait le manche du pouvoir ad vitam æternam.

Vous aura t-il échappé que c'est l'effondrement du PCF et l'émergence d'un PS le dominant à gauche qui a changé la donne avec l'aide de la bataille interne à droite (Chirac contrant Giscard en 81) : le tout a permis une alternance, laquelle s'avéra d'ailleurs très vite ne pas être une réelle alternative aux politique libérales, loin s'en faut !

Ne voyez-vous pas que c'est le calcul de Hollande et de l'état major solférinien du PS ? Tout tient entre eux et le Front National. Un FN dominant à droite, le rêve pour des socialistes n'ayant que la volonté de tenir le pouvoir, quitte en faire la politique de la droite.

Ne voyez-vous pas comment une force politique , car il faut bien l'appeler ainsi, telle que le FN, même en prospérant sur l’incurie de la Vème et en flattant le fond de xénophobie, de racisme et de reste de colonialisme mal digéré par une part dramatiquement toujours importante de nos concitoyens, atteignant tout de même 1/3 des électeurs, que cette force n'est quasi pas représentée dans les organes de pouvoir de ce pays ? Le PCF lui était arrivé à presque 30% , mais avec une bien plus forte présence grâce aux régime parlementaire de la 4ème et son mode électoral.

La Vème a été conçue pour éviter notamment la « menace communiste » en instituant un régime bipolaire dans lequel une des polarités est considérée impossible.

Expliquez moi comment le courant que représente la France insoumise, et qui existe dans l'opinion tout autant qu'en Espagne ou en Grèce, ne peut émerger en France ? La réponse est dans les institutions de la Vème.

Pour sortir de ce système, il convient nécessairement, même si on peut le regretter, de se battre avec les armes que le système impose ? Un peu comme au judo, il faut, de plus, utiliser la force adverse pour le faire tomber. Il faut utiliser la force des médias opposants pour bousculer le système. Nous n'avons pas le choix des armes :  Ou alors choisir l'autre modalité, le coup d'état. Qui en veut ici ?

Seule une personnalité promue providentielle par les médias peut prendre la Vème pour la basculer.

Vous pouvez retourner les choses de tout les cotés, vous en reviendrez, hélas, toujours à ce désolant constat. Mais il faut faire avec cette réalité.

Si vous avez mieux que Mélenchon à nous proposer, personnellement je suis preneur, car je suis bien conscient que les médias vont le dézinguer un max, avec le concours "d'amis", comme certains ici,... les médias en auront la tâche facilitée

« Je voudrais être le dernier président de la 5e République et rentrer chez moi sitôt qu’une Assemblée constituante, élue pour changer de fond en comble la Constitution, ait aboli la monarchie présidentielle et restauré le pouvoir de l’initiative populaire. La VIème République commencera et ce sera une refondation de la France elle-même. »

L'homme providentiel qui annonce se retirer dès qu'il a changé les institutions, pour notamment nous débarrasser de la nécessité de passer par un homme providentiel, je prends : il n'y en a pas tant que ça !

Mais dites moi, à supposer qu'un autre que Melenchon montre son nez avec autant de talent pour affronter la meute médiatique et arriver à la tenir en respect, croyez-vous que les dits médias lui feraient un cadeau ? Ho si bien sûr, le temps de s'appuyer sur lui pour dézinguer Mélenchon, et ce travail fait… ce serait à son tour de se faire dézinguer.

Et les primaires ? alors rien de mieux que les médias pour jouer ce jeu de massacre et de promotion d'hommes providentiels. Par sondages, on vous dit quel est le candidat à présenter, en dehors de toute question de programme, et puis, ceci fait, on les démolit au besoin, ou au contraire, on les rend « providentiels».

M. Hollande fut présenté comme providentiel, quand DSK ne pouvait plus tenir ce rôle, pour en tenir un autre tout aussi juteux pour la presse d'ailleurs: Hollande vendu " homme providentiellement normal" afin de nous débarrasser de l'agité Sarko.

Et souvenez-vous de 2007 : Royal été la chouchou providentielle des médias pour les primaires socialistes, la candidate providentielle qui pouvait terrasser Sarko, et du coup les socialistes, qui se croyaient en train de jouer au tiercé, se sont basés sur les pronostics médiatiques pour en faire leur candidate. C'était au dire des médias  et d'après leurs sondages, la seule des candidats au primaires capable de battre Sarko, alors pourquoi auraient-ils voté pour un autre de nos rusé socialistes ?

Les primaires ne servent qu'à faire devenir réalité les sondages bricolés par les médias.

Ceci fait, dès qu'elle fut désignée candidate, les sondages ont subitement "constaté" qu'elle serait battue par Sarko. Ah bon!

Mélenchon vous gène ? alors des noms SVP !
J'attends des noms et  je suis sûr que je ne suis pas le seul à vous attendre à ce tournant là.

Par: MGarand

Citoyen ordinaire

 

SOURCE:

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

L’ex-président de la République s’est quasiment déclaré candidat dans Valeurs actuelles. En pleine fuite en avant virile et binaire, il vend « la guerre partout », tance le voile, les cantines scolaires et le droit du sol.

Le visage de Nicolas Sarkozy occupe totalement l’espace de la une de Valeurs actuelles du 11 août, avec ce titre : « Confidences avant la bataille ». Sans surprise, les propos tenus dans l’entretien accordé sont avant tout ceux d’un futur candidat à la candidature pour « Les Républicains », capable du pire pour exister en vue de la présidentielle de 2017, jusqu’à naviguer dans des eaux troubles où la droite ferait bien de ne jamais retourner car elle s’y est toujours perdue.

L’ancien hôte de l’Élysée y déclare : « Je sens la République suffoquer », mais ne propose par la suite rien d’autre que toujours plus de kérosène sur le feu. « En vingt mois, il y a eu 237 Français assassinés. Ils le sont parce que les barbares qui nous attaquent croient que nous sommes faibles. Voilà la vérité. Et donc ils se déchaînent. Cette situation est insupportable », lance-t-il, lors d’un long passage consacré au terrorisme. Considérant que « la France vulnérable, ce n’est pas la France », il s’enfonce dans une posture virile et guerrière : « La guerre nous a été déclarée. La guerre. La France doit être impitoyable, elle doit faire changer la peur de côté. »

Puis vient le dérapage, tellement à la mode chez les candidats, en France comme outre-Atlantique :

« La guerre devra être menée par la République, partout, tout le temps, avec une détermination totale », assène-t-il. Partout ? Tout le temps ? Quel beau programme. Nicolas Sarkozy affirme qu’il y a « une guerre extérieure et une guerre intérieure ». « Pour gagner la guerre extérieure, il faudra se réconcilier avec les Russes, et convaincre nos partenaires arabes d’envoyer des troupes au sol, car une guerre ne se gagne pas seulement à 10 000 mètres d’altitude. Sur le front intérieur, enfin, il faut une reprise en main. Il doit y avoir une réponse politique qui dépasse l’indispensable riposte pénale et les mesures de sécurité à mettre en place. »

Une réponse politique ? Du fond ? Des propositions concrètes qui élèvent le débat ? Suspense. Selon le candidat, la réponse politique « doit obéir à une stratégie simple : la République ne reculera plus sur rien ». Nicolas Sarkozy souhaite-t-il rassembler dans la liberté, l’égalité, la fraternité, panser les plaies, développer la justice sociale, le vivre-ensemble et prévenir, travailler en amont pour s’attaquer à toutes les origines du terrorisme ? En aucune façon. Quand il parle de ne plus reculer, voici son développement : « Cela implique d’interdire les expressions communautaires dans les entreprises, le voile à l’université comme dans l’entreprise et les menus de substitution dans les cantines scolaires. » Le voile et les cantines scolaires… La réponse politique face au terrorisme, pour Nicolas Sarkozy, c’est donc de cibler grossièrement l’islam, d’amalgamer les musulmans au terrorisme et de développer des solutions bêtes et méchantes. En bref, la stratégie du grand fourre-tout, puis du grand détournement en agitant les craintes sans proposer aucune solution concrète.

Le problème avec Sarkozy, c’est toujours l’autre...

Autre exemple dans le genre ridicule et dangereux ? Nicolas Sarkozy souhaite une « modification assez substantielle » du droit du sol. « Je veux qu’on le garde, mais pas de manière automatique. Il faudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu’un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance. » Comme si l’obtention de la nationalité était un des problèmes numéro un en France, comme si ceux qui ne l’ont pas par le sang pouvaient en être indignes…Le problème avec Nicolas Sarkozy, c’est toujours l’autre. La réponse, c’est toujours la stigmatisation et la pseudo-force. Tout est si simple et si binaire dans ce monde imaginaire que ça en devient terriblement idiot, injuste et nocif. Mais, une chose est sûre, la campagne va puer sévère. Elle pue déjà.

 
Par: Aurélien Soucheyre et l'Humanité.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

L’attentat de Nice sur la Promenade des Anglais le 14 juillet est le carnage de trop, il sonne le tocsin. Non, rien ne peut plus être comme avant. Nous ne pouvons plus continuer à vivre comme si de rien n’était. Nous avons tous pris conscience que le pire est peut-être devant nous. C’est le sentiment qui prédomine au lendemain de cette tragédie.

Ces massacres, au nom de la haine de la France, doivent de toute urgence, déboucher sur une mobilisation de la Nation tout entière. Un diagnostic vital reste à réaliser. Il s’impose avec force aux autorités du pays.

Nous avons l’intime conviction que notre société renferme des germes de guerre civile. Le terreau est favorable au terrorisme qui lui-même est lié aux trafics de drogue, aux mafias et à la misère endémique. Oui, je le dis et le redis haut et fort, la France est gangrenée par l’islamisme.  Un débat démocratique s’impose plus que jamais avec une exigence de dignité républicaine pour toute la classe politique. Le moment est venu d’ébranler nos certitudes ainsi que nos dérisoires et ridicules querelles politiciennes.
La réponse doit contenir les moyens sans précédent que nous devons consacrer pour réduire les risques d’attentats sur notre territoire, dans les années à venir. Car, nous le savons, l’ennemi est immergé au sein de la population de nos villes. C’est bien là le dilemme national auquel nous devons faire face. Il nous impose de le placer en tête de toutes nos priorités.

Peur et exaspération face à l’impuissance et l’hypocrisie peuvent conduire à des violences et à l’éclatement de la communauté nationale.

De l’audace, du courage politique et de la fermeté, c’est ce qu’attendent les français. L’impératif du retour à l’autorité régalienne de l’État est à l’ordre du jour : ne rien laisser passer, tolérance zéro, ça va des incivilités aux actes criminels, au non-respect de la loi dans tous les lieux et pour tous les domaines.

Nous croyons que la République nous appelle parce que nous avons mal à la France. C’est le moteur essentiel pour ressouder tout le pays. L’identité de la France est notre combat républicain d’aujourd’hui. C’est notre combat vital.

Les Citoyens 18.

#Tribune libre

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

source: 20minutes.fr

source: 20minutes.fr

Au lendemain de l'attentat de Nice, le pouvoir PS a tenté d'abord d'expliquer, par la soudaineté de l'acte,  l'impossibilité de le prévoir et de l'anticiper.

Première version : l'auteur est un petit délinquant franco-tunisien violent,  peu impliqué dans la religion, donc indétectable par les services de sécurité.

Ce qui explique qu'il ne soit pas "fiché" S.

Deuxième version : l'acte a été préparé : le camion loué, des repérages opérés. Donc, ce n'est plus "un coup de folie" accompli par un esprit dérangé. 

Troisième version : l'auteur du carnage s'est converti à l'islam radical en un temps extrêmement court, ce qui explique son non repérage par les "services". 

Quatrième version : le camionneur préparait son coup depuis des semaines...Ce qui prouve la maturation de l'attentat, revendiqué par EI, plus de deux jours après celui-ci. Et la découverte d'éventuels complices mis en examen...

Ces récits successifs visent, à chaque moment de l'enquête, à prouver à l'opinion publique qu'il n'y a pas eu carence de l'Etat face à un acte isolé d'un individu isolé et ensuite, qu'il s'agit bien d'un attentat terroriste justifiant la prolongation de l'état de siège de six mois.

S'ajoute à ces versions successives sur la personnalité du tueur,  la polémique déclenchée entre le gouvernement et "Les Républicains" sur les mesures policières préventives mises en oeuvre par les autorités de l'Etat  et celles, locales, de la municipalité. Ces dernières  visent le préfet et le ministre de l'Intérieur, qui n'auraient prévu de dispositif policier conséquent et donc suffisant,  pour empêcher l'attentat au niveau de l'accès à la Promenade des Anglais.Et Bernard Cazeneuve de répliquer à cet assertion, qu'une dizaine d'agents de la police nationale formait bien le barrage prévu conjointement.

Sans intervenir dans cette querelle de chiffres opposant Christian Estrosi, le président de la région PACA et adjoint au maire de Nice aux allégations ministérielles, signalons les huées des supporters de ce dernier à l'encontre du ministre PS de l'Intérieur,  alors que le parti de celui-ci avait appelé les électeurs socialistes à élire le président "Les Républicains" à la tête de la région...

Notons simplement qu'en matière de "sécurité", Bernard Cazeneuve est moins chiche d'effectifs quand il s'agit "d'encadrer" les manifestations syndicales, d'en interdire l'accès à nombre de ses participants par des cohortes de CRS et de gendarmes sur pied de guerre...

Mais peut être le gouvernement considère que l'action revendicative relève d'un terrorisme plus dangereux que l'Etat Islamique ...

Par: Jean Lévy.

 

 

#Tribune libre

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Le SERVICE PUBLIC du transport aérien bradé par le gouvernement "socialiste"

Le gouvernement socialiste de Hollande brade le service public du transport aérien au profit des grands groupes capitalistes.  C'est l'ensemble des grands aéroports de province qu'il veut privatiser (cf. Communistes Hebdo n° 460 et 463).

Après avoir récemment cédé l'aéroport de Toulouse-Blagnac  à un groupe chinois associé à un fonds d’investissement hongkongais, c'est maintenant les aéroports de Nice et de Lyon qui vont passer aux mains du privé. Après suivront Bordeaux-Mérignac, Montpellier, Marseille, Bâle-Mulhouse, Strasbourg-Entzheim, qui s'ajouteront à la liste des aéroports déjà gérés par des concessionnaires privés (Grenoble, Chambéry, Clermont- Ferrand, Quimper, etc.).

Ce ne sont pas seulement les capitalistes chinois qui sont intéressés par ces concessions juteuses des aéroports, ils ont un grand rival : Vinci Airports  qui emploie 190 000 salariés, qui gère 34 aéroports dans le monde, dont 12 en France (il convoite Nice et Lyon), 10 au Portugal, 3 au Cambodge, 1 au Chili, 2 au Japon et 6 en République dominicaine...

Chaque privatisation se traduit par la dégradation des conditions de travail, par des baisses de salaires, des suppressions d'emplois, par un recours massif à la sous-traitance, par la généralisation de la politique low-cost dans la gestion du secteur aéroportuaire.

Pour les entreprises capitalistes concessionnaires c'est l'explosion des bénéfices qui sont grossis par les activités commerciales. Les revenus des boutiques représentent 40 % en moyenne du chiffre d’affaires, auxquels il faut aussi ajouter 10 % générés par les parkings. Soit autant que les redevances aéroportuaires...

Cette politique de pillage systématique du service public offert à bas prix à des sociétés privées concerne tous les transports qu'ils soient aériens, maritimes, ferrés, routiers. La liquidation de la SNCM montre de manière éclatante le  comportement  des entreprises capitalistes avec la complicité du gouvernement à leur service pour surexploiter les travailleurs et  augmenter leurs profits.

Depuis la vente de la SNCM (cf. Communistes Hebdo n°361, 405, 432), l'entreprise low-cost Corsica Ferries "a établi un maillage inter-îles qui rayonne sur toute la méditerranée occidentale" et détient 77% des parts de marché du trafic vers la Corse... tandis que la part de marché de Corsica Linea, ex-SNCM, s'est effondrée de trois fois sa valeur et ne représente plus aujourd'hui que 12% !!! Ce qui n'effraie pas Corsica Linea née d'une magouille entre Patrick Rocca, repreneur désigné par le tribunal  de Marseille, et le consortium Corsica Maritima  qui n'avait pas été retenu. Quelques semaines à peine après avoir été désigné repreneur  Patrick Rocca cède ses parts à Corsica Maritima et Corsica Linea est créée... Son objectif : avoir une compagnie navigant sous pavillon international qui permet le recours à des contrats de travail au plus bas niveau et à des emploi de travailleurs extra communautaires. C'est tout simplement ce que la loi travail veut généraliser.

Le service public nous appartient, il a été financé par les travailleurs depuis plusieurs générations. Ce n'est que par la lutte qu'on reprendra les richesses que les capitalistes  nous volent.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

L'effroyable s'est à nouveau produit, cette fois-ci à Nice, avec son cortège d'horreurs.

L'émotion est immense et nos médias bien-pensants se sont à nouveau empressés de "l'exploiter".

Car, quitte à choquer, si l'émotion est légitime, en rester à cet état n'aidera pas à regarder les choses en face.

Nos médias nous ont ainsi très vite rappelé le Bataclan, Bruxelles, Magnanville, Orlando ... Oubliés les attentats en Tunisie, en Turquie mais aussi en Irak, en Syrie, en Lybie où chaque jour voit son cortège de meurtres beaucoup moins médiatisés en France il est vrai (parce que plus éloignés? Moins occidentaux?).

Regarder les choses en face c'est comprendre qu'aucun état d'urgence, aucun renforcement des peines, aucune vidéosurveillance et encore moins aucune interdiction de manifester n'empêchera un tueur décidé à se suicider en réalisant le plus de dégats possibles de frapper au hasard, hier avec avec un camion, demain avec un couteau ou une autre arme.

Regarder les choses en face c'est aussi tenter de comprendre et discerner les responsabilités.

N'est-il pas ainsi flagrant que ce soient les mêmes qui nous parlent aujourd'hui de "France en guerre", de constitution d'une milice d'état pudiquement camouflée par la "réserve opérationnelle" et qui dans les années 80 soutenaient les "combattants de la Liberté" qu'étaient les Talibans (parce qu'ils avaient l'énorme avantage, via la CIA, de s'attaquer à l'URSS), qui ont à nouveau soutenu en Syrie ces "nouveaux combattants de la Liberté" directement liés à Daesh, qui ont livré aux mêmes à coups de canon la Lybie, fermé les yeux sur les complicités de la Turquie et de l'Arabie Saoudite et qui continuent à se taire face au véritable génocide du peuple kurde (pourtant en première ligne en Syrie face à Daesh) dans lequel le régime d'Erdogan s'engage?

Pour eux l'émotion sert à cela: empêcher si possible de réflechir et surtout ne pas modifier un ordre mondial à conserver.

Regarder les choses en face, c'est tenter de discerner les responsabilités et donc, loin de "l'union sacrée" dans lequel notre gouvernement tente de nous enfermer, exiger que ce dernier modifie radicalement son action internationale.

Et c'est aussi réagir au plus proche.

Car là comme ailleurs les cris de guerre, les boucs-émissaires non seulement ne serviront à rien mais ne pourront qu'empirer la situation.

Dans notre pays où maintenant droite et extrême-droite puis parti socialiste tentent - chacun à leur tour - de nous convaincre qu'il faut être "un gagneur" dans une société capitaliste qu'il ne faut même plus rêver de remettre en cause, je crois au contraire que "prêter attention à l'autre", "prendre du plaisir à donner", la solidarité y compris dans la lutte (et je pense à la loi travail) sont des valeurs à faire vivre.

Elles n'empêcheront sans-doute pas tous les tueurs d'agir mais elles auront l'énorme avantage de les isoler et de leur retirer ce "terreau fertlle" que les va-t-en-guerre leur offrent.

 

Par: Marc Jammet

Conseiller municipal PCF de Mantes-la-Jolie (Yvelines)

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Alain Juppé, candidat Les Républicains à la primaire à droite, le 29 juin 2016 à Lyon

L'ancien Premier ministre Alain Juppé, candidat à la primaire de droite pour la présidentielle, a estimé vendredi sur RTL que "si tous les moyens avaient été pris", l'attentat de Nice, dans lequel au moins 84 personnes ont péri jeudi soir, "n'aurait pas eu lieu".

A la question de savoir si tous les moyens avaient été pris jeudi soir à Nice, M. Juppé a répondu: "Je ne suis pas enquêteur. Si tous les moyens avaient été pris, le drame n'aurait pas eu lieu. Bien sûr qu'il faut faire plus, qu'il faut faire mieux. D'abord en ce qui concerne nos services de renseignement".

"Nous savons bien qu'il y a encore des failles et des lacunes, la commission d'enquête parlementaire après les attentats de novembre l'a montré, il faut absolument que les pouvoirs publics interviennent dans ce domaine-là pour mieux coordonner nos services de renseignement, pour développer le renseignement territorial et mieux articuler avec le renseignement national", a poursuivi le maire (Les Républicains) de Bordeaux.

 

Attentat de Nice © Paz PIZARRO, Simon MALFATTO AFP

 

"Il faut d'abord faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, comment cela a été possible. Je ne cherche à accuser personne à ce stade naturellement, l'enquête n'est pas ouverte, mais il faut connaître toute la vérité dans tous ses détails. C'est aussi une exigence pour calmer ce que je ressens comme la colère des Françaises et des Français", a également déclaré Alain Juppé.

Un homme au volant d'un camion a commis un carnage à Nice jeudi soir, jour de fête nationale, quelques instants après la fin du feu d'artifice du 14 juillet, tuant au moins 84 personnes en leur fonçant dessus sur la Promenade des Anglais.

 
 

Paris (AFP) -  © 2016 AFP

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Publié le par "Citoyen 18"
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Contrôles aux abords de la manifestation contre la loi travail, le 28 juin, à Paris.
Contrôles aux abords de la manifestation contre la loi travail, le 28 juin, à Paris.
Photo : AFP

La droite a mené hier l’offensive sécuritaire à l’Assemblée nationale, réclamant la prolongation pour « au moins » six mois de l’état d’urgence. Le gouvernement cède : droits de rassemblement et de manifester, libertés individuelles... au-delà de la lutte contre le terrorisme, c’est l’État de droit qui est menacé.

Après une campagne présidentielle 2007 placée sous le signe de l’identité, un scrutin 2012 dominé par l’insécurité, 2017 sera-t-elle placée sous celui de la lutte contre le terrorisme ? Le gouvernement, pressé par une même urgence que la droite et l’extrême droite, semble diriger le débat politique vers cette impasse. La prolongation de l’état d’urgence, au-delà des trois mois présentés initialement par le gouvernement, devait atteindre six mois – une condition préalable posée par la droite – pour englober les 13 novembre et 7 janvier.

« Ça va être difficile de sortir de l’état d’urgence avant la présidentielle », déplorait hier le député Sébastien Pietrasanta, coauteur du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre. Le gouvernement aborderait cette séquence politique inhabituelle pour partie sous la contrainte, entraînant avec lui un PS en panne d’initiative. Bordé par une droite qui joue la revanche sécuritaire, formulant des propositions qui frisent souvent l’inconstitutionnalité, et une extrême droite trop heureuse de développer ses thèmes de prédilection, l’exécutif se livre à un calcul électoraliste qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Car le périmètre des discussions qui se sont ouvertes hier soir à l’Assemblée nationale porte désormais sur un ensemble de mesures qui, sous couvert de lutter contre le terrorisme, pourrait faire basculer notre État de droit en un régime d’exception.

1. Un Guantanamo à la française ?

Un centre d’internement pour des milliers de suspects d’islamisme pas encore condamnés ? En novembre 2015, au lendemain des attentats, le gouvernement français avait sollicité le Conseil d’État sur la possibilité d’interner, de manière préventive, à la manière de la prison militaire américaine controversée, les personnes fichées « S » : 11 400 personnes soupçonnées de porter « atteinte à la sûreté de l’État » qui peuvent n’être que de simples relations de personnes suspectées. Cela n’empêche pas des ténors de la droite comme Le Maire ou Sarkozy de réclamer l’expulsion des fichés S étrangers ou binationaux, et considérés – sur quelle base ? – comme dangereux. Pour contourner la difficulté, Laurent Wauquiez ou Éric Ciotti (LR) proposent des « centres d’internement antiterroristes dédiés », calqués sur les centres de rétention pour migrants. L’état d’urgence permet déjà des assignations à résidence et des perquisitions. Jean-François Copé veut aller plus loin, avec « une NSA à la française ». Il veut également mettre en place « une rétention antiterroriste “préalable” de 150 jours », sur le fondement d’informations fournies par les services de renseignements, mais y ajoute tout de même « un contrôle du juge judiciaire ».

Faut-il renforcer le renseignement pénitentiaire ? La loi du 3 juin 2016 autorise la mise en œuvre de techniques de recueil de renseignements concernant les radicalisations en prison, et développe les prérogatives du Bureau du renseignement, qui existe depuis 1980. Pourtant, le Bureau du renseignement pénitentiaire est confronté au même phénomène que la DGSI : la radicalisation se fait de plus en plus discrète, les individus ne portent plus de « signes extérieurs » de radicalisation, écrivait le député PS Jean-Jacques Urvoas, en 2014.

Le même qui, aujourd’hui ministre, est devenu le supporter numéro un de la loi du 3 juin. Autre proposition portée à droite, le placement à l’isolement des terroristes condamnés. Expérimenté depuis janvier 2015, il s’accompagne d’un suivi particulier des détenus. Selon l’AFP, Nicolas Sarkozy a en outre demandé pendant la réunion du bureau politique de LR, hier, de réfléchir à un « délit de non-dénonciation de radicalisation ». « À chaque attentat, on grignote davantage sur ce qui nous constitue, ce qui est ciblé par ceux qui nous en veulent. On fait leur jeu finalement », jugeait de son côté fin 2015 Anne Giudicelli, spécialiste du monde arabo-musulman.

2. Le retour de la double peine ?

Bizarrement, le point ne figure pas parmi les 10 propositions formulées lundi par « Les Républicains » comme autant de conditions pour voter la prolongation de l’état d’urgence. Le Front national la réclame pour les simples délits ; à droite, à l’instar de Bruno Le Maire, on souhaite la rétablir telle qu’elle était avant la réforme Sarkozy de 2003. La possibilité d’expulser à la fin de leur peine des étrangers condamnés définitivement continue de s’appliquer aux individus susceptibles d’incarner « une menace grave pour l’ordre public ». François Fillon a, lui, proposé que l’expulsion intervienne avant l’incarcération, ouvrant un imbroglio juridique pas près de se régler avec les pays concernés.

3. Vers une militarisation de la société ?

Le débat autour du renforcement des forces de sécurité est depuis quelques jours réactivé par une droite oublieuse – Nicolas Sarkozy avait supprimé entre 12 000 et 13 000 postes de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012. Quant à l’idée d’une « garde nationale », elle était déjà sur la table, posée par le Parti socialiste dernièrement, mais portée de longue date par l’extrême droite – d’ailleurs le maire de Béziers, Robert Ménard, en dispute la paternité au gouvernement. Réserve opérationnelle, retour du service obligatoire ou garde nationale, il existe là aussi un consensus pour militariser la société en habituant les Français à la présence quotidienne de forces armées supplétives à la police, la gendarmerie et l’armée. La partie visible d’une France sous surveillance permanente.

4. La « déradicalisation », un enjeu social

La droite, dans son rôle surjoué de force d’alternance, veut aller plus loin et plus fort que la majorité actuelle, mais le chemin est bien tracé. Devant la multiplication des signalements pour « radicalisation » (8 250 en 2015, estimait le Figaro en février dernier), le gouvernement avait concrétisé un certain nombre de mesures promises sous le coup de l’émotion. Après la mise en place d’un numéro vert « Stop djihadisme » en 2014, un grand programme de « déradicalisation » est en cours depuis le début de l’année dans les prisons d’Osny (Val-d’Oise) et Lille-Annœullin (Nord), sans oublier la création de centres, dont le premier à l’automne à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), en attendant des centres de réinsertion pour les personnes « radicalisées » ou susceptibles de l’être d’ici à la fin de 2017. Une première phase basée sur le volontariat, que la droite aimerait obligatoire, avant de passer à une étape plus contraignante. Sur ce point, il y a consensus avec une partie de la gauche, Sébastien Pietrasanta souhaitant que le placement dans ces centres puisse être « calqué sur le modèle des hospitalisations sous contrainte », certes sous le « contrôle du juge », mais qui induit de possibles dérives.

Se pose la délicate question du signalement : comment reconnaître un individu « radicalisé », se demandait dans le Monde, en janvier, le politologue et spécialiste du djihadisme Asiem El Difraoui, coauteur d’une étude comparative sur les modèles allemand, britannique et danois pour le Comité interministériel de la prévention de la délinquance, quand « beaucoup ne font pas la différence entre une conversion à l’islam légitime et une radicalisation violente » ? D’autres pays font « d’énormes efforts d’explication, en partenariat avec des chercheurs et la société civile. Ils prennent en compte le contexte social, sans se focaliser sur les communautés musulmanes ». Une évidence que le contexte politique français ignore. Sans compter que, dans une France où le lien entre la population et la puissance publique est parfois rompu, « qui va appeler la préfecture ? », interlocuteur obligatoire pour rapporter une radicalisation, interroge El Difraoui.

Enfin, le regroupement de personnes « radicalisées » dans ces centres pose les mêmes problèmes qu’en prison, selon le chercheur, pour qui « ces méthodes doivent être discutées ouvertement » avant ouverture de ces structures « si l’on veut éviter de fabriquer des “académies du djihad” » sur le sol français. Devant la commission d’enquête du Sénat sur les réseaux djihadistes, l’ex-détenu français (de 2002 à 2004) Mourad Benchellali avouera que « c’est à Guantanamo (qu’il a appris) l’existence d’une organisation appelée al-Qaida ». Quant à regrouper les détenus radicaux dans les prisons, « si vous faites cela, vous décidez qu’ils resteront salafistes. C’est l’inverse de la déradicalisation », soulève l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic.

Par: Grégory Marin et Lionel Venturini et l'HUMANITE.

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