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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
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Entreprise ECOPLA (Saint-Vincent de Mercuze - Isère) : « MACRON NOUS A TUER ! »

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Publié le par "Citoyen 18"
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Alstom à Belfort, mais aussi Ecopla en Isère… L’ancien ministre de l’économie, qui a lancé son mouvement en vue de la présidentielle et aimerait parler d’autre chose que d’économie, est pour l’instant contraint de rendre des comptes sur son action à Bercy.

« Emmanuel Macron nous a laissés crever. » Lundi 12 septembre, leur valise à la main, le délégué CGT Christophe Chevalier et quelques-uns de ses 77 collègues, soutenus par le journaliste et activiste François Ruffin, sont venus demander des comptes à Emmanuel Macron devant la tour Montparnasse, là où l’ancien ministre de l’économie, qui a quitté le gouvernement le 30 août en vue de la présidentielle, a installé les locaux de son nouveau mouvement, En Marche !

À court de trésorerie, abandonnée par son principal actionnaire, le multi-millionnaire australien Jerry Ren, leur société, Ecopla, seul fabricant français de barquettes en aluminium pour l’industrie agroalimentaire, installée à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère), a été cédée cet été par le tribunal de commerce de Grenoble.

L’acheteur, un groupe italien, ne s’intéresse qu’aux machines et ne reprendra aucun salarié. « Un gâchis industriel, humain et financier », déplore l’expert-comptable du comité d’entreprise, Michel Lemoine, qui dénonce la « stratégie de pillage de fonds » menée ces dernières années par les différents actionnaires. « Le passif de la société est constitué essentiellement de dettes de l’État, abonde Meryem Ylmaz, de l’Union régionale des Scop et Scic d'Auvergne Rhône-Alpes. En face, il y a un tour de table de 2,3 millions d’euros pour un projet industriel de coopérative viable qui permettrait de reprendre d’abord 20, puis 50 personnes. »

 

Lundi, les salariés d'Ecopla ont été reçus à Bercy puis par Emmanuel Macron. © DR Lundi, les salariés d'Ecopla ont été reçus à Bercy puis par Emmanuel Macron. © DR

Les salariés, qui alertent les pouvoirs publics depuis un an et demi sur la gestion erratique de leur dernier actionnaire – finalement, il est parti sans laisser d’adresse –, en veulent particulièrement à Emmanuel Macron, nommé à Bercy en août 2014. Ils lui reprochent de ne pas avoir agi assez tôt pour éviter la disparition d’une entreprise au savoir-faire unique, alors même qu’ils portent depuis longtemps un projet alternatif.

« Macron aurait pu nous sauver mais il ne s’est pas intéressé au dossier. Il n’a pas fait son boulot. Tout ça est de sa faute », déplore Christophe Chevalier, qui s’étonne que l’ancien ministre n’ait jamais reçu les salariés, malgré une « trentaine de courriers » envoyés par les élus locaux, départementaux et régionaux, tous bords politiques confondus. Le député PS de l’Isère Pierre Ribeaud, qui dit « avoir accumulé une correspondance assez impressionnante sur le sujet », assure que « des choses ont été faites » par Bercy, mais affirme que « le cabinet de Macron n’a pas pris le temps de rassurer les salariés et les élus ». Diplomatique, il déplore « une absence de prise de conscience ».

« Macron nous a juste écrit un jour avant sa démission », remarque le syndicaliste Christophe Chevalier, qui y voit surtout un signe de désinvolture. Dans cette lettre, que nous avons consultée, l'encore ministre se dit « parfaitement informé de la situation » de l’entreprise, mais s’en tient à des propos très généraux.

Lundi, l’ancien ministre a accepté de recevoir une délégation d’Ecopla dans ses locaux de la tour Montparnasse. « Emmanuel Macron a fait une sorte de mea culpa, explique son ancien directeur de cabinet à Bercy, Alexis Kohler, qui l’a rejoint au sein du mouvement “En Marche !”. Il y a bien eu un travail pour faire pression sur l’actionnaire, pour retarder l’entrée en liquidation de l’entreprise et pour encourager le projet de Scop, mais il n’y a pas eu assez d’information envers les salariés. » Lundi, les salariés ont aussi été reçus à Bercy par la secrétaire d'État en charge du commerce, Martine Pinville, et plusieurs conseillers. La fin de l’aventure industrielle Ecopla, ancienne usine du groupe Pechiney, pourrait être confirmée en appel le 5 octobre.

Candidat possible à la présidentielle, Emmanuel Macron entendait profiter de cette rentrée pour densifier son propos et s’exprimer sur d’autres sujets que l’économie, comme par exemple la réponse au terrorisme ou la sélection à l’université, comme il l’a fait récemment devant les présidents d’université. Le voilà dans l’immédiat contraint de rendre des comptes sur son bilan à Bercy.

 

Il est particulièrement attendu au tournant dans le dossier de l’usine ferroviaire Alstom de Belfort. Le groupe a annoncé que cette usine, poumon économique de Belfort depuis le XIXe siècle, qui a notamment vu naître le TGV, va cesser son activité en 2018 (elle compte 450 salariés et presque autant de sous-traitants).

Emmanuel Macron a dénoncé dans L’Est Républicain une décision « soudaine, brutale et condamnable », contraire aux engagements pris. Depuis plusieurs jours, l’ancien ministre de l’économie est pourtant au centre de toutes les critiques. En visite à Belfort le 28 mai 2015, Macron avait promis aux ouvriers de « défend[re] » leur activité, « stratégique pour la France. […] Nous nous battons pour qu’il n’y ait pas de plan social ni de licenciements, mais au contraire des perspectives de redémarrage »

L’Élysée, qui a convoqué lundi une réunion de crise et entend maintenir l'activité, pointe l’inaction supposée de l’ancien secrétaire général de l’Élysée, accusé d’avoir trahi François Hollande pour jouer sa propre partition. « La vérité, c’est qu’il avait levé le pied depuis un an », l’éreinte dans Le Monde son successeur, Michel Sapin, un intime de François Hollande.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
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capture d'écran

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La décision de la société ALSTOM de fermer son usine de Belfort (sauf les travaux de maintenance) a surpris dans le monde politique. D’Arnaud Montebourg à Emmanuel Macron, les critiques ont été virulentes. Mais, en réalité, cette décision n’est pas réellement étonnante quand on considère l’état – à court terme – du marché de la construction ferroviaire. Elle est la suite logique du dépeçage d’Alstom, consécutif à la vente à General Electrics de l’ensemble de ses activités dans la production d’énergie. Elle symbolise aussi parfaitement la logique de gestion d’une entreprise ou l’intérêt immédiat de l’actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les Etats-Unis pour les nommer, impose par la voix d’une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. Il est vrai que l’on pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique et de le défendre becs et ongles. Or, de ceci il n’est plus question depuis des années, et c’est bien cela qui transparaît dans cette décision.

Une décision et ses conséquences

Cette décision apparaît aussi comme scandaleuse parce qu’elle survient au moment même où Alstom se félicite d’avoir remporté un contrat important (le TGV dit « américain ») et vient de signer avec le gouvernement français un pacte d’innovation pour la production du TGV du futur. On voit le scandale, alors que les perspectives dans le domaine du transport se développent, qu’il y a à sacrifier ce qui représente la base historique de la production ferroviaire pour Alstom, l’usine de Belfort.

Cette décision va avoir des effets très négatifs à moyen et long terme. On sait que des compétences hautement spécialisées et non transmissibles (du moins facilement) sont accumulées dans les usines qui produisent ce type de matériel. L’apprentissage par la pratique joue un rôle déterminant dans l’approfondissement de ces compétences et dans leur transmission. Quand ces compétences sont perdues, par le biais de licenciements par exemple, cela constitue une perte immédiate, une perte nette pour l’entreprise. Et il faudra plusieurs années pour reconstituer ce « stock de compétences » qui est en réalité un capital, certes immatériel, de l’entreprise.

De ce point de vue, si l’on considère l’avenir de l’entreprise à long terme, à 10 ans et plus, il y a un véritable intérêt à maintenir en activité des sites de production même si ils peuvent être, temporairement, en situation de faible charge de travail. La préservation des compétences industrielles implicites est à ce prix.

Le contrat d’innovation n’est pas une panacée

Cette décision cependant est prise dans le même temps où l’on annonce un partenariat d’innovation entre l’Etat et la société Alstom, pour penser le développement du TGV du futur. Le partenariat d’innovation est une bonne chose, et permet de répondre à certainsdes problèmes rencontrés dans la production de grandes infrastructures où les délais de conception et de réalisation sont longs et l’irréversibilité des décisions d’investissement important. On est en présence de ce que l’on nomme en théorie économique des actifs (matériels et humains) hautement spécifiques, c’est à dire qui ne peuvent être employés dans d’autres activités sans des pertes de valeurs très importantes. A cet égard, l’association de la puissance publique et d’une entreprise privée très en amont, dans la conception du projet, permet de dégager des synergies intéressantes.

Mais, il convient immédiatement d’ajouter que ces synergies ne sont complètes que si l’Etat maîtrise parfaitement la dynamique de développement du secteur, et ici la séparation entre l’activité réseau et l’activité transport dans le domaine ferroviaire – une conséquence justement des directives européennes – soulève de graves problèmes d’incohérence dans les décisions.  Il faut, aussi, que l’équilibre entre le développement du réseau TGV et du réseau non-TGV soit pensé et non laissé à de simples arbitrages financiers. Car, le développement du réseau TGV dépend en réalité de son alimentation par le réseau non-TGV.

Quelle intervention pour l’Etat?

Les fluctuations dans le temps des plans de charge, qui viennent justement de ce que tant les opérateurs publics que les acteurs privés sont englués dans des logiques de gestion à court terme, posent le problème du maintien des compétence sur les sites de production. C’est d’ailleurs un problème que connaissent bien les producteurs d’avions civils. Le partenariat d’innovation est ici impuissant pour gérer ce type de problèmes, et l’intervention de l’Etat s’avère alors nécessaire que ce soit en subventions, pour le maintien des sites opérant temporairement en sous-capacité, ou indirectement par des engagements de long terme dans des dépenses d’investissement. Cette importance du rôle, direct et indirect, de la puissance publique et les effets d’externalités qu’induisent ces grandes infrastructures sont des arguments importants, et sans doute décisifs, pour une nationalisation (partielle ou totale) de ces activités.

Mais, il faut rappeler que la décision de liquider le site de Belfort survient alors que ce site est une pièce maîtresse dans l’histoire du développement et de la construction du matériel ferroviaire à haute technologie. Plus qu’un signe de l’abandon de la fonction stratégique de l’Etat ici, c’est surtout le signe d’une incohérence à la fois politique (que l’on mesure à l’aune des promesses contradictoires et des engagements réels) mais aussi temporelle de l’Etat. Ce dernier cherche à suivre simultanément une logique de court terme (en matière de comptes publics) et de long-terme. Or, la définition d’un « Etat stratège » implique en réalité que les fonctions de long terme de l’Etat soient clairement sécurisées ou déconnectées par rapport aux impératifs de court terme.

Si l’Etat ne peut s’abstraire des impératifs de court terme, et il doit conserver une capacité de réaction importante devant les évolutions de la conjoncture, il doit impérativement conserver des moyens importants pour se projeter dans le long terme. Car, ce faisant, il favorise les décision d’investissement des acteurs privés. Plus et mieux il le fait et plus et mieux il stabilise les anticipations des acteurs privés et peut donc jouer sur la conjonction de ces anticipations avec sa propre stratégie et ainsi créer des « cercles vertueux ». Mais, cela implique qu’une partie importante du budget soit programmée dans le long terme.

Que s’est-il passé depuis 2004?

Il convient de se poser la question de la différence de comportement dans les actions du gouvernement en 2004, date à laquelle Alstom fut sauvée par Nicolas Sarkozy, et celles de ces dernières années. Le ralliement d’une grande partie de l’élite bureaucratique de notre pays (qu’elle soit apparentée au PS ou qu’elle soit proche de l’ex-UMP) au néo-libéralisme a conduit à l’abandon des perspectives stratégiques dans les différents secteurs de l’économie. Aujourd’hui, et ceci est vrai tant pour le PS que pour les « Républicains », on accepte en réalité la logique du court terme, la domination de la « puissance » des actionnaires. Bref, la « finance » n’est plus un problème, pour ne pas dire un « ennemi ».

Ne nous y trompons pas: c’est une conséquence directe, une conséquence immédiate, de la financiarisation de l’économie et avec elle de cette « tyrannie des actionnaires », en réalité des fonds de pensions, qui cherchent en permanence le rendement le plus élevé possible pour leurs investissements. Quand, avec d’autres économistes, nous écrivons qu’il faute « dé-financiariser » l’économie, ce n’est pas pour des raisons morales, parce que la « finance » serait  intrinsèquement une entité mauvaise ou perverse. C’est parce que les rythmes imposés par la financiarisation aux entreprises (et au budget de l’Etat) sont en réalité incompatibles avec les rythmes de la production et du développement des activités, en particulier dans les secteurs où les externalités positives, les effets induits et non directement visibles de ces activités, sont les plus importants. On ne peut penser le développement de l’économie « verte », la transition énergétique, le développement d’un véritable aménagement du territoire, dans le cadre d’une rentabilité annuelle ou de quelques années. Il faut pouvoir penser à 15 ou 25 ans. Et, pour cela, il faut se dégager de l’emprise de la finance et la mettre au service, s’il le faut par la contrainte, de ces priorités de développement. Cette dé-financiarisation passe, il faut le rappeler, par la sortie de l’Euro car, et on le constate tous les jours, l’Euro est un carcan fait pour imposer la domination de la finance sur nos économies.

 

Par: Jacques SAPIR

 

SOURCE:

 

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Publié le par "Citoyen 18"
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source : le figaro.fr -Reuters

source : le figaro.fr -Reuters

FIGAROVOX/EXCLUSIF - Pour Jean-Michel Quatrepoint, la vente d'Alstom est un «scandale d'État». Le journaliste et économiste révèle que le gouvernement a délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire.

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Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économiste. il a travaillé entre autres au Monde, à la Tribune et au Nouvel Economiste. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont La crise globale en 2008 qui annonçait la crise financière à venir.

Dans son dernier livre, Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l'économie-monde? (Le Débat, Gallimard, 2014), il analyse la guerre économique que se livrent les trois grands empires qui règnent en maitres sur la mondialisation: les Etats-Unis, la Chine et l'Allemagne.

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(...) Que dit le cas Alstom de la désindustrialisation de la France?

Qu'il y a un lien direct entre la désindustrialisation de la France, son déficit abyssal du commerce extérieur, sa perte d'influence dans le monde, la lente attrition des emplois qualifiés et les désastres industriels à répétition que notre pays a connu depuis vingt ans. De Péchiney à Arcelor, en passant par Bull, Alcatel, la Générale de Radiologie et aujourd'hui Alstom, la liste est longue de nos fleurons industriels qui ont été purement et simplement liquidés par l'absence de vision stratégique de la classe politique et de la haute administration, par la cupidité et l'incompétence de certains dirigeants d'entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité. Oui, il y a bien une corrélation entre l'étrange défaite de 1940, qui vit en quelques semaines l'effondrement de notre pays et celle, plus insidieuse et plus longue, qui voit le délitement de notre appareil industriel.

 

Par: El Diablo.

LIEN VERS L'INTÉGRALITÉ DE L'ENTRETIEN CI-DESSOUS:

 

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Jean-Luc Mélenchon fait sa rentrée politique dans Le Monde mercredi en annonçant vouloir faire de l'élection présidentielle de 2017 "un référendum sur les traités européens".

Jean-Luc Mélenchon fait sa rentrée politique dimanche à Toulouse à l'occasion d'un pique-nique républicain.

Jean-Luc Mélenchon fait sa rentrée politique dimanche à Toulouse à l'occasion d'un pique-nique républicain. (Reuters)

"Je suis le bulletin de vote stable et sûr." C'est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon défend sa candidature à l'élection présidentielle, mercredi dans les colonnes du Monde. Avant sa rentrée politique dimanche à Toulouse, le champion du Parti de gauche présente dans le quotidien du soir quelques-unes de ses grandes propositions qui seront détaillées dans un livre-programme à paraître le 8 septembre, Le choix de l'insoumission (chez Seuil).

Avant tout, Jean-Luc Mélenchon tente de relancer le débat social d'après-loi Travail : "Avant l’été, avec la bataille contre la loi El Khomri, un espace politique se reconstruisait autour des questions sociales. Les attentats de l’été et les délires sécuritaires auxquels ils ont donné lieu ont à nouveau déplacé le centre de gravité vers des thèmes morbides desquels rien de positif ne peut venir. Or pour moi, les privilèges de l’argent sont la cause de tous nos maux. De l’écosystème à la démocratie, l’argent détruit tout! Voilà ce qu’il faut régler."

Hamon, Montebourg, Duflot, Lienemann et Filoche, "ils travaillent pour moi"

Dénonçant "la recette" de la droite (une campagne autour de "la peur et de les surenchères sécuritaires"), il préfère axer la campagne présidentielle autour de l'Union européenne : "Tout le monde sait qu’un nouveau traité est prévu pour 2017. Donc le choix du prochain président est un choix sur l’Europe." Et d'ajouter : "Je veux faire de la présidentielle un référendum sur les traités européens."

"Les dogmes économiques et politiques de l’Europe à l’allemande ont tout bloqué. Et on nous propose de continuer!", s'emporte-t-il encore avant d'évoquer ses concurrents à gauche. "Quand surgissent les candidatures d’Hamon, Montebourg, Duflot, Lienemann et Filoche, cela élargit l’espace pour d’autres thèmes, assure-t-il. Quand vous en avez trois sur quatre qui parlent, comme moi, de VIe République, de sortir des traités européens, de transition écologique, ça améliore la crédibilité et l’écoute de mon programme. Ils travaillent pour moi."

 

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Entreprise ECOPLA (Saint-Vincent de Mercuze - Isère) : « MACRON NOUS A TUER ! »

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Le futur grand stade de la Fédération française de rugby est-il une folie financière ? Un rapport confidentiel de la Cour des comptes, consulté par Mediapart, révèle les graves dangers de ce projet à 600 millions d’euros. Sa construction est activement soutenue par Manuel Valls, alors que les magistrats estiment qu’elle fait courir un risque d’une « ampleur inédite » pour les finances d’une fédération sportive et pourrait entraîner les pouvoirs publics dans une « impasse dangereuse ».

Le stade le plus cher de l'histoire du sport français n'a pas fini de faire parler de lui. Depuis 2010, la Fédération française de rugby (FFR) ambitionne de construire à Ris-Orangis une nouvelle enceinte de 82 000 places, avec pelouse et toit rétractables, pour la bagatelle de 600 millions d'euros.

Pour les instances dirigeantes du rugby français, cet équipement se justifie avant tout par des raisons économiques : il lui permettrait, à l'instar des fédérations anglaise ou irlandaise, d'être propriétaire de son propre terrain et de ne plus dépendre du Stade de France, bâti en 1998, à 30 km de là, pour 364 millions d'euros. Mais le projet est aussi un sujet très politique : sa construction bénéficie du soutien plein et entier de Manuel Valls, ancien président de l’agglomération d’Évry (relire l'enquête de Karl Laske : « Pour son grand stade, Valls court contre la montre »).

 

Manuel Valls lors de la présentation du projet urbain aux côtés de l'architecte, en 2014. © DR Manuel Valls lors de la présentation du projet urbain aux côtés de l'architecte, en 2014. © DR

 

Le 24 juin dernier, le premier ministre a d'ailleurs signé, sur le site de l'ancien hippodrome de Ris-Orangis, où doit être érigée la future enceinte, le premier contrat d'intérêt national (CIN) de France, signifiant une nouvelle étape dans l'avancement du projet. Car le CIN est tout sauf symbolique : il marque l’engagement de l'État à hauteur de 75 millions d'euros sur cinq ans, afin de financer de « grands projets structurants » pour le territoire autour du futur stade. « C'est un moment fondateur, s'était réjoui Pierre Camou, le président de la FFR, qui paraphait le même jour le contrat de conception, promotion, construction et maintenance du futur stade avec le groupement européen Ibelys (Icade-Besix-Engie). Je sais que ce n’est pas fini mais, malgré les embûches, avec la conviction, tous ensemble, nous aurons la victoire. » Un enthousiasme partagé par Jean Polet, heureux président du consortium Ibelys : « Nombreux sont ceux qui ont douté de la réalité de ce stade. Nous y avons toujours cru et l'histoire nous donnera raison. »

Ces paroles optimistes ne lèvent pourtant pas les doutes qui s'accumulent autour de ce projet pharaonique. Loin de là. Fin février, la Cour des comptes adressait une lourde mise en garde à l’État, au vu des risques budgétaires et patrimoniaux que cet équipement lui fait courir (lire ici sur le site de la Cour). Mediapart, qui s'est procuré le rapport confidentiel sur lequel s'appuie l'avis des magistrats de la rue Cambon, révèle dans le détail les graves incohérences qui font du Grand Stade de la FFR un colosse aux finances d'argile.

Marges surévaluées, business plan confus et inachevé, fonds propres insuffisants, impact sur les autres activités de la fédération négligé, absence de stratégie budgétaire à long terme… : sur onze pages, la Cour des comptes égrène sans détour les manquements de la FFR dans l’élaboration d’un projet qui l’engage pourtant sur des décennies. Un constat accablant, qui s'achève sur une sentence des plus sévères : sans certitude de bénéficier des ressources nécessaires, « une impasse dangereuse serait ouverte » pour les finances de la fédération et des collectivités locales qui la soutiennent.

Si le rapport est accablant pour les dirigeants du rugby français, c’est d’abord parce qu’il discrédite leur principal argument : celui des recettes générées par la nouvelle infrastructure sportive.

Depuis le débat public lancé en 2013, les soutiens du projet ne cessent d’insister sur les bénéfices que pourrait notamment dégager la fédération à travers les hospitalités (loges, espaces VIP…) offertes par la nouvelle enceinte. L’argument figure d'ailleurs en tête des « 15 bonnes raisons de faire le Grand Stade de rugby » sur le site internet de la fédération (lire ici) : « Chaque match de rugby au Stade de France génère un manque à gagner de l’ordre de 5,2 millions d'euros pour la FFR. Rien qu’avec 6 matchs par saison (Tournoi des 6 Nations, Tournée de novembre, Finale TOP14) le manque à gagner est supérieur à 30 millions d'euros chaque année (hors espace publicitaire). Les prestations d’hospitalités en loge au Stade de France sont au bénéfice du seul consortium du Stade de France [CSDF, filiales de Bouygues et de Vinci en charge de la gestion de l’équipement − ndlr)], pas de la FFR et de ses clubs ! »

Une démonstration à première vue convaincante, d'autant que les hospitalités représentent, à titre de comparaison, 24 % des recettes de la fédération anglaise (soit l'équivalent de 32 millions d'euros en 2013). Sauf qu'elle est mathématiquement erronée.

D’abord parce que la projection de la FFR est très ambitieuse, relève la Cour des comptes : « Au total, le stade de rugby offrirait une capacité de 14 000 places dans ces catégories [loges et places VIP – ndlr] contre 8 800 actuellement au Stade de France, soit 60 % de plus. Même après correction du taux de remplissage (…), la capacité de remplir un tel niveau d’offres est sujet à interrogation. » Et puis, surtout, parce que le calcul du « manque à gagner » au Stade de France se fonde sur le contrat signé entre la FFR et le CSDF pour la période 1998-2013,  sans prendre en compte la convention en vigueur pour la période 2013-2017.

 

L'un des visuels du grand stade diffusés par le cabinet Popoulos retenu par la FFR © DR L'un des visuels du grand stade diffusés par le cabinet Popoulos retenu par la FFR © DR

 

Depuis l'entrée en vigueur de cette nouvelle convention, les recettes des matchs de rugby pour la FFR ont sensiblement augmenté, note la Cour en prenant l’exemple des espaces publicitaires : « Selon les estimations retenues par le concédant du stade, le RBE [revenu brut d’exploitation – ndlr] d’un match passerait de 3,1 millions d'euros  à 3,8 millions d'euros, soit une augmentation de 22 %. »  Une situation qui écorne sérieusement l'argumentaire de la fédération : « Ainsi, si les termes actuels de la convention étaient prolongés jusqu’en 2025, ce qui est de l’intérêt des autres partenaires de la FFR, le cash-flow [recettes nettes] par tranches pluriannuelles dégagé serait supérieur à celui obtenu par le stade de rugby sans risques financiers nouveaux pesant sur les finances fédérales », poursuit la Cour des comptes. 

Cette révélation est d’autant plus problématique pour la FFR que la Cour des comptes estime que le chiffrage des autres recettes du futur stade est aussi douteux. Il en va ainsi de la billetterie ou de la catégorie des « autres revenus », « mal documentée », alors qu’ils représentent 8 % des produits (7,25 millions d'euros par an). « La justification de ces recettes devrait être, au degré d’avancement actuel de la procédure du stade, beaucoup plus étayée. »

Par: Antton Rouget.

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Le gouvernement PS continue de DÉPECER LA SNCFEt la SNCF se laisse faire puisqu'elle est syndiquée au Medef.
Le 21 juillet 2016, le Secrétaire d’État en charge des Transports, le très socialiste Alain Vidalies, dépendant directement de sa ministre Ségolène Royal du même métal, a confirmé le désengagement quasi-total de l’Etat concernant l’avenir des corails intercités également appelés « Trains d’équilibre du territoire ».

*****

 

 

Communiqué de la CGT-Cheminots:

 

Mesdames, Messieurs, bonjour !

Le gouvernement et la direction SNCF veulent donc en finir avec le service public ferroviaire qui est pourtant un élement essentiel de développement économique, d’aménagement du territoire, de cohésion sociale. Ces annonces inadmissibles se traduisent par la quasi disparition des trains de nuit et l’abandon de certaines relations de jour. Pour la CGT, une des solutions réside dans le retour à une politique de volume permettant une augmentation significative du nombre de voyageurs.

LA CASSE DES TRAINS DE NUIT

Les sombres desseins du gouvernement maintiendraient seulement 2 relations sur 6 existantes actuellement, à savoir : Paris-Briançon et Paris-Rodez-Toulouse-La-Tour-de-Carol. Le gouvernement et la SNCF justifient ces choix notamment en raison de la baisse de fréquentation de ces trains, alors même qu’ils oeuvrent depuis des années à abaisser les capacités, l’attractivité et l’efficacité de ces lignes en se désangageant financièrement.

Pour répondre aux attentes et aux besoins des populations, la CGT propose :
• La mise en oeuvre d’une classe unique de voitures.
• La suppression des compartiments à 6 couchettes qui ne sont pas dignes d’un transport du XXIe siècle.
• Le développement des compartiments réservés aux femmes voyageant seules et aux familles (notamment
avec des enfants en bas âge)
• L’aménagement des compartiments permettant un minimum d’intimité
• L’installation de prises, connexions wi fi etc
• La mise en place de services adaptés dans les gares de départ et d’arrivée…

UN COUP DE RABOT SUR LES CORAILS DE JOUR

Concernant les relations de jour, seules six : Paris-Orléans-Limoges-Toulouse ; Paris-Clermont-FerrandBordeaux-Toulouse-Marseille ; Nantes-Bordeaux ; Toulouse-Hendaye et Nantes-Lyon resteraient sous l’autorité de l’Etat. Les autres relations seraient suspendues au bon vouloir et aux capacités des Régions à les financer. Elles ont, pour cela, jusqu’au 15 octobre 2016 pour se positionner. Au regard de l’étranglement budgétaire de plusieurs Régions, il est difficilement envisageable qu’elles s’engagent sur ces reprises de dessertes.

La solution résiderait alors pour certaines d’entre elles dans un transfert du rail vers la route et le développement de filiales routières, y compris celles du groupe SNCF, pourtant déficitaires mais dans lesquelles de l’argent public est régulièrement investi. (Pour OUIBUS, 110 millions d’euros pour recapitaliser l’entreprise en 2016).

En plus de désertifier certains territoires déjà fortement touchés par la situation socio-économique actuelle, de priver les populations d’un mode de transport sans jamais avoir recenser les besoins et les attentes en la
matière, cette décision pourrait mettre en péril la pérennité même de certaines gares quasi exclusivement consacrées aux relations Intercités. Elle consacrerait, in fine, la fermeture de lignes, de guichets et donc un nouveau recul du service public avec des conséquences importantes sur l’emploi à la SNCF.

Les annonces du gouvernement concernant les corails intercités ne peuvent rester sans réponse. La SNCF, entreprise à 100 % publique, appartient à la nation. Les usagers, avec les cheminots, ont toute légitimité à exiger d’autres choix en matière de transport ferroviaire sur l’ensemble du territoire !

La Fédération CGT des cheminots et ses militants, en convergence avec les associations d’usagers, comités de défense et autres associations environnementales, agiront pour imposer des choix

CONFORMES À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Par: El Diablo Le Rouge.

SOURCE:

 

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capture d'écran BFM TV

capture d'écran BFM TV

« Je suis le bulletin de vote stable et sûr »

– Interview dans Le Monde

Jean-Luc Mélenchon fait sa rentrée à Toulouse, dimanche 28 août 2016. Le candidat à la présidentielle de « La France insoumise » a prévu de prendre la parole à l’occasion d’un pique-nique, avant de revenir sur son parcours politique dans un livre intitulé Le Choix de l’insoumission (éditions du Seuil, 384 p., 18 euros) à paraître le 8 septembre, à la veille de la Fête de l’Humanité.

Comment voyez-vous la prochaine campagne présidentielle ?

Ce sera une élection sans précédent, car la société s’est profondément décomposée au cours des derniers quinquennats. Ses principaux repères politiques se sont dissous. Le peuple peut aussi bien choisir une abstention de masse qu’une participation punitive sévère pour en faire le moment d’un grand coup de balai. Il s’agit moins de séduire des électorats traditionnels que de fédérer notre peuple autour d’objectifs communs. Avant l’été, avec la bataille contre la loi El Khomri, un espace politique se reconstruisait autour des questions sociales. Les attentats de l’été et les délires sécuritaires auxquels ils ont donné lieu ont à nouveau déplacé le centre de gravité vers des thèmes morbides desquels rien de positif ne peut venir. Or pour moi, les privilèges de l’argent sont la cause de tous nos maux. De l’écosystème à la démocratie, l’argent détruit tout ! Voilà ce qu’il faut régler.

Nicolas Sarkozy vient d’annoncer sa candidature à la primaire de la droite en l’axant sur l’identité et l’autorité. Craignez-vous que 2017 soit monopolisée par ces thèmes ?

Oui. On connaît la recette : la peur et les surenchères sécuritaires. Pour le menu peuple, le potage quotidien de la haine des musulmans est servi ! Pour le reste, Sarkozy, c’est la retraite à 64 ans et la suppression de la durée hebdomadaire du travail, c’est-à-dire une barbarie sociale effrayante. La droite va vouloir charger le bulletin de vote de communautarisme, d’ethnicisme, de questions religieuses… Moi, je veux le charger en positif d’objectifs sociaux, écologiques et démocratiques.

Arnaud Montebourg a annoncé sa volonté de se présenter à la présidentielle, avec des propositions proches des vôtres. Cette concurrence vous contrarie ?

Non. Elle me réjouit plutôt. Aujourd’hui, la peur est le seul lien proposé aux Français. Quand surgissent les candidatures d’Hamon, Montebourg, Duflot, Lienemann et Filoche, cela élargit l’espace pour d’autres thèmes. La première chose que ces candidatures disent, c’est que Hollande a échoué. Elles prononcent des condamnations très sévères. Les mots de Montebourg ont été très durs. Quand vous en avez trois sur quatre qui parlent, comme moi, de VIe République, de sortir des traités européens, de transition écologique, ça améliore la crédibilité et l’écoute de mon programme. Ils travaillent pour moi.

Comment allez-vous parvenir à exister dans la période à venir, qui va être monopolisée par les primaires à droite et à gauche ?

L’aspect positif, c’est que je ne suis pas dans leurs magouilles. Mais, en effet, je pourrais me retrouver en apesanteur. Il faut avoir des nerfs et de la patience. Il faut tenir bon la ligne. Certes pour l’instant, ça papillonne. Mais la scène va bientôt se fixer. Qui sera vraiment candidat ? Si Montebourg s’inscrit dans la primaire socialiste, il retourne sur le papier tue-mouches. En dehors, il explose le PS, affaiblit Hollande et le centre droit. J’y gagne dans tous les cas. Je suis le bulletin de vote stable et sûr.

Souhaitez-vous toujours une alliance avec le PCF ?

Je n’ai pas l’intention de me priver de la participation des communistes. Beaucoup sont déjà là. Ils sont tous les bienvenus. Sous quelle forme ? La porte est ouverte. Mais je préviens : la présidentielle et les législatives, pour moi, c’est la même campagne. Or Pierre Laurent qualifie de « tripatouillage » l’idée d’un accord national. Il veut des alliances « au cas par cas ». 577 stratégies ? Absurde ! Mais je refuse de polémiquer avec la direction communiste.

Certains maires ont décidé d’interdire le « burkini ». Les soutenez-vous, comme Manuel Valls, dans ce choix ?

C’est clairement une provocation politique. Le burkini n’est pas une tenue religieuse et je doute que le prophète ait jamais donné la moindre consigne concernant les bains de mer. L’instrumentalisation communautariste du corps des femmes est odieuse. C’est un affichage militant. Mais quand on est l’objet d’une provocation, mieux vaut ne pas se précipiter dedans. Pourquoi faciliter le travail de ceux qui voudraient capter la représentation de l’islam ? La masse des musulmans est excédée par une histoire qui les ridiculise. Valls a eu tort d’en rajouter. Mais qui est dupe de ses indignations à géométrie variable ?

Au lendemain du Brexit, vous avez déclaré : « L’Europe, on la change ou on la quitte. » Une sortie de l’UE est-elle une solution à vos yeux ?

La solution, c’est de la changer pour répondre à nos besoins : plan A. Mais il faut être capable de la quitter pour pouvoir la changer : plan B. S’il n’y a pas de plan B, le plan A ne fonctionne jamais. Ce qui me distingue de beaucoup d’autres courants de gauche, c’est que dans mon esprit, la nation est un levier de la bataille européenne. La France est forte. Et la situation, absurde : les dogmes économiques et politiques de l’Europe à l’allemande ont tout bloqué. Et on nous propose de continuer ! Tout le monde sait qu’un nouveau traité est prévu pour 2017. Donc le choix du prochain président est un choix sur l’Europe. Je veux faire de la présidentielle un référendum sur les traités européens. La bonne attitude consiste-t-elle à s’entêter dans la nullité actuelle ou à essayer de changer à fond le cours des événements ?

Vous avez critiqué la gestion du dossier des réfugiés par Mme Merkel. L’immigration peut-elle être une chance pour la France ?

La question est piégée. A des moments oui et à d’autres non. Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation, je ne vais pas commencer aujourd’hui. Est-ce que, s’il venait dix mille médecins s’installer en France, ce serait une chance ? Oui.

En somme, vous êtes favorable à une politique des quotas, en fonction des besoins ?

Parfois. Mais je le répète : quand les gens arrivent, il faut une politique humaine et les traiter dignement. C’est-à-dire les accueillir autrement que dans les conditions de la « jungle » de Calais. L’urgent est qu’ils n’aient plus besoin de partir de chez eux. Je suis pour la régularisation des travailleurs sans papiers mais pas pour le déménagement permanent du monde, ni pour les marchandises ni pour les êtres humains. Emigrer est une souffrance.

En juillet, vous avez été critiqué pour avoir parlé du « travailleur détaché, qui vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place ». Regrettez-vous cette formule ?

C’est une mauvaise querelle qui m’a été faite en tronquant mon propos ! Quelle hypocrisie ! Du PS au FN, tous ont voté le nouveau statut de travailleur détaché. C’est inacceptable. Cela doit être abrogé. Tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, y prêtent la main ne peuvent aboutir qu’à semer la haine et la xénophobie. Cette mise en compétition de chacun contre tous détruit tous les liens sociaux et répand une souffrance croissante dans notre pays à tous les étages de la société. Murés dans la peur du lendemain, les cœurs se ferment. Si je devais résumer ma priorité, il s’agit de rendre plus humaine une société qui l’est toujours moins. Voilà le vrai enjeu de l’élection de 2017.
 

Par El Diablo.
 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Les vases communicants ne font pas une baisse durable !

Le gouvernement va certainement crier à l’inversion de la courbe du chômage, en mettant en avant la très légère baisse de la catégorie A (- 0,5 % sur un mois et -0,1% sur 3 mois).
Mais, en regardant dans le détail, on constate d’abord que le chômage des plus de 50 ans n’en finit pas de progresser (encore 0,2 % en juillet et surtout plus 2,8 % sur un an).

De plus, les catégories B et C, celles des travailleurs précaires, celles des petits boulots de plus en plus court, ne cessent de progresser : en catégorie B (78h ou moins dans le mois) plus 2,3 % sur un mois, plus 1,8 % sur trois mois et plus 4% sur un an, tandis qu’en catégorie C, même progression de 0,8 % sur un mois, 3,1 % sur trois mois et 4,8% sur un an.

Ainsi, le chômage total des catégories A, B et C s’établit à 5 442 100 personnes, en hausse de 0,1 % sur un mois, 0,8% sur 3 mois et 0,7 % sur un an, soit 39 400 demandeurs d’emploi supplémentaires.

Enfin, la catégorie D des inscrits en formation augmente de 10,1% sur un an, traduction du plan d’urgence d’envoi en formation.

Même si le chômage ralentit sa progression, il n’est pas enrayé : il se crée surtout plus de précarité !

La CGT revendique une véritable politique de relance de l’emploi, par la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires et des pensions et la réorientation de la dépense publique des poches des actionnaires vers l’investissement. Tout ceci a contrario des politiques d’austérité du gouvernement et de son jeu de bonneteau autour des chiffres du chômage pour masquer la faible "création" d’emplois majoritairement précaires. Cette situation ne pourra qu’être renforcée par la loi travail si celle-ci n’est pas abrogée.

C’est tout le sens de la journée d’action du 15 septembre.

Montreuil, le 24 août 2016

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