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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Quelques 86 députés socialistes ont signé ce "contrat de majorité" qui entend peser sérieusement "soit disant" sur l’orientation politique du nouveau gouvernement, avant le discours de politique générale de Valls et le vote de confiance. Ils réclament un changement de cap complet : de réelles mesures en faveur du pouvoir d'achat, des investissements pour relancer l’économie et l’emploi, une réorientation européenne mettant fin aux politiques d'austérité, ou encore de vrais efforts pour réguler la finance.

"Agir et ne pas subir. La défaite d’ampleur historique que nous venons d’encaisser nous donne une responsabilité sans précédent. Bien plus qu’une protestation de circonstance, les Français ont exprimé des positions très politiques et, dans leur diversité, des demandes de justice, d’efficacité économique et d’égalité républicaine.

Depuis de longs mois, les élus locaux et les députés avaient alerté sur le fossé qui se creusait entre la gauche au pouvoir et son électorat. Cette défaite électorale ne doit pas se transformer en renoncement démocratique. Au contraire, le temps du Parlement est venu. L’affirmation de la volonté politique est encore plus à l’ordre du jour. Le dialogue avec le nouveau Gouvernement s’engage dès maintenant. La représentation nationale doit être digne de sa mission et à la hauteur de ce moment de notre histoire. Il lui revient de participer aux nouvelles orientations qu’exige cette nouvelle étape.

Dans ce but, il faut aller plus loin que les habitudes et les certitudes. Pour répondre vigoureusement à l’épuisement institutionnel, nous proposons un contrat de majorité dans la durée. En effet, pour restaurer la confiance avec les Français, il faut recréer aussi la confiance avec le Parlement. Celui-ci doit apporter sa légitimité en soutien des choix que les citoyens de tous horizons attendent de la gauche au pouvoir.

  • Notre première contribution au contrat de majorité privilégie les orientations ainsi rappelées :

1-Obtenir une réorientation européenne mettant fin aux politiques d’austérité qui ont enfoncé l’Europe dans la récession. Pour cela, il faut mettre en oeuvre des trajectoires budgétaires soutenables, compatibles avec le retour de la croissance et la baisse du chômage. Les trajectoires budgétaires imposées aux Etats et à l’Union, sans distinguer selon la nature des dépenses, ne sont pas des tabous. Il y a urgence à les rediscuter. La Commission doit enfin changer de cap. L’élection européenne, le 25 mai, sera aussi l’occasion de mener ce combat. Il n’y aura pas d’échappatoire au déclin si les consolidations budgétaires ne sont pas accompagnées d’investissements massifs publics et privés, soutenus par l’Union, dans les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements et la recherche.

2 - Concentrer les moyens publics sur la création réelle d’emplois et, ainsi, intensifier le redressement productif. Pour cela, substituer un pacte national d’investissement, négocié jusqu’au niveau des entreprises, aux mesures les plus coûteuses et sans conditions actuellement envisagées dans le pacte de responsabilité. Concentrer les marges de manœuvre de la France sur l’emploi, l’investissement, la formation, c’est la condition de la protection des salariés contre le chômage de masse.

3-Défendre des décisions de justice et de pouvoir d’achat : des mesures en faveur des bas salaires, la réforme fiscale et la CSG progressive, l’effort en faveur des retraites les plus modestes, que nous avons demandés depuis des mois. Ces améliorations de pouvoir d’achat, combinées au développement des emplois aidés non marchands pour les jeunes et les chômeurs de longue durée et aux investissements publics, contribueront à soutenir la demande, indispensable à la reprise économique. C’est, par ailleurs, la seule façon de rendre efficaces les politiques d’offre déjà mises en oeuvre.

4-Réaffirmer et amplifier les choix et les engagements de 2012 :

-Muscler les efforts de régulation des activités financières et bancaires, et leur mobilisation pour l’investissement et les territoires. Promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des multinationales et leur "devoir de vigilance".
-Rendre populaire la transition écologique : financement et avances pour les travaux de rénovations énergétiques, co-investissements citoyens dans les énergies renouvelables, plan de remplacement des véhicules et équipements anti-écologiques.
- Engager un mouvement de transformation de l’Etat et des collectivités locales, avec les citoyens et les agents publics. Nous soutiendrons les économies efficaces, pas les régressions sociales : non aux économies de dépense qui conduisent à des reculs pour la Sécurité sociale ou à la panne de l’investissement public!
-Défendre l’égalité des territoires par un socle de droits (le "bouclier"), une relance des économies locales, un remaillage des services publics sur deux piliers : l’éducation et la santé.

5- Pour une revitalisation exigeante de la démocratie française. Un sentiment d’abandon exaspère aujourd’hui de nombreux Français. Ils se sentent oubliés, incompris, pas écoutés. Pour écouter les citoyens et mobiliser la société, nous devons inventer des formes participatives nouvelles.
Le pays ne se sent pas représenté, encore plus quand le Parlement n’est pas entendu. La nouvelle étape doit retrouver les droits et les devoirs du Parlement. Notre majorité sera plus soudée, si elle inaugure des manières modernes de préparer les grandes décisions et de délibérer.
Si nous ne laisserons pas s’installer de faux clivages entre les « cigales » et les « fourmis », nous savons aussi que jamais la France ne se redressera dans l’austérité et en laissant exploser le chômage et les inégalités.
Nous faisons le choix d’une politique qui marche. Nous recherchons l’équilibre entre les salariés et les entreprises et entre les efforts et la justice, pour toutes les composantes de la société.
Refusant la fuite en avant façon Sarkozy, nous choisissons l’efficacité pour mener les politiques d’investissement, la transformation de l’Etat, l’innovation publique.
Les Français n’ont pas changé depuis le 6 mai 2012, ils sont déçus. Ils ne sont pas versatiles, ni ralliés à l’UMP qui n’a rien d’autre à proposer que la dérégulation et l’austérité. Il est impératif d’exprimer une vision claire et offensive du futur de la France et de son rôle en Europe. Les Français ont le sentiment que la politique qu’ils avaient choisie n’est pas assumée. Ils nous l’ont dit dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous, une épreuve de vérité.

Liste des députés socialistes signataires

Amirshahi Pouria, Assaf Christian, Balas Guillaume, Bapt Gérard, Bardy Serge, Bataille Christian, Baumel Philippe, Baumel Laurent, Beres Pervenche, Blazy Jean-Pierre,
Bleunven Jean-Luc, Bouillon Christophe, Bourguignon Brigitte, Bouziane Keira,
Bruneau Isabelle, Bui Gwenegan, Carrey-Conte Fanélie, Chabanne Nathalie
Chauvel Dominique, Cherki Pascal, Clément Jean-Michel, Cottel Jean-Jacques
Coutelle Catherine, Crozon Pascale, Daniel Yves, Destans Jean-Louis, Doucet Philippe
Doucet Sandrine, Dufau Jean-Pierre, Dumont Laurence, Dussopt Olivier, Eckert Christian
Emmanuelli Henri, Féron Hervé, Ferrand Richard, Gaillard Geneviève, Germain Jean-Marc, Gille Jean-Patrick, Goldberg Daniel, Gourjade Linda, Guedj Jérôme,
Guittet Chantal, Hammadi Razzy, Hanotin Mathieu, Hurel Sandrine, Jalton Eric,
Janquin Serge, Juanico Régis, Kalfon François, Kalinowski Laurent, Kemel Philippe,
Khirouni Chaynesse, Lambert Jérôme, Le Bris Gilbert, Le Dissez Viviane, Lefait Philippe,
Lemorton Catherine, Leonard Christophe, Leroy Arnaud, Lesage Michel, Lesterlin Bernard, Lienemann Marie-Noëlle, Linkenheld Audrey, Lousteau Lucette, Maggi Jean-Pierre, Malle Jean-Philippe, Marcel Marie-Lou, Marsac Jean-René, Maurel Emmanuel, Muet Pierre-Alain Noguès Philippe, Olivier Maud, Paul Christian, Potier Dominique, Pouzol Michel, Reynaud Marie-Line, Robiliard Denys, Romagnan Barbara,
Sebaoun Gérard, Sommaruga Julie, Tallard Suzanne, Travert Stéphane, Troallic Catherine, Valax Jacques, Vergnier Michel, Zanetti Paola,

Ne chercher pas Yann Galut, il n'y est pas. Nous verons jusqu'ou sont ils pret a aller ces messieurs dames du PS.

Par: Le Galicien.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Jean-Noël Guérini en compagnie de Jean-Claude Gaudin en février dernier à Marseille. © Maxppp

 

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, annonce ce lundi soir dans un communiqué qu'il quitte le Parti socialiste, expliquant ne plus "s'y reconnaitre". Il attaque la stratégie du parti lors des dernières municipales à Marseille, s'en prend sans le nommer à Patrick Mennucci, et tacle au passage la politique du gouvernement. De son côté, le PS affirme que Guérini devait être exclu ce mercredi.

Jean-Noël Guérini, sénateur et président du conseil général des Bouches-du-Rhône, a annoncé ce lundi qu'il quittait le Parti socialiste, "après 47 ans de militantisme".

"Ce parti, je ne le reconnais plus. Je ne m'y reconnais plus", a notamment déclaré Jean-Noël Guérini dans un communiqué. "Depuis maintenant quatre ans, je suis la cible d'attaques de socialistes, qui n'ont eu de cesse de me déshonorer, en distillant bien des contre-vérités, pour jeter le discrédit et la suspicion sur ce que j'ai fait et sur ce que je suis."

Empêtré dans plusieurs affaires judiciaires depuis 2011, Jean-Noël Guérini devrait être jugé notamment pour détournement de fonds publics au conseil général, et a été mis en examen en septembre 2011 pour association de malfaiteurs.

Les socialistes "n'ont eu de cesse d'instrumentaliser une interminable instruction judiciaire qui, certes, me vaut d'être mis en examen, mais dans laquelle je n'ai pas été jugé", poursuit le président du conseil général des Bouches-du-Rhône.

Critiques contre Mennucci...

Jean-Noël Guérini se montre aussi très critique vis à vis de la stratégie socialiste, notamment durant la campagne des municipales à Marseille, durant laquelle l'une des ses proches avait ouvertement soutenu Jean-Claude Gaudin. Il parle ainsi de la "débâcle électorale de 2014 [qui] a rayé d'un trait de plume les victoires des socialistes acquises".

Il pointe du doigt des "irresponsables, incapables de parler au peuple de Marseille et dont l'aveuglement a permis de faire élire un maire Front national dans le 7eme secteur de la ville peuplé de 150.000 habitants". Des mots durs qui s'adresse, sans le nommer, à Patrick Mennucci, candidat socialiste malheureux aux dernières municipales à Marseille. Les deux hommes se sont d'ailleurs plusieurs fois opposés depuis plusieurs mois.

Sur France Info, Patrick Mennucci a réagi avec amertume à cette annonce, regrettant que le PS ne l'ai pas exclu plus tôt : "La sanction aurait du venir du Parti socialiste depuis longtemps".

Patrick Mennucci sur Jean-Noël Guérini : Il a tout fait pour me faire battre aux municipales".   Partager

... et le gouvernement

Le sénateur des Bouches-du-Rhône tacle également le gouvernement socialiste, à la veille du discours de politique générale de Manuel Valls devant les députés. Regrettant une "action gouvernementale" qui "n'a pas été clairement lisible", il s'en prend à ceux qui "creusent le tombeau des espérances de ceux et celles qui pensaient, peut-être naïvement après l'alternance de 2012, que la solidarité accompagnerait la responsabilité pour redonner à notre pays la place qui doit être la sienne".

La rupture était depuis longtemps consommée entre le Parti socialiste et le président du conseil général. Au mois de janvier dernier, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, avait annoncé son intention d'enclencher la procédure d'exclusion de Jean-Noël Guérini. En décembre 2012, le Sénat, majoritairement à gauche, avait décidé la levée de son immunité parlementaire.

Le PS s'apprêtait à l'exclure

Peu de temps après cette annonce, le Parti socialiste a attenué l'effet de cette annonce en affirmant que cette exclusion du président du conseil général des Bouches-du-Rhône était prévu, et devait être acté mercredi. Jean-Noël Guérini n'aurait donc que pris les devants.

"Notre objectif était que Jean-Noël Guérini ne soit plus membre du PS et que cela se fasse sans contestation juridique pour éviter une réintégration par un tribunal. Nous avions réuni toutes les conditions pour cette exclusion qui allait être effective au prochain bureau national", prévu mercredi, a expliqué Alain Fontanel, secrétaire national aux Fédérations du PS.

"Jean-Noël Guérini le savait, je le lui ai dit quand je l'ai eu au téléphone aujourd'hui (lundi), quand il m'a appelé. Il a fait le choix de partir avant l'exclusion, il n'est donc plus membre du PS", a poursuivi le secrétaire national..

Par: Matthieu Mondoloni

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Mairie de Quimper le dimanche 30 mars, 20 heures.

Une foule importante attend la proclamation des résultats des élections municipales.

À leur annonce, la droite sarkosyste locale exulte et avec elle les têtes connues du Front National qui, en sous-main, ont fait voter UMP..

Un groupe de « bonnets rouges » rassemblés eux aussi sur la place de la mairie affublés de leur médiatique couvre-chef « made in China » se joint à leurs applaudissements et manifeste bruyamment sa joie.

Cette réaction n’a rien d’étonnant quand on sait comment a été organisée dans cette même ville le 2 novembre dernier la manifestation dite des « bonnets rouges », initiée par le MEDEF, la FDSEA, les patrons de l’agro-alimentaire et l’Institut de Locarn, (think-thank patronal ultra réactionnaire piloté par un industriel breton richissime), avec le soutien actif de toute la droite et de l’extrême droite bretonne, dont les dirigeants défilaient aux premiers rangs arborant eux aussi des « bonnets rouges ».

En se réjouissant de la victoire de la droite, les leaders des « bonnets rouges » sont dans la parfaite logique de leur entreprise.

Piero Rainero
Conseiller Municipal PCF de Quimper (29).

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Préoccupation(s)....

Incontrôlables. Aux ârmes, citoyens ? Autant la confusion des sentiments nous prête parfois quelque envie d’empathie, autant la confusion des registres, qui tient de la tricherie, nous donne des pulsions colériques et des envies de révolte. Devant les signaux de détresse d’une France en partie atomisée, sachant que pas mal de recours possibles ont été noyés dans le désastre, nous restons stupéfiés par l’absence de lucidité de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui les entourent, hypnotisés par le carcan libéralo-européen devenu seconde peau.

Bientôt deux ans d’enfer pour ceux qui portent la gauche au cœur, et bientôt deux ans de gestion austéritaire pour ceux qui ont osé affirmer qu’il la défendrait, cette gauche, en mai 2012. Dans les coulisses du pouvoir, depuis le second tour des municipales, la même rengaine : Normal Ier va changer à la marge pour ne rien changer, nous dit-on, car toute son action est désormais dictée par le calendrier européen, l’acceptation du budget de la France par Bruxelles, par exemple, dans quelques semaines. Méfiez-vous chers lecteurs : s’il faut y voir une forme de contrainte dont il paraît difficile de sortir du jour au lendemain, n’oubliez jamais que Normal Ier et ses éminences grises ne bougeront pas de ce fameux « cap » contraignant, car ils sont convaincus qu’il s’agit de la bonne et de la seule voie – même si, pour la plupart des citoyens, cette politique économique et sociale ne se différencie guère du modèle nicoléonien et continue d’enfoncer les classes populaires dans la précarité, le désœuvrement, le désespoir en toutes choses, à commencer par « la » politique et l’action publique. C’est à désespérer, en effet, car si rien ne change radicalement, la situation sociale, dramatique et inquiétante, va devenir progressivement incontrôlable. Qui en doute ?

PCF. L’avantage de la situation pourrait consister à dire que l’heure est plus que jamais à la recomposition d’une gauche de transformation la plus élargie possible, que les circonstances sont presque réunies pour en entrevoir la possibilité, et que, enfin, ce serait la condition des conditions pour continuer à « penser » et réorienter la gauche vers sa raison d’être, le combat social, l’égalité, la justice. De bien grandes phrases, n’est-ce pas, alors que tout semble noir, bien assombri, et que nous tentons quand même, presque malgré nous, de ne pas trop faire bande à part pour ne pas rompre la chaîne dont nous ne sommes qu’un maillon. D’autant que la réalité voisine souvent avec les choses qui inquiètent un peu, beaucoup, car elles nous concernent particulièrement : nous parlons là du sort des villes communistes. Le constat global est connu. La vague bleue n’a épargné aucune formation de gauche, même si elle a fait voler en éclats le Parti socialiste municipal.

Autant le dire, le Parti communiste n’a pas échappé au drame, en dépit de la résistance de ses élus au premier tour, souvent contrariée au second tour. Certes, les communistes reconquièrent deux villes importantes avec Aubervilliers et Montreuil, mais ces deux exemples, associés à quelques autres plus modestes, ne corrigent pas, loin s’en faut, le mouvement général des pertes – comment les nommer autrement ? Le total s’avère cruel.

Le PCF perd en effet une cinquantaine de villes de plus de 3 500 habitants et en regagne 5, soit un déficit d’environ 30 % des communes avant l’élection.

En outre, il concède 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28, et 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81. Au regard du contexte politique marqué par une effroyable désaffection du « peuple de gauche », nous aurions tort de parler de « saignée », mais tort également de masquer l’échec, car il faut remonter à 1983 et 1989 pour constater un tel recul. Entendons-nous bien : nous n’évoquons pas là seulement un échec pour les élus en question, mais bien un échec pour les populations concernées, puisqu’elles ne seront plus protégées par les politiques locales de solidarité et de résistance à l’austérité.

Pour le PCF, quoi qu’il en soit, ce recul, même relatif, dans les municipalités interroge non pas sur la stratégie globale – les cas spécifiques sont tellement différents d’une ville à l’autre qu’il est assez impératif de ne pas tenter de définir des « raisons » nationales – mais bien sur l’impact encore trop modeste du Front de gauche dans son ensemble, toutes forces confondues, dans ce que nous pouvons appeler l’affermissement nécessaire de l’espérance sociale comme possibilité concrète. C’est assez simple au fond. Ce « peuple de gauche », joliment nommé, est déboussolé, perdu, anéanti. Plus grave, les gens de peu ne croient plus à rien et ils ont sincèrement peur que le monde ne change jamais, que le socialisme (comme concept de rupture avec le capitalisme) n’advienne jamais. Ils savent qu’ils n’ont jamais rien obtenu qui n’ait été arraché.

Maintenant, la grande question est : comment leur redonner le goût et l’exigence de lutte ?

Par: Jean-Emmanuel Ducoin.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Les députés communistes voteront contre la confiance au gouvernement.

Les députés communistes et apparentés (Front de gauche) voteront contre la confiance au nouveau gouvernement du fait de la "dérive libérale" de François Hollande, a affirmé aujourd'hui leur chef de file André Chassaigne, pour qui le choix de Manuel Valls est "secondaire". En 2012, ils s'étaient abstenus lors du vote qui avait suivi le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault.

"Bien sûr que nous voterons contre", a affirmé André Chassaigne, interrogé mardi lors d'un point presse. "Je n'accorde pas une grande importance au choix du premier ministre. L'important n'est pas dans le casting, l'important c'est la déclaration politique du président" lundi soir, a-t-il déclaré. "L'orientation politique n'est pas franchement nouvelle, c'est la continuité d'une dérive libérale", a déploré ce député du Puy-de-Dôme.

Le "pacte de solidarité" annoncé par François Hollande n'est qu'un "habillage de cette politique libérale", il "acte le fait qu'il ne faut pas augmenter les salaires", selon lui. Les municipales ont été "une déroute" pour les socialistes, et plus largement "pour les forces de gauche", a-t-il reconnu.

Par: Le Galicien.

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Publié le par "Citoyen 18"
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Le courant Maintenant la gauche, qui compte Emmanuel Maurel,  Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche  et Jérôme Guedj, a signé au soir du second tour des municipales une lettre ouverte adressée au Président de la république. Pour eux, le message du scrutin est clair, il ne s’agit pas d’ « envoyer des signaux de gauche », mais il faut changer de cap politique. Nous en reproduisons le contenu sous forme de tribune.

Monsieur le Président,

La  défaite est sévère. Son ampleur, son impact sur tout le territoire en dépit du travail de qualité des élus locaux, témoigne d’une volonté des électeurs de gauche de sanctionner les choix politiques engagés depuis le début du quinquennat.

Ce soir, c’est toute la gauche qui est pénalisée. Mais plus que nos partenaires écologistes ou communistes, ce sont les candidats socialistes qui subissent le plus durement le désaveu des urnes.

L’exécutif ne peut rester sourd au message des électeurs. Rien ne serait pire que de relativiser la gravité de la défaite. Rien ne serait plus dangereux que de se tromper dans l’analyse des causes de celle-ci. Le problème n’est pas « méthodologique », il est politique. Le sujet central n’est pas la demande d’autorité, il est le refus de l’austérité. Il ne s’agit pas d’ « envoyer des signaux de gauche » à notre électorat, il faut changer de cap.

Monsieur le Président,

Vous aviez fait du « redressement dans la justice » le mot d’ordre de votre campagne présidentielle. A juste titre, vous aviez pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Vous aviez porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Vous aviez rappelé avec force que « l’âme de la France, c’est l’égalité ».

Deux ans après, cette analyse nous paraît toujours aussi pertinente. Force est de constater que, parfois, les actes ont démenti les paroles. Certes, des réformes salutaires ont été entreprises. Certes, personne ne méconnaît la gravité de la crise et le lourd bilan laissé par Nicolas Sarkozy. Certes, l’éradication du chômage de masse requiert du temps et de la constance. Mais, comme nous le faisons inlassablement depuis des mois, nous vous exhortons à changer de cap.

Augmentation de la fiscalité indirecte, flexibilisation du marché du travail, réduction à marche forcée des déficits publics, baisse massive du coût du travail : nous ne contestons pas seulement ces solutions parce qu’elles risquent de fragiliser notre modèle social et nos services publics, nous les contestons parce qu’elles s’avèrent inefficaces pour relancer l’activité économique!

Comme vous, nous pensons que les Français attendent avant tout des résultats en matière d’emploi. Comme vous, nous pensons que nous serons jugés sur notre capacité à améliorer concrètement les conditions d’existence du plus grand nombre.

Aujourd’hui, c’est le pragmatisme qui impose d’être audacieux !

Parce que la chance sourit aux audacieux, parce que la France n’est jamais aussi grande que dans le sursaut, il est possible de démentir les résignés, les fatalistes et les pessimistes. Il n’y a pas qu’une seule politique possible.

Pour réussir une nouvelle étape du quinquennat, il faut remplir trois conditions.

1) A l’échelon européen, il est temps de desserrer l’étau des contraintes du pacte de stabilité. Concrètement, il s’agit dès demain d’engager le rapport de force avec la Commission en lui notifiant non seulement  l’impossibilité, mais surtout le refus respecter dans les délais les critères de déficit restrictifs qu’elle nous assigne. La réduction à marche forcée des déficits publics érigée en dogme est absurde en période de croissance atone, alors que c’est précisément l’investissement, et singulièrement l’investissement public qui soutient l’activité. L’austérité conduit l’Europe vers l’abîme tant elle réduit les protections de ses citoyens sans aboutir à un autre résultat qu’un dumping social qui ne dit pas son nom.  La politique monétaire est aujourd’hui plus un handicap qu’un atout, le libre-échange généralisé nous affaiblit. Les Français se moquent d’être présentés comme les mauvais élèves de l’Europe libérale. Au contraire, ils plébisciteraient un gouvernement qui se donne comme objectif d’être l’acteur déterminé de la réorientation du projet européen. Proposer un autre chemin pour l’Europe, jeter les bases d’une coalition progressiste contre l’austérité, voilà une façon de “réenchanter le rêve français”

2) Sur le plan intérieur, le temps est venu d’un tournant économique majeur. Plutôt qu’à la « politique de l’offre » et qu’aux coupes massives dans les dépenses publiques, la priorité doit revenir à la croissance, à l’emploi, au redressement productif. A l’évidence, la transition écologique doit en  être le  fil conducteur.

Le pacte de responsabilité est mort-né. Prenons acte de la position intransigeante du MEDEF qui refuse toute contrepartie pour le monde du travail.  Désormais minoritaire chez les syndicats de salariés, extrêmement coûteux pour les finances publiques, le « pacte » n’est pas aujourd’hui le « grand compromis social » que vous aviez souhaité.

N’ayons pas peur d’abandonner cette voie.  La mobilisation générale pour l’emploi passe par la relance de l’investissement public et par celle de la consommation.

Car il est urgent d’agir pour le pouvoir d’achat. La réforme fiscale est évidemment un outil pour améliorer le quotidien des Français les plus modestes. Mais l’augmentation substantielle du SMIC lors de sa revalorisation annuelle, le dégel des salaires des fonctionnaires, la revalorisation des petites retraites nous paraissent tout aussi nécessaires

3) De même qu’il n’y aura pas de redressement sans justice, il n’y aura pas de réussite de la gauche si elle ne parvient pas à se rassembler.

Le changement ne peut devenir une réalité sans la prise en compte des aspirations de la majorité sociale à laquelle nous devons notre majorité politique acquise en 2012. Pour le traduire en actes, la gauche ne réussira qu’avec un nouveau pacte majoritaire qui rassemble au service de la France toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la défaite de la droite lors de la dernière campagne présidentielle.

Mais au-delà de la gauche, c’est au profond malaise qui traverse notre pays qu’il faut aujourd’hui répondre. Comme à chaque période décisive de son histoire, la France peut retrouver le meilleur d’elle-même en s’inspirant des principes qui font la force et la singularité de son modèle républicain. Respect de la souveraineté populaire, défense de notre modèle social, promotion de l’égalité : en cette « année Jaurès », la République sociale reste un projet fédérateur. Ce projet, il vous appartient de le faire vivre.

Nous espérons que vous aurez compris cette adresse comme  une contribution franche et constructive, tournée vers un seul objectif : la réussite de votre quinquennat, celle de la gauche, celle de la France.

 

  • Pour Maintenant la Gauche
    Emmanuel Maurel
    Marie-Noëlle Lienemann
    Jérôme Guedj
  • Paul Quilès, ancien ministre, et les membres du Bureau national du PS : Julien Dray, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Marianne Louis, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas

Par Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Le bassin minier des Cévennes, dans le Gard, le parti communiste a conservé ses mairies autour d'Alès. De plus ses candidats devancent le PS à Alès et à Nîmes.
 
 
 


A Salindres, Daniel Verdelhan maire sortant PCF conserve sa ville dès le premier tour avec 57,12% des voix.
A Cendras, c'est le maire sortant Yannick LOUCHE (PCF) qui est réélu avec 75,78% des voix.
A Rousson, Ghislain Chassary (PCF) est élu au premier tour avec 55,24% des voix.
A La Grand-Combe (ville d’origine du maire communiste de Port de Bouc, René Rieubon), Patrick Malavieille le maire sortant communiste est aussi élu dès le premier tour avec 55,62% des voix.
A Saint-Martin-de-Valgalgues, le communiste M. Claude CERPEDES remporte les municipales contre le maire de droite sortant (51,74% contre 48,25%).

Pour les municipales à Alès, l'UMP a conservé la ville dès le premier tour (54,13%), le communiste Jean-Michel Suau est second et recueille 16,77%. Loin derrière se trouve l'alliance PS-EELV (12,29%) et le FN (11,98%).

A Nîmes, sans surprise, le maire sortant, Jean-Paul Fournier (UMP) a été réélu (46,80%). On peut saluer le score de Sylvette Fayet (14,83%) qui se hisse devant le PS (13,94%) alors qu'au premier tour le PS devançait le PCF. Le FN occupe la seconde place avec 24,41% des suffrages).

Par: Nicolas MAURY.

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Dès dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse sur le deuxième tour des élections municipales. Il a vu dans le résultat une sanction de la politique du gouvernement et a dénoncé le sectarisme du PS dans des villes comme Toulouse. Jean-Luc Mélenchon a appelé à construire « une nouvelle gauche, capable d'être majoritaire dans notre pays ». Il a souligné l'excellent résultat de la liste PG-EELV à Grenoble, dans lequel il a vu « une magnifique leçon de choses » qui apportait « une grande espérance » et « un vent frais ». Jean-Luc Mélenchon a enfin appelé les élus socialistes à rompre les rangs et à rejoindre l'opposition de gauche à la politique du gouvernement.

Par JL MELENCHON.

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En complément des informations de l’Humanité, de l’Humanité Dimanche et de l’Humanité.fr, avec la carte interactive (AFP), soyez informés par email, dès dimanche soir, des résultats des villes de votre choix. Accédez aux résultats des élections législatives de 2012 et des municipales de 2008 des 36 000 communes de France.

Lisez le mode d’emploi du scrutin, les statistiques, les points chauds et les personnalités proposés par l’AFP. En complément des informations de l’Humanité, de l’Humanité Dimanche et de l’Humanité.fr, avec la carte interactive (AFP), soyez informés par email, dès dimanche soir, des résultats des villes de votre choix. Accédez aux résultats des élections législatives de 2012 et des municipales de 2008 des 36 000 communes de France. Lisez le mode d’emploi du scrutin, les statistiques, les points chauds et les personnalités proposés par l’AFP. La carte interactive

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