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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Le monde des AFFAIRES, au sens propre comme au sens figuré, présent au deuxième tour de la PRÉSIDENTIELLE

Par Roger Colombier sur son blog :

Le candidat officiel du PS, Benoît Hamon, empêche le candidat de la France insoumise d'être présent au second tour, le candidat officieux de l'Elysée et de la nomenklatura social-démocrate, Emmanuel Macron, arrive, lui en tête avec 23,9% des suffrages exprimés. L'extrême droite sera présente au deuxième tour, le 7 mai 2017, ayant obtenu 21,4%.

La droite, dirigée par François Fillon, qui administre le pays depuis 1958, en alternance avec le PS, est sèchement éliminée dès le premier tour. Benoît Hamon obtient lui 6,5% des suffrages exprimés, tout juste un peu mieux que Gaston Deferre à la présidentielle de 1969 (5,1%) quand le candidat Pcf enregistrait 21,7% au premier tour.

Et lu dans le Huffington Post: "Sur les coups de 19 heures, en même temps que les premières estimations fiables annonçaient le duel Macron-Le Pen, le taux de change de l'euro a bondi face au dollar et à la livre sterling. La monnaie unique a connu une hausse instantanée de près de 2% face au dollar. La plus forte hausse en une journée depuis le mois de décembre. (...) La configuration actuelle du deuxième tour a permis à l'écart entre les taux des dettes française et allemande (celle de référence) de se resserrer brutalement. Il est au plus bas depuis janvier. "

"Bonnet blanc et blanc bonnet", disait Jacques Duclos, candidat communiste à la présidentielle de 1969 en préconisant l'abstention au 2e tour dans la confrontation entre 2 hommes de droite. En 2017, comparaison n'est pas raison. L'extrême droite au cours de son histoire n'a jamais agi pour le bien du peuple : de l'affaire Dreyfus aux ligues factieuses de 1934, à la collaboration avec l'Allemagne nazie avec le patronat français, aux sanglantes méthodes de l'OAS lors de la guerre en Algérie, etc.

Pour autant, une prétendue union sacrée pour y faire barrage, en appelant à voter pour un ex-banquier d'affaires chouchou de l'Elysée socialiste, ne règlera pas le problème majeur que plus de 7 millions de citoyens français se reconnaissent dans la candidate de l'extrême droite.

Au lieu de pianoter tranquilou sur les réseaux sociaux en traitant ces électeurs de fascistes, même si certains en sont, il faudrait mieux combattre dans la cité et les entreprises cette désespérance véritable, cette même désespérance qui a fait applaudir Philippe Pétain en sauveur de la France en juillet 1940. Ce n'est que dans les batailles sociales, dans la lutte des classes autour d'un programme résolument anticapitaliste, que les jours seront heureux demain.

Le 7 mai 2017, je ne bêlerai pas dans un front soi-disant républicain : je m'abstiendrai devant un déni de démocratie qu'est la 5e République avec son président disposant de tous les pouvoirs sans jamais rendre de comptes au peuple souverain.

Sinon, je ne vois que ça :

 

Le monde des AFFAIRES, au sens propre comme au sens figuré, présent au deuxième tour de la PRÉSIDENTIELLE

SOURCE:

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Publié le par "Citoyen 18"
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Capture d'écran France 2

Capture d'écran France 2

Retraite à 65 ans, 39 heures... François Fillon malmené par des personnels hospitaliers durant la visite d'un Ephad

Augmentation du temps de travail, retraite à 65 ans, réduction drastique du nombre de fonctionnaires... François Fillon a été dû faire face à de vives critiques, lors d'un reportage tourné dans le cadre de "L'Emission politique" dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Val-de-Marne.

Un déplacement tendu. François Fillon a été quelque peu malmené par des personnels hospitaliers, lors d'un reportage tourné dans le cadre de "L'Emission politique" dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ephad) de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), et diffusé jeudi 23 mars sur France 2. Augmentation du temps de travail, retraite à 65 ans, réduction drastique du nombre de fonctionnaires... Les personnels hospitaliers de cet Ephad, dont plusieurs étaient syndiqués à la CGT, ne manquaient pas de griefs.

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Alain Lamour (Parti de Gauche)

Alain Lamour (Parti de Gauche)

Longpont-sur-Orge : Alain Lamour détrône l’ancien maire Philippe Hamon

« Le temps de l’apaisement est arrivé », souffle, à peine élu, le nouveau maire de Longpont-sur-Orge, Alain Lamour (Parti de Gauche). Ce dimanche [19/03/2017], à l’issue du deuxième tour de l’élection municipale anticipée, sa liste « Ensemble pour Longpont » l’a emporté avec avec 43% des voix. Il devance celle du candidat sans étiquette Patrick Gamache (35 %). Le sortant, Philippe Hamon (UDI), ne récolte que 14,6 % des suffrages et se voit contraint de laisser son siège de maire. La dernière liste en compétition, dirigée par Pascal Amrhein (SE), obtient 6,5 % des voix.

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Jean-Luc Mélenchon avant le débat TV sur TF1 le 20 mars 2017 (source photo: Bourse Direct)

Jean-Luc Mélenchon avant le débat TV sur TF1 le 20 mars 2017 (source photo: Bourse Direct)

PRÉSIDENTIELLE - SONDAGE: MÉLENCHON PASSE POUR LA PREMIÈRE FOIS DEVANT HAMON, FORT DE SA BONNE PRESTATION AU DÉBAT

Pour la première fois depuis le début de la campagne Jean-Luc Mélenchon est passé devant Benoît Hamon dans les intentions de vote. Le candidat de la France insoumise remporte 13,5% de ces dernières contre 11,5 pour le représentant du PS selon un sondage.

C'est un cap symbolique que vient de passer Jean-Luc Mélenchon. Selon un sondage réalisé mardi 21 mars 2017 par Elabe pour BFMTV et L'Express, dans lequel les marges d'erreur sont de plus ou moins 3,4 points pour les scores les plus élevés, le candidat de la France insoumise se trouve désormais à 13,5% d'intentions de vote devançant ainsi le candidat du PS, Benoît Hamon.

En effet, avec cette progression de 0,5 point sur le dernier sondage, Jean-Luc Mélenchon distance donc le député des Yvelines qui lui a chuté lourdement, totalisant 11,5% d'intentions de vote. A noter toutefois que cet écart se trouve dans la marge d'erreur, il convient de prendre ces chiffres avec prudence.

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source photo: site l'humanité

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Nous savons très bien que le FN ne défend pas les travailleurs et qu'il tente de les tromper...etc…Il reste que je pense que la CGT fait une erreur majeure en abordant cette campagne présidentielle sous l'angle exclusif de l'anti-FN - En effet, nous savons très bien que ce parti n'a aucune chance de pouvoir gouverner notre pays (même en gagnant la présidentielle- ce qui est fort peu probable- le FN n'aurait pas la majorité parlementaire qui lui permettrait de diriger la France) - Donc la candidature Marine Le Pen n'est pas la plus dangereuse - Ce sont bien Macron et Fillon qui menacent ce qui nous reste des conquêtes sociales (sécu et retraites notamment) et eux peuvent être élus et avoir une majorité ! - Il faudrait peut-être que la CGT dénoncent, en les décodant, leurs programmes respectifs et qu'elle cesse d'agiter le mistigri du FN qui sert uniquement à faire voter pour des candidats qui vont finir de nous faire les poches !

El Diablo

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Publié le par "Citoyen 18"
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source photo : RT en français - © Philippe Wojazer Source: Reuters

source photo : RT en français - © Philippe Wojazer Source: Reuters

Valls refuse de rallier Hamon et entérine la dislocation de la gauche

Devant ses soutiens, l'ex-Premier ministre a évoqué le « sectarisme » du candidat de gauche, tandis que ce dernier, en plein JT de TF1 a parlé de « trahison » à son encontre. Au PS, rien ne va plus et Emmanuel Macron pourrait tirer les marrons du feu.

C'est dit : Manuel Valls ne parrainera personne. « Je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage serait une contradiction incompréhensible avec mes engagements », a déclaré Manuel Valls le 14 mars devant 300 partisans à l'assemblée.

[…]

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Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et même grands projets comme le développement numérique, toutes les réformes structurelles que le Conseil européen demande à la France depuis plusieurs années se retrouvent dans le programme d’Emmanuel Macron. Mot pour mot.

Des milliers d’intervenants de la société civile, des comités locaux dans toute la France réunis par thèmes, des centaines d’experts pour débattre des projets, des groupes pour analyser les propositions et sélectionner les meilleures… Emmanuel Macron n’a pas manqué de souligner la démarche originale mise en œuvre pour l’élaboration de son programme et pour justifier le retard pris. Il fallait du temps pour élaborer le plan d’ensemble, a-t-il expliqué avant de dévoiler ses mesures le 2 mars.

Mais était-il vraiment nécessaire de mobiliser tant d’énergies ? Car à lire ses propositions économiques et sociales, il n’y a pas vraiment de nouveauté : elles sont en parfaite résonance libérale avec ce que souhaite l’Europe. En soi, ce n’est pas surprenant. Emmanuel Macron n’a jamais caché être en faveur d’une intégration européenne de plus en plus en poussée, passant par la mise en œuvre d’une harmonisation politique, fiscale et budgétaire. Cette adhésion se manifeste sans retenue. Il n’y a pas la moindre distance, le plus petit soupçon d’un doute sur les thèses économiques de l’Europe, qui ont quand même contribué à enliser la zone euro dans la stagnation économique et le chômage de masse entre 2010 et 2015. Pas le moindre écho non plus aux révisions importantes qui ont lieu dans les cénacles d’économistes aux États-Unis, dont certaines études concluent que le libéralisme a été survendu, aggravant les inégalités et compromettant les chances de retour d’une croissance durable.

Pour Emmanuel Macron, la discussion ne semble pas avoir lieu d’être. La politique définie par l’Europe est la seule voie à suivre, comme pendant toute la présidence de Hollande. Une grande partie de ses mesures économiques et sociales sont même des copier-coller des recommandations adressées par le Conseil européen à la France dans le cadre du programme de stabilité en 2014, 2015, 2016. Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et grands projets comme le développement numérique, tout s’y retrouve. Même la manière de les décliner. À l’instar de la Commission européenne, le candidat d’En Marche !, qui pourtant ne cesse de se réclamer d’une vision, se refuse à donner un cadre général cohérent à sa politique. Il préfère énumérer une série de points, comme il l’avait fait dans le cadre de la commission Attali, ou pour sa loi sur la croissance (la loi Macron), comme le fait la Commission dans ses rappels à l’ordre aux pays de la zone euro, ramenant ainsi la politique à une énumération technocratique.

Emmanuel Macron y met cependant les formes. Parce qu’il sait qu’il existe des mots qui heurtent, il a rayé dans son programme toute référence aux politiques d’austérité. Il mentionne tout juste, au détour d’une simple parenthèse, un « déficit ne dépassant pas 3 % dès 2017 et [l’]atteinte, en 2022, de l’objectif à moyen terme de solde structurel soit - 0,5 point de PIB ». Comme si cela n’était qu’une mention accessoire, un petit rappel pour mémoire sur lequel il était inutile de s’appesantir.

Dans les faits, il s’agit pourtant de se conformer à la lettre aux règles budgétaires définies par l’Europe. Mais s’il n’insiste pas sur la règle mère, il en donne la traduction : les dépenses publiques doivent baisser de 60 milliards en 5 ans, afin de ramener le taux de dépenses publiques dans la norme européenne. Tout un panel de mesures est envisagé pour y parvenir allant de la suppression de 50 000 postes dans la fonction publique à l’encadrement des dépenses de santé, et à la réduction des dépenses des collectivités locales.

C’est exactement ce que préconise le Conseil dans sa lettre de recommandation adressée à la France en juillet 2016 : « Le Conseil recommande que la France s’attache à assurer une correction durable du déficit excessif en 2017 au plus tard, en prenant les mesures structurelles requises et en consacrant toutes les recettes exceptionnelles à la réduction du déficit et de la dette ; à préciser les réductions de dépenses prévues pour les années à venir et accentuer les efforts pour accroître le montant des économies générées par les revues de dépenses, y compris en ce qui concerne les dépenses des collectivités locales. »

Les révisions du FMI sur l’impact du coefficient multiplicateur et les conséquences sous-estimées d’une réduction des dépenses publiques sur l’économie semblent bien avoir été oubliées. « Il faut sortir de la logique du rabot, sortir d’une logique dans laquelle on comprime la dépense pour passer à une logique dans laquelle on engage le pays dans une transition économique et écologique, explique Jean Pisani-Ferry qui, après avoir été commissaire général de France Stratégie, a rallié Emmanuel Macron et coordonne le pôle « programme et idées » d’En Marche !. C’est une stratégie qui repose fondamentalement sur l’offre mais, en même temps, cela a des effets de demande. »

Animé de la même précaution, Emmanuel Macron a banni le mot « réforme », assimilé désormais par l’opinion publique à régression sociale. Il parle donc de mobilité, de changement, de flexibilité. Une France en marche, comme il le promeut.

Pourtant, derrière cet habillage consensuel, le programme d’Emmanuel Macron parle bien de mettre en œuvre le plan de « réformes structurelles » que la Commission européenne et la BCE réclament à cor et à cri. Il entend mettre en œuvre sans retard une grande réforme des retraites. Un système universel par points, donnant toute liberté à chacun de partir à la retraite quand il le souhaite, où « chaque euro cotisé donnerait le droit au même montant de retraite », a-t-il déclaré. Avant de se raviser en expliquant que le taux des cotisations pourrait varier, selon les métiers, que les conditions d’âge de départ pourraient différer.

« C’est un modèle scandinave », a déclaré, rassurant, Jean Pisani-Ferry. « C’est la réforme qui a été mise en place en Italie », relève une analyse des Économistes atterrés. Avant d’insister : « L’exemple de l’Italie montre que la réforme permettrait de faire baisser fortement les futures retraites des jeunes d’aujourd’hui. » C’est sans doute le but poursuivi, même s’il est inavoué.

Par martine orange et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
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Mediapart et Marianne révèlent qu’un ancien conseiller de Marine Le Pen aurait été rémunéré, pendant la campagne présidentielle de 2012, par un contrat fictif au cabinet de l’expert-comptable attitré du Front national, Nicolas Crochet. Gaël Nofri affirme n’avoir jamais travaillé dans ce cabinet.

C’est une nouvelle affaire qui vient menacer Marine Le Pen. Alors que la justice française enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants frontistes au Parlement européen, Mediapart et Marianne révèlent que l’un de ses ex-conseillers pendant la campagne présidentielle de 2012 a été rémunéré par le cabinet d’expert-comptable attitré du FN. Un contrat considéré comme « fictif » par les enquêteurs. L’ancien conseiller de Marine Le Pen, Gaël Nofri, affirme à Mediapart n’avoir jamais mis les pieds dans ce cabinet. Cet élu niçois, qui a quitté en 2014 les rangs du Rassemblement bleu Marine pour rejoindre Debout la France, puis les Républicains, assure que le Front national aurait d’abord tenté de le faire rémunérer comme assistant parlementaire européen, avant de le transférer au cabinet de l’expert-comptale du FN.

Tout commence pendant la campagne présidentielle de 2012. Le divers droite Gaël Nofri, qui a navigué depuis 2004 entre Charles Pasqua, l’ex-sénateur et maire de Nice Jacques Peyrat, le cabinet du député UMP Éric Ciotti, puis celui du maire de Montmorillon, dans la Vienne, rejoint l’équipe de campagne de Marine Le Pen en septembre 2011. Ce Niçois de 31 ans ne prend pas alors sa carte au FN, mais devient le conseiller de la candidate chargé des services publics et est investi candidat aux législatives dans les Alpes-Maritimes.

« J’ai été embauché pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en septembre 2011, jusque fin avril [2012], indique Gaël Nofri, interrogé par Mediapart et Marianne. J’ai été en charge des questions relatives à la gestion des services publics pendant la campagne et rémunéré comme tel. Puis, visiblement, les choses ont évolué. » Car le conseiller municipal de Nice affirme qu’à la fin de la campagne présidentielle, il a « reçu des fiches de paie du Parlement européen ».

Gaël Nofri fait une hypothèse : « À la fin de la campagne, ils se sont peut-être rendus compte qu’ils avaient dépassé les plafonds [des dépenses de campagne remboursées par l’État – ndlr]. Ils ont essayé de me balancer sur le Parlement européen. »

L'affiche de campagne de Gaël Nofri L'affiche de campagne de Gaël Nofri

La justice s’est justement interrogée sur ce point. Dans le cadre de l’enquête sur le financement des campagnes de 2012, la brigade financière a trouvé la trace de fiches de paie mensuelles de 4 500 euros, de janvier à avril 2012, soit une somme totale de 18 000 euros. Gaël Nofri y apparaît comme assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen.

« C’est un contrat d’assistant local dans sa circonscription sud-est, pour lequel Gaël Nofri a transmis des notes sur des questions locales et européennes », justifie auprès de Mediapart le conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen, Lorrain de Saint-Affrique. « Nous pouvons produire les notes qui correspondent à cela, ajoute le bras droit du président d’honneur du FN. Le reste, je n’en sais rien. S’il y a autre chose, cela relève de la responsabilité de Nofri ou des autres, mais pour ce qui concerne Jean-Marie Le Pen, il a fait le travail. Il faut arrêter avec le syndrome Penelope ! » Le problème, c’est que Gaël Nofri affirme n’avoir « jamais été assistant de Jean-Marie Le Pen. Jamais, jamais ! » « Je n’ai évidemment jamais été au Parlement européen, ajoute-t-il. Et d’ailleurs, je n’ai jamais signé de contrat en ce sens. »

 

Gaël Nofri (à droite), avec Louis Aliot, l'eurodéputé Édouard Ferrand et les députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen © dr Gaël Nofri (à droite), avec Louis Aliot, l'eurodéputé Édouard Ferrand et les députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen © dr

Mais l’histoire ne va pas s’arrêter là. En juin 2012, l’ex-conseiller de la présidente du FN se rend à Pôle emploi, à Nice, pour déposer un dossier. « À ce moment-là, j’apprends que je ne peux pas bénéficier de mes droits au chômage, car mes cotisations sociales n’ont pas été versées » par l’équipe de la candidate, assure-t-il. L’ex-conseiller dit avoir « appelé Marine [Le Pen – ndlr] trois jours avant les législatives pour lui demander ce que c’était que cette histoire. Elle m’a répondu : “Je suis dans les législatives, j’ai d’autres choses à faire que de m’occuper de ça.” » Le trentenaire lui aurait alors envoyé trois SMS, les 19 et 25 juin, et le 2 juillet, « en ruant dans les brancards et en lui demandant ce que c’était que cette histoire ». Il aurait même menacé de révéler l’affaire dans la presse. « Elle n’a jamais répondu, dit-il. Elle m’a fait répondre par Louis Aliot et par Nicolas Crochet, qui s’en occupait. »

Ce vieil ami de Marine Le Pen est l’expert-comptable attitré du Front national depuis 2011, avec son cabinet Amboise Audit. C’est lui qui certifie les comptes de campagne des candidats frontistes. Depuis le 1er janvier 2012, cet homme de 53 ans est aussi le tiers-payant du parti au Parlement européen, ce qui veut dire qu’il établit les contrats et bulletins de paie des assistants locaux des eurodéputés, leur verse leurs salaires, ainsi que les cotisations sociales en France, sur les fonds européens qu’il reçoit. C’est donc à lui qu’est revenue la responsabilité de gérer le « cas » Nofri.

« Là, j’ai vu arriver un contrat de chez Amboise Audit, explique l’élu niçois. J’ai d’abord refusé de le signer, mais on m’a expliqué que c’était ça ou rien. » Un courriel du 6 juillet 2012 versé à la procédure judiciaire laisse penser que Marine Le Pen est intervenue en personne pour que son ancien conseiller signe au plus vite le contrat chez Amboise Audit. « Marine lui avait envoyé un SMS pour qu’il le signe le jour où je lui ai envoyé son contrat par la poste », écrit l’expert-comptable dans ce courriel adressé au vice-président du FN, Louis Aliot, et où Marine Le Pen figure en copie. Cela n’a visiblement pas suffi. Car dans ce message, Nicolas Crochet demande au compagnon de la présidente du FN d’intervenir à son tour : « N’oublies [sic] pas de lui reparler de la signature des documents liés au CDD avec mon cabinet », lui dit-il.

 

Courriel de Nicolas Crochet à Louis Aliot © Document Mediapart et Marianne Courriel de Nicolas Crochet à Louis Aliot © Document Mediapart et Marianne

À la fin de l'été, Gaël Nofri finit par se résigner, selon son récit. « Fin août, au bout de quatre mois sans salaire, je commence à tirer la langue. Je signe donc les documents en septembre, car je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche, et je les dépose à Pôle emploi. » Seulement voilà, l'ancien conseiller de Marine Le Pen dit n’avoir jamais mis un pied au cabinet Amboise Audit, installé à Paris : « En aucun cas je n’ai effectué des missions pour Nicolas Crochet, indique-t-il. C’est un expert-comptable, je ne vois pas ce que j’aurais pu faire chez lui. Je ne pourrais même pas vous dire où est le cabinet Amboise audit. »

Sollicités à plusieurs reprises, ni Marine Le Pen ni Nicolas Crochet n’ont souhaité nous répondre. Face aux autorités judiciaires, l’expert-comptable « a expliqué avoir appris en mars 2012 que M. Nofri n’était finalement pas pris en charge par le Parlement européen », détaillent les juges dans leur ordonnance de renvoi, datée du 5 octobre 2016. « Il a refait les fiches de paie directement au nom de son cabinet afin, a-t-il expliqué, de ne pas le pénaliser. » Le parquet de Paris avait, quant à lui, estimé, dans son réquisitoire, qu’« il lui [Nicolas Crochet] était reproché d’avoir fourni à Gaël Nofri, candidat en campagne et conseiller de Marine Le Pen aux élections présidentielles, un emploi fictif de chargé d’étude ».

« Moi-même, j’ai eu du mal à suivre… », conclut Gaël Nofri sur cet épisode. Seule « certitude », selon lui : « Au départ, l’emploi était sur la campagne. Ils ont essayé de le faire passer sur le Parlement européen, alors que ça n’avait rien à voir avec le Parlement, et au final cela s’est retrouvé sur la société de Nicolas Crochet. La structure générale, c’est cela. » L’élu local affirme s’être rendu à la brigade financière, à Paris, à la fin de l’été 2014, « pour faire part de [son] étonnement » sur ce contrat.

Nicolas Crochet est l’une des dix personnes physiques et morales qui ont été renvoyées en correctionnelle en octobre 2016, dans l’affaire du financement des campagnes 2012 du FN. Il est mis en examen pour complicité d’escroqueries (pour les législatives), recel d’abus de confiance, blanchiment d’abus de biens sociaux au préjudice de Jeanne, complicité d’abus de biens sociaux au préjudice de Riwal.

Par Marine Turchi

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, Sud chimie, dénoncent dans un communiqué les annonces du directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, faites lors d’un comité de groupe extraordinaire ce 23 février. Il a annoncé un projet de vente de Cepia, l’activité de façonnage qui représente 30 % de l’activité totale de Sanofi. « Cette activité, au cœur de l’industriel du groupe Sanofi, tant pour la chimie et la pharmacie, maillage du groupe sur le territoire, ne peut disparaitre sans conséquences lourdes pour l’industrie pharmaceutique française », se sont alarmés la FNIC-CGT et CGT-Sanofi. Dans le même temps, Olivier Brandicourt a annoncé la vente de l’activité Zentiva, soit l’activité générique en Europe. « La direction a déclaré que l’avenir sera la biotechnologie, mais que l’investissement industriel ne se fera pas en France », a dénoncé l’intersyndicale. Plusieurs dizaines de militants syndicaux étaient présents devant le siège, pour dénoncer la stratégie de démantèlement de l’industriel de Sanofi en France. « La vente de Zentiva est actée mais elle n’est pas effective, elle pourrait intervenir en 2018. Concernant Cepia, la direction tourne autour du pot. La direction nous dit chercher une solution pour le vrac, mais dans les faits ils ont réuni les activités des sites Vertolaye, Elbeuf et Hongrie dans une seule et même entité, pour mieux les céder », explique Didier Bodin, coordonnateur CGT à Sanofi.
Dans une lettre du 10 février dernier adressée à la représentation nationale, l’intersyndicale de Sanofi s’alarme des conséquences sur l’emploi de pareilles restructurations : « Les annonces de cession d’activités nous inquiètent fortement quant au devenir du potentiel scientifique et industriel de Sanofi dans notre pays. La cession de l’activité de santé animale Merial, la cession prévue des génériques en Europe (Zentiva), ainsi que celle de la production chimique et la vente de principes actifs pour les tiers nommé Cepia, vont impacter directement plusieurs milliers de salariés et partiellement ou totalement l’ensemble des activités de Sanofi en France », écrivent-ils. Tout en promettant de combattre cette politique qui condamne à terme l’industrie pharmaceutique française.

CGT Montreuil, vendredi 24 février 2017

 

 

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SONDAGE PRÉSIDENTIELLE :  MACRON et HAMON en chute libre
SONDAGE PRÉSIDENTIELLE :  MACRON et HAMON en chute libre

Sondage : Fillon repart à la hausse, Macron en chute libre

A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, un sondage Elabe, pour BFMTV et L'Express montre que François Fillon remonte la pente. Empêtré dans l'affaire des emplois fictifs présumés de son épouse, il avait dégringolé, mais il a aujourd'hui réussi à enrayer sa chute.

Si François Bayrou se présentait, le candidat Les Républicains serait crédité de 20% d'intentions de vote au premier tour, et 21% si le maire de Pau ne se présentait pas. Il serait ainsi en deuxième position, après avoir longtemps stagné à la troisième place.

Marine Le Pen renforce sa posture de favorite au premier tour. En cas de candidature de Bayrou, elle rassemblerait 27% des voix, soit une progression de 1,5 point par rapport au mois dernier. En revanche pour Emmanuel Macron, c'est la chute libre.
Le candidat d'En Marche perd 5 points et se retrouve crédité de 17 à 18,5% des intentions de vote.

Benoît Hamon est lui aussi en baisse, avec une perte de 3 points. Il est crédité de 12 à 13% des voix, et se retrouve donc au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon, qui reste stable pour sa part.

Dans tous les cas de figure, Marine Le Pen serait battue au second tour, qu'elle soit opposée à François Fillon ou à Emmanuel Macron, mais elle récolterait tout de même 44 à 41% des voix.

SOURCE :

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