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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
source photo: site l'humanité

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Nous savons très bien que le FN ne défend pas les travailleurs et qu'il tente de les tromper...etc…Il reste que je pense que la CGT fait une erreur majeure en abordant cette campagne présidentielle sous l'angle exclusif de l'anti-FN - En effet, nous savons très bien que ce parti n'a aucune chance de pouvoir gouverner notre pays (même en gagnant la présidentielle- ce qui est fort peu probable- le FN n'aurait pas la majorité parlementaire qui lui permettrait de diriger la France) - Donc la candidature Marine Le Pen n'est pas la plus dangereuse - Ce sont bien Macron et Fillon qui menacent ce qui nous reste des conquêtes sociales (sécu et retraites notamment) et eux peuvent être élus et avoir une majorité ! - Il faudrait peut-être que la CGT dénoncent, en les décodant, leurs programmes respectifs et qu'elle cesse d'agiter le mistigri du FN qui sert uniquement à faire voter pour des candidats qui vont finir de nous faire les poches !

El Diablo

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
source photo : RT en français - © Philippe Wojazer Source: Reuters

source photo : RT en français - © Philippe Wojazer Source: Reuters

Valls refuse de rallier Hamon et entérine la dislocation de la gauche

Devant ses soutiens, l'ex-Premier ministre a évoqué le « sectarisme » du candidat de gauche, tandis que ce dernier, en plein JT de TF1 a parlé de « trahison » à son encontre. Au PS, rien ne va plus et Emmanuel Macron pourrait tirer les marrons du feu.

C'est dit : Manuel Valls ne parrainera personne. « Je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage serait une contradiction incompréhensible avec mes engagements », a déclaré Manuel Valls le 14 mars devant 300 partisans à l'assemblée.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et même grands projets comme le développement numérique, toutes les réformes structurelles que le Conseil européen demande à la France depuis plusieurs années se retrouvent dans le programme d’Emmanuel Macron. Mot pour mot.

Des milliers d’intervenants de la société civile, des comités locaux dans toute la France réunis par thèmes, des centaines d’experts pour débattre des projets, des groupes pour analyser les propositions et sélectionner les meilleures… Emmanuel Macron n’a pas manqué de souligner la démarche originale mise en œuvre pour l’élaboration de son programme et pour justifier le retard pris. Il fallait du temps pour élaborer le plan d’ensemble, a-t-il expliqué avant de dévoiler ses mesures le 2 mars.

Mais était-il vraiment nécessaire de mobiliser tant d’énergies ? Car à lire ses propositions économiques et sociales, il n’y a pas vraiment de nouveauté : elles sont en parfaite résonance libérale avec ce que souhaite l’Europe. En soi, ce n’est pas surprenant. Emmanuel Macron n’a jamais caché être en faveur d’une intégration européenne de plus en plus en poussée, passant par la mise en œuvre d’une harmonisation politique, fiscale et budgétaire. Cette adhésion se manifeste sans retenue. Il n’y a pas la moindre distance, le plus petit soupçon d’un doute sur les thèses économiques de l’Europe, qui ont quand même contribué à enliser la zone euro dans la stagnation économique et le chômage de masse entre 2010 et 2015. Pas le moindre écho non plus aux révisions importantes qui ont lieu dans les cénacles d’économistes aux États-Unis, dont certaines études concluent que le libéralisme a été survendu, aggravant les inégalités et compromettant les chances de retour d’une croissance durable.

Pour Emmanuel Macron, la discussion ne semble pas avoir lieu d’être. La politique définie par l’Europe est la seule voie à suivre, comme pendant toute la présidence de Hollande. Une grande partie de ses mesures économiques et sociales sont même des copier-coller des recommandations adressées par le Conseil européen à la France dans le cadre du programme de stabilité en 2014, 2015, 2016. Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et grands projets comme le développement numérique, tout s’y retrouve. Même la manière de les décliner. À l’instar de la Commission européenne, le candidat d’En Marche !, qui pourtant ne cesse de se réclamer d’une vision, se refuse à donner un cadre général cohérent à sa politique. Il préfère énumérer une série de points, comme il l’avait fait dans le cadre de la commission Attali, ou pour sa loi sur la croissance (la loi Macron), comme le fait la Commission dans ses rappels à l’ordre aux pays de la zone euro, ramenant ainsi la politique à une énumération technocratique.

Emmanuel Macron y met cependant les formes. Parce qu’il sait qu’il existe des mots qui heurtent, il a rayé dans son programme toute référence aux politiques d’austérité. Il mentionne tout juste, au détour d’une simple parenthèse, un « déficit ne dépassant pas 3 % dès 2017 et [l’]atteinte, en 2022, de l’objectif à moyen terme de solde structurel soit - 0,5 point de PIB ». Comme si cela n’était qu’une mention accessoire, un petit rappel pour mémoire sur lequel il était inutile de s’appesantir.

Dans les faits, il s’agit pourtant de se conformer à la lettre aux règles budgétaires définies par l’Europe. Mais s’il n’insiste pas sur la règle mère, il en donne la traduction : les dépenses publiques doivent baisser de 60 milliards en 5 ans, afin de ramener le taux de dépenses publiques dans la norme européenne. Tout un panel de mesures est envisagé pour y parvenir allant de la suppression de 50 000 postes dans la fonction publique à l’encadrement des dépenses de santé, et à la réduction des dépenses des collectivités locales.

C’est exactement ce que préconise le Conseil dans sa lettre de recommandation adressée à la France en juillet 2016 : « Le Conseil recommande que la France s’attache à assurer une correction durable du déficit excessif en 2017 au plus tard, en prenant les mesures structurelles requises et en consacrant toutes les recettes exceptionnelles à la réduction du déficit et de la dette ; à préciser les réductions de dépenses prévues pour les années à venir et accentuer les efforts pour accroître le montant des économies générées par les revues de dépenses, y compris en ce qui concerne les dépenses des collectivités locales. »

Les révisions du FMI sur l’impact du coefficient multiplicateur et les conséquences sous-estimées d’une réduction des dépenses publiques sur l’économie semblent bien avoir été oubliées. « Il faut sortir de la logique du rabot, sortir d’une logique dans laquelle on comprime la dépense pour passer à une logique dans laquelle on engage le pays dans une transition économique et écologique, explique Jean Pisani-Ferry qui, après avoir été commissaire général de France Stratégie, a rallié Emmanuel Macron et coordonne le pôle « programme et idées » d’En Marche !. C’est une stratégie qui repose fondamentalement sur l’offre mais, en même temps, cela a des effets de demande. »

Animé de la même précaution, Emmanuel Macron a banni le mot « réforme », assimilé désormais par l’opinion publique à régression sociale. Il parle donc de mobilité, de changement, de flexibilité. Une France en marche, comme il le promeut.

Pourtant, derrière cet habillage consensuel, le programme d’Emmanuel Macron parle bien de mettre en œuvre le plan de « réformes structurelles » que la Commission européenne et la BCE réclament à cor et à cri. Il entend mettre en œuvre sans retard une grande réforme des retraites. Un système universel par points, donnant toute liberté à chacun de partir à la retraite quand il le souhaite, où « chaque euro cotisé donnerait le droit au même montant de retraite », a-t-il déclaré. Avant de se raviser en expliquant que le taux des cotisations pourrait varier, selon les métiers, que les conditions d’âge de départ pourraient différer.

« C’est un modèle scandinave », a déclaré, rassurant, Jean Pisani-Ferry. « C’est la réforme qui a été mise en place en Italie », relève une analyse des Économistes atterrés. Avant d’insister : « L’exemple de l’Italie montre que la réforme permettrait de faire baisser fortement les futures retraites des jeunes d’aujourd’hui. » C’est sans doute le but poursuivi, même s’il est inavoué.

Par martine orange et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
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L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi 23 février dans Les Échos le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant 60 milliards d'économies dans les dépenses publiques et 50 milliards d'euros d'investissement public pendant le quinquennat

 
60 milliards en moins pour les services publics, 120.000 fonctionnaires en moins, Macron le candidat des patrons
 

Tout en critiquant l'austérité en Europe, "une politique économique inadaptée" et "à contretemps", le candidat d'En Marche! se dit pour "le respect de nos engagements européens en restant dans l'épure des 3% de déficit" et déclare que le "poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro" (57% du PIB en 2015, contre 48,5% en zone euro en moyenne).

L'ex-ministre prévoit donc "une baisse de 3 points de la part des dépenses dans la richesse nationale", soit 60 milliards d'économies sur le quinquennat, un objectif en ligne avec celui que s'était fixé François Hollande en 2012.

"25 milliards d'économies sur la sphère sociale"

Pour réaliser ces économies, Emmanuel Macron vise "25 milliards d'économies sur la sphère sociale", dont 15 milliards sur l'Assurance maladie et 10 milliards sur l'assurance chômage, "grâce aux réformes structurelles". Emmanuel Macron estime que le taux de chômage "peut raisonnablement atteindre 7% en 2022" - contre 10% en France en 2016.

L'ancien locataire de Bercy entend également réduire de 10 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses des collectivités locales, en nouant avec elles un "pacte" et en leur donnant des "marges de manoeuvre".

"Aujourd'hui, quand l'Etat décide d'augmenter le salaire des fonctionnaires, les collectivités n'ont pas leur mot à dire. Ce sera à elles de décider désormais pour leurs agents. Elles pourront également recourir plus largement à des recrutements de droit privé. Je leur demande par ailleurs, comme l'a indiqué la Cour des comptes, de respecter la durée annuelle légale du temps de travail: 1607 heures par an. Autre liberté: les communes qui le souhaitent pourront revenir sur la réforme des rythmes scolaires", développe Emmanuel Macron.

Pour les 25 milliards restants, l'effort "reposera sur un mode de gouvernance totalement nouveau".

"Mode de gouvernance totalement nouveau"

Emmanuel Macron veut permettre à l'Etat de "recruter hors du statut pour les fonctions d'encadrement", "donner la possibilité d'avoir plus de souplesse dans la gestion des carrières, des rémunérations plus individualisées, et des mobilités". Il entend revenir à un seul jour de carence pour les fonctionnaires, mesure instaurée par la droite et abrogée par François Hollande en 2012.

Emmanuel Macron estime également "possible" de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires, 70.000 venant des collectivités et 50.000 de l'Etat.

S'agissant du volet "investissement", Emmanuel Macron propose 50 milliards d'euros d'investissement public sur le quinquennat, dont 15 milliards consacrés à la formation et 15 autres à la transition écologique et énergétique. "Je construirai un nouveau modèle de croissance avec un plan d'investissement public de 50 milliards d'euros durant le quinquennat, en plus du soutien fiscal à l'investissement privé", affirme-t-il.

Dans cette interview, il se prononce par ailleurs pour une croissance "juste et soutenable, elle doit être écologique et servir la mobilité sociale".

Dans le Macron rien n'est bon.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Mediapart et Marianne révèlent qu’un ancien conseiller de Marine Le Pen aurait été rémunéré, pendant la campagne présidentielle de 2012, par un contrat fictif au cabinet de l’expert-comptable attitré du Front national, Nicolas Crochet. Gaël Nofri affirme n’avoir jamais travaillé dans ce cabinet.

C’est une nouvelle affaire qui vient menacer Marine Le Pen. Alors que la justice française enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants frontistes au Parlement européen, Mediapart et Marianne révèlent que l’un de ses ex-conseillers pendant la campagne présidentielle de 2012 a été rémunéré par le cabinet d’expert-comptable attitré du FN. Un contrat considéré comme « fictif » par les enquêteurs. L’ancien conseiller de Marine Le Pen, Gaël Nofri, affirme à Mediapart n’avoir jamais mis les pieds dans ce cabinet. Cet élu niçois, qui a quitté en 2014 les rangs du Rassemblement bleu Marine pour rejoindre Debout la France, puis les Républicains, assure que le Front national aurait d’abord tenté de le faire rémunérer comme assistant parlementaire européen, avant de le transférer au cabinet de l’expert-comptale du FN.

Tout commence pendant la campagne présidentielle de 2012. Le divers droite Gaël Nofri, qui a navigué depuis 2004 entre Charles Pasqua, l’ex-sénateur et maire de Nice Jacques Peyrat, le cabinet du député UMP Éric Ciotti, puis celui du maire de Montmorillon, dans la Vienne, rejoint l’équipe de campagne de Marine Le Pen en septembre 2011. Ce Niçois de 31 ans ne prend pas alors sa carte au FN, mais devient le conseiller de la candidate chargé des services publics et est investi candidat aux législatives dans les Alpes-Maritimes.

« J’ai été embauché pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en septembre 2011, jusque fin avril [2012], indique Gaël Nofri, interrogé par Mediapart et Marianne. J’ai été en charge des questions relatives à la gestion des services publics pendant la campagne et rémunéré comme tel. Puis, visiblement, les choses ont évolué. » Car le conseiller municipal de Nice affirme qu’à la fin de la campagne présidentielle, il a « reçu des fiches de paie du Parlement européen ».

Gaël Nofri fait une hypothèse : « À la fin de la campagne, ils se sont peut-être rendus compte qu’ils avaient dépassé les plafonds [des dépenses de campagne remboursées par l’État – ndlr]. Ils ont essayé de me balancer sur le Parlement européen. »

L'affiche de campagne de Gaël Nofri L'affiche de campagne de Gaël Nofri

La justice s’est justement interrogée sur ce point. Dans le cadre de l’enquête sur le financement des campagnes de 2012, la brigade financière a trouvé la trace de fiches de paie mensuelles de 4 500 euros, de janvier à avril 2012, soit une somme totale de 18 000 euros. Gaël Nofri y apparaît comme assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen.

« C’est un contrat d’assistant local dans sa circonscription sud-est, pour lequel Gaël Nofri a transmis des notes sur des questions locales et européennes », justifie auprès de Mediapart le conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen, Lorrain de Saint-Affrique. « Nous pouvons produire les notes qui correspondent à cela, ajoute le bras droit du président d’honneur du FN. Le reste, je n’en sais rien. S’il y a autre chose, cela relève de la responsabilité de Nofri ou des autres, mais pour ce qui concerne Jean-Marie Le Pen, il a fait le travail. Il faut arrêter avec le syndrome Penelope ! » Le problème, c’est que Gaël Nofri affirme n’avoir « jamais été assistant de Jean-Marie Le Pen. Jamais, jamais ! » « Je n’ai évidemment jamais été au Parlement européen, ajoute-t-il. Et d’ailleurs, je n’ai jamais signé de contrat en ce sens. »

 

Gaël Nofri (à droite), avec Louis Aliot, l'eurodéputé Édouard Ferrand et les députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen © dr Gaël Nofri (à droite), avec Louis Aliot, l'eurodéputé Édouard Ferrand et les députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen © dr

Mais l’histoire ne va pas s’arrêter là. En juin 2012, l’ex-conseiller de la présidente du FN se rend à Pôle emploi, à Nice, pour déposer un dossier. « À ce moment-là, j’apprends que je ne peux pas bénéficier de mes droits au chômage, car mes cotisations sociales n’ont pas été versées » par l’équipe de la candidate, assure-t-il. L’ex-conseiller dit avoir « appelé Marine [Le Pen – ndlr] trois jours avant les législatives pour lui demander ce que c’était que cette histoire. Elle m’a répondu : “Je suis dans les législatives, j’ai d’autres choses à faire que de m’occuper de ça.” » Le trentenaire lui aurait alors envoyé trois SMS, les 19 et 25 juin, et le 2 juillet, « en ruant dans les brancards et en lui demandant ce que c’était que cette histoire ». Il aurait même menacé de révéler l’affaire dans la presse. « Elle n’a jamais répondu, dit-il. Elle m’a fait répondre par Louis Aliot et par Nicolas Crochet, qui s’en occupait. »

Ce vieil ami de Marine Le Pen est l’expert-comptable attitré du Front national depuis 2011, avec son cabinet Amboise Audit. C’est lui qui certifie les comptes de campagne des candidats frontistes. Depuis le 1er janvier 2012, cet homme de 53 ans est aussi le tiers-payant du parti au Parlement européen, ce qui veut dire qu’il établit les contrats et bulletins de paie des assistants locaux des eurodéputés, leur verse leurs salaires, ainsi que les cotisations sociales en France, sur les fonds européens qu’il reçoit. C’est donc à lui qu’est revenue la responsabilité de gérer le « cas » Nofri.

« Là, j’ai vu arriver un contrat de chez Amboise Audit, explique l’élu niçois. J’ai d’abord refusé de le signer, mais on m’a expliqué que c’était ça ou rien. » Un courriel du 6 juillet 2012 versé à la procédure judiciaire laisse penser que Marine Le Pen est intervenue en personne pour que son ancien conseiller signe au plus vite le contrat chez Amboise Audit. « Marine lui avait envoyé un SMS pour qu’il le signe le jour où je lui ai envoyé son contrat par la poste », écrit l’expert-comptable dans ce courriel adressé au vice-président du FN, Louis Aliot, et où Marine Le Pen figure en copie. Cela n’a visiblement pas suffi. Car dans ce message, Nicolas Crochet demande au compagnon de la présidente du FN d’intervenir à son tour : « N’oublies [sic] pas de lui reparler de la signature des documents liés au CDD avec mon cabinet », lui dit-il.

 

Courriel de Nicolas Crochet à Louis Aliot © Document Mediapart et Marianne Courriel de Nicolas Crochet à Louis Aliot © Document Mediapart et Marianne

À la fin de l'été, Gaël Nofri finit par se résigner, selon son récit. « Fin août, au bout de quatre mois sans salaire, je commence à tirer la langue. Je signe donc les documents en septembre, car je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche, et je les dépose à Pôle emploi. » Seulement voilà, l'ancien conseiller de Marine Le Pen dit n’avoir jamais mis un pied au cabinet Amboise Audit, installé à Paris : « En aucun cas je n’ai effectué des missions pour Nicolas Crochet, indique-t-il. C’est un expert-comptable, je ne vois pas ce que j’aurais pu faire chez lui. Je ne pourrais même pas vous dire où est le cabinet Amboise audit. »

Sollicités à plusieurs reprises, ni Marine Le Pen ni Nicolas Crochet n’ont souhaité nous répondre. Face aux autorités judiciaires, l’expert-comptable « a expliqué avoir appris en mars 2012 que M. Nofri n’était finalement pas pris en charge par le Parlement européen », détaillent les juges dans leur ordonnance de renvoi, datée du 5 octobre 2016. « Il a refait les fiches de paie directement au nom de son cabinet afin, a-t-il expliqué, de ne pas le pénaliser. » Le parquet de Paris avait, quant à lui, estimé, dans son réquisitoire, qu’« il lui [Nicolas Crochet] était reproché d’avoir fourni à Gaël Nofri, candidat en campagne et conseiller de Marine Le Pen aux élections présidentielles, un emploi fictif de chargé d’étude ».

« Moi-même, j’ai eu du mal à suivre… », conclut Gaël Nofri sur cet épisode. Seule « certitude », selon lui : « Au départ, l’emploi était sur la campagne. Ils ont essayé de le faire passer sur le Parlement européen, alors que ça n’avait rien à voir avec le Parlement, et au final cela s’est retrouvé sur la société de Nicolas Crochet. La structure générale, c’est cela. » L’élu local affirme s’être rendu à la brigade financière, à Paris, à la fin de l’été 2014, « pour faire part de [son] étonnement » sur ce contrat.

Nicolas Crochet est l’une des dix personnes physiques et morales qui ont été renvoyées en correctionnelle en octobre 2016, dans l’affaire du financement des campagnes 2012 du FN. Il est mis en examen pour complicité d’escroqueries (pour les législatives), recel d’abus de confiance, blanchiment d’abus de biens sociaux au préjudice de Jeanne, complicité d’abus de biens sociaux au préjudice de Riwal.

Par Marine Turchi

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Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, Sud chimie, dénoncent dans un communiqué les annonces du directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, faites lors d’un comité de groupe extraordinaire ce 23 février. Il a annoncé un projet de vente de Cepia, l’activité de façonnage qui représente 30 % de l’activité totale de Sanofi. « Cette activité, au cœur de l’industriel du groupe Sanofi, tant pour la chimie et la pharmacie, maillage du groupe sur le territoire, ne peut disparaitre sans conséquences lourdes pour l’industrie pharmaceutique française », se sont alarmés la FNIC-CGT et CGT-Sanofi. Dans le même temps, Olivier Brandicourt a annoncé la vente de l’activité Zentiva, soit l’activité générique en Europe. « La direction a déclaré que l’avenir sera la biotechnologie, mais que l’investissement industriel ne se fera pas en France », a dénoncé l’intersyndicale. Plusieurs dizaines de militants syndicaux étaient présents devant le siège, pour dénoncer la stratégie de démantèlement de l’industriel de Sanofi en France. « La vente de Zentiva est actée mais elle n’est pas effective, elle pourrait intervenir en 2018. Concernant Cepia, la direction tourne autour du pot. La direction nous dit chercher une solution pour le vrac, mais dans les faits ils ont réuni les activités des sites Vertolaye, Elbeuf et Hongrie dans une seule et même entité, pour mieux les céder », explique Didier Bodin, coordonnateur CGT à Sanofi.
Dans une lettre du 10 février dernier adressée à la représentation nationale, l’intersyndicale de Sanofi s’alarme des conséquences sur l’emploi de pareilles restructurations : « Les annonces de cession d’activités nous inquiètent fortement quant au devenir du potentiel scientifique et industriel de Sanofi dans notre pays. La cession de l’activité de santé animale Merial, la cession prévue des génériques en Europe (Zentiva), ainsi que celle de la production chimique et la vente de principes actifs pour les tiers nommé Cepia, vont impacter directement plusieurs milliers de salariés et partiellement ou totalement l’ensemble des activités de Sanofi en France », écrivent-ils. Tout en promettant de combattre cette politique qui condamne à terme l’industrie pharmaceutique française.

CGT Montreuil, vendredi 24 février 2017

 

 

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SONDAGE PRÉSIDENTIELLE :  MACRON et HAMON en chute libre
SONDAGE PRÉSIDENTIELLE :  MACRON et HAMON en chute libre

Sondage : Fillon repart à la hausse, Macron en chute libre

A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, un sondage Elabe, pour BFMTV et L'Express montre que François Fillon remonte la pente. Empêtré dans l'affaire des emplois fictifs présumés de son épouse, il avait dégringolé, mais il a aujourd'hui réussi à enrayer sa chute.

Si François Bayrou se présentait, le candidat Les Républicains serait crédité de 20% d'intentions de vote au premier tour, et 21% si le maire de Pau ne se présentait pas. Il serait ainsi en deuxième position, après avoir longtemps stagné à la troisième place.

Marine Le Pen renforce sa posture de favorite au premier tour. En cas de candidature de Bayrou, elle rassemblerait 27% des voix, soit une progression de 1,5 point par rapport au mois dernier. En revanche pour Emmanuel Macron, c'est la chute libre.
Le candidat d'En Marche perd 5 points et se retrouve crédité de 17 à 18,5% des intentions de vote.

Benoît Hamon est lui aussi en baisse, avec une perte de 3 points. Il est crédité de 12 à 13% des voix, et se retrouve donc au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon, qui reste stable pour sa part.

Dans tous les cas de figure, Marine Le Pen serait battue au second tour, qu'elle soit opposée à François Fillon ou à Emmanuel Macron, mais elle récolterait tout de même 44 à 41% des voix.

SOURCE :

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur franceinfo, le 1er février 2017. (RADIO FRANCE / CAPTURE D'ÉCRAN)

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur franceinfo, le 1er février 2017. (RADIO FRANCE / CAPTURE D'ÉCRAN)

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était l’invité de l’interview éco mercredi 1er février 2017 sur franceinfo. Le leader syndical a été amené à commenter l'actualité politique avec l'élection de Benoît Hamon lors de la primaire de la gauche. Il est notamment revenu sur l'affaire qui secoue le candidat de la droite, François Fillon. À propos de cette dernière, Philippe Martinez a déclaré que "ce genre de révélations ne rend pas crédible celui qui a passé beaucoup de temps à attaquer ceux qui gagnent le moins".

franceinfo : Est-ce que François Fillon peut rester candidat à l'élection présidentielle ?

Philippe Martinez : Une enquête est en cours. On verra ce que disent les conclusions des enquêteurs. Cette affaire n'aide pas à rendre les hommes politiques crédibles vis-à-vis de l'opinion publique. Avec ou sans cette affaire, la CGT s'oppose à beaucoup de mesures du programme de monsieur Fillon. Ce genre de révélations ne rend pas crédible celui qui a passé beaucoup de temps à attaquer ceux qui gagnent le moins.

Pourquoi n'êtes-vous pas d'accord avec la proposition de revenu universel faite par Benoît Hamon, le candidat de la gauche ?

Ce projet part du principe qu'il n'y aurait plus de travail pour tout le monde. Nous, on pense qu'il y a encore de la place pour le plein emploi. Le travail est essentiel dans la vie. La question du travail doit être au cœur du débat de la présidentielle. Il faut changer le travail. Laisser les salariés exprimer leur savoir-faire. Le mal-être au travail, ça fait un moment qu'on le dénonce. Il faut travailler mieux et moins. On se félicite donc que Hamon et d'autres disent qu'il faut réduire le temps de travail.

Comment expliquez-vous que vous ayez la même position que le Medef sur le revenu universel ?

Le Medef a parfois des positions qui peuvent se rapprocher des nôtres, car le travail c'est structurant dans la vie. En revanche, nous nous opposons car ce sont eux qui génèrent ce mal-être au travail. Certains perdent la vie au travail parce qu'il y a de la souffrance. D'autres meurent parce qu'ils n'ont pas de travail. C'est ça qu'il faut remettre dans l'ordre.

La CGT assigne les dirigeants du groupe de prêt-à-porter, Vivarte, devant le tribunal. Qu'espérez-vous ?

Il faut faire la transparence sur ce qui s'est passé dans cette entreprise. Elle a racheté des tas d'enseignes. C'est de la croissance externe, il faut apparaître de plus en plus gros. Mais, ça se fait sur le dos des salariés. Les patrons, et ceux qui ont géré le groupe, sont épargnés. On vire les salariés comme des mal-propres. On ne peut pas dire : 'on va virer plus de 1 000 salariés et puis ça va s'arranger !' Il faut qu'on retrouve une situation saine.

LIEN VERS L'ARTICLE SUR LE SITE DE FRANCE-INFO CI-DESSOUS:

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La une du "Canard Enchaîné" daté du 1er février 2017

La une du "Canard Enchaîné" daté du 1er février 2017

Election présidentielle : et si François Fillon devait renoncer ?

Sous couvert de l'anonymat, certains ténors du parti Les Républicains imaginent le pire : que leur champion doive se retirer de la course à l'Elysée. Que se passerait-il alors ? France 2 fait le point.

"Je ne vois pas comment il pourrait s'en sortir." "Il est très mal barré." Les nouvelles révélations du Canard enchaîné à propos des emplois fictifs dont aurait bénéficié Peneloppe Fillon mettent à mal la campagne de son mari François en vue de l'élection présidentielle. A tel point qu'à droite, certains envisagent déjà un plan B.

[…]

LIEN VERS LA VIDÉO ET LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

DERNIÈRE MINUTE :

Georges Fenech, magistrat et député « Les Républicains » appelle François Fillon à se retirer

VOIR LE LIEN CI-DESSOUS :

Par: El Diablo.

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