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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
LOI TRAVAIL : la majorité des Français ne veulent pas du 49.3 ! [sondage I-Télé]

Les Français ne veulent pas du 49.3 pour faire passer la réforme du Travail ​(Sondage iTELE)

Les mesures phares de la réforme du travail portée par la ministre Myriam El Khomri passent mal auprès des Français. Pire : le projet de loi suscite des rejets notamment des sympathisants de gauche, surtout à propos du recours au 49.3.

 

L'article et le sondage en lien ci-dessous:

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
La rencontre communiste de Vénissieux le 30 avril 2016 (en médaillon : Charles Hoareau)

La rencontre communiste de Vénissieux le 30 avril 2016 (en médaillon : Charles Hoareau)

L'intervention de Charles Hoareau , président de l’Association Nationale des Communistes à l’ouverture de la rencontre de Vénissieux le 30 Avril 2016

Il y a deux définitions de la convergence. La première ne fait référence qu’au but commun, la seconde au moyen d’y arriver ensemble et donc l’intérêt commun à unir les efforts dans l’objectif d’atteindre ce but.

Quand on parle de convergence des luttes c’est bien en référence à ces deux définitions et plus particulièrement la deuxième que l’on emploie ce terme. Faire appel à la convergence des luttes est donc une stratégie, celle de faire converger les luttes vers un même point ou plus exactement faire mesurer (et l’ordre a une importance, il est même incontournable) d’abord aux militant–e–s puis aux adhérent–e–s, puis aux salarié–e–s et enfin à la population toute entière que toutes les luttes, quand elles sont sur des positions de classes, c’est–à–dire qu’elles prennent en compte les intérêts du monde du travail, se rejoignent.

Mais non seulement elles se rejoignent mais en plus la stratégie de convergence des luttes est une stratégie centrale lorsqu’on veut combattre les injustices que chacun ressent chez soi et qui ont toutes unes cause commune : le capitalisme.

La solidarité:

La solidarité, elle n’est pas d’abord un acte réfléchi, elle est un sentiment collectif, l’homme évoluant dans une tension entre le groupe et son individualité. Elle est naturellement consécutive (et ne le précède donc pas) à l’environnement sociétal.

On entend souvent que la solidarité est en recul, voire qu’il n’y en a plus, mais justement. La solidarité n’est pas un champignon qui pousse en une nuit au lendemain d’une journée pluvieuse. La solidarité est un sentiment qui s’expérimente, se construit, s’argumente. La solidarité est un processus qui se renforce (ou pas !) en fonction de la stratégie syndicale que nous mettons en œuvre et cette stratégie est donc de notre responsabilité.

Si on espère que le sentiment de solidarité s’exprimera de lui–même chaque fois qu’on conflit démarre quelque part ce n’est pas prendre en compte les conditions historiques qui entamé ce sentiment chez les individus de notre pays, ce qui n’est pas le cas forcément dans d’autres pays et en tous cas pas de façon uniforme.

Les attaques du capital contre le sentiment de solidarité:

Ici il nous faut prendre en compte les dégâts qu’ont produit tout à la fois des décennies de guerre idéologique menée par le capital, les conditions matérielles du développement du capitalisme, des politiques quasi identiques sur le fond économique et social depuis 30 ans malgré la succession d’alternance (ce qui est particulièrement mortifère pour le sentiment de solidarité quand c’est la gauche, historiquement porteuse de ce sentiment qui le bafoue par ses choix de gestion), la montée du chômage et de la précarité et le sentiment d’isolement qu’ils produisent, la fragilisation et l’éclatement du salariat. Les attaques contre le sentiment de solidarité ont été et sont d’autant plus fortes que ce sentiment est en soi « anti–système » pour reprendre un terme fortement galvaudé ces derniers temps.

Dans une société où à la notion de droits collectifs on substitue celle d’égalité des chances, la solidarité devient un anachronisme, une valeur dépassée. Ce sentiment d’individualisme grandissant dans notre société n’épargne ni la classe ouvrière, ni les syndiqué–e–s, fussent–ils CGT, ni même nos militant–e–s même si évidemment cette plongée dans le repli sur soi est inversement proportionnelle à l’engagement militant.

Faire grandir la solidarité ce n’est pas une question de morale, ni d’humanisme (en tous cas en l’espèce il n’est guère suffisant) c’est une construction qui s’appuie sur un constat : le capitalisme a un projet cohérent de développement. Face à ce projet il faut qu’on s’unisse en cohérence pour faire avancer le nôtre en commençant par lutter là où l’on est, pour ce qui nous touche de près et en analysant l’ensemble des causes de notre situation, c’est ce que nous entendons par convergence des luttes..

La convergence des luttes élément essentiel pour combattre le capital:

Le capital a bien compris que pour avancer sur son projet il ne pouvait y aller de front, il emploie la stratégie de l’artichaut

En fait on peut le comparer à un affamé qui a devant lui un artichaut. S’il veut mordre dedans il n’arrivera pas à le manger même s’il ouvre la bouche en grand. La solution sera pour lui de manger feuille par feuille et c’est ce que le capital fait concernant nos entreprises. Si nous réagissons en nous disant à chaque fois ce n’est pas ma feuille qui est attaquée alors je ne bouge pas….nous allons tous nous faire bouffer. Seule, une feuille ne peut guère résister (ou du moins très difficilement) mais si les feuilles se rassemblent cela pose problème non seulement parce ce que la bouchée à avaler est plus grosse, mais aussi les luttes par leur durée vont rentrer en convergence temporelle avec les boites attaquées plus tard et la stratégie de convergence des luttes va mettre en évidence pour l’opinion la cohérence des attaques.

A priori le lien entre toutes ces luttes n’est pas évident et pourtant il existe. Le lien c’est le projet vers lequel avance le capitalisme sans. Il est même si fort qu’il ne peut y avoir de gain durable pour personne sans mener de façon convergente les luttes dans leur diversité. Aux yeux de celles et ceux qui les mènent ces luttes paraissent souvent au premier abord, sans rapport et même leur profusion, quand elle existe, peut paraître un frein à la visibilité de chacune d’entre elles et donc concourir à son affaiblissement.

Pourtant, si on y réfléchit, il est clair que les luttes, si diverses soient elles, combattent des attaques similaires et cohérentes entre elles. Pour s’en tenir à deux exemples :

•Gagner à Fralib cela n’est–il pas un point d’appui pour exiger que le thé d’Asie ou d’Afrique arrive au port de Marseille–Fos ?

•Si les fonctionnaires mettent en échec les plans de dépeçages de la fonction publique, outre le fait que cela permettra aux salariés concernés de ne pas voir se dégrader leur statut cela n’affaiblira–t–il pas la position des employeurs, publics ou privés qui ont fait ou font la même chose partout ?

Le fameux tous ensemble crié dans les manifs ne peut pas être qu’une incantation. Il doit être l’expression que c’est tous ensemble que l’on va gagner, que chacun va gagner.

A partir de là où l’on est en lutte, il appartient aux militants de faire émerger les liens qui existent entre elles, pour non seulement riposter aux attaques immédiates que chacun subit en fonction de sa situation, mais aussi construire un rapport de forces collectif contre le capitalisme. En s’organisant ensemble, celles et ceux qui luttent peuvent prendre conscience des logiques communes, patronales, étatiques, qui sous–tendent ce qu’ils combattent.

La stratégie de la convergence des luttes s’oppose au corporatisme, qui vise à défendre ses propres intérêts comme s’ils n’avaient aucun rapport avec ceux des autres exploité–e–s. Mais elle se distingue aussi d’une simple démarche de soutien, quand une poignée de militants et militantes vont prêter main forte à une grève, une occupation ou une action. Ce n’est pas quelque chose d’évident, et il ne suffit pas de décréter la nécessaire convergence des luttes pour qu’elle se produise. Chaque groupe social a ses habitudes de lutte, ses préoccupations particulières, ses revendications sectorielles, et la domination que nous subissons toutes et tous se nourrit de ces divisions. C’est pourquoi la convergence des luttes suppose un patient travail commun. Non pas pour définir le dénominateur commun à toutes les luttes mais apporter un appui décisif à chaque lutte en cours afin de la faire gagner.

La convergence des luttes est donc tout à la fois à l’opposé de l’uniformisation de quoi que ce soit : revendications, formes d’action…mais aussi à l’opposé de la propagation de l’idée selon laquelle il faudrait se sacrifier pour que d’autres gagnent.

La convergence des luttes réside dans cette dialectique, entre l’approfondissement d’un mouvement dans son lieu de travail ou d’études, dans son quartier... et le travail d’articulation avec les autres luttes.

Le rôle du politique:

Comme la convergence se distingue de la solidarité, le rôle du politique ne peut se limiter au soutien nécessaire et se distingue du syndical ou de l’associatif par les propositions et perspectives qu’il apporte et qui font partie intégrante de la convergence, voire lui donnent un sens nouveau.

A Air France il ne s’agit pas simplement de démonter la question de la chemise mais analyser le poids de la privatisation sur la situation actuelle et la nécessité d’un outil public et non de revenir à un outil public tel qu’on l’a connu, à PSA le rôle du politique est de bien montrer comment les règles du capitalisme mondialisé ont logiquement abouti à la fermeture et quelles solutions à mettre en place y compris en termes de nouvelles règles de commerce international.

Dans la lutte contre le projet de loi travail, le rôle du politique n’est pas essentiellement de décortiquer la loi, le SAF ou la CGT peuvent très bien le faire, il est non seulement de souligner qu’il partage les critiques et soutient les luttes dans les formes que les organisations de masse ont décidées, mais de poser ce que doit être dans la vision de la société qu’il porte, la législation du travail.

Pour nous communistes, un code du travail qui va dans le sens du progrès doit poser en germes la fin de la monarchie patronale et la question de l’appropriation sociale. Face à une loi qui s’inscrit dans une logique de dictature de la propriété donnant à chaque possédant qu’il s’agisse du logement, de la production ou des services la possibilité de faire la loi « chez lui », il nous revient d’opposer les notions de propriété collective et de solidarité nationale. Ainsi pour ne prendre qu’un exemple, celui de l’accord récent sur le statut des intermittents du spectacle qui est sur le papier un accord positif pour la branche et ouvre la voie à des conquis réclamés de longue date par la profession, il appartient aux communistes de pointer le danger qu’il y a à ce que cet accord, qui va à l’encontre de celui plus large signé par le MEDEF et la CFDT, n’ouvre la voie à une sortie de cette branche de l’assurance chômage qui est le cadre général et le moyen de la solidarité nationale. De ce point de vue l’accord s’inscrit dans la logique de la loi El Khomri qui tend à promouvoir une loi par entreprise ou par branche.

Poser la question de l’appropriation sociale c’est définir pour les communistes, en s’appuyant sur la réflexion et l’expérience des syndicalistes, car l’un nourrit l’autre, les étapes de ce qu’il est possible d’obtenir à court, moyen et long terme. C’est le sens des 10 propositions immédiates qu’a voulu mettre en avant l’ANC et qui vont toutes dans le sens d’un renforcement concret du pouvoir des travailleurs tant au niveau des IRP qu’au niveau de la gestion sociale et économique. Les porter et en débattre c’est permettre d’ouvrir des perspectives qui vont au–delà de la résistance aux mauvais coups, c’est dynamiser les luttes et donner à réfléchir sur la société qu’on veut comme alternative au capitalisme. Je pense qu’on aurait pu les intituler : propositions communistes pour avancer dans le droit du travail.

Je précise pour finir que ces propositions s’opposent de plein fouet à la notion de sécurité sociale professionnelle qui est une proposition qui va dans le sens de l’individualisation des droits des travailleurs et bien sûr ne pose pas la question du statut de l’entreprise et pose comme inéluctable la précarité puisque les propositions faites sont un aménagement de celle–ci. Il en va autrement de la bataille syndicale par exemple sur l’annexe 7 du nettoyage qui, dans un cadre existant, a obtenu des garanties pour les travailleurs. Mais cela ne peut être le but du politique. Que la CGT se batte pour que, lors d’une reprise de marché, les salariés de l’entreprise sous–traitante de la SNCF soient tous repris est tout à fait juste et légitime, mais cela ne peut nous faire lâcher l’objectif de la réinternalisation des services. D’ailleurs la réforme du code du travail au Venezuela a eu entre autres comme but l’interdiction de la sous–traitance et de l’intérim.

En tant que communistes c’est bien le débat sur les perspectives issues des luttes et s’appuyant sur elles qui doit nous aider à argumenter sur notre projet communiste.

 

Par: El Diablo Rouge.

SOURCE:

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
(source:finalscape.com)

(source:finalscape.com)

Michel COLLON : « Extrême droite, moi ? »

Un petit groupe français se proclamant « Antifas » m’accuse d’être d’extrême droite ! Selon ces gens, je serais aussi un « conspirationniste » ou « complotiste ».

Bizarrement, cette accusation a d’abord été lancée par Caroline Fourest et par Rudy Reichstadt sur son site d’extrême droite pro-Israël Conspiracy Watch. Lequel site reprend tous les arguments de l’extrême droite US néo-con. Apparemment, ce groupe « de gauche » ne semble pas gêné de copier des arguments venus de l’extrême droite. Bizarre.

Certes, de nombreuses autres personnalités de gauche subissent ce traitement surréaliste (*). Mais je tiens à mettre les choses au point pour ceux qui ne me connaissent pas.

Toute ma vie, j’ai milité à gauche. Je n’aime pas définir les gens par des étiquettes, mais s’il en fallait une pour me situer, on pourrait dire « gauche radicale ». Car je pense que le capitalisme est la cause profonde de l’écart riches – pauvres, des injustices sociales et des guerres.  Depuis 25 ans, j’ai mis toute mon énergie à démontrer que les guerres ne sont pas humanitaires, mais économiques : les multinationales veulent contrôler les matières premières, les marchés, les main-d’œuvre. Leur but ? Augmenter leurs profits pour gagner la guerre économique contre leurs rivales.

C’est pourquoi je serai toujours du côté des exploités et des agressés. Pour moi, un « monde meilleur », c’est une société où les 99%, au Nord et au Sud, mettront fin au pouvoir du 1% et définiront ensemble, démocratiquement, leur avenir. Vous pouvez appeler cela socialisme si vous précisez que cela n’a rien à voir avec les dirigeants du Parti dit socialiste. Vous pouvez appeler cela autrement, ce qui importe c’est le contenu de cette société progressiste et enfin humaine. Ceci, je l’ai expliqué dans mes livres, notamment Bush le cyclone et Les 7 Péchés d’Hugo Chavez. A remarquer : ces textes sont soigneusement passés sous silence par ceux qui me calomnient.

Ils cachent aussi les textes où j’ai expliqué la différence radicale entre la gauche et l’extrême droite qui ne sont pas du tout compatiblesJ’ai écrit des textes contre des mouvements d’extrême droite en 2003 (1) et en 2014 (2).Je me suis opposé publiquement au Front National et à l’idée qu’il représenterait une « dissidence » ou une alternative au système. Pour moi, son programme sert uniquement les riches du grand capital, malgré les phrases démagogiques pour le camoufler. Hitler et Mussolini aussi excellaient en une démagogie « anticapitaliste » diffusée pour attirer les mécontentements, mais il étaient financés par le grand patronat et l’ont servi fidèlement. Pour moi, le fascisme, c’est le « Plan B » du Capital quand son Plan A ( les partis traditionnels) échouent à désarmer la résistance populaire. C’est la carte de réserve.

Quiconque a lu mes textes pourrait éventuellement me reprocher d’être trop à gauche. Mais « extrême droite », c’est vraiment surréaliste ! Dès lors, la question est : ceux qui ont lancé cette accusation sur les forums sociaux sont-ils de bonne foi ? Voici deux indices pour répondre.

Primo, jamais ce groupe ne m’a interrogé pour vérifier. Pourtant, ne serait-ce pas normal si on cherche la vérité sur quelqu’un ? Secundo, chaque fois que j’ai proposé d’en débattre publiquement et de publier les résultats sur notre site Investig’Action, chaque fois mes calomniateurs ont fui.

Ça, c’est incompréhensible. Vous prétendez démasquer un « fasciste » ? On vous offre la possibilité de toucher directement les centaines de milliers de personnes qu’il trompe et vous fuyez ! Que craignez-vous ? Qu’on voie votre absence d’arguments ? Qu’on découvre que vous avez déformé les faits ?

Je le répète : je vous propose un débat public. Nous publierons les échanges sur notre site, notre facebook et vous sur les vôtres. C’est quand même au public de décider qui a raison et qui a tort, non ? Vous ne faites pas confiance aux gens ?

 

Par: Michel COLLON.

(*) Ziegler, Chavez, Castro, Le Grand Soir, Lordon, Ruffin, Kempf, Carles, Gresh, Bricmont, Bourdieu, Wikileaks, Morin, Mermet, Boniface, Enderlin, Cassen, Siné, Bové, Péan, Godard, Jean Ferrat, Seymour Hersh et même des analystes juifs Hessel, Chomsky, Finkelstein.

SOURCE:

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
 
Francis PARNY
 

Avec Jean-Luc Mélenchon pour gagner

Samedi le JDD faisait part d'une nouvelle initiative, "l'appel des cent", dans laquelle des personnalités (du PCF du PS d’EELV et d’autres formations politiques et syndicales) proposent une nouvelle "machine à gaz" pour 2017. Comme les primaires, cette initiative génère des illusions et échouera. Nous, communistes, en avons assez de ces manœuvres qui nous laisseront fort démuni quand mai et juin 2017 seront là. Voici ce qui nous guide dans notre choix. Vous pouvez aussi trouver ce texte sur le site JDD.fr ou sur mon blog de Médiapart:

"Notre vie quotidienne est de plus en plus dure : le chômage et la précarité s’étendent, les services publics sont dégradés et des quartiers entiers oubliés. L’avenir apparaît bouché. Dans le monde les crises financières menacent, le drame des réfugiés fait honte à l’humanité et les guerres se multiplient.
Pour nous, tous ces maux sont le résultat d’un libéralisme triomphant que François Hollande a imposé en France.
Ce ne sont pas seulement nos conditions de vie matérielles qui sont mises en cause.
Toute notre façon de vivre est imprégnée de ces règles issues du monde de la haute finance.
On vante la concurrence, la performance et l’évaluation de nous-mêmes sur des critères dont l’humain a disparu. « L’autre » devient un ennemi dont la présence mettrait en cause notre identité. Tous les rapports sociaux tendent à être privatisés. Le contrat de travail lui-même devrait être négocié pour chaque personne.
Nous disons STOP à tout cela.
Nous avons le sentiment que celles et ceux qui sont sur les places de France ont « quelque chose dans le cerveau ». Ils veulent que la politique change et qu’elle serve à « faire société ».
Nous faisons partie des 1600 communistes qui ont choisi, dans un appel/pétition (1), de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour 2017 parce que c’est la seule qui nous permette de conserver cet espoir.
Des personnalités nous proposent des primaires, lancent des appels pour une alternative au gouvernement et veulent « reconstruire la gauche ». Elles font toutes ces propositions dans leur « entre soi » avec celles et ceux qui ont participé ou soutenu ce gouvernement et avec les partis qui ont conduit la gauche à la faillite.
Pourtant on peut faire du neuf.
Du nouveau émerge en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Islande, en Autriche.
Dans ces pays, non seulement les sociaux-démocrates et les démocrates libéraux sont reconnus responsables des difficultés et sanctionnés pour cela, mais de nouvelles forces postulent au pouvoir.
Les idées d’extrême-droite ne seront pas stoppées par des coalitions fondées sur des compromissions politiques. Il faut « tout simplement » comme dit Edgar Morin proposer « une autre voie ».
Une voie qui redonne confiance dans l’intérêt général, le partage des richesses, la démocratie citoyenne, le respect de la planète, l’innovation et l’intelligence collective, l’appropriation de tous les savoirs par toutes et tous. Une voie qui dise clairement que tout cela n’est possible qu’en rompant avec les logiques financières.
Tous ces thèmes, et d’autres, sont ceux que Jean-Luc Mélenchon met en débat dans un mouvement ouvert à toutes celles et tous ceux qui se sentent « insoumis » à cet ordre capitaliste. C’est l’esprit qui avait présidé à la construction du Front de gauche : rassembler celles et ceux qui ne renoncent pas à changer la société. Et cela s’inscrit dans la poursuite de « L’Humain d’abord ».
Pour changer de République, la France a besoin d’élu-e-s honnêtes et soucieux de la défense de l’intérêt général. Mais ils et elles devraient être aussi divers que la population de notre pays. Leur élection ne peut dépendre d’alliances politiques dictées par des partis discrédités par leur soumission aux intérêts privés en négociant avec eux un programme au rabais.
Nous avons besoin de parlementaires qui fassent les lois et contrôlent le gouvernement. Pour cela le choix du futur président sera décisif.
Jean-Luc Mélenchon s’engage à mettre en place un processus constituant permettant de supprimer cette « monarchie républicaine » dans laquelle un homme seul décide de tout pendant cinq ans.
Enfin nous soutenons Jean-Luc Mélenchon parce que nous croyons que sa candidature - notre candidature - peut être gagnante.
Aujourd’hui avec 20 % des voix en Europe de nouvelles forces politiques sont en situation de diriger leur pays. Et bien passer la barre des 20 % avec Jean-Luc Mélenchon en France, nous croyons que c’est possible.
Nous voulons tout faire pour cela, car c’est de l’avenir de celles et ceux qui veulent un nouveau monde dont il s’agit ; mais aussi de l’avenir du communisme.

Les signataires :
François Châtelet, co-animateur d’assemblée citoyenne du FDG en Bretagne
Max Grau, secrétaire de section dans le Val d'Oise
Patrice Gravoin, membre du bureau de section du PCF dans le XVème arrondissement de Paris
Francis Parny, membre du conseil national du PCF, démissionnaire de l’exécutif national du PCF
Anpierrette PColas, secrétaire de section dans le Lot-et-Garonne
David Pellicer, secrétaire départemental de la fédération du Tarn-et-Garonne du PCF
Françoise Quainquard, co-animatrice d’assemblée citoyenne du FDG en Région Parisienne


(1) Notre Appel/Pétition, cliquez sur : https://www.change.org/p/communistesnous-soutenons-jean-lucm%C3%A9lenchon-pour2017?recruiter=169408994&utm_source =share_petition & utm_medium=copylink

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La Loi TRAVAIL arrive à l'Assemblée : APPELEZ les DÉPUTÉ(E)S

PLUS D'INFORMATIONS EN LIEN CI-DESSOUS:

#Actualité FRANCE

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Publié le par "Citoyen 18"
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Pierre Laurent (PCF) et Jean-Christophe Cambadélis (PS)

Pierre Laurent (PCF) et Jean-Christophe Cambadélis (PS)

Quand la direction du PCF a engagé le débat sur les primaires au conseil national, elle n’a pas réussi à le faire valider... aucune décision n’avait été prise. Pïerre Laurent a quand même décidé de s’y engager, et d’engager le PCF avec lui...

Et alors que tout indique que le sujet met les communistes en colère, qu’ils refusent de se voir appeler à voter socialiste au premier tour des présidentielles, fut-ce pour un socialiste dit "de gauche", Pierre Laurent continue et va encore plus loin avec cette interview dans Valeurs Actuelles. Et c’est dans ce le journal issu de "l’information boursière" (sic !) [1] qu’il annonce qu’il est inutile d’avoir un candidat du PCF !

pam

[1] « Valeurs Actuelles »… se situe à droite sur l’échiquier politique, avec une ligne éditoriale généralement libérale-conservatrice, dixit Wikipédia... C’est celui qu’a donc choisi Pierre Laurent pour faire un bras d’honneur aux communistes.

SOURCE:

PCF: Pierre LAURENT confie ses projets pour 2017 à « Valeurs Actuelles »

EXCLUSIF – Pierre Laurent confie ses projets

pour 2017

 

Coulisses. Le secrétaire général du Parti Communiste a reçu Valeurs Actuelles dans son bureau, au siège historique du parti, place du Colonel Fabien dans le XIXe arrondissement de Paris. Quelques jours après la sortie de 99% (Ed. du Cherche midi), Pierre Laurent a dévoilé les principales orientations du parti pour l’année à venir, et ses ambitions pour 2017.

Récit.

« Nuit Debout va aller grandissant »

C’est un homme déterminé qui reçoit Valeurs Actuelles ce mercredi matin. Le potentiel candidat à l’élection présidentielle, qui s’est déjà déclaré favorable à l’idée d’une primaire, regarde avec intérêt l’actualité du mouvement Nuit Debout « je crois qu’il y a un tel divorce entre la politique (…) et la très grande masse des citoyens que la situation est devenue insupportable du point de vue démocratique » dénonce le communiste, qui prévoit que « ce mouvement va aller grandissant (…) il y a des millions de gens qui ne se reconnaissent pas dans le scénario politique qu’on tente de leur imposer et qui ne souhaitent pas se trouver avec Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et François Hollande. De millions de gens cherchent une autre voie » ajoute-t-il.

Prêt à s’allier avec les frondeurs du PS… avec qui il « travaille déjà en permanence »

Le secrétaire général du PCF a révélé à Valeurs Actuelles qu’il ne serait pas contre construire une nouvelle alliance avec… les frondeurs du PS : « Il y a dans toutes les familles de la gauche aujourd’hui des gens qui ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale actuelle »  explique Pierre Laurent, qui ajoute : « je considère ces forces socialistes qui s’élèvent contre la politique de François Hollande comme des partenaires potentiels avec lesquels je veux reconstruire une gauche nouvelle. » Et lorsque sont évoqués les noms de la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche, deux figures emblématiques de la « gauche de la gauche » du PS, la réponse est claire : « ceux-là font partie des personnalités avec lesquelles je discute beaucoup et avec lesquelles je travaille en permanence » explique Pierre Laurent, qui concède que « nous sommes nombreux dans cet espace politique-là. Si nous ne voulons pas nous-même tomber dans la force des égos, nous devons trouver la force de privilégier dans un premier temps la construction d’un projet commun. »

Vers une alliance PCF/PS ?

Un « projet commun » ? Le leader du PCF estime que « nous aurons à décider avec les citoyens, que nous pourrions impliquer dans une primaire citoyenne, lequel d’entre nous est le mieux à même d’incarner cette démarche. » Réponse plus surprenante : Pierre Laurent ne privilégie pas une candidature communiste !« L’option que nous privilégions n’est pas la candidature communiste… ça ne veut pas dire qu’un communiste ne pourrait pas concourir dans une primaire citoyenne ! Mais si les communistes proposaient le nom d’un communiste, ce serait pour être au service d’une construction commune et plus large que le seul PCF. »

La « consultation citoyenne » des communistes

Pour comprendre les aspirations et revendications des citoyens, le PCF compte « lancer une grande consultation citoyenne à l’aide d’un questionnaire » dont l’objectif est « qu’elle soit remplie par 500.000 personnes. C’est une conversation politique populaire d’une ampleur inégalée. On proposera un questionnaire sur les marchés, en porte à porte, dans des assemblées publiques, individuellement. Ce questionnaire comportera des questions ouvertes et fermées. »

Jean-Luc Mélenchon, à couteaux tirés

« J’ai regretté la décision de Jean-Luc Mélenchon de déclarer une candidature en solitaire » commente pudiquement Pierre Laurent à propos de son principal challenger à l’extrême-gauche, qui ajoute que « la logique présidentialiste pousse à ce type de démarches. Il faut faire de 2017 une élection au service d’une construction majoritaire, qui ne peut pas s’incarner sur un mode ultra-personnalisé. » Pierre Laurent lance également un appel : « j’invite Jean-Luc Mélenchon à revenir avec nous dans le travail de construction d’une candidature citoyenne portée par un socle de forces larges et diversifiées. »

Le divorce est consommé avec le chef de l’Etat et le Premier ministre

Entre les communistes et le chef de l’Etat, la rupture semble définitivement actée. Lorsqu’on demande au secrétaire général du PCF son sentiment après les cinq années de quinquennat Hollande, il répond sans fioritures : « je ressens de la colère devant le gâchis des énergies populaires et citoyennes qui s’étaient mobilisées (…) c’est un sentiment de colère devant le discrédit que ce quinquennat vient de jeter aux yeux de millions de gens sur la gauche.» La charge est frontale aussi contre le Premier ministre : « Manuel Valls privilégie le débat identitaire sur le débat social. Cela favorise la progression des idées d’extrême-droite ». Quant à la prestation de François Hollande demain soir 14 avril sur France 2, Pierre Laurent n’est guère optimiste : « l’émission présidentielle va une nouvelle fois ressemble à cet exercice de pédagogie ratée du Président de la République » et Pierre Laurent de conclure : « l’Elysée ne mesure pas à quel point la rupture qui s’est créée est maintenant devenue irréversible. François Hollande est isolé, c’est un homme seul sans soutien populaire (…) Le pouvoir présidentiel est nu et va à la défaite assurée. »

Par: Pierre Dumazeau

SOURCE :

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

A peine la base commune était annoncée qu'elle était critiquée, que des pétitions de la tendance "Vive le PCF" lançait une nouvelle campagne de signature et, surprise, hier un nouveau texte alternatif était diffusé. "Que les bouches s'ouvrent" déclarait Thorez et les communistes l'ouvrirent ! Ce 37ème congrès s'annonce finalement plus intéressant que prévu.

37ème congrès du PCF : "Que les bouches s'ouvrent"

"Nous voulons que chaque membre du Parti puisse librement et sans crainte, exprimer son opinion, critiquer les directions, la discipline nécessaire n'étant que le résultat de la conviction et de la soumission aux décisions régulièrement prises par les organismes qualifiés, après discussion" déclarait Maurice Thorez dans un célèbre éditorial de l'Humanité daté du 13 octobre 1930.

Pour le 36ème Congrès du PCF, il y avait 64.184 inscrits (cotisants) et 34.170 votants. (Voir l'évolution des scrutins internes)

- Le texte alternatif 1, "Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur" avait obtenu 11,08% des voix.
- Le texte alternatif 2, proposé par La Riposte avec "Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme" avait obtenu 9,95% des voix.
- Le texte alternatif 3, proposé par la tendance "Vive le PCF" avec "Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe ni abandon ni effacement" n'obtenait que 5,82% des voix.

Et dans le cadre de la préparation du 37ème congrès du PCF les bouches s'ouvrent. Les contributions sont nombreuses, très riches, et on peut les lires en ligne (http://congres.pcf.fr/. A l'issue des travaux du Conseil national, un projet de base commune a été adopté par le Conseil national des 5 et 6 mars 2016. Projet de base commune : "Le temps du commun" - Texte complet)

37ème congrès du PCF : "Que les bouches s'ouvrent"

 

Texte alternatif : "Pour une politique communiste" (Texte complet)

La Riposte, tendance trotskiste au sein du PCF (Tendance Marxiste Internationale) n'aura pas attendue la publication du projet de base commune pour se lancer dans son texte alternatif et se lancer à la conquête des signatures nécessaires pour pouvoir déposer un texte alternatif.

Ce texte alternatif se décompose en 7 parties :

- Préambule : Pour une politique communiste
- L’Union Européenne et l’expérience grecque
- Notre programme
- Renforcer le PCF : cellules de quartier et d’entreprise, formation, démocratie interne
- Alliances électorales
- Internationalisme : Contre la guerre impérialiste
- Un projet de société : Ouvrir de nouveaux horizons à l’humanité

37ème congrès du PCF : "Que les bouches s'ouvrent"

 

Texte alternatif : "Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste" (Texte complet)

Dans les auteurs du texte on retrouve la section de Vénissieux, de Béziers et la Fédération du Pas-de-Calais (liste non exhaustive).

Les orthodoxes (j'emploi ce terme plutôt que Marxistes-léninistes, car tous les signataires ne le sont pas) se retrouveront divisés. Si le réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" voulait "unir les communistes" c'est raté ! En effet, le 6 mars (au lendemain du Conseil national) la tendance orthodoxe sectaire, "Vive le PCF", conduite par Emmanuel Dang Tran et Corinne Becourt (pour citer que ces deux là) a annoncé sa volonté de rédiger son propre texte.

Le réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" avait proposé de faire un texte commun, mais les négociations ont échoué et au vu des noms d'oiseaux qui fusent (notamment sur Facebook) depuis le 16 mars, l'ambiance n'est pas très fraternelle. Mais passons sur le contexte.

Le texte "Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste" n'est pas qu'une mise à jour du dernier texte alternatif (36ème congrès) malgré des revendications "classiques" (Union européenne, OTAN, vie du PCF, PGE). Ce texte se position clairement sur la question du pouvoir et d'une voie socialiste pour la France. Dans un contexte plus immédiat, les auteurs du texte veulent sortir le PCF de son immobilisme et ils se positionnent contre les primaires, pour la construction d'une candidature communiste (ou de Front populaire) avec un programme communiste (ou de rupture avec le capitalisme).

Le texte alternatif prend le temps d'analyser la crise du capitalisme en liant les coups portés par le gouvernement socialiste (ANI, Loi Travail ...). Il explique la nécessité de la lutte des classes qui pousse ce gouvernement à franchir une étape dans la répression des travailleurs. Ainsi la crise du capitalisme est avancé (avec justesse) comme une des conséquences du terrorisme (via le prisme de l'impérialisme et ses guerres) et de la montée du fascisme (en France comme en Europe).

Enfin ce texte est le seul a envisager une perspective politique de moyen terme, le Socialisme.

Le texte se présente en 4 parties :

- Préambule : Au 37ème congrès, les communistes sont confrontés à un défi historique
- I. Le capitalisme, c’est la crise, payée par les peuples !
*La situation politique, l’impasse à gauche, le terrorisme
- II. Des thèses nouvelles pour unir les communistes
*Présidentielles : pas de primaires, une bataille communiste !
*Pour construire une autre société, la France doit agir pour un autre monde
*Sortir de l’U.E. et de l’Euro pour engager la sortie du capitalisme !
*Les luttes, terrain premier des constructions politiques
*Contre le FN, un parti communiste populaire et rassembleur
*Pour sortir de l’impasse de la gauche, un grand parti communiste, un rassemblement populaire majoritaire !
- III. Notre projet et le chemin du socialisme pour la France
*Oui, le défi du parti communiste !

Au final le courant "orthodoxe" sera divisé, car comme je le disais plus haut, la tendance sectaire "Vive le PCF" produira son texte qui se nomme déjà " PCF : Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes" (je vous invite à lire les motivations, elles sont tellement croustillantes et puantes ICI) . On imagine que ces adeptes de la pétition ont déjà leurs signataires ... et le texte n'est toujours pas là !

Pour ma part, je ne signerai pas ce texte (encore moins celui de la tendance sectaire Vive le PCF), j'ai un trop gros passif avec la section de Vénissieux depuis mon exclusion du MJCF 69 (3 ans jours pour jours) par l'ancienne direction sectaire et folklorique.

 

37ème congrès du PCF : "Que les bouches s'ouvrent"

 

Texte alternatif : L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen (Texte complet)

Ce texte est arrivé alors que personne ne s'y attendait. A peine publié déjà critiqué ou adoré.

Ce texte, au vu des signataires, est celui que l'on peut qualifier de "refondateur". Les auteurs de ce texte (très parisiens et issues du syndicat étudiant majoritaire - et je les salue- fondateur d'une tendance) met les deux pieds dans le plat : La stratégie des Présidentielles de 2017, mais aussi quel avenir pour le PCF. Le ton est donné, le texte est clairement dans la veine du "radicalisme de gauche" sur les modèles de Syriza et Podemos (les références sont plusieurs fois citées).

Les auteurs de ce texte alternatifs veulent transformer le Front de gauche en une une structure ouverte de type mouvementiste (et non en parti), une organisation qui serait une "union par en bas" plutôt qu'un cartel électoral avec des guerres de chefs. L'une des clefs de cette mutation du Front de gauche passe par une rupture avec le Parti socialiste.

Les signataires posent l'analyse (juste) que "nous ne pouvons pas faire dépendre notre stratégie d’évolutions supposées du Parti socialiste. Pendant des décennies, de « l’Union de la gauche » à « la gauche plurielle », nous avons tenté sans succès de « peser » sur lui, de l’extérieur ou au sein d’alliances de sommet."

Je partage avec eux cette idée de rupture avec le PS, à tous les niveaux, cependant doit-on rappeler que certains des signataires ont fait liste commune avec le PS à Paris (et dès le premier tour). De plus parmi les signataires, certains faisaient ouvertement campagne POUR les primaires (ICI)

Sur la stratégie des Présidentielles de 2017, et à mon grand étonnement, ils se positionnent contre les primaires à gauche. Ce processus serait " dangereux et illusoire" et ils rajoutent qu'il serait "aussi vain d’espérer que la sécession d’une partie du PS pourrait nous permettre de faire émerger une « candidature commune » à gauche".

Ce texte est l'héritier du mouvement politique issue du "manifeste de la refondation". Les principales critiques que je pourrai émettre touchent essentiellement sur la portée du texte. Les auteurs (et les signataires) se concentrent sur la question des primaires et des liens avec le Parti socialiste. La rupture avec le capitalisme n'est pas clairement envisagée, ni même l'avenir concret du PCF (si ce n'est sur l'aspect renouvellement des directions et de la sinistre communication).

Il faut rajouter que la "Lutte des classes" n'est jamais évoquée dans ce texte alternatif, la priorité est donnée à l'élection présidentielle comme forme ultime de conquête du pouvoir (c'est une approche pas très marxiste, ni même très communiste). On note que le terme "Parti communiste" ou "PCF" n’apparaît pas dans le texte mais que dans les titres (hors on est en plein congrès du PCF pas du Front de gauche). Les fameuses adhésions directes refont surface par la petite porte. C'est un vrai texte qui prône la fin du PCF.

Le texte se présente en 4 parties :

- Préambule
- I. Faire vivre une ambition communiste
*Réhabiliter la possibilité du changement
*Une société libérée du travail contraint et du salariat capitaliste
*La démocratie économique comme outil d’émancipation
*Une nouvelle révolution démocratique : le pouvoir effectif du peuple
*Une maîtrise citoyenne des technologies au service de l’émancipation
*Bien vivre, ou le destin lié de l’Humain et de la planète
*L’éducation et la culture au cœur du projet communiste
*Une Europe à géométrie choisie
*Vers un nouveau monde
- II. 2017 : la première étape d’une dynamique de front populaire et citoyen
*Le Parti socialiste à la dérive et la droitisation du système politique
*Le Front de gauche : un repère indispensable mais en difficulté
*Le mouvement social bridé par l’absence de perspective politique
*Transformer le Front de gauche pour qu’il devienne le moteur d’un rassemblement très large, une grande force populaire et citoyenne
*Pour 2017 : des Assises de la transformation sociale et écologique
*La perspective illusoire et dangereuse de primaires pour une « candidature commune » à gauche
*Pas de dynamique populaire possible sans une rupture claire avec le PS tel qu’il est, c’est à dire, discrédité
*Des Assises de la transformation sociale et écologique
- III. Le Parti communiste : une autre façon de faire de la politique
*Permettre aux citoyennes et citoyens de s’approprier l’activité politique
*Des luttes concrètes à la perspective d’une autre société
*Une organisation ouverte et décentralisée

 
Par: Nicolas Maury.
 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Primaire, front populaire, votation citoyenne, candidat communiste… Les adhérents du PCF vont avoir à trancher en vue de leur congrès, du 2 au 5 juin, entre des textes porteurs d’orientations différentes sur les échéances de 2017, les stratégies de rassemblement ou encore l’Europe.

Les communistes vont plancher sur cinq copies
Au cœur du débat à gauche depuis maintenant des mois, la question de 2017 est plus que jamais sur la table pour les adhérents du PCF, qui auront à choisir, par vote début mai, le texte, parmi les cinq en lice, qui deviendra celui de leur congrès de juin. Après l’adoption par le conseil national le 6 mars d’un projet de « base commune de discussion », quatre textes alternatifs à cette proposition, ayant réuni les signatures d’au moins 300 adhérents à jour de cotisation, ont été validés en fin de semaine dernière et seront donc eux aussi soumis au vote.

Les échéances de 2017 y font l’objet de plusieurs options. D’ailleurs, le conseil national du PCF devrait aborder à nouveau cette question dès vendredi prochain. Composée de trois textes (lire l’Humanité du 7 mars), la proposition qu’il a adoptée lors de sa dernière séance considère à cet égard que le « processus de primaire de gauche » peut être « un moyen utile » pour « écarter l’impasse Hollande, Valls et consorts par l’émergence d’une autre voie à gauche », dans un contexte où tout est fait pour assurer la tenue d’un « match à trois entre le président sortant, le candidat de la droite et Marine Le Pen ». Appelant à « redéployer » le Front de gauche dans « un nouveau front populaire et citoyen », ce texte propose en premier lieu la construction d’un « mandat populaire » engageant tous les candidats et électeurs éventuels et la tenue d’« états généraux » en vue des élections législatives qui s’appuieraient sur « une grande consultation citoyenne s’adressant à 500 000 personnes », déjà lancée par le PCF.

Quatre textes alternatifs

C’est leur désaccord avec cette orientation, expliquent les auteurs de « L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen », dont certains figurent parmi les signataires d’un appel lancé début mars pour « rallumer l’étincelle du Front de gauche », qui les a principalement motivés à écrire leur propre document. Estimant qu’il n’y a « pas de dynamique populaire possible sans une rupture claire avec un PS discrédité » et regrettant le « déplorable gâchis » du Front de gauche (dû, disent-ils, à l’absence « d’adhésions directes » ou « d’assemblées citoyennes souveraines »), ces rédacteurs jugent nécessaire de « proposer une démarche politique radicalement neuve ». Un projet qui passe par la création d’assises locales puis nationales qui « concluraient la démarche en formulant le projet et actant les candidatures communes », avec la possibilité d’une « votation citoyenne nationale » en cas de désaccord. Jean-Luc Mélenchon, qui a annoncé sa candidature début février, est invité à se joindre à ce « processus ».

Deux autres textes refusent l’idée de « primaire », invitant l’un et l’autre à un « examen » des stratégies de ces dernières années. C’est le cas de « Unir les communistes, le défi renouvelé du Parti communiste ! », soutenu par le réseau Faire vivre le PCF et qui regroupe un certain nombre de signataires d’un texte alternatif ayant obtenu environ 11 % des voix pour le 36e congrès. Refusant une alternative qu’ils décrivent comme un choix entre « une primaire antidémocratique conduisant tout droit au soutien à une candidature socialiste ou une fuite en avant dans un Front de gauche émietté, dont certains voudraient faire une nouvelle force politique au profit de laquelle le PCF s’effacerait », ils jugent que la présidentielle impose « un retournement complet » de stratégie et souhaitent « créer les conditions d’un vote qui soit clairement un appel à la mobilisation populaire et à la reconstruction d’un Parti communiste de combat, porteur du changement de société, d’un “socialisme pour la France” renouvelé ».

C’est aussi en ce sens que se prononce « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes », soutenu par Vive le Parti communiste français !, dont des signataires qui avaient réuni sur un précédent texte près de 6 % des voix lors du précédent congrès. Exigeant de « sortir de l’impasse de la primaire » (certains de ses auteurs sont d’ailleurs à l’origine d’une pétition qui exige le retrait du PCF de cette démarche), d’« abandonner toute collusion avec la gauche qui a trahi », ce projet alternatif propose aux adhérents du PCF de ne s’allier ni au PS ni au Front de gauche et de renvoyer l’essentiel des décisions sur leur éventuelle participation à la présidentielle à « une conférence nationale à la fin de l’année », tout en considérant à ce stade qu’une candidature de leur secrétaire national ne serait pas efficace.

Les partisans du texte « Pour une politique communiste », notamment signé par les animateurs de l’association La Riposte, qui avait réuni près de 10 % des voix en décembre 2012, jugent que des « accords présentant le PCF comme un “allié” du Parti socialiste posent clairement problème » sans se prononcer plus avant sur les échéances de 2017. Plaidant pour un « parti mieux à même de mener campagne sous ses propres couleurs et en son propre nom, tout en étant ouvert à la conclusion d’alliances en cas de nécessité et en fonction de critères politiques clairement établis », les communistes à l’origine de ce texte prônent « un programme qui relie les revendications immédiates et partielles à des mesures qui s’attaquent à la source du pouvoir capitaliste, à savoir la propriété privée des banques et des grands groupes de l’industrie et du commerce ».

Au-delà de ces enjeux, d’autres grandes questions parcourront les débats d’ici le vote des communistes. Outre la conception du parti lui-même ou la qualification de son projet, la question de l’Europe en est une. Si les trois derniers textes cités (« Unir les communistes… », « Reconstruisons le parti de classe… » et « Pour une politique communiste ») estiment, avec des nuances, qu’il faut rompre avec l’Union européenne et l’euro, celui intitulé « L’ambition communiste… » en appelle à une « Europe à géométrie choisie », tandis que le projet de base commune du conseil national mise sur la construction « d’une Europe au service des peuples ».

Les échéances du congrès

Après un vote, entre le 2 et le 5 mai, des communistes pour choisir lequel des 5 textes qui leur sont proposés (l’un par le conseil national, les autres par au moins 300 adhérents à jour de cotisation) deviendra leur document de travail, les sections et fédérations du PCF se réuniront en congrès locaux entre les 6 et 29 mai. Des délégués de toute la France se retrouveront ensuite du 2 au 5 juin pour le congrès national.
 
Par: N. M

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Très discret dans les médias depuis la fin de la COP21 et son départ de l'équipe des conseillers de François Hollande, Nicolas Hulot a reçu dans sa maison de Bretagne Audrey Crespo-Mara et les équipes de LCI. L'ancien animateur d'Ushuaïa s'est montré intéressé par la démarche d'Emmanuel Macron.

En marche !, le mouvement politique lancé la semaine dernière par le ministre de l'Économie, correspond à sa vision de la France, de ses blocages et des efforts qu'il faudra fournir pour la remettre sur les rails.

À la question de la journaliste sur la possibilité que Macron et Hulot s'unissent pour un ticket, celui-ci ne dit pas non, bien au contraire. Il réclame simplement des clarifications sur le « libéralisme » de l'ancien banquier d'affaires de Rothschild.

 

Est-ce le début d'une alliance entre deux personnalités issues de la société civile ?

La concrétisation d'un rassemblement transpartisan voulu par le ministre ?

Ce rapprochement de deux personnages médiatiques et charismatiques ne manquera pas de faire parler de lui dans les semaines à venir...

Et la tambouille continue, avec un peut de ceci, un peut de cela les médias continue leurs travail de manipulation. Le peuple est sufisament adulte et responsable pour avoir une idée de l'avenir politique qu'il désire, sans avoir a subir la manipulation des médias a la botte des puissants.

Il veut faire exploser le système politique mais refuse de démissionner d'un gouvernement qu'il critique. Est-ce cela, le "macronisme" ?

Quel dommage que notre ministre de l'Économie ne mette pas le même talent – et il en a… – à réformer la France qu'à séduire les objectifs.

Rares sont, sur les plateaux télévisés, les invités qui ont l'audace de lâcher le présentateur du regard, se tourner vers la caméra et parler en la fixant pendant de longues secondes. C'est encore plus efficace que de mettre la main sur le cœur.

Que ne vont ils pas nous concocter pendant les 12 mois qu'il reste pour les élections Présidentiels et les Législatives.

Chaque semaines "une nouvelle" qui doit changer notre vie. Sauf que le nouveau plat ait fait avec des restes. Donc rien de nouveau à horizon.

L'objectif final de tous ces stratagème, c'est de ramasser les voix pour le second tour et faire gagner Hollande.

N'oublions pas que ceux qui votes, c'est le peuple et non les institues de sondages, propriétés des grands capitalistes de ce beau pays

Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Un peu partout en France, des manifestants se disent victimes de violences policières. Des vidéos et photos font le tour des réseaux sociaux mais, pour l'heure, les autorités ne voient pas d'augmentation des dérapages des forces de l'ordre. De leur côté, les policiers ne veulent plus être assimilés… à des défenseurs de la loi El Khomri.

Depuis un an et demi, la population et les forces de l’ordre jouent à « Je t’aime, moi non plus ». En novembre 2014, après la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade lancée sur la Zad de Sivens, les gendarmes étaient vilipendés. En janvier 2015, des haies d’honneur et des concerts d’applaudissement accompagnaient militaires et policiers qui avaient mis hors d’état de nuire les assassins de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher et qui, eux aussi, avaient été victimes de la furie terroriste. Samedi dernier, le syndicat Info'Com de la CGT, représentant des salariés du monde de l'information et de la communication, a publié sur son site une affiche sur laquelle on peut voir une matraque et un insigne de CRS près d'une flaque de sang avec le titre suivant : « La police doit protéger les citoyens, non les frapper ».

Ce visuel, qui fait référence aux violences policières commises contre des jeunes pendant les manifestations contre le projet de loi sur le travail, a suscité l’indignation de Bernard Cazeneuve. Le ministre de l’intérieur a dénoncé une campagne « choquante » qui met « gravement en cause la police nationale » tandis que le syndicat SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police) s’insurge contre « une affiche de la honte », « une injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés dans l'exercice de leur fonction ». Synergie, autre syndicat d’officiers, a demandé au ministère de l'intérieur de déposer plainte, évoquant un « appel abject à la haine » et à la « violence » contre les forces de l’ordre.

Côté manifestants, la tension est, elle, à son comble depuis la diffusion d’une vidéo dans laquelle un policier assenait, en marge d’une manifestation contre le projet de loi sur le travail le 24 mars, un coup de poing à un lycéen de l’établissement parisien Henri-Bergson. L’auteur, un gardien de la paix de 26 ans, sera jugé en mai pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » sur le lycéen de 15 ans. Il avait été placé en garde à vue à l’Inspection générale de la police judiciaire (IGPN), la “police des polices”.


Mais le mal est fait, la rupture consommée. Surtout que la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) relaie une seconde vidéo de violences policières aux abords du lycée et que, dans la foulée, les réseaux sociaux et les médias se font l’écho d’autres incidents. Des sites militants, comme Rebellyon et Paris-luttes.info, recensent même les dérapages policiers et donnent des conseils à ceux qui sont accusés, à leur tour, d’avoir agressé des représentants des forces de l’ordre.

 

Au fil des manifestations, Mediapart a recueilli plusieurs témoignages faisant état de comportements exorbitants du traditionnel maintien de l’ordre. Ainsi, Félix, un lycéen parisien qui nous assure n’avoir, au début, eu « aucune hostilité vis-à-vis des forces de l’ordre » et qui raconte s’« être fait matraquer dans le dos », décrit le comportement d’« enragés » des CRS.

 

Manifestation parisienne du 17 avril 2016. © Jérôme Chobeaux Manifestation parisienne du 17 avril 2016. © Jérôme Chobeaux

 

La ville de Rennes a également été le théâtre de nombreux incidents. Ainsi, les manifestations du 31 mars et du 9 avril ont donné lieu, selon les syndicats, à des réactions totalement disproportionnées des forces de l’ordre. « Près de 1 000 grenades lacrymogènes ont été lancées à l’encontre des manifestants et même des passants, dans le but d’interdire l’accès du centre-ville aux manifestants. Les gardes mobiles ont fait un usage immodéré et dangereux de tirs de Flash-ball. Des grenades assourdissantes ont été utilisées également », dénonce la CGT d’Ille-et-Vilaine. Un constat partagé par Sud-Santé Rennes. Les deux organisations représentatives appellent d'ailleurs à un rassemblement contre les violences policières, vendredi 22 avril, à 13 heures 30, devant le parvis de la cité judiciaire.

Une dizaine de manifestants passent pour leur part en jugement au tribunal correctionnel pour avoir, le 31 mars, « participé à un attroupement armé » et « jeté des projectiles sur les forces de l’ordre », dont un syndicaliste de 60 ans qui affirme, vidéo à l’appui, être tombé dans sa fuite, un drapeau de Sud-Santé à la main, et avoir alors reçu à terre plusieurs coups de la part de policiers en train de charger dans la rue.

À la suite d’une manifestation le 9 avril, un couple de manifestants s’est vu prescrire l’un 90 jours d’incapacité totale de travail (ITT), l’autre 21 jours. « On rejoignait le cortège des manifestants vers la place de Bretagne, à Rennes, samedi vers 14 h, quand des CRS nous sont tombés dessus au niveau des Arcades de République. Il n'y avait personne autour. Les CRS étaient quatre ou cinq, ils nous ont séparés puis frappés en nous insultant », raconte le jeune couple, qui s’est confié à Ouest-France.

Les tensions entre manifestants et policiers sont si récurrentes depuis le début du mouvement contre le projet de loi sur le travail que se pose la question d’une volonté délibérée de laisser dégénérer chacune des manifestations. Par exemple, le 14 avril, le départ d'un cortège parisien avait été fixé à place Stalingrad, dans le XIXe arrondissement. Les lycéens se sont donné rendez-vous un peu plus tôt dans la matinée. Le groupe de 150 jeunes a été encerclé, « nassé », empêché de s’engager sur l’avenue Jean-Jaurès pour rejoindre le reste du cortège et ainsi permettre à la manifestation de débuter. Dans l’intervalle, les échanges ont été violents. Des manifestants hurlaient « Libérez nos camarades ». Au moindre mouvement, les CRS ont chargé, matraqué et gazé les jeunes gens bloqués. Des projectiles, bouteilles, pavés ou même des chaises prises sur les terrasses de café attenantes, ont été lancés sur les forces de l’ordre par des manifestants visiblement excédés.

 

A Paris, le 14 avril. © Jérôme Chobeaux A Paris, le 14 avril. © Jérôme Chobeaux

Durant cette manifestation, modeste en terme de participation, deux cordons de CRS encercleront le cortège, empêchant d’y entrer ou d’en sortir. À l’origine, les organisations, surtout étudiantes et lycéennes, avaient déposé en préfecture comme parcours Stalingrad-Bastille. Un peu avant d’arriver sur la place de la République, la foule stationne. Arrivée sur la place, sans même comprendre pourquoi, la manifestation est dispersée à coup de grenades lacrymogènes et de grenades de désencerclement. La foule suffoque, la place se couvre d’un nuage gris, la majorité parvient à se replier sur les rues adjacentes. Les manifestants se soulagent les yeux à coup de sérum physiologique que les militants de la CGT distribuent aux moins prévoyants.

Pauline, 20 ans, étudiante en licence Sciences Po-histoire, s’est greffée à la manifestation au point d’arrivée à République. De loin, la jeune fille dit avoir cru à « une manifestation de CRS ». Cette présence policière l’angoisse. Le caractère aléatoire des charges aussi : « Ils peuvent décider que ma tête ne leur revient pas. Au départ je pensais que je ne risquais rien car je ne les provoquais pas. Mais en fait ça ne change rien. »

Par Matthieu Suc et La rédaction de Mediapart

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