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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #internationale catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Internationale
 MUMIA ABU JAMAL: décision contradictoire du juge fédéral ...

Considérant que la prison avait bien violé la Constitution des Etats-Unis, le juge fédéral décide contradictoirement de rejeter la requête de la défense de Mumia pour l'accès au traitement contre l'hépatite dont il souffre

 

C’est par un jugement ambigu et contradictoire que le juge Mariani vient de décider de rejeter la requête déposée en août 2015 et plaidée en décembre par la défense de Mumia (voir nos précédentes informations sur le site mumiabujamal.com).

Cette décision est motivée par le fait que le recours de la défense mettait en cause la prison alors que, selon le juge, la commission de l’hépatite C de l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie avait seule le pouvoir de lui donner accès ou non au traitement de la maladie. Néanmoins, le juge constate que la prison, en refusant de le soigner, a violé ses droits civiques garantis par le 8ème amendement de la Constitution des Etats-Unis qui interdit tout traitement cruel et inhumain.

L’avocat de Mumia, maître Robert  Boyle, a exprimé sa déception face à cette décision tout en soulignant que l’administration pénitentiaire, donc à l’Etat de Pennsylvanie, avait la possibilité de choisir « soit d’ignorer la décision du juge, soit de se conformer au 8ème amendement de la Constitution américaine en donnant accès au traitement donnant le moyen de guérir à Mumia et à tous les prisonniers atteints de l’hépatite C ».

Pour leur part, les soutiens américains à Mumia ont déclaré que cette décision est « un nouvel exemple de contorsions et d’acrobaties dont usent les tribunaux depuis des années pour ne pas rendre justice à Mumia et aux personnes injustement condamnées ».

Pour le Collectif français « LIBÉRONS MUMIA », ce rejet est un nouveau déni de justice qui appelle à poursuivre et à amplifier la mobilisation pour que Mumia puisse se soigner et soit enfin libéré. En ce sens, une importante délégation américaine sera présente dans quelques jours à la Fête de l’Humanité et se rendra ensuite au Parlement européen à Strasbourg.

 

Nous reviendrons sur ces évènements dans nos prochaines informations.

 

Comme chaque premier mercedi du mois, nous donnons rendez-vous au Franciliens place de la Concorde à Paris (à proximité de l'ambassade des Etats-Unis) pour manifester notre soutien à Mumia. Soyons nombreux à nous retrouver mercredi prochain 7 septembre à 18 heures (Métro Concorde - angle rue de Rivoli / jardin des Tuileries).

 

Par: El Diablo le Rouge.

 

SOURCE:

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Internationale
Le général Jean-Bernard Pinatel Le général Jean-Bernard Pinatel

Les évènements récemment survenus sur la scène internationale, à savoir de multiples attentats terroristes dans les pays européens qui ne font pas réagir l’Otan, sont-ils capables de sérieusement perturber l’Europe? Le général français et politologue Jean-Bernard Pinatel partage ses réflexions à ce sujet.

Selon le général français et politologue Jean-Bernard Pinatel, l'existence de l'Otan dans l'état où elle est aujourd'hui, n'est bénéfique qu'aux Etats-Unis et aux leaders manipulateurs de l'Europe. Dans une interview accordée au Figaro, il a expliqué que l'alliance avec la Russie pouvait aider l'Europe à supporter la menace des islamistes. Pourtant, pour les Etats-Unis, ce n'est pas bénéfique, puisque cela pourrait remettre en question leur leadership.

Par: El Diablo.

 

LA SUITE DE L'ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

 

#Actualité internationale

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Internationale
SYRIE : Poutine a raison ! [par Jacques Nikonoff]

Texte publié sur Russia Today.

Après dix ans d’absence, la présence de Vladimir Poutine lors de la 70e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies et son discours du 28 septembre, marque le retour en force de la Russie sur la scène diplomatique mondiale. Le président russe est apparu à la fois comme le chef de file d’une sorte de nouveau camp des non-alignés, et comme défenseur de la légalité internationale et de l’ONU.

Il est encore trop tôt pour dire si cette session de l’ONU entrera dans l’histoire au même rang que la conférence de Bandung (Indonésie) tenue en avril 1955. Elle réunissait pour la première fois les représentants de vingt-neuf pays africains et asiatiques qui allaient devenir une force politique revendiquant pour le Tiers-monde la liberté de choisir son destin entre les deux blocs de l’époque. Il y a un peu de cela dans le discours de Vladimir Poutine qui acte la fin du monde unipolaire dominé par les États-Unis depuis l’explosion de l’URSS. La période que nous vivons est désormais celle du passage de ce monde unipolaire sous domination occidentale, à un monde multipolaire intégrant les BRICS et l’Iran. Ce sont deux visions du monde qui, en réalité, s’opposent. Du côté occidental c’est la défense d’un universalisme artificiel et arrogant, réduit au capitalisme et à la démocratie libérale ; du côté des puissances émergentes c’est la défense de la nation souveraine et de ses choix politiques et économiques, le capitalisme, par exemple, n’étant pas une valeur universelle mais typiquement occidentale. Vladimir Poutine a été appuyé par le dirigeant chinois Xi Jinping qui a affirmé le besoin d’une « nouvelle charte des Nations unies » afin de bâtir des « partenariats d’égaux à égaux » et de respecter la « souveraineté ». C’est en effet le nouvel ordre mondial qu’il reste à construire pour dépasser celui mis en place, avec l’ONU, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le dirigeant iranien Hassan Rohani est allé dans le même sens. On regrettera le silence du Brésil, de l’Afrique du Sud et de l’Inde qui, affaiblis par des tensions internes dues aux politiques néolibérales menées par ces pays, réduisent ainsi leur aura internationale.

Mettant l’occident sur la défensive, Vladimir Poutine a défendu le respect de la légalité internationale et le rôle de l’ONU. Il a pulvérisé les leçons de démocratie et sur les droits de l’homme professées en permanence par l’occident. C’est ce dernier qui a organisé un recul très net des principes du droit international. Essentiellement à l’instigation des États-Unis, qui ont mis tous les moyens à leur disposition, le droit international est instrumentalisé pour des causes qui lui sont contraires. Il est même victime d’une tentative de liquidation dans tous les secteurs qui handicapent la liberté de manœuvre des États-Unis. C’est ainsi que la « non-ingérence » dans les affaires intérieures des États et des peuples, disposition centrale de la Charte des Nations unies, devient son contraire avec l’ingérence dite « humanitaire » et le « devoir de protéger » les peuples contre leur propre État. Les États-Unis n’ont jamais supporté les contraintes juridiques issues des conventions multilatérales. Il faut pourtant un retour au multilatéralisme afin de tenir compte de la réalité internationale d’aujourd’hui.

Le règlement de la question syrienne sera-t-il l’acte de naissance d’une nouvelle architecture politique mondiale ? C’est, en tout cas, le sens des propositions du président russe. C’est lui qui rappelle les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, foulés aux pieds par l’occident : la « non-ingérence dans les affaire intérieures d’un pays ». Sa proposition de « coordonner toutes les démarches contre l’État islamique » par une « véritable coalition mondiale contre le terrorisme, semblable à la coalition antihitlérienne », « incluant les pays arabes », et « dans les règles de la charte de l’ONU », est la seule qui peut permette d’avancer vers la résolution du conflit. Vladimir Poutine a encore raison quand il explique qu’il n’y a « pas d’autre solution à la crise syrienne que de renforcer les structures gouvernementales et leur accorder une aide dans leur lutte contre le terrorisme. » Il faut en effet penser aux populations et assurer le fonctionnement des hôpitaux, des écoles, de la distribution d’eau et d’électricité. Il constate que « à la place d’États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chao ».

Daesh et les autres groupes criminels fanatiques menacent paix du monde. L’objectif principal doit être leur destruction, c’est l’ennemi principal en Syrie, ce n’est pas Bachar el-Assad, même si ce dernier est un dictateur criminel. L’enjeu n’est pas la survie du gouvernement syrien mais celui de la Syrie elle-même. Vouloir détruire le gouvernement syrien, objectif de la coalition occidentale, provoquerait le même chaos déjà observé dans des pays comme l’Irak ou la Libye. C’est ce qu’il faut admettre, car les groupes criminels fanatiques contrôlent 60% de la Syrie, et sur le terrain seule l’armée syrienne est au combat avec les Kurdes du PKK et les unités de défense YPG.

La coalition internationale dirigée par les États-Unis, depuis plus d’un an, bombarde le territoire syrien de manière ciblée. Elle n’a aucun mandat de l’ONU et n’a pas non plus l’accord du régime syrien, quoique l’on pense de ce dernier. Elle n’a donné aucun résultat, les groupes criminels fanatiques ne font qu’étendre leur emprise. Il est donc nécessaire de franchir une nouvelle étape. Dans ce but, il n’y a pas d’autre solution que de rassembler une nouvelle coalition et d’articuler ses forces armées aux forces armées du gouvernement syrien. Il ne s’agit pas de soutenir le dictateur criminel Bachar el-Assad ou au contraire de mettre en préalable son départ. C’est aux Syriens de résoudre cette question. Il s’agit de concentrer toutes les forces pour éliminer le djihadisme fondamentaliste. Un tel accord serait de même nature que celui passé pendant la Seconde Guerre mondiale entre l’URSS et les États-Unis contre l’Allemagne et le Japon. L’URSS et les États-Unis étaient en désaccord sur tout, sauf sur la nécessité supérieure de détruire le nazisme.

 

Par: Jacques Nikonoff 

http://francais.rt.com/opinions/7605-jacques-nikonoff-sur-dossier-syrien-poutine-a-raison  

 

SOURCE:

 

#Tribune libre

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Internationale
Jeronimo de Sousa – Secrétaire Général du Parti Communiste Portugais – mai 2016

Jeronimo de Sousa – Secrétaire Général du Parti Communiste Portugais – mai 2016

La libération du pays de la soumission à l’Euro, condition pour son développement et la souveraineté nationale

par Jeronimo de Sousa, secrétaire général du PCP – 10 mai 2016 Lisbonne

D’abord un mot d’appréciation sur le débat promu ici aujourd’hui après beaucoup de discours qui ont et vont enrichir l’héritage de réflexion et d’intervention par le PCP sur les questions liées à l’euro. Remerciements particuliers aux contributions du professeur João Ferreira do Amaral et le professeur Jorge Bateira qui ont accepté de partager avec nous leurs pensées, de se joindre à d’autres économistes de notre pays qui ont été présents dans d’autres initiatives que nous avons promues sur certaines questions centrales auxquelles nous sommes confrontées et pour les réponses nécessaires que nous avons besoin de donner.

Une seconde observation pour souligner que cette initiative conclue un cycle de trois débats promus par nous. En Mars, sur le contrôle public des banques, en Avril sur la renégociation de la dette et ici, sur la libération de la soumission de l’euro. Trois questions fondamentales qui sont au centre de la rupture nécessaire avec la politique de droite et pour une politique alternative patriotique et gauche que le PCP propose. Trois options qui sont liées les uns aux autres: la banque privée, propriété de plus en plus des capitaux étrangers, un dévoreur de fonds publics, une source de processus nuisibles et frauduleux, incapable de répondre aux besoins de crédit du pays; une dette insoutenable publique, mainmise financière sur e pays, source de spéculation et de chantage et facteur d’appauvrissement national; et une monnaie unique, contraire aux intérêts nationaux et qui lie le pays à la soumission et à la dépendance extérieure.

La troisième observation est de souligner l’opportunité de cette initiative. Quand nous entendons la Commission européenne, que nous avons entendu la semaine dernière dans son rapport trimestriel du printemps sur le Portugal, quand on se rappelle les déclarations lors du récent déplacement du président de la BCE dans notre pays, lorsque les institutions et organes de l’UE  continuent de faire des déclarations chaque semaine, tous et d’une seule voix, condamnant la dévolution, bien insuffisante et limitée, des droits et des revenus qui ont été volés au peuple portugais, exigeant un retour à la marche forcée de l’exploitation et l’appauvrissement au nom du Pacte de Stabilité et de Croissance et la troïka que les gouvernements PS et PSD / CDS représente, ou en qualifiant la Constitution de la République comme un obstacle à leurs fins et qui doit être éliminée, nous nous rendons compte que plus que par le passé, le présent et l’avenir nous menons une lutte qui sera très difficile pour la récupération de notre souveraineté, pour l’affirmation du droit inaliénable du peuple portugais de décider de son avenir. C’est la même chose pour la Grèce,  Chypre, l’Espagne, et toute l’Europe et nous nous rendons compte que, pour l’Union européenne, aux intérêts du grand capital, il n’y a pas de limites. En utilisant tous les outils qu’ils contrôlent, ils veulent et voudront plus, plus de sacrifices, plus d’exploitation et d’appauvrissement pour satisfaire l’avidité de profits, indépendamment de la pauvreté, quel que soit le chômage, l’émigration, la destruction que leurs politiques causent. Ceci est le combat qui nous attend.

Le Portugal a rejoint l’euro en Janvier 1999, et il a pratiquement cessé de croître. Depuis 2002, l’année où l’euro a commencé à circuler, la croissance a été nulle. C’est l’un des pays avec la plus mauvaise performance en Europe et dans le monde!

La faible croissance qu’il a connu a été perdue avec les récessions. Et la Stagflation rend la récupération extrêmement lente.

L’an dernier, le Portugal produisait toujours moins de richesse que l’année où les billets en euros ont été introduits. Et il est encore loin de récupérer le niveau économique qu’il avait avant l’impact de l’aggravation de la crise capitaliste de 2007/08.

Le Portugal avec la monnaie unique ne perd pas des années, il perd des décennies

L’euro est une monnaie qui répond aux besoins et aux intérêts de la haute finance européenne et des principaux groupes économiques européens. Avec un taux de change tendancieusement indexé sur la capacité de production et d’exportation de l’Allemagne, ses niveaux de productivité et de salaires, à son profil industriel et commercial, aux exigences de ses institutions financières.

Il ne sert pas les travailleurs et le peuple portugais, ne sert pas le Portugal. Pire encore.  Il handicape les productions portugaises, attaque gravement notre peuple et notre pays.

L’euro prive les États de la politique monétaire, financière, des changes et des outils budgétaires pour promouvoir un développement qui tienne compte de leurs réalités nationales.

Au Portugal, l’investissement public et privé a été réduite à des niveaux historiquement bas, le plus bas niveau au moins depuis les années 50. Ceci est déjà la cinquième année consécutive que la formation brute de capital fixe ne paie pas sa consommation, ce qui signifie que l’investissement réalisé ne couvre pas l’usure des équipements, machines et autres instruments de l’activité économique. L’appareil productif national est décapitalisée, dégradé, obsolète.

Un pays qui n’investit pas ne progresse pas et a bien moins de développement. L’intégration monétaire est en train de détruire la capacité de production nationale et compromet gravement l’avenir du pays.
La monnaie unique a également conditionné l’activité productive avec sa valorisation excessive, rendu les exportations plus chères, la production nationale a été remplacée par des importations (au lieu de remplacer les importations avec la production nationale) a contribué à la ruine de l’industrie et de l’agriculture et de la pêche.

L’ensemble du secteur primaire, plus l’industrie, l’énergie et la construction, qui représentait un tiers de la production nationale à la veille de l’adhésion à l’euro, est maintenant moins d’un quart et a perdu environ un tiers de ses travailleurs.

La monnaie unique crée du chômage, qui a plus que doublé, de la précarité, l’appauvrissement, l’émigration, le vieillissement et la désertification du pays.

L’euro stimule la dette extérieure, les sorties de capitaux et la spéculation financière.
En l’absence d’une banque centrale nationale avec toutes les prérogatives de prêteur en dernier ressort, soumet le pays ou au chantage des «marchés», à savoir des spéculateurs, ou au chantage de la BCE, l’Union européenne et le FMI, la bien connue Troïka.

Nous ne pouvons pas prétendre qu’il n’y a pas le problème. Dans les grandes lignes, au sein de l’euro, le pays ne se développe pas ou très mal, il, ne récupère pas l’emploi et est à la merci des spéculateurs, des agences de la BCE et de notation.

Rejoindre l’euro a été un désastre et y rester est une catastrophe encore plus grande.

Récupérer la souveraineté monétaire c’est refuser cette condamnation. C’est refuser de se voir réduire au sous-développement, ni l’appauvrissement ou à la soumission du pays.

L’intégration dans l’euro est un obstacle majeur au développement national, un obstacle qui doit être enlevé.
Il serait plus approprié, de concert avec d’autres nations européennes, de dissoudre l’Union économique et monétaire et d’avoir des mesures compensatoires pour les pays ayant de plus grandes difficultés dans le processus, mais personne ne peut devenir dépendant avec cette possibilité.

Ce n’est pas une baguette magique, mais il est nécessaire de récupérer le retard, pour combattre l’exploitation, l’appauvrissement, la stagnation et la dépendance. Cela ne constitue pas une condition suffisante, mais c’est une condition nécessaire.

Sortir de l'Euro pour une politique patriotique de gauche

Beaucoup dépendra aussi des politiques qui seront mises en pratique avec l’abandon de la zone euro. Par conséquent, nous incluons la libération de la soumission à l’euro en tant que composante d’une politique patriotique de gauche que nous proposons dans le pays.

Ainsi le PCP propose surtout le contrôle public du secteur bancaire, d’étendre progressivement sa propriété et sa gestion publique, la réorientation de son activité au financement productif plutôt que spéculatif, en soutenant les petites et moyennes entreprises et les familles selon des critères et sans gaspillage, avec dès le début, l’intégration de la Novo Banco dans le secteur public, comme cela a été proposé par le PCP.

Le contrôle public des banques est essentiel pour assurer le contrôle national de la création monétaire, de l’émission monétaire par la Banque du Portugal à la création de la monnaie (ce qui est un bien public) par les banques commerciales, pour préserver de la domination monopoliste de plus en plus étrangère, garantir la solvabilité, la liquidité, la viabilité et la solidité de l’activité bancaire.

Surtout aussi avec la renégociation de la dette publique, dans ses termes, les intérêts et les montants, ce qui réduit considérablement le volume des coûts annuels et la dette extérieure,  libérera des fonds pour l’investissement et les fonctions sociales de l’État, arrête la fuite vers l’étranger des ressources.

Mais il ne suffit pas de lutter contre la dette; nous devons nous attaquer aux causes de l’endettement.
Avec l’euro, les dettes publiques et externes portugaises sont devenues parmi les plus importantes du monde. Avec la stagnation de l’économie. Avec les contraintes sur l’investissement qui est avant tout public, ce qui conduit à l’extinction de nos productions. Avec appréciation de la monnaie excessive, insupportable pour l’industrie nationale. Avec un stimulus pour les importations. Avec l’encouragement de la spéculation financière et la dette extérieure des banques.

Il est ironique de constater, et c’est autre reconnaissance implicite de l’insuffisance de la monnaie unique à la réalité nationale, que, avec la dette publique actuelle de 129% du PIB, a laquelle le pays a été contraint avec la contribution décisive de l’euro, le Portugal ne pourrait par rejoindre l’euro, car il dépasse de deux fois le maximum autorisé de 60% du PIB, le critère d’entrée.

Compte tenu de la situation du pays, la libération de la soumission à l’euro, doit être soigneusement préparée, en vue de défendre les revenus, l’épargne et le niveau de vie de la population dans son ensemble.

De l’avis du PCP, il est juste que les coûts doivent être supportés par les spéculateurs, le capital financier, les grands groupes économiques qui ont bénéficié d’adhérer à l’euro.

Il est pas l’introduction d’une nouvelle monnaie, mais bien de rester dans l’Euro, déréglant et contraint notre économie, qui appauvrit le peuple et le pays.

Depuis 2007, le PCP propose la dissolution de l’Union économique et monétaire, ce qui serait la solution idéale pour briser cette contrainte, la négociation de mesures compensatoires et transitoires pour les peuples qui ont subi l’impact de l’euro. Mais la poursuite de l’intégration capitaliste de l’UE ne va pas dans ce sens, bien au contraire.

Le pays doit étudier et préparer sa sortie de la soumission à l’euro, que cette option résulte d’une décision souveraine du peuple portugais, ou d’une imposition externe ou encore d’un processus de dissolution de l’Union économique et monétaire. Cette préparation est essentielle pour assurer la pleine utilisation des avantages d’une sortie tout en réduisant ses coûts. Les coûts sur lesquesl nous ne devons pas nous leurer etque nous ne devons pas ignorer.
A ceux qui accusent le PCP d’irresponsabilité en mettanten avant cette proposition, qui cherche à semer la confusion et la peur sur le fait que PCP proposerait une sortie immédiate, sans mesures préparatoires ou de compensation, il faut dire que l’irresponsabilité est de ne pas négocier et d’ouvrir cette perspective dans l’Union Européenne, est de ne pas activer tous les mécanismes pour étudier la façon de défendre les intérêts nationaux contre une option qui marque un chemin de rupture avec les intérêts des grandes entreprises et se concentre sur les aspirations des travailleurs, le peuple et le pays.

L’ouverture de cette perspective dans l’Union européenne et de l’étude et de préparation que l’État portugais doit entreprendre pour la libération nécessaire de l’Euro est urgente et nécessaire. Afin de protéger les revenus des travailleurs et des familles, afin d’assurer leur épargne, pour assurer le fonctionnement normal du commerce international, afin d’assurer la liquidité du système financier, la sauvegarde à des niveaux sûrs des réserves de capitaux et de devises du pays.

Si des mesures et des choix ont été nécessaires pour lier le pays à l’euro, de même des mesures et des choix politiques sont nécessaires pour assurer la libération du pays de la monnaie unique, avec l’idée centrale que ce soit un processus politique. Nous pouvons résumer rapidement quelques-unes des principales préoccupations de la préparation pour la récupération de la souveraineté monétaire, avec plusieurs propositions concrètes que nous avons, au fil des ans, discuté dans le Parti, certaines ont mentionnées dans le projet de résolution que nous avons présenté en Septembre 2014 , à savoir:

=>Libération de la Banque du Portugal de l’Eurosystème et la pleine reprise de ses fonctions comme émetteur, régulateur et prêteur en dernier ressort.

=>L’adoption des dispositions techniques transitoires nécessaires à la nouvelle monnaie (y compris l’équivalence initiale entre la nouvelle monnaie et l’euro).

=>Veiller au fonctionnement régulier de l’économie et du commerce extérieur et le contrôle des capitaux. La stabilité et la convertibilité de la nouvelle monnaie

=>La solvabilité et la liquidité des banques, qui n’est possible que dans un cadre de récupération du contrôle public des banques.

=>Réassurance de la population et des agents économiques en ce qui concerne leur épargne.

=>La conversion de la dette, publique et privée, produite dans le pays à la nouvelle monnaie et qui serait nécessairement partie d’un processus de renégociation de la dette publique dont le pays a besoin.

=>Traduction dans la nouvelle monnaie de la vie économique et financière du pays.

=>Restriction de l’activité spéculative.

=>Garantie de l’offre d’énergie et d’autres biens essentiels.

=>Défense des salaires, des revenus et de la consommation de la population.

La sortie de l’euro est nécessaire. La sortie de l’euro est possible.

Certains disent que nous n’avons pas appris de la Grèce. Mais cela renverse la table. Parce que la Grèce, à la différence par exemple au Royaume-Uni ou de la Suède, est dans l’euro. La débâcle économique et sociale grec est un exemple de ce qui peut arriver à un pays de l’euro.

La grande erreur du gouvernement grec a été de ne pas quitter l’euro. Au contraire, se nourrissant de l’illusion qu’il était possible d’éliminer la politique de l’exploitation, l’appauvrissement et de l’effondrement et de développer le pays dans l’euro, ils n’ont pas préparé le pays à s’en libérer. Une grande leçon pour tous les peuples européens.

La souveraineté monétaire est un besoin structurel du pays.

=>Pour adapter la monnaie à la réalité, aux besoins et au potentiel national.

=>Pour une gestion financiere, des changes monétaires et la gestion du budget autonome, adapté à la situation du pays.

=>Pour récupérer une banque centrale au service du pays, mettant fin à la dépendance et au chantage des «marchés» ou la troïka dans le financement de dernier recours des banques et l’Etat.

=>Pour se libérer du pacte de croissance, du traité budgétaire et substituts, des programmes de stabilité et des plans nationaux de réforme, des politiques d’exploitation et d’appauvrissement, des contraintes sur l’investissement et l’activité productive.

=>Afin de se protéger de la perte de compétitivité  en raison de l’appréciation de la monnaie unique.

=>Pour se libérer de l’Union Bancaire, où les pressions à la privatisation et la vente de banques nationales. Comme cela est bien démontré par les ordres donnés par la BCE dans le processus de BES et BANIF, ou le chantage qui est en cours sur la recapitalisation publique de la Caixa Geral de Depósitos.

=>Pour mieux résister à la spéculation financière, les sorties de capitaux et à la dette extérieure.

=>Pour défendre le régime démocratique et le droit des Portugais de décider de leur sort.

=>Pour rendre viable une politique patriotique et  degauche et ainsi répondre aux besoins les plus pressants de la population.

La libération du pays de la soumission à l’euro doit gagner le soutien des travailleurs et de la population. Et la volonté politique d’un gouvernement déterminé à mener à bien. Il s’agit, nous insistons, d’un processus politique.

Ne pas nourrir les illusions et d’apprendre des deux dernières décennies.

Si, telle ou telle année, en raison de la combinaison exceptionnelle de conditions favorables – faibles taux d’intérêt, les prix du pétrole bas, la dépréciation de l’euro, l’amélioration de la politique de la BCE d’injection de liquidités – nous pouvons voir une croissance insuffisante, soyons prudent de ne pas extrapoler les estimations à des rythmes qui en réalité, selon toute vraisemblance, vont prouver le contraire.

Au sein de l’euro, l’amélioration nécessaire des revenus, les droits et le niveau de vie des gens vont rapidement se heurter contre les murs en béton de son architecture et seront freinée par ses règles de plus en plus contraignantes.

La gouvernance économique, les semestres européens, l’approbation préalable des budgets ne servent pas le peuple portugais et les programmes de stabilité, qui  les suivent et les mettent en œuvre, entrent en collision avec la croissance des revenus, empêche la lutte contre l’appauvrissement, sapent l’investissement,  écrasent la croissance , perturbent et distendent la vie nationale, entrave une politique patriotique et de gauche, et donnent une continuité permanente aux aspects clés de la politique de droite.

Nous nous sommes opposés et avont contribué à la défaite du projet de résolution CDS (équivalent des LR au portugal NdT) dans la discussion sur le programme de stabilité et le plan national de réforme, qui ont insidieusement cherché à blanchir leurs propres responsabilités dans la promotion d’une politique d’exploitation, et pour inverser la restauration des revenus et des droits.

Mais nous nous sommes démarquées de ces documents que le gouvernement a envoyé à la Commission Européenne, qui sont de la responsabilité du PS et de son gouvernement, aussi bien que tous les instruments d’intervention, de contrôle et da domination de l’UE sur les Etats membres.

Dans l’euro, le Portugal est condamné à la stagnation et la récession, à une perte de son potentiel, au sous-développement, à l’appauvrissement, la dépendance et la soumission nationale.

La libération de la soumission à l’euro est une nécessité et une possibilité. Sans la sortie de l’euro, tel que proposée par le PCP, sans la récupération du contrôle public des banques, sans renégociation de la dette, il ne sera pas possible de consolider une politique de rétablissement des droits et des revenus auxquels nous nous sommes engagés. Il est révolu le temps où c’était le PCP, et presque uniquement le PCP, qui avertissait des conséquences que nous vivons aujourd’hui. Malgré toute la propagande et la mystification entourant les vertus supposées de l’euro, la prise de conscience collective que le pays est confronté à un problème qui doit être résolu s’est largement accrue. C’est une idée qui gagne de force et autour de laquelle convergent de nombreux démocrates et patriotes.

Au PCP, nous continuerons d’intervenir d’une manière sérieuse, engagée et responsable pour restituer au pays et au peuple ce qui leur appartient. Le pays n’est pas condamné, le peuple ne doit pas vivre avec l’épée de l’euro sur la tête. Et comme si souvent la vie l’a montrée, dans la vie des peuples, il n’y a jamais de situations d’impasse.

Traduction depuis l’anglais JBC pour www.initiative-communiste.fr

 

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#Actualité internationale

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Publié le par "Citoyen 18"
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Une manifestation a été organisée par les membres de la "Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah" devant la Résidence des Pins, à Beyrouth, où l’ambassade de France célébrait le 14 Juillet.
Présent lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti Communiste Libanais, Hanna Gharib, a demandé la libération de Georges Abdallah, emprisonné depuis 1984 et libérable depuis 1999 soit 17 ans.

LIBAN (Beyrouth) : Manifestation pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah devant l'ambassade de France

Lettre ouverte du Parti communiste du Liban

au président François Hollande

 

Lettre ouverte du Secrétaire Général du Parti Communiste Libanais Hanna Gharib en commémoration de l’anniversaire de la Prise de la Bastille et de la Fête Nationale Française adressée aux gouvernements Libanais et Français

La Fête Nationale Française, célébrée le quatorze Juillet, fait rappeler le monde de la signification historique du triomphe de la Révolution Française populaire et démocratique. Un triomphe qui a conduit à la victoire de la république sur la monarchie et la féodalité en 1789, et dont les principes se sont manifestés dans la «Déclaration des droits de l’homme et du citoyen» publiée jours après la prise de la fameuse Bastille qui a perçu de longues épisodes de répression, d’intimidation et d’exécutions.

La République Française célèbre cette fête aujourd’hui partout en France et dans ses ambassades dans le monde entier, pour souligner la victoire des principes de la révolution “Liberté, Egalité et Fraternité”; cependant le gouvernement Français néglige ces mêmes principes dans la région de Lannemezan où Georges Abdallah passe sa trente-deuxième année en détention, alors qu’il avait déjà satisfait les conditions de sa libération depuis dix-sept ans. Il demeure détenu bien que le tribunal de la province de Pau avait décidé de le libérer avant le recours à l’appel du jugement il y a treize ans, et malgré que le verdict et l’appel, tous les deux, stipulaient sa libération et sa déportation au Liban il y a trois ans. Toutefois, l’intervention politique injuste des ministères de la Justice et de l’Intérieur a empêché sa déportation. Cette décision contredit tous les arrêts judiciaires, les lois françaises et les principes de justice et liberté annoncés par la révolution du quatorze Juillet, et a ramené l’affaire au point de départ.

L’article VII de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclamée par la révolution et dont vous célébrez l’anniversaire, déclare: “ Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis […]. ”

L’affaire de Georges Abdallah est devenue une affaire de détention arbitraire d’un homme qui a accompli tout ce que la loi lui demande, et a respecté tous les jugements judiciaires prononcés contre lui. Cependant, malheureusement les gens au pouvoir ont décidé de le maintenir derrière les barreaux et de le condamner sans justification légale. Ils ont décidé de retenir sa liberté indéfiniment, ce qui signifie pratiquement une condamnation à la mort lente. La détention de Georges Ibrahim Abdallah est clairement un acte arbitraire et totalement injuste dont le gouvernement français est responsable.

Nous sollicitons le gouvernement français de s’engager à ses propres lois, déclarations et principes de la révolution, et d’arrêter l’oppression arbitraire continue contre Georges Abdallah qui a déjà soixante-cinq ans, sans aucun espoir ou moyen pour atteindre sa liberté après avoir accompli tous les termes de sa sentence. Les autorités françaises ont abimé l’image des principes de la révolution, une image devenue obscure et pleine de haine, de vengeance et d’injustice. Ses principes et valeurs ne seront atteints que pas la liberté et la compensation morale de Georges pour les années qu’il a perdues à cause de l’abstention systématique de l’administration française d’appliquer la loi.

Notre gouvernement libanais avait adopté cette cause sous la pression des manifestants et a formé un comité ministériel pour le suivi en 2013 en réponse à la proposition du ministre de l’Intérieur à l’époque. Cependant, le gouvernement a complètement abandonné l’affaire depuis et le comité n’a pris aucune initiative en ce sujet. Malgré les promesses du Premier ministre en 2012 de discuter cette affaire avec la Présidence Française, toutes les promesses sont restées lettre morte. Le ministre des Affaires Etrangères Libanais avait félicité les libanais pour la libération de Georges Abdallah en 2013 suite à la publication de la décision du tribunal à l'époque, mais avait arrêté le suivis sérieux de l’affaire après que le ministère d’Intérieur Français a rejeté la demande de déportation. Aujourd'hui, nous soulignons au Premier ministre et aux ministres des Affaires Etrangères et de l'Intérieur et à tous les autres ministres que cette cause est une cause nationale qu’ils doivent la poursuivre urgemment tenant en compte les décisions et les engagements antérieurs. Cela doit également s’élargir pour inclure tous les autres kidnappés libanais. Nous tenons à leur rappeler que le Comité des Nations Unies sur les affaires de détention arbitraire sous la supervision de l’adjoint du Secrétaire général des Nations Unies a documenté l’affaire de Georges Abdallah avec les détenus administratifs et arbitraires suite à une plainte déposée par les militants Libanais.

La préservation des principes de la révolution démocratique française que vous célébrez en ce jour-là, ne doit pas reculer devant la pression des Etats-Unis ou d’Israël, elle est supérieure aux intérêts politiques et électoraux. Il est clair que l’administration française a totalement échoué à maintenir et préserver ces principes. Chaque jour elle soumet Georges Abdallah au même traitement infligé, alors pas les tyrans de la Bastille, contre le peuple français.

Que la fête nationale française soit une occasion pour la liberté, la justice et l'égalité, une occasion pour la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah sans aucun retard.

Beyrouth (Liban)

Parti Communiste Libanais

site officiel : http://www.lcparty.org

 

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Depuis quelques jours une photo montrant le contraste entre la pauvreté du Brésil et l'organisation des JO fait le tour des réseaux sociaux dans le pays.

La photographie d'une femme allongée devant un tunnel sur lequel figure la devise des Jeux olympiques de Rio 2016 a beaucoup circulé au Brésil et fait scandale. Le cliché dénonce l'extrême pauvreté qui touche le pays hôte des JO cette année.

L'histoire 

Felipe Barcellos, le réalisateur et professeur à l'Institut Européen du Design de Rio de Janeiro est l'auteur de la photo. ”J'ai aperçu la femme alors qu'elle était couchée juste devant le tunnel peint aux couleurs de #Rio2016. J'ai décidé de prendre la photo et de lui parler”, a-t-il expliqué. La femme ne voulait pas s'exprimer. “Elle voulait juste dormir”, a-t-il raconté à BuzzFeed Brésil. 

Felipe Barcellos a posté son cliché sur Facebook il y a 5 jours et il a déjà été partagé plus de 19 000 fois. Et le contraste entre cette femme allongée au sol et le slogan officiel affiché au-dessus du tunnel “Um mundo novo” (un monde nouveau) a indigné les Brésiliens.

Un pays en colère

Depuis que la ville de Rio a été sélectionnée pour accueillir l’événement sportif international, le Brésil a été l'objet d'une campagne visant à effacer tout signe de pauvreté avant l'ouverture des Jeux qui débutent dans deux semaines.
 

La moitié de la population brésilienne désapprouve la tenue des Jeux Olympiques, dans un pays secoué par une crise économique et politique sévère, d'après un sondage publié dans le journal brésilien Folha de S. Paulo. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté une nouvelle fois la semaine dernière à Rio pour appeler au “boycott” des Jeux Olympiques et demander plus d'investissements dans les services publics. 

Par: FranceInfo.

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C'est un véritable séisme politique qui vient de se produire ce mercredi en Catalogne. Le parlement catalan a adopté les conclusions de la commission d'étude du processus constituant. Un défi lancé par l'institution représentative au tribunal constitutionnel espagnol en dressant les contours du futur Etat catalan.

 
 
Catalogne : L'indépendance se fera avec ou sans l'accord de Madrid
 
C'est à la majorité absolue que les groupes indépendantistes Junts Pel Si et de La CUP ont voté un texte qui préconise la « déconnexion » de la Catalogne et qui prévoit un mécanisme unilatéral dans l'exercice de la démocratie. En clair, ce texte établit que le parlement pourrait organiser un référendum sur la question de l'indépendance, lequel, en cas de victoire, entraînerait de facto le lancement du processus d'indépendance de manière unilatérale, sans nul besoin de l'assentiment, ni du gouvernement espagnol, ni de l'Europe, ni d'aucune instance internationale.

De plus le texte prévoit qu'aucun juge ou tribunal ne pourra le cas échéant contrôler, enrayer ou stopper le processus d'indépendance ainsi engagé. Le parlement catalan devenant de fait, le seul et unique responsable légal du processus indépendantiste. La désobéissance aux lois et institutions centrales espagnoles se retrouvant dans un cadre légal.

Le vote s'est déroulé dans une ambiance tendue. Les indépendantistes ont adopté le texte en mobilisant leur majorité absolue de 72 députés sur 135. 11 voix se sont opposés au texte.

Junts Pel Sí (62 sièges, qui regroupe le centre-droit du parti démocrate catalan (PDC) et le centre gauche de la Gauche Républicaine (ERC)) et la gauche radicale de la CUP (10 sièges), ont fait bloc pour voter ce texte qui est un défi ouvert au pouvoir central espagnol. Les Indépendantistes modérés ont donc reconnu l'impasse de leur démarche et accepté la nécessité du recours à l'unilatéralité pour avancer vers l'indépendance.

L'opposition a bien tenté de faire bloc contre l'adoption de cette motion, en vain. La droite du PP (Partido Popular) et les centristes de Ciudadanos ont même dû quitter l'hémicycle dénonçant un texte illégal. Les socialistes quant à eux n'ont pas pris part au scrutin tandis que CSQEP (Podemos et écolocommunistes) a voté contre.
 
Par: Nicolas Maury.

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Une quarantaine de soldats de réserve de la plus prestigieuse unité de renseignement militaire israélien ont décidé de ne plus en endosser l'uniforme pour ne plus avoir à participer aux injustices commises selon eux contre les Palestiniens.

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Réflexions à propos de la tentative de PUTSCH en TURQUIE (INVESTIG'ACTION)

Trois questions à Bahar Kimyongür sur la tentative de putsch en Turquie

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Bahar Kimyongür, diplômé de l’Université Libre de Bruxelles en histoire de l’art et archéologie, participe activement aux mouvements contre la guerre et l’exploitation des pays du Sud. Membred’AttacBruxelles et du Comité pour la liberté d’expression et d’association (CLEA), il est l’auteur du livre “Turquie, terre de diaspora et d’exil”, paru aux éditions Couleur livres et de Syriana édité par Investig’Action/Couleur livres.

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Dans la soirée du vendredi 15 juillet, des putschistes de l’armée turque ont tenté de renverser le gouvernement d’Erdogan. Après une nuit de chaos marquée par des affrontements entre les conjurés et les forces loyalistes, le président a repris la main. Depuis, 6.000 personnes ont déjà été arrêtées, Erdogan promettant « d’éliminer le virus de toutes les institutions étatiques ». Bahar Kimyongür nous éclaire sur cette mystérieuse tentative de coup d’État et ses possibles répercussions.

 

Qui sont ces putschistes et quelles étaient leurs motivations ?

Sur les putschistes, nous avons eu très peu d’informations, dont certaines contradictoires. La confrérie Gülen a été accusée. Ce mouvement d’inspiration soufie est très influent dans le monde musulman. Son fondateur, Fetuhllah Gülen, a notamment financé grâce à de riches donateurs la construction d’écoles un peu partout. Il a soutenu la montée au pouvoir de l’AKP, le parti d’Erdogan. Mais un conflit a ensuite éclaté entre les deux hommes forts. En 2014, un scandale d’écoutes téléphoniques a mis en lumière des affaires de corruption au sein de l’AKP. Gülen qui dispose de nombreux relais au sein de la police et de la magistrature était déjà pointé du doigt. Depuis 2014, 1800 personnes soupçonnées d’appartenir à la confrérie ont été arrêtées. En janvier, un procès retentissant a condamné Gülen pour haute trahison. Mais ce dernier est exilé aux Etats-Unis. C’est depuis la Pennsylvanie qu’il a réfuté les accusations sur le coup d’État ce week-end.

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Près de 8 milliards d’euros, c’est le montant des exportations d’armes de guerre allemandes en 2015. Soit deux fois plus que l’année précédente. Le chiffre annoncé cette semaine par le gouvernement allemand suscite de vives critiques outre-Rhin [1]. Et pour cause, une large partie de ces armes sont vendues dans une zone de grande instabilité et de guerre : le Moyen Orient. L’Allemagne a vendu en 2015 plus d’1,4 milliard d’euros d’armements au Qatar, 408 millions à Israël, 77 millions au Koweït, 23 millions à l’Arabie Saoudite…

L’Allemagne n’est pas une exception. Le commerce international des armes connaît une belle croissance. En particulier, les ventes vers les zones instables du Moyen Orient et d’Afrique du nord. En 2015, l’Arabie Saoudite était le plus grand importateur d’armes au monde. L’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Qatar, l’Algérie, Israël et la Turquie parmi les 20 premiers, souligne un nouveau rapport de l’ONG néerlandaise Transnational Institute (TNI) publié le 4 juillet.

« Les exportations d’armes vers le Moyen Orient ont cru de 61 % entre la période 2006-2010 et la période 2011-2015, indique TNI. Les licences d’exportations d’armes des pays européens vers des pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord s’élèvent à plus de 82 milliards d’euros sur la période 2005-2014 », dont 25 milliards pour l’Arabie Saoudite, 16 milliards pour les Émirats arabes unis, près de 3 milliards vers l’Égypte. A qui profitent ces milliards de contrats d’armements ? Aux groupes comme Airbus, les françaises Thales et Safran ou l’italienne Firmecannica.

Parallèlement, les affaires se portent aussi toujours mieux en ce qui concerne les ventes d’équipement militaire de protection des frontières, en particulier européennes, contre les migrations. Et les mêmes entreprises se retrouvent souvent sur les deux fronts. C’est en fait un système militaro-industriel global que l’ONG décortique dans son dernier rapport.

De généreuses subventions pour militariser les frontières

Les grands groupes d’armements profitent de l’instabilité au Moyen Orient et en Afrique à tous les niveaux : augmentation des ventes d’armes, avec l’aval des autorités des États exportateurs, vers ces zones de conflit (guerres en Syrie, avec le rôle trouble du Qatar et de l’Arabie Saoudite dans le financement et le soutien aux belligérants, guerre au Yémen, dans une opération menée par une coalition de pays de la région avec l’Arabie Saoudite à sa tête, régimes répressifs…) ; militarisation du contrôle des frontières en particulier européennes alors que l’UE fait face à un afflux historique de réfugiés fuyant les conflits ; et subventions européennes à l’industrie de l’armement pour des projets de militarisation des frontières. La boucle est bouclée. « En d’autres termes, les entreprises qui créent la crise sont celles qui en profitent », dénonce TNI.

Pour mettre en œuvre ses programme de surveillance et de contrôle militaire de ses frontières, l’UE accorde en effet de généreuses subventions aux grands groupes d’armement européens, et aussi israéliens. « Depuis 2002, l’UE a subventionné 56 projets dans le domaine du contrôle des frontières », rappelle TNI. Des distributions de fonds facilités par le lobbying exercé par les entreprises d’armement à Bruxelles. Elles ont placé leurs pions à la tête de nombreux groupes de travail des institutions européennes sur le sujet et emploient leur lobbyistes maison dans la capitale de l’UE.

Si les grandes entreprises d’armement et de technologies de surveillance n’ont pas créé les guerre civiles ni les régimes répressifs, elles profitent pleinement de leur intensification au Sud et à l’Est de la Méditerranée. Pour les réfugiés qui fuient des pays en guerre et la répression de régimes autoritaires, ce système de business militaire global a des conséquences directes sur leurs vies. Plus de 3700 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée, en 2015, en essayant de contourner les « murs » édifiés par l’Europe, déjà plus de 2440 pour les cinq premiers mois de 2016.

Par: Rachel Knaebel

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