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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide

Photo : Josep Lago/AFP
Après les élections de ce dimanche en Espagne, une majorité peine à se dessiner. La confirmation des bons résultats de Podemos et la crise que connait les partis de gouvernement suite aux politiques d’austérité catastrophiques qu’ils ont imposées au pays, obligent à la création d’une coalition difficile à imaginer. La gauche a vraiment les moyens de peser dans le débat.

S’il est bien difficile de déterminer qui a gagné les élections en Espagne, le très bon score de Podemos, très encourageant, ne le porte qu’à la troisième place, il est plus simple de déterminer qui a perdu : l’austérité. Les partis de gouvernement traditionnels, qui ont fait subir à l’Espagne une cure de mesures antisociales et qui ont fait exploser le chômage et les services publics sont désavoués. Le PP de droite, bien qu’en tête, a perdu sa majorité absolue, avec 63 sièges de moins par rapport à 2011 et son pire score depuis 1993. Son bilan : l'austérité et la corruption dans un pays ou un actif sur cinq est au chômage. Le Parti socialiste (PSOE) arrive de justesse deuxième, mais n'a jamais recueilli un aussi mauvais résultat, avec 90 sièges et 22% des voix.
 

En troisième, le talonnant de très très près,  la formation Podemos et ses alliés confirme ses très bons résultats, et obtient 20,6% des voix. Bémol, malgré son bon score sur le plan national, Podemos va se retrouver sous représenté à l’Assemblé avec 69 députés seulement, à comparer aux 90 du PSOE avec un nombre de voix quasi équivalent. La raison, la prime accordée aux circonscriptions rurales en Espagne sur les urbaines, et l’électorat de Podemos restant très concentré dans les grandes villes du pays. La formation est par exemple en tête à Barcelone et à Taragone.
En quatrième arrive le parti libéral Ciudadanos, qui avec 14% des suffrages et 40 députés, fait moins que ce que les sondages annonçaient mais a bien siphonné les voix du Parti Populaire de Rajoy où demeure la branche des conservateurs.

 

Izquierda Unida, coalition de gauche, obtient 3,67 %  au national, mais seulement 2 députés. Des partis comme des indépendantistes catalans, ou basques, avec un score bien moindre arrivent à en décrocher 9 parlementaires.

Le résultat de dimanche, et avec des circoncriptions comme en France.

 

Coalition impossible?

Il faut 176 sièges pour obtenir la majorité. La seule coalition qui permettrait à Rajoy (PP) de gouverner serait avec le PSOE. Ce qui semble déjà exclu.  Le PP, avec Ciudadanos, n'aurait que 163 sièges. Et un bloc PSOE-Podemos n'obtiendrait que 159 sièges.
 

"Je vais tenter de constituer un gouvernement et je crois que l'Espagne a besoin d'un gouvernement stable", a martelé Mariano Rajoy dans la nuit de lundi à mardi.  Il faut "atteindre des accords", a-t-il ajouté en laissant ainsi entendre que s'ouvre le temps des négociations.  En l'absence de majorité absolue, il reste l'option d'un gouvernement investi avec une majorité simple, mais qui devrait du coup négocier pied à pied chacune de ses politiques pour gouverner.
 

Le porte-parole de Podemos, Pablo Iglesias, a déjà exigé des mesures d'urgence sociale, qui ne peuvent être retardées selon lui, passant par une réforme constitutionnelle garantissant l'inaliénabilité du droit au logement, à la Santé et à l'Education notamment.

Depuis quelques jours, Podemos tend la main au socialistes pour bloqué l'investiture de Mariano RAJOY une position qui va froisser les "curées rouges" (dont le leit-motiv est d'être anticommuniste) et les adeptes d'une "autre politique".

 

"Nous n'allons pas abandonner la direction de l'Espagne à Mariano Rajoy", a déclaré Pablo Iglesias devant le Conseil citoyen, l'organe dirigeant du parti.

"Nous devons continuer à tendre la main" aux députés du PSOE "les plus sensés" pour savoir de "quel côté ils sont", a-t-il poursuivi.

Le chef de Podemos a toutefois répété sa volonté d'organiser un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, un vote que les socialistes ne veulent pas.

Si Podemos, la troisième force politique de l'Espagne avec 42 sièges obtenus, et le PSOE (90 sièges) ont annoncé qu'ils voteront contre l'investiture de M. Rajoy, les deux partis s'opposent sur la question catalane, empêchant toute alliance.

"La majorité des Espagnols qui ont voté pour le changement ne comprendraient pas que l'opportunité d'affronter les grandes transformations en cours dans ce pays soit gâchée par l'obstination à organiser un référendum qui n'est pas prioritaire", a répondu dimanche le député socialiste Rafael Simancas.

Pablo Iglesias a demandé aux socialistes d'"arrêter leur cinéma et de dire clairement ce qu'ils veulent faire", les accusant d'être absorbés par des luttes intestines.

Pablo Iglesias a également insisté pour que "la justice sociale" soit le fil conducteur de sa politique, répétant sa volonté de présenter "une loi d'urgence sociale" dès l'ouverture de la session du nouveau parlement, le 13 janvier.

Les élections législatives du 20 décembre ont débouché sur un parlement fragmenté, aucun parti n'ayant la majorité absolue ni de partenaire prêt à former une coalition.

La Constitution prévoit que le roi désigne, après consultations, un candidat chargé de former un cabinet qui doit être investi par la chambre. Pour ce faire, il doit obtenir la majorité absolue des sièges, 176 sur 350. En cas d'échec, l'investiture est possible à la majorité simple, que Mariano Rajoy n'obtiendrait pas.

En effet, avec ses 123 sièges et faute du soutien des libéraux de Ciudadanos, le Parti Populaire serait forcément bloqué par PSOE et Podemos qui ont ensemble 159 sièges.        

 

Par: l'AFP.

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