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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Renault : débrayages après l'annonce du plan de suppressions de postes.

L'affaire embarrasse le gouvernement, quelques jours après la signature de l'accord sur la sécurisation de l'emploi.

L’annonce par Renault de la suppression de 7 500 emplois a entraîné mercredi des débrayages dans plusieurs usines et tombe mal pour le gouvernement après la signature de l’accord sur la sécurisation de l’emploi et la mise en route des contrats de génération censés lutter contre le chômage. Plusieurs centaines de salariés ont cessé le travail, le plus souvent brièvement, notamment à Sandouville et Cléon en Seine-Maritime. «On a tous un peu peur, ça sent mauvais», commentait ainsi Ludovic, 32 ans, ouvrier sur la chaîne de montage du Mans.

La CGT fustige «une nouvelle saignée dans les effectifs qui va encore affaiblir Renault»; FO s’interroge: comment réaliser les mêmes volumes de production avec des milliers de salariés en moins.

Le gouvernement, qui a fait de l’emploi sa priorité absolue en 2013, a relevé l’absence de licenciement et de fermeture d’usine. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s’est félicité qu’aucune de ces «deux lignes rouges n’aient été franchies» chez Renault, dont l’Etat est le premier actionnaire. «Troisième ligne rouge: nous souhaitons que les usines françaises soient rechargées en travail de la part des alliés de Renault», a-t-il ajouté.

Le gouvernement restera «vigilant» sur les engagements de la direction, selon sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem.

«Chantage»

Lesté par un outil industriel en France surdimensionné par rapport à la demande, Renault a entamé en novembre des discussions pour s’adapter au marché, prenant l’Espagne comme exemple. Le constructeur souhaite conclure en février un accord qui se traduira par plus de flexibilité et une diminution des effectifs. D’ici fin 2016, la direction table sur 7 500 emplois en moins, via essentiellement des départs naturels non renouvelés, pour permettre une économie de 400 millions. 8 260 emplois supprimés, moins 760 embauches, rectifient des syndicats.

La direction conditionne en revanche le maintien des sites à la signature d’un accord par au moins 30% des syndicats représentatifs. Un «chantage», selon des syndicats. La CFE-CGC attend des contreparties avant d’entamer les négociations et veut «sécuriser les sites français».

Le patron de la CGT, Bernard Thibault a estimé que ces suppressions de postes participaient d’une «course au moins disant social», et, «quelques heures après qu’un accord nous soit présenté comme étant positif sur l’emploi, on s’aperçoit (...) que ça continue».

Après les 11 000 suppressions de postes annoncées par PSA, Laurent Wauquiez (UMP) a critiqué la passivité du gouvernement.

La direction propose d’autres concessions aux salariés: le temps de travail effectif passerait de 1 500 heures annuelles à 1 603, et les mobilités deviendraient en partie obligatoires. La question des salaires sera abordée le 22 janvier. Renault veut renforcer la flexibilité déjà existante dans ses sites français depuis les années 1990. Ainsi, le dispositif sur l’aménagement des fins de carrière, jusqu’ici soumis à des critères de pénibilité, serait étendu à tous les salariés: dans les usines françaises, 37% des effectifs ont plus de 50 ans.

Renault prévoit donc des suppressions de postes alors même que le récent pacte des partenaires sociaux prévoit dans les accords de compétitivité un maintien de l’emploi.

Renault pourrait servir de modèle en matière de compétitivité pour l’ensemble du secteur automobile en crise. A ce titre, la question des seniors est cruciale, alors que 5 000 départs en retraite sont prévus chaque année d’ici 2020, selon une étude relayée par l’Observatoire de la métallurgie. PSA et Renault réfléchissent à une sortie massive des seniors, à contre-courant de la politique gouvernementale qui veut les maintenir dans l’emploi tout en embauchant des jeunes, via les contrats de génération.

Par AFP Agence France Presse.

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