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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Pour le Parti de gauche, "c’est un disque rayé"

François Delapierre, secrétaire national du Parti de gauche et conseiller régional d’Ile-de-France réagit à l'interview télévisée de François Hollande.

 

François Delapierre AFP

François Delapierre AFP

Comment réagissez-vous à l’intervention du président de la République ?

- Globalement, il confirme une politique en échec. On a l’impression d’un président enlisé. C’était anesthésiant, sans souffle et sans élan. Il dit en résumé : ce que je fais est bien, et ça va finir par marcher. Mais on est dans l’accélération de la crise, pas dans sa continuité ! Chypre n’est pas un petit problème réglé et isolé comme il l’a dit. C’est une illusion de le croire : c’est le même problème qui se pose au Portugal, en Italie ou en Grèce !

Qu'avez-vous pensé des annonces faites sur la retraite ou le "choc de simplification"?

- Ce choc de simplification, c’est du Sarkozy dans le texte. Mais la vraie nouvelle, c’est l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, contraire à la ligne qu’il défendait autrefois et contraire à ses engagements présidentiels. C’est la très mauvaise nouvelle du soir. Le reste ? De nouveaux sacrifices et de nouvelles réductions de dépense. On ne voit pas la différence entre rigueur et austérité.

Justement, il a affirmé son refus de l’austérité en Europe qui conduirait à son explosion selon lui…

- Mais ça ne se traduit pas en actes ! Le pacte de relance, l’union bancaire, c’était déjà lancé sous Sarkozy. C’est un disque rayé, ou des rengaines libérales reprises pour partie dans le discours du Medef. Avec une nouveauté hallucinante : le droit de veto du Medef sur l’accord national interprofessionnel après son passage au Parlement! Tout cela donne un sentiment d’impuissance. Comme si le seul vrai pouvoir de la 5e république s’exerçait sur le Mali. En Europe, il reconnaît seulement une tension amicale avec Angela Merkel. Cela prouve que notre pilonnage a eu quelques effets. Mais aucune traduction !

Le président de la République a aussi dit son refus de la "violence dans l’expression". Une allusion au "salopard" que vous avez employé à propos du ministre de l’économie Pierre Moscovici sur le dossier chypriote ?

- C’est le retour d’un de ses axes de la présidentielle : je veux une République apaisée. Mais il ne peut pas y avoir de République apaisée dans un pays où le chômage augmente. Peut-être que ça visait Harlem Désir ou son conseiller à l’Elysée, Faouzi Lamdaoui, qui, sur twitter, accuse le Parti de gauche d’utiliser une rhétorique maurassienne ! Sur Chypre, François Hollande prétend que la France n’était pas d’accord avec la décision de l’Eurogroupe. Or la presse anglo-saxonne a raconté ce qui s’est passé. Je constate en tout cas que sans mon interpellation, on n’aurait jamais débattu de ce qu'a fait Pierre Moscovici dans cette réunion sur Chypre.

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