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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

Une infographie du journal l'Express, sur la Loi Travail, qui montre la division qu'il existe entre les syndicats. Ainsi on voit ceux qui défendent les salariés et les autres.

 
 
Quels sont les syndicats des travailleurs et ceux du patronat ?
 
Voila une photographie qui en dit long sur les syndicats soit disent réformistes.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

En cette période de l’année, le climat et l’atmosphère générale sont toujours plus généreux, agréables.

Avec les beaux jours, les projets commencent à bourgeonner et nombreux sont ceux à s’évader de leur quotidien ou à s’offrir du temps pour penser à eux.

Les congés, c’est toujours l’occasion de prendre du recul, du temps pour relativiser les épreuves affrontées pendant l’année et de faire le point sur l’ampleur des efforts fournis pour les surmonter.

Ce contexte de détente est propice à la réflexion, la prise de résolutions, et à la mise en œuvre d’une vision rarement adoptée le reste du temps : un désir d’apprécier chaque instant, sans véritablement se soucier du lendemain ou oublier de faire de la gratification un élément central.

Passer de bonnes vacances, c’est évidemment une nécessité pour se ressourcer, reprendre du poil de la bête, avant de replonger dans une répétition journalière qui finit généralement par lasser.

L’article du jour a pour objectif d’accentuer la portée des facteurs d’apaisement et de satisfaction mis en relief pendant cette pause que nous nous accordons.

L’intérêt ? Simplement apprendre à mieux se relaxer et à jouir de ce répit de manière optimale pour faire le plein d’énergie avant la rentrée !

Qu’en est-il pour vous ? Comment comptez-vous passer de bonnes vacances ? Quels conseils pourriez-vous donner aux autres lecteurs pour faire de même ?

Les vacances en famille nécessitent quelques règles simples mais essentielles, pour que l’ambiance ne tourne pas au vinaigre et que chacun de ses membres en garde des souvenirs exceptionnels.

 

La destination: Plusieurs choix s'offrent à vous.

Le club de vacances : Pour ceux qui veulent être tranquilles, sans avoir à gérer l'intendance ou à organiser des activités, la formule « club » est la plus appropriée.

Le plus : Les enfants s'amusent comme des petits fous au mini-club et nous arrachent une larme pendant le spectacle de fin de semaine, pendant que les adultes ont le choix entre moult activités sportives, bronzette intempestive (attention à la protection solaire !), et jeux apéros ! Oubliés le ménage, les courses et la préparation des repas ! Place à la détente.

Le moins : Le budget. Souvent, les clubs de vacances sont plus chers que la location d'une maison.

 

La grande maison : Pour les clans, ceux qui veulent redécouvrir l'esprit Ricoré.

Le plus : Elle permet la convivialité et les véritables échanges entre les membres de la famille. Pas de pseudo Vincent Lagaf qui vient enlever votre haut de maillot au bord de la piscine. 

Le moins : Il faut apprendre à gérer la belle-mère qui veut s'occuper de tout, le beau-frère qui porte bien son nom et le mari qui a décidé de ne pas décoller du canapé, Coupe du Monde de Football oblige. 

Le camping : Le moyen le plus économique de partir en vacances en famille.

Le plus : On se sent proche de la nature, et on peut s'offrir une semaine de plus que si on allait en club de vacances.

Le moins : Certains membres de la famille risquent de râler toutes les vacances : confort, ambiance...

 

L'organisation: Si on veut partir en tribu et que tout se passe sans encombre, il faut être extrêmement bien organisé. Pas de place à l'à peu près ! Activités, promenades, visites... préparez-vous un programme béton pour ne pas que les enfants s'ennuient et que vous puissiez partager autre chose que la télévision. Mais surtout, s'il y a des enfants de différentes familles, il est important de s'accorder sur les règles à respecter comme l'heure du coucher, les repas... afin d'éviter les crises du genre : « Pourquoi Eugène peut manger des bonbons et pas moi ? ».

 

Les pièges: Vouloir s'occuper de tout et oublier la raison principale de notre venue : les vacances ! On repart épuisé et on a stressé tout le monde avec nos planning serrés! Pensez à vous laisser quelques moments de break. Demandez à votre belle-mère de garder les enfants pendant quelques heures et partez avec votre homme en balade ou offrez-vous un soin dans le spa du coin.

 

Les essentiels à mettre dans sa valise: une caméra pour le spectacle mini-club du petit, des jeux de société pour des soirées endiablées, une trousse de premiers secours.

 

Pratique: Attention à la piscine si vous louez une maison. Tous les 2 jours, un enfant de moins de 13 ans meurt par noyade pendant la période estivale.

La parole est à vous ! Et surtout bonnes vacances!

 

Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Biscuiterie Jeannette. Une des luttes emblématiques victorieuses pour l'emploi, menée en 2014 et 2015. 344 jours d'occupation de l'unité industrielle liquidée.

Et puis, un nouveau projet artisanal, des nouveaux locaux pour produire à nouveau et durablement les célèbres madeleines normandes.

L'Humanité s'est rendue à Démouville près de Caen dans le Calvados, à la rencontre des salarié-es, du président de la Biscuiterie, du secrétaire de l'UL-CGt de Caen, Franck Mérouze. Rencontre également avec Jean Lebon, secrétaire de la Fédération du PCF 14 .

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

Le président de la république a annoncé lors de ses vœux 2016 le lancement de son troisième plan de formation des chômeurs. Celui-ci vise à « accompagner 500 000 demandeurs d’emploi vers les métiers de demain ».

A travers ce programme, extrêmement mal ficelé et pourtant qualifié « d’opérationnel » par la ministre, il s’agit surtout d’afficher une diminution artificielle de le nombre de chômeurs et de préparer les conditions de la régionalisation de la politique de l’emploi, à quatorze mois de la présidentielle.

En effet, au-delà des priorités grossièrement définies ciblant les chômeurs de longue durée à faible qualification, chaque région aura la main sur les choix à opérer en matière de formation des demandeurs d’emploi. Ainsi, les présidents de régions obtiennent non seulement l’argent de l’Etat mais aussi la gestion quasi exclusive de son utilisation et au-delà de l’Etat.

Quid de l’égalité entre citoyens d’une région à l’autre ?
Quid de l’avenir du service national de l’emploi ?

La diversité des orientations affichées par les présidents de région risque de générer une gigantesque gabegie de l’argent public et une grande désillusion pour les chômeurs formés mais sans débouchés, faute de créations nettes d’emploi. Cela rappelle les précédents plans de formation des chômeurs -plan 30 000 puis plan 100 000- faisant écho aux supercheries d’un patron du MEDEF avec son pin’s « 1 million d’emplois ». Force est de constater que son bilan net en 2015 n’est que de 46 000 emplois, au lieu des 200 000 attendus ! Supercherie également des 300 000 métiers dits en tension que la ministre reprend pourtant comme une priorité, sans jamais être en capacité de définir ces fameux métiers en tension.

La CGT fait le constat que la plupart des secteurs qui n’arrivent pas à recruter cumulent bas salaires, pénibilité, temps partiels imposés. Il en est ainsi dans certains métiers du bâtiment, de l’hôtellerie et de la restauration, des aides à la personne. Deux tiers des jeunes diplômés de la restauration fuient ce secteur dès que possible pour échapper à des conditions de travail par trop dégradées.

Poursuivant sa logique libérale outrancière, la ministre du travail profite de ce plan pour établir un niveau VI et V bis en matière de qualification, en tout illégalité et sous couvert de priorité aux demandeurs d’emploi les moins qualifiés. Le CAP/BEP est aujourd’hui le premier niveau de qualification reconnue en France servant de référence à la progressivité du salaire. En instituant artificiellement, un niveau inférieur, le gouvernement prend le risque d’un bouleversement majeur en matière de classification. Cela atteint en premier lieu la pérennité du SMIC, salaire minimum de référence obligatoire en l’absence de qualification reconnue.

Il s’agit d’une démarche idéologique, suivant ainsi les recommandations de la commission européenne, que même le gouvernement de Sarkozy avait refusé d’adopter. Cette évolution dénature également la mise en place récente du socle de compétences professionnelles conçu comme un outil utile à la qualification des salariés les plus fragiles et non comme « un permis de travailler à bas coût ».

La formation professionnelle n’est pas un outil miraculeux qui crée l’emploi. La CGT constate ainsi qu’il y a là une occasion manquée de mettre en œuvre une politique individualisée de parcours de formation professionnelle ouverte tout au long de la vie pour les salariés privés d’emploi mais également pour les salariés en emploi. Cela favoriserait la montée en qualification et la stabilité professionnelle et aurait pu constituer un premier pas concret vers une sécurité sociale professionnelle.

A l’instar du calamiteux projet de loi réformant le code du travail, les annonces du gouvernement en matière de formation des demandeurs d’emploi présagent de nouveaux reculs sociaux. Régionalisation à marche forcée de l’emploi, destruction des référentiels de qualification et réforme du code du travail préparent la nouvelle phase d’austérité que le gouvernement cautionne à Bruxelles.

Face à tous ces projets de régression sociale, la CGT appelle tous les jeunes, les salariés, les privés d’emploi, les retraités à se mobiliser la semaine du 7 au 11 mars, dans la perspective des mobilisations unitaires du 31 mars prochain.

Montreuil, le 1er mars 2016.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Le député frondeur socialiste Pouria Amirshahi annonce dans un entretien dans Le Monde qu'il "quitte le PS et le monde des partis en général".

Le député Pouria Amirshahi quitte le PSDepuis quatre ans, il ferraille contre la politique du gouvernement. Le député frondeur Pouria Amirshahi annonce qu'il part du Parti socialiste, dans un entretien au journal Le Monde. "Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d’un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d’avenir heureux pour le pays."

"La France n’est pas gouvernée par l'aile droite du PS mais par des néoconservateurs"

Pour lui, "la France n’est pas gouvernée par l'aile droite du PS mais par des néoconservateurs". "D’ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire : déchéance de nationalité, état d’urgence, surenchère pénale, droit du travail", remarque le député des Français de l'étranger. "Depuis 2012, la succession de renoncements donne le vertige : cela a débuté avec le traité européen. Sur le contrôle bancaire ou les insolentes rémunérations, le gouvernement a vite cédé. Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi [CICE] et le pacte de responsabilité ont légalisé le vol de l’argent public dont on dit pourtant qu’il est si rare. 40 milliards d’euros donnés sans conditions, sans que les salariés n’aient vu le début d’une amélioration substantielle de leur niveau de vie!", a-t-il également précisé.

"Depuis 2012, la succession de renoncements donne le vertige"

Pouria Amirshahi, qui a lancé en novembre dernier un "Mouvement commun" voulant associer de façon "innovante" politiques et société civile, a également indiqué qu'il ne se représenterait pas en 2017. "Après cinq ans de mandat, je souhaite retourner à la vie professionnelle, ce qui ne coupera pas mon appétit militant!", lance-t-il.
 
Par: N. MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

Philippe Martinez, Secrétaire général de la CGT sur Europe 1.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire
Merkel, Walesa, Gorbatchev franchissent un point symbolique du Mur de Berlin. (Sipa)

Merkel, Walesa, Gorbatchev franchissent un point symbolique du Mur de Berlin. (Sipa)

Reprise d'un texte d'octobre  2013 :

 

Note additionnelle (2) du 27 septembre 2015 : j'hésite en ce moment entre deux pistes théoriques pour paver la route à la reconquête mondiale du socialisme: réassumer à 99% l'histoire du socialisme réel du XXème siècle (non à 100%, il y aura toujours des scories), tout en la reécrivant en langage moderne, en partant du constat que les choix politiques de ses dirigeants historiques, notamment Staline, ont sans doute été les meilleurs possibles vu les circonstances où ils ont dû agir;

ou bien, comme dans l'article ci-desssous, considérer que la période caractérisée par l'organisation des partis de la troisième Internationale est maintenant close. Ces deux approches sont assez divergentes, même si elles ne sont pas à proprement parler contradictoires.

J'ai assisté à la conférence de l’économiste communiste américain Roger Keeran qui présentait son ouvrage « le socialisme trahi », éditions Delga, aux Cordeliers vendredi soir (11 octobre 2013).

L’auteur a donné au public un aperçu du contenu de son ouvrage qui comble un vide dans les études historiques. Il cherche à comprendre le mécanisme de la chute du parti et de l'État soviétiques, en partant du constat à contre-courant que loin d’avoir échoué, l’économie planifiée soviétique se serait avéré un remarquable succès, malgré un ralentissement dans les dernières années. Il explique cette chute brutale et imméritée par la formation d’une classe d’entrepreneurs de la « seconde économie » qui ne pouvait prospérer que par la corruption des autorités, et dont les intérêts ont fini par prévaloir parmi les cadres soviétiques.

Mais ce qui est particulièrement frappant, à le lire, c'est la constatation du fait que le parti communiste soviétique a été détruit d'en haut suivant un schéma qui s'est reproduit un peu partout (en France, en Italie, et même aux États Unis).

Gorbatchev et sa clique ont à un moment donné décidé de rétablir le capitalisme, et la masse des soviétiques et des membres du parti, bien que fondamentalement opposée à ce choix, s'est laissée faire, par discipline, et en cohérence avec sa culture politique, le centralisme démocratique. Nous-mêmes, nous pouvons je pense y retracer notre incapacité à combattre victorieusement la mutation du PCF depuis 1994 environ.

Dans une situation miroir, si Obama décidait d'établir le socialisme aux États-Unis, parviendrait-il à son but? Poser la question, c'est y répondre, même si certains fêlés de la droite américaine croient que c'est son intention (et d'après RK, certains communistes américains le croient aussi, malheureusement!). C’est que l’organisation du capitalisme est à la base une organisation « moléculaire » pour reprendre un concept de Gramsci, type d'organisation qui n'est pas traduisible en terme d'État ou d'armée, groupements qui sont soudés par la discipline. Son appareil d'État qui se construit par dessus le niveau moléculaire n'est pas indispensable à court terme et elle peut survivre sans lui au moins pendant un certain temps. Les églises et les appareils intellectuels organisés peuvent aussi prendre le relais en cas de défaillance provisoire de l’État.

Il apparait de plus en plus clairement que l'organisation centralisée des partis issus de la Troisième Internationale, et le principe du centralisme démocratique, malgré les succès importants qu'elle a permis dans une longue phase historique, s'est avérée complètement inadaptée à la défense stratégique du socialisme, et qu'elle est devenue à la longue par un renversement dialectique significatif sa faiblesse majeure (1). 

Pour lire une description vigoureuse de cette première conception du parti, lire ici :Le parti du prolétariat, d'après Gramsci.

Il faudrait imaginer pour rebondir dans le monde tel qu’il a évolué depuis 1989 un type d’organisation des communistes où une grande cohérence autour d'une référence commune ("stalinienne", assumée comme telle) théorique et historique simple s'allierait à une autonomie d'action à la base, et au niveau local, permettant néanmoins des regroupements rapides et l’exploitation de la surprise, qui importe autant en politique qu’en stratégie militaire. Un certain nombre de ces traits sont caractéristiques des organisations religieuses qui comme chacun peut le voir chaque jour sont loin de s'affaiblir dans ce monde. Forte cohérence autour du dogme, faible administration centrale, dont le rôle se borne le plus souvent à valider (ou non) les initiatives de la base.

Une telle variété d’organisations pourrait différer d’analyse sur bien des points, mais ni plus ni moins que les partis communistes n’ont différé entre eux au final dans leur cadre national. Un parti "moléculaire", une organisation qui mène une guérilla politique permanente dispose d’une géométrie variable, d’une frontière poreuse avec l’extérieur, son modèle n’est plus l’État mais la société. Et qui se compose de « bandes » s’unissant et se dissociant suivant les configurations tactiques du terrain, par monts et par vaux. 

Il ne s’agit pas d’une démarche coopérative suivant les idées de Proudhon, car le parti moléculaire est bien politique, et non une tentative de s’organiser à l’écart de la politique. Il ne s'agit pas non plus de micro politique à la manière prônée par Michel Foucault, qui consiste à fédérer un mouvement multicolore à partir de luttes locales, éparses, et souvent réactionnaires, dans la petite bourgeoisie ou le lumpen-prolétariat, mais d’organiser localement un combat à porté universelle, d’organiser en réseau la contradiction principale capital travail, avec la contradiction secondaire entre le capitalisme mondialisé et les résistances nationales.

Il s'agit d'utiliser la référence marxiste et léniniste et l’histoire du socialisme du XXème siècle (autour d'un corpus classique de textes fondamentaux de Marx Engels Lénine Staline et Gramsci) comme intégrateur moral des organisations moléculaires, qui ne sont pas forcément liées par une chaine de commandement, ou par une organisation para étatique. Le sentiment de sécurité que donne l’appartenance formelle à un parti plus ou moins intégré dans la société, participant aux élections, etc., est très illusoire, et doit se retrouver avantageusement dans l’idéologie, dans la "foi", en lui accordant un certain rôle d'armature mythologique. 

Ce qui autorise les militants communistes à utiliser comme support matériel à leur action l'ensemble des organisations populaires ancrées dans la vie démocratique électorale et syndicale, dans la mesure où au niveau local elles sont souvent de plain pied avec les luttes réelles. Les partis de la Troisième Internationale ont toujours su le faire dans les circonstances de clandestinité, quand justement la chaine de commandement s'affaiblissait, et nous sommes dans le monde de la marchandise et du spectacle des clandestins (malheureusement sans les compensations d'une aura romanesque ni d'une trempe d’acier). 

Le but n'est pas de contrôler des organisations à des fins opportunistes ou alimentaires. Le but reste le but central de toute action politique, le pouvoir gouvernemental, accessible seulement pendant les révolutions dans les configurations fluides où toutes les frontières fondent dans le changement ultrarapide du réel. Quand la forme même de l'organisation politique est flexible et en réinvention, comme en France de 1789 à 1794. Ce n'est pas l'État en lui-même qui est dissout par l'évolution mondialisée du capitalisme, mais ses formes et ses limites qui sont retructurées et remaniées. Le parti du prolétariat est tactiquement mimétique de l'État qu'il combat, au niveaux mondial, nationnal-régional et local.

Dans le mouvement communiste après l'effondrement de 1989, une fois la légitimation donnée par l’URSS disparue, l’exigence de discipline a fini par produire une concurrence risible de micro-organisations qui se croient toutes la seule légitime, processus dégénératif qu’avaient connu auparavant dans des termes identiques le trotskisme, puis le maoïsme. L’autorité et l’unité de commandement nécessaires ne peuvent pas apparaitre de cette manière là, d’autant que les qualités nécessaires pour obtenir de l'influence sur un petit groupe à l’écart du monde réel ne sont certes pas les bonnes pour en avoir sur le monde ouvert de la révolution.

Il est remarquable que Staline, conscient des risques de dégénerescence du parti, ait tenté de manière répétée (en 1937 et en 1944) d'établir un contre pouvoir en URSS, notamment par l'introduction de la candidature multiple et du vote secret, et il est encore plus remarquable qu'il n'y soit pas parvenu.

L’URSS n’existant plus, elle reste une référence historique, ce qui implique d'être intransigeant dans la défense de l'image du communisme, de l'URSS et de ses dirigeants. Sans qu'il faille s'y référer constamment pour trancher dans des situations nouvelles qu'ils n'ont pas connues, elles restent un facteur d’unité moral et de convergence pour les forces multiples de la lutte des classes dans le monde entier. L'histoire de l'Union Soviétique et de l'Internationale communiste est l'histoire réelle de la révolution. Rien n'a pu la rendre mauvaise !

Pour la lutte politique réelle qui envisage de s’emparer des leviers de la puissance  publique pour transformer le monde dans le sens voulu, le cadre national patriotique reste indépassable dans les circonstances actuelles parce qu’il ne s’agit pas d’unifier les désirs pulsionnels de la petite bourgeoisie d'expression anglo-saxonne du monde entier, mais les luttes des prolétaires qui parlent ce langage national-patriotique. Le but reste le pouvoir politique et il n’y a pas de pouvoir politique sur le monde, dans le contexte de l'affaiblissement relatif de l'Occident. Le gouvernement des États-Unis est sans doute l'ennemi principal historique des communistes, mais il n'est impérial que tendanciellement. Il n'est pas exclu qu'il en soit lui-même le maillon faible.

 

Note additionnelle (1) du 22 décembre 2013

Il faut remarquer que ces succès des partis communistes issus de la matrice du Komintern ont été obtenus dans une conjoncture historique particulière qui ne se reproduira pas de sitôt, à l'issue de guerres mondiales interimpérialistes (Russie, Europe de l'Est, Chine, Corée), en contexte de décolonisation (Viet Nam, Cuba, Afrique), en réfléchissant sur une situation mondiale qui a changé depuis du tout au tout. Les guerres mondiales et les luttes de décolonisation avaient armé les peuples, et la bourgeoisie ne commettra pas la même erreur avant longtemps.

Il faut aussi noter que la lutte antifasciste et les fronts populaires qui en expriment la stratégie fondamentale, s'ils ont été nécessaires pour éviter la marginalisation n'ont pas permis de déboucher sur une révolution, mais au contraire à la défaite immédiate (Espagne, Grèce) ou à long terme (France, Italie, Chili). Aujourd'hui cette forme politique achève d'agoniser sous la forme des "fronts républicains".

Le front populaire est une étape importante de l’histoire des parti communiste, de sa maturation et de son action réelle, mais cette forme a finalement été digérée par le capitalisme de l’époque fordiste, et aujourd'hui son avatar libéral libertaire en recrache les os.

Aujourd'hui, par certains aspects, nous sommes renvoyés à la situation d'avant 1914, avec un handicap majeur : la diabolisation idéologique du communisme, et un avantage  important que nous négligeons: l'expérience accumulée des tentatives de transition socialiste qui ont duré.

Contre-attaquer sur ces deux fronts, c'est le programme de recherche incontournable pour les intellectuels du prolétariat (historiens, économistes, critiques, philosophes).

Il faut démontrer scientifiquement que la littérature du Goulag et de l'antistalinisme consiste en un corpus de textes de propagande, sans valeur historique, et que l'économie soviétique, loin d'être un désastre, a été, considérant le contexte historique et technologique, comme le dit Roger Keeran "un remarquable succès".

Bien entendu, les subventions et les financements universitaires n'abonderont pas pour entreprendre des recherches susceptibles d'aboutir à ce genre de conclusions.

En attendant que les contradictions internes du capitalisme rouvrent une fenêtre à la recherche scientifique, n'hésitons pas à clamer nos thèses historiques haut et fort. Pour être convainquant, il ne faudra évidemment pas reprendre tels quels les discours officiels soviétiques contemporains des faits, et admettre la réalité des problèmes économiques rencontrés par l'URSS et les pays socialistes, notamment sur la question de la productivité, et celle du contrôle et de la mesure de la violence de l’appareil d’État.

Tout en gardant à l’esprit que les excès et les voies de fait n’ont pas été la norme de l’existence soviétique, mais l’exception. Sinon les anticommunistes furieux maitres du terrain depuis 1991 auraient su en produire les preuves. Le grand déballage promis à l'ouverture des archives soviétiques ne s'est jamais produit, et pour cause, à la grande déception de leurs adeptes elles ne confirmaient en rien les mythes de la littérature anticommunisme de guerre froide.

Par: G.Q.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

A l'issue des élections générales irlandaises le parti républicain Sinn Féin parvient à la troisième place et recueille 13,85% des suffrages. Les forces anti-austérités progressent dans ces élections.

 
Irlande (EIRE) : 13,85% des voix pour les républicains du Sinn FéinA l'issue des élections générales, la coalition gouvernementale autour du Fine Gael (centre droit) et du Labour (soc-dem) subit un revers politique importante. La politique d'austérité conduite par Enda Kenny a été sanctionnée. Le Fine Gael recueillant 25,5% des suffrages (-10,6 points) et le Labour recueillant 6,6% (-12,8 points). Le FG parvient a conserver 46 députés (-20) et les sociaux démocrates 6 députés (-27). Le gouvernement sortant ne dispose plus des 80 nécessaires pour obtenir une majorité absolue à la Dáil Éireann, chambre basse de l'Oireachtas.

Le parti de droite, Fianna Fáil, progresse à 24,3% des voix (+6,9 points), il gagne 43 députés (+22). Le Fianna Fáil reste la seconde force politique du pays.

Percée du Sinn Féin et de la gauche anti-austérité:

Les candidats indépendants (13% et 13 députés), les petits partis (Verts, sociaux-démocrates...) et des mouvements opposés à l'austérité verraient leur popularité en nette hausse par rapport aux élections de 2011. Alliance anti-austérité–Le Peuple avant le profit (Trotskiste) recueille 3,9% des voix (+1,7 points) et 5 députés (=). Les verts font leurs retour au parlement avec 2,7% des voix et 2 députés. Les sociaux démocrates (scission du Labour) recueillent 3% et conservent leurs 3 députés. La Workers and Unemployed Action (extrême gauche) avec 0,3% des suffrgaes obtient 1 députés.

Le Sinn Féin réalise une percée électorale. Il passe de 9,9% en 2011 à 13,85% aujourd'hui et gagne ainsi 8 députés supplémentaires. 295.319 suffrages se sont portés sur les candidats du parti républicain conduit par Jerry Adams. Le Sinn Féin parvient en tête dans les circonscriptions de Dublin Mid–West (22,7% et 1 député), à Louth avec 28,9% des voix et 2 députés (dont Gerry Adams), à Dublin Central avec 24,4% et 1 député (Mary Lou McDonald), à Dublin South-Central avec 23,3% et 1 député.

A Cork East, le Sinn Féin obtient 10.1% en vote préférentiel, 14,4% à Dublin West. 27,5% à Donegal (1 député), 17,8% à Sligo-Leitrim (1 député), 10,1% à Mayo, 6,7% à Roscommon-Galway, 5,9% à Galway East, 9% à Galway West, 11,9% à Kerry, 7,4% à Clare, 8,5% à Cork South-West, 6,9% à Cork North-West, 19,5% à Cork North-Central (1 député), 12,5% à Cork South-Central (1 député), 7,5% à Limerick County, 12,6% à Limerick City (1 député), 18,8% à Waterford (1 député), 7,3% à Tipperary, 12,4% à Carlow-Kilkenny (1 député), 10,9% à Offaly (1 député), 21,2% à Laois (1 député), 11,6% à Kildare South, 16,2% à Wicklow (1 député), 10,1% à Wexford, 6,5% à Kildare North, 14% à Meath East, 24,5% à Meath West (1 député), 9,5% à Longford-Westmeath, 27% à Cavan-Monaghan (1 député), 8,7% à Dublin Fingal (1 député), 14,4% à Dublin West, 27% à Dublin North-West (1 député), 11,6% à Dublin Bay North, 9,5% à Dublin Bay South, 22,7% à Dublin Mid-West (1 député), 14,3% à Dublin South-West (1 député), 7% à Dublin Rathdown et 5,3% à Dún Laoghaire.

Du fait du système irlandais de vote par préférences, qui nécessite plusieurs décomptes successifs, les résultats définitifs pourraient se faire attendre jusqu'à dimanche.

 
 
Les 22 députés du Sinn Féin

Eoin Ó Broin - Dublin Mid West
Brian Stanley - Laois
Mary Lou McDonald - Dublin Central
Peadar Tóibín - Meath West
John Brady - Wicklow
David Cullinane - Waterford
Kathleen Funchion - Kilkenny
Maurice Quinlivan - Limerick City
Dessie Ellis - Dublin North West
Aengus O Snodaigh - Dublin South Central
Carol Nolan - Offaly
Seán Crowe - Dublin South West
Pat Buckley - Cork East
Gerry Adams - Louth
Donnchadh Ó Laoghaire - Cork South Central
Louise O Reilly - Dublin Fingal
Jonathan O Brien - Cork North Central
Pearse Doherty - Donegal
Caoimhghín Ó Caoláin - Cavan/Monaghan
Imelda Munster - Louth
Martin Kenny - Sligo-Leitrim
Martin Ferris - Kerry
Irlande (EIRE) : 13,85% des voix pour les républicains du Sinn Féin
Par: article et traduction Nico Maury

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Agricilture
CRISE de L'ÉLEVAGE: les points de vue du MODEF et de la Confédération paysanne
CRISE de L'ÉLEVAGE: les points de vue du MODEF et de la Confédération paysanne

Le Modef dénonce des mesures de « moins-disant social »

Le Modef a « pris acte » des mesures annoncées mercredi par le gouvernement pour faire face à la crise agricole, mais il les trouve « insuffisantes et pas de nature à régler le fond du problème ».

« En décidant de baisser de 7 points les cotisations sociales à tous les agriculteurs, le gouvernement fait un cadeau aux grosses exploitations qui ne sont pas touchées par la crise. Cette mesure généraliste va dans le sens d’une politique de moins-disant social qui accompagne et ne remet pas en cause la course aux bas prix. Cette mesure vient conforter la politique du taux de profits maximum menée par l’agroalimentaire et la grande distribution », explique le Modef.

 

L’année blanche sociale réservée aux faibles revenus est « une mesure plus juste qui peut donner un peu d’air aux éleveurs ».

Prix plancher garantis et rémunérateurs

« Enfin, le gouvernement déclare vouloir s’attaquer à la LME et aux relations fournisseurs distributeurs producteurs. Cette réforme, cela fait des années que le Modef la réclame. Il y a un vrai besoin de rééquilibrage des relations en faveur des exploitants agricoles aujourd’hui, rackettés par la grande distribution et l’agroalimentaire », déclare le syndicat.

 

Mais la sortie de crise ne passera « que par la mise en place au niveau national et européen d’un système de fixation de prix plancher garantis et rémunérateurs et d’un encadrement des marges des distributeurs ».

Vu sur Action Communiste Haute-Normandie

 

Le 25 janvier 2016, le président du MODEF déclarait:


« L’agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non-faussée.
 
Le MODEF demande que l’Agriculture soit exemptée des règles de la libre concurrence, telle qu’imposée par l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne).
Le MODEF demande que des prix agricoles minimum garantis et rémunérateurs soient fixés au niveau national ou Européen. Le MODEF demande que nos produits agricoles et alimentaires soient protégés des importations abusives à bas prix….
Le MODEF demande un étiquetage obligatoire de l’origine des produits agricoles qui rentre dans la composition des produits alimentaires destinés aux hommes et aux animaux.
Le MODEF demande une réforme en profondeur des relations, producteurs, transformateurs, distributeurs.
Le XXIème siècle doit être celui d’une alimentation diversifiée, saine et de qualité pour tous qui ne peut être produite que par une agriculture solidaire, durable, responsable, respectueuse de notre planète et pacifiste. »

Ces propositions du MODEF sont une réponse aux besoins des petites exploitations familiales et des consommateurs-salariés.  Mais elles sont incompatibles avec la logique capitaliste  européenne.  L’UE se montre capable de faire des concessions au très libéral D. Cameron et à la City, mais elle n’a jamais voulu accepter une seule demande du peuple grec.   Elle a refusé les propositions très minimalistes du ministre français pour l’agriculture.  Elle n'écoute que les banques et les multinationales.  L’UE ne satisfera aucune revendication des peuples, aucune revendication des petits agriculteurs, aucune revendication des salariés.  La seule solution pour ces derniers, est de sortir de l’Union européenne pour reconquérir leur souveraineté et décider en France, en Grèce … souverainement.

Par: MODEF

CRISE de L'ÉLEVAGE: les points de vue du MODEF et de la Confédération paysanne

Crise de l’élevage : Une réponse pas encore à la hauteur:

Le Premier ministre vient d'annoncer de nouvelles mesures pour venir en aide aux éleveurs touchés par la crise. Encore une fois, à la sortie d'un rendez-vous avec Xavier Beulin, Manuel Valls s'est plié à ses demandes. Au lieu de faire le choix de baisses de cotisations en direction des éleveurs victimes de la crise, il offre une ristourne à tous les paysans, y compris ceux qui n'en ont pas besoin. Seule l'année blanche à destination des éleveurs les plus en difficulté pourra avoir un sens. Face à la détresse des paysans cela ne suffira pas.
 

Les cotisations sociales, trop souvent appelées « charges », sont un élément essentiel de la solidarité nationale et contribuent au quotidien des paysans (maladie, retraite, etc.). Cette mesure ne doit pas être l'occasion d'enfoncer un coin dans ce principe essentiel de notre société. Par ailleurs, il est temps d'admettre que la crise est structurelle et que c'est toute l'organisation de la production qui est à revoir.
Les démarches de Stéphane Le Foll, qui relaie enfin les revendications de la Conf' en demandant une régulation des productions à l'échelle européenne, vont dans le bon sens. Elles doivent s'accompagner de la mise en place d'un mécanisme qui permettrait d'assurer aux éleveurs un prix juste pour leur travail. Au-delà, pour qu'une telle crise ne puisse plus se reproduire, il faudra permettre aux paysans d'aller vers des systèmes plus autonomes, qui leur permette d'exercer leur métier, d'en tirer un revenu décent et la reconnaissance qu'ils méritent.

Par: Confédération Paysanne.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

Le Parlement portugais, où la gauche est majoritaire depuis les élections d'octobre, a adopté mardi en première lecture le projet de budget pour 2016, qui avait été épinglé par Bruxelles en raison de ses risques de dérapage.

 
Portugal: la gauche adopte son premier budget
 
"C'est le début de la fin de l'austérité", a assuré le ministre des Finances Mario Centeno, ajoutant que le budget "respecte les engagements internationaux du Portugal et les accords politiques" conclus par le gouvernement socialiste avec les partis à sa gauche.

L'opposition de droite a voté contre le texte: "C'est un cadeau empoisonné pour les Portugais qui rend le pays plus vulnérable à des crises extérieures", a lancé l'ancien Premier ministre Pedro Passos Coelho. La version définitive de la loi de finances, retardée en raison des élections législatives, sera soumise au vote du Parlement le 16 mars.

Les communistes (PCP) ont voté en faveur du budget:

"Le budget va dans le bon sens, même s'il ne résout pas tous les problèmes, comme celui de la restructuration de la dette", a estimé Jeronimo de Sousa, secrétaire général du Parti communiste, qui devait voter un budget pour la première fois en 40 ans de démocratie.

Le PCP a voté en faveur car "l'essentiel du budget de l'Etat pour 2016 est comporte des éléments positifs qui peuvent répondre aux problèmes immédiats des travailleurs et du peuple portugais" déclare le député communiste Francisco Lopes.

"Le PCP a voulu que les pensions soient augmentées, que l'assurance chômage soit améliorée, que les manuels scolaires soient gratuits, ... Le PCP veillera à ce que le budget répondent aux aspirations des travailleurs, du peuple et aux besoins du pays."
 
Par: Nicolas Maury

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