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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Transport
Les « autocars Macron » c’est BIDON !
Les « autocars Macron » c’est BIDON !

Il supprimera sont poste de ministre, s'il continue.

Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats
Ce que dit le droit …

Le droit de grève est un des éléments essentiels pour la défense des intérêts des travailleurs. C’est un droit fondamental reconnu à chaque salarié et protégé par la Constitution. On ne peut pas le réduire et n’est en aucune manière négociable. Il est régi par le Code du Travail.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias
Si l’on ne peut que se réjouir de la victoire des protagonistes de ce film dans leur lutte contre Bernard Arnault, la forme du film, en revanche, pose beaucoup de questions.

A quel genre rattacher ce film ?  Ce n’est pas une fiction, ce n’est pas non plus un documentaire habituel dans la mesure ou l’objet même du film n’existe pas antérieurement à sa représentation. 

On a affaire ici à un réel construit pour les besoins du film. Certes l’action aurait pu se passer sans un film à la clé, mais on voit bien que la production d’images a été le moteur de la structuration du film et du déroulement de son action. D’ailleurs si l’issue n’avait pas été positive on peut se demander si le film aurait existé ?

C’est un genre qui s’apparente davantage à ce que l’on peut trouver sur internet dans des vidéos montrant des “exploits“ généralement risqués, dont le seul but est de "faire le buzz“, comme on dit, sur la toile. Avec ce côté canular ou imposteur propre à Jean Yves Lafesse dont François Ruffin reconnait en lui, avec Michael Moore, un de ses inspirateurs. 

Ce film “OVNI“, comme le qualifient certains, peut difficilement être rattaché au genre documentaire loin s’en faut. L’instrumentalisation des époux Klur, l’auto-mise en scène du réalisateur dans un rôle du justicier, la caméra cachée, la manipulation, les magouilles... autant de points qui mettent à mal l’art du documentaire ou tout au moins ce que les théoriciens et documentaristes engagés ont explicité dans leur ouvrage “Cinéma documentaire : manières de faire, formes de pensée“ (1). 

Le genre ici pourrait s’apparenter davantage à celui des reality-shows, un divertissement qui embarque le spectateur dans un récit aventurier où un suspense bien construit le fera frémir, vibrer, rêver…  tout en étant confortablement installé dans son fauteuil. Le spectacle pour le spectacle, le spectacle comme une fin en soit qui procure une certaine jouissance, mais qui finalement ne débouche pour le spectateur sur rien d’autre qu’un bon moment passé ou pire le conforte dans son cocooning face à la souffrance des autres ou aux risques que des casse-cous peuvent prendre.

En somme tous les ingrédients des formes télévisuelles les plus douteuses sont là. C’est précisément en cela que ce film pose question, car il fonctionne en miroir du spectacle auquel le néolibéralisme et ses médias dominants nous ont habitué. Ce que Guy Debord dans “La société du spectacle“ avait il y a longtemps déjà pressenti et théorisé, et ce que Marie-José Mondain explique si bien aujourd’hui (2) lorsqu’elle évoque, par exemple, à quel point les djihadistes d’Al Qaida ou de Daesh ont su réutiliser à leur profit les codes de la culture néolibérale de l’image. Le 11 septembre en particulier en étant le summum avec ses 4 millards de spectateurs. (3)

Il faut relire à ce sujet le texte que Jean-Louis Comolli avait écrit en 2008 pour le séminaire de Lussas “Formes de  lutte et lutte de formes“ et intitulé “Incidence du moindre geste“ : « …/… C’est une naïveté de croire que les idées, les thèmes, les énoncés rebelles garantissent à eux seuls la rébellion contre les maîtres. Nous sommes enfermés dans une culture du contenu, dans un positivisme du message. Le rôle des formes paraît n’être plus que décoratif : du design politique, en somme. Or, c’est bien par les systèmes de signes que passent les énoncés. Par les positions d’énonciation, par la forme des images et des sons, des récits et des langages. Combattre les idées dominantes dans les formes mêmes qui les font dominer, c’est encore les relayer et assurer leur pouvoir …/…» (extraits)(4)

Que dire enfin de la place du combat ouvrier dans ce document ? Michel Soudais dans son article de “Politis“ qui s’intitulait “Une farce au gout amer“ concluait  en disant : “Mais l’arnaque qui constitue le cœur de l’intrigue, menée comme une blague potache, à l’image de la chanson des Charlots (« Merci patron ! ») reprise en chœur par l’équipe de Fakir autour d’un barbecue dans le jardin des Klur, laisse un goût amer. Elle ne fait que souligner l’échec ou l’absence d’action collective capable d’empêcher les licenciements boursiers. Et suggérer que seule l’amoralité peut répondre à celle de notre société.“

Ce film - mais on pourrait trouver bien d’autres exemple - nous rappelle ici que le combat syndical a été en échec et du coup nous fait comprendre, en creux, que le mouvement ouvrier est impuissant sans la présence d’un homme providentiel, avec sa culture, son savoir, sa fougue, sa détermination, son charisme, son combat… mais aussi ses combines, ses coups de main, etc. 

C’est le héros récurrent des récits historiques de Hugo, Zola,… sans oublier les Robin des bois, Ivanhoé, Zorro… Récits qui, certes relatent ou prennent la défense des miséreux et des classes dominées mais pour mieux en faire ressortir leur impuissance et souligner l’impossibilité de l’autonomisation de leurs combats.(5)

Par: Monestier.

 

1 - Collectif d’auteurs, Cinéma documentaire : manières de faire, formes de pensée - Editions : Addoc - Yellow now, 2002

2 - Mondzain Marie-José, L’image peut elle tuer ?, réédition Bayard, 2015

3 - Voir aussi la conférence de M-J Mondzain sur “Images : faire voir, faire croire“  fev 2016 - Collège Méditerranéen des Libertés, Université de Toulon   https://www.youtube.com/embed/avO7cqWFcKM

4 - Le texte complet de Jean Louis Comolli est ici : http://www.lussasdoc.org/etats-generaux,2008,90.html

5 - C’est en tout cas la belle démonstration que fait Michèle Riot-Sarcey dans un chapitre consacré à Hugo dans son livre : “Le procès de la liberté“ La Découverte 2016

 

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

 

Communiqué de la CGT Finances Publiques.

 
 
Panama Papers : "ce qui est dévoilé n'est pas une surprise" (CGT Finances Publiques)4 avril 2016, les médias dévoilent des informations sur des sociétés offshore établies au Panama qui blanchissent de l'argent pour le compte de clients plus ou moins prestigieux... D'un seul coup, la fraude et l'évasion fiscale seraient la nouveauté et le scandale du moment.

Pour les agents de notre administration ce qui est dévoilé n'est pas une surprise...

Depuis des années à la DGFIP, la CGT Finances Publiques ne cesse d'alerter sur les conséquences désastreuses des politiques fiscales menées qui vident peu à peu la DGFiP de ses moyens l'empêchant de réaliser ses missions... Les révélations des journaux n'ont surpris que ce qui veulent bien être surpris.

Elles viennent surtout conforter l'analyse de la CGT qui revendique depuis des années les moyens législatifs et matériels avec les effectifs nécessaires pour accomplir les missions de la DGFIP et en particulier la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale par un contrôle fiscal offensif !

La Cour des comptes le confirme," la fraude sociale patronale – le non-paiement des Cotisations sociales – a doublé en 8 ans pour atteindre 20 à 25 milliards d’euros par an. Soit deux fois le déficit annuel de la Sécurité sociale."

Quant à la fraude et l'évasion fiscales, elles sont estimées de 60 à 80 milliards d’euros de recettes perdues par an pour l’État, du fait essentiellement des ménages les plus fortunés et des entreprises et des multinationales.

Pour éviter de nouveaux scandales, il ne s'agit pas d'affirmer comme certains que les paradis fiscaux c'est fini, ou encore communiquer sur le plan contre la fraude fiscale, mise à disposition de futurs nouveaux outils (datamining etc), ou le renforcement hypothétique de la coopération entre Etats dans les medias...

Pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, cette gangrène qui dévore le budget de l' Etat, il faut simplement entendre les agents des Finances publiques, leur donner les moyens de travailler et construire une répartition plus juste des richesses.

La CGT Finances Publiques ne se contentera pas des promesses et de mesures de façade mais elle exige des actes de l'Etat Français sur les moyens humains matériels et outils législatifs comme sur la coordination européenne et mondiale de la lutte contre la fraude et l'évasion Fiscale.
 
Par: Nicolas Maury

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Mickaël WAMEN sur le plateau de Canal + (capture d'écran)

Mickaël WAMEN sur le plateau de Canal + (capture d'écran)

 

Mickael Wamen, ex-Goodyear : « La colère doit s'exprimer dans la rue » - Extrait du Grand Journal de Canal Plus, lors de l'émission du 13 janvier 2016. Mickael Wamen, ex-salarié de Goodyear, syndiqué CGT, porte la parole des salariés condamnés à de la prison ferme pour avoir défendu leur travail.

Et si...

Les médias sont pleins de bruits et de fureur concernant la future élection présidentielle.

Qui sera candidat ? A droite comme à gauche, les grandes manœuvres ont commencé. Les professionnels de la politique, dans chaque camp, mais pour un programme voisin, promettent à la population du « sang et des larmes ». Au nom de la crise. Et les candidats à la candidature se bousculent, s'observent, rompent des lances, et annoncent, à qui mieux mieux,  les nouveaux sacrifices à consentir pour que les actionnaires du CAC 40 puissent voir, année après année, leurs dividendes augmenter.

De plus en plus de Français sont las du cinéma qui leur est imposé par les médias.

Comment pourraient-ils se passionner pour des joutes qui opposent Pierre ou Paul à Jacques et se retrouver en 2017 face au choix Sarkozy- Hollande, comme ils s'étaient vus confrontés en 2012 au match Hollande-Sarkozy. Depuis neuf ans déjà, les Français  ont payé la note de l'un et de l'autre, et la venue dans l'arène d'autres ambitions du même tonneau, de lieutenants des deux présidents, impatients de pouvoir, dans l'une ne serait qu'un mauvais remake  d'un film démodé.

Déjà, les électeurs désertent les urnes. Moins d'un Français sur deux sacrifie au devoir électoral. Et jusqu'au récent dimanche où trois élections partielles voyaient, dans l'une, les abstentions approcher des 80%, l'ensemble des candidats de l'arc-en-ciel politique se partageant les 20% restants...

Un avant-goût de ce qui nous attend en 2017 ?

Pourtant la colère populaire s'étend et commence à s'exprimer publiquement. Dans les rues de nos villes et sur les routes de nos campagnes. La bataille sociale peut faire descendre sur le pavé des foules hostiles à la politique menée par le pouvoir PS au bénéfice de l'oligarchie.

Mais c'est cette même politique que nous promettent, à qui criera le plus fort, la myriade de prétendants des Républicains  qui se voient déjà régner à l'Elysée.

Alors que faire ? A quels saints se vouer ?

La soi-disant « gauche de la gauche » est absente des écrans-radars de la politique. Elle s'est mise aux abonnés absents. Sans perspective de rupture, sans critique fondamentale des choix imposés au peuple français. Elle propose simplement de teindre  les tentures de la scène pour faire plus gai. Rien sur l'oligarchie, qui garrotte la France et son peuple pour s'en annexer toutes les richesses, rien sur l'aliénation de notre pays dans le cadre de l'Union européenne, rien sur la subordination de notre économie aux intérêts étrangers, US d'abord, allemands en second.

 

Alors, faut-il se résigner à regarder passer le train, dans un pays sans gare ? Allons-nous laisser la place sans combattre au pouvoir politique de l'argent-roi ?

Et si notre colère se muait en volonté d'opposer au mur d'argent une force populaire organisée, combative et visible politiquement ?

Et pour lui servir de figure de proue, pourquoi ne pas songer à faire appel à un militant qui a fait ses preuves dans le combat quotidien, un ouvrier défenseur intransigeant des travailleurs, solidaire de leur misère, pour porter,  sans attendre, la colère populaire aux Présidentielles, un militant tel que Mickaël Wamen, le leader de chez Goodyear, victime de la répression d’Etat et condamné, avec 7 de ses camarades à 9 mois de prison, pour avoir osé défier l'autorité ?

Notre paysage politique en serait immédiatement  changé.

 

Par: Jean LÉVY.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
LE HAVRE 31 MARS 2016 : la ville BLOQUÉE dès le matin par les manifestants – Une INITIATIVE à GÉNÉRALISER ?

Un 31 mars d'ampleur contre la loi Khomri, des milliers de manifestants dans les rues du Havre avec des blocages monstres !

 

Dès 4h30, sur la Zone Industrielle, plusieurs blocages ont vu le jour ainsi qu'aux abords du Havre pour un blocage de l'économie havraise qui a vu des kilomètres de bouchons, pour montrer la détermination des salariés, contre cette loi d'un autre temps, ceux-ci se sont déroulés jusqu'à 10h ! Au départ du CCI (patronat), ce sont des milliers de salariés, jeunes, retraités et privés d'emplois qui ont défilé dans les rues, près de 15.000, sur des airs "retrait de la loi du travail", une manif colorée et bruyante qui a fini sur le parvis des jardins de l'Hotel de Ville, avec des campements pour marquer le retour au 19ème siècle ainsi qu'un barbecue géant, avec prises de paroles qui ont appelé à amplifier encore le mouvement, pour le RETRAIT DE LA LOI KHOMRI ! Des iniatives et actions sont à venir, une intersyndicale a lieu, ce soir...

En Normandie, on a dénombré 25.000 à Rouen, 14.000 à Caen, 3.000 à Dieppe, 1700 à Evreux . A Paris, des dizaines de milliers de manifestants, Nationalement, plus de 200 manifestations, soit 1.200.000, contre 450.000, le 9 Mars dernier ! Et VALLS reste droit dans ses bottes, donc ON LACHE RIEN !

 

Le Havre 31 mars 2016 au petit matin... (source facebook infos trafic le havre)
Le Havre 31 mars 2016 au petit matin... (source facebook infos trafic le havre)

Le Havre 31 mars 2016 au petit matin... (source facebook infos trafic le havre)

Le Havre: le plan des blocages (source facebook infos trafic le havre)

Le Havre: le plan des blocages (source facebook infos trafic le havre)

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Le patron de PSA Peugeot Citroën a doublé sa rémunération en 2015. Comme d’habitude, tout le monde y va de son commentaire : « C’est indécent », dit d’abord le gouvernement. Mais il corrige aussitôt : la réponse n’est pas la loi. « La priorité, c’est de renvoyer à la responsabilité individuelle », souligne Emmanuel Macron. Chiche…

L’affaire Tavares n’est que la suite d’une série permanente. Déjà en 1989, et déjà chez Peugeot, le PDG, Jacques Calvet, était accusé d’avoir bénéficié d’une augmentation de 46 % de son salaire. À l’époque, cette rémunération était 30 fois supérieure à celle du salaire moyen de l’entreprise. Aujourd’hui, de scandale en scandale, et d’appel à l’exemplarité en injonction de modération, Carlos Tavares vaut deux cents fois le salarié de son entreprise…

On a connu en 2000 le départ de Philippe Jaffré, chez Elf, 240 millions de francs ; celui de Jean-Marie Messier en 2002, chez Vivendi, plus de 20 millions d’euros ; de Daniel Bernard chez Carrefour, 9,8 millions d’euros et 29 millions provisionnés pour sa retraite ; d’Antoine Zacharias, viré de chez Vinci avec 12,9 millions d’euros en 2006 ainsi que 2,2 millions de retraite annuelle, et qui réclamait 81 millions d’indemnités. Quand il a laissé la place à Carlos Tavares, dans un PSA en grande difficulté, Philippe Varin a touché une retraite chapeau de 21 millions d’euros, tandis que chez Sanofi Christophe Viehbacher quittait l’entreprise en difficulté avec 4 millions, et que son successeur Olivier Brandicourt recevait la même somme en guise de « bienvenue ». Thierry Morin chez Valeo, Franck Esser chez SFR, Jean Azema chez Groupama, Denis Hennequin chez Accor, la liste est incomplète, et n’est pas close…

 

Carlos Tavares lors de la présentation des résultats 2015 de PSA, en février. © Reuters Carlos Tavares lors de la présentation des résultats 2015 de PSA, en février. © Reuters

 

Les cas sont variés : rémunération, stock-option, retraite chapeau, golden hello, parachute doré, le point commun est la somme extraordinaire chaque fois en jeu, et la nature des commentaires suscités par ces chiffres. Toujours les mêmes. Dans un premier temps, c’est la stupeur affichée, l’étonnement, la gêne voire la condamnation, et périodiquement, côté gouvernement, la menace de légiférer. Puis dans un second temps l’affaire est renvoyée à l’envoyeur, à qui l’on confie la tâche de modération, d’autorégulation, au nom de la « responsabilité individuelle ».

Cette manière de régler un désaccord public, voire une situation socialement conflictuelle, en laissant aux parties le soin d’être les meilleurs juges, et de choisir la réponse la plus adaptée, est devenue un mode de fonctionnement. Un choix politique. Une philosophie sociale. Comme l’a également précisé le ministre de l’économie ce mercredi dans le journal Le Parisien : « La responsabilité et l’éthique ne se règlent pas par la loi. »

Rapportons donc cette réponse à l’ensemble de la société.

Les hôpitaux de Paris sont confrontés à une question de temps de travail ? Pas de problème ! Que les salariés, un par un, en leur for intérieur et leur sens de l’exemplarité, décident de limiter leurs RTT ou d’en prendre davantage. « La responsabilité ne se règle pas par la loi »

Les retraites sont bloquées depuis plusieurs années ? Que les intéressés, en conscience, décident de maintenir le blocage ou d’augmenter les pensions, puisque « la responsabilité et l’éthique, etc. etc. ».

Le code du travail est-il trop rigide ? Les difficultés trop grandes lors d’un licenciement ? Laissons aux salariés concernés la responsabilité de décider, en conscience, s’ils doivent partir ou pas, et dans quelles conditions…

Certains bénéficiaires du RSA abusent-ils des aides sociales ? Appelons-les à réfléchir, et laissons-les dire ensuite s’ils doivent modérer leurs allocations, ou les doubler. Légiférer n’aurait pas de sens.

Faut-il réduire la durée d’indemnisation du chômage ? Là encore, l’idéal est d’appliquer la jurisprudence Tavares. La ministre du travail doit s’adresser à chacun d’eux, de manière ferme, sans langue de bois, et leur demander de choisir. Toucher moins ou toucher plus et plus longtemps, c’est à eux de décider.

Être juge et partie, voilà la bonne réponse. La réponse adaptée au XXIe siècle. Étendue à toute la société et non plus réservée à une caste de très hauts dirigeants, elle permettrait d’en finir une fois pour toutes avec le scandale périodique qui secoue le patronat. Accessoirement, elle apaiserait aussi les scandales politiques. N’aurait-il pas été plus judicieux de demander à Nicolas Sarkozy, plutôt qu’à la Cour de cassation, si les enregistrements de Paul Bismuth étaient valides ou pas ?

L’éthique ne se réglant pas par la loi, l’ancien président aurait à coup sûr répondu en conscience. Qu’aurait-il décidé ? Ça, nous ne le saurons jamais ! Pas plus que nous ne pouvons prévoir si désormais les PDG du CAC40 réduiront leurs salaires ou les augmenteront encore. 

Par Hubert Huertas

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Communiqué commun

CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

La puissante journée de grève et manifestations rassemblant plus d'un million de personnes dans 260 villes a démontré la détermination sans faille des étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d'emploi et retraité-es à obtenir Ie retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL réaffirment que dans un contexte de hausse du chômage, d'explosion de la précarité et de la pauvreté, ce texte va organiser une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les entreprises d'un même territoire et d'une même branche et aggraver les inégalités entre les salarié-es.

Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, ce projet de loi travail ne créerait en aucun cas les emplois pérennes nécessaires à la relance et à l'investissement.

Le gouvernement doit entendre les milliers d'étudiant-es, de lycéen-nes, de salarié-es, de privé-es d'emploi et de retraité-es mobilisés massivement aujourd'hui dans la rue et dans les entreprises avec de nombreux appels à la grève. II doit entendre tous les citoyen-nes qui s'expriment, 70% de la population estime en effet, qu'il faut retirer le texte, qu'il n'est pas amendable, sa philosophie globale restant inchangée.

Les organisations syndicales signataires affirment une nouvelle fois que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s'organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.

Elles confirment leur disponibilité pour rencontrer le gouvernement et faire des propositions de droits nouveaux en termes d'emploi, de salaires et pensions, de temps de travail, de protection sociale, de garanties collectives, de conditions de travail, de formation et de droits et libertés syndicales. Des propositions porteuses de progrès social et correspondant à la réalité du travail d'aujourd'hui et de demain.

D'ores et déjà, de nouvelles journées de mobilisation avec grèves et manifestations sont prévues et ce dès le 5 avril à l'initiative des organisations de jeunesse.
Les salarié-es se mobiliseront sous diverses formes, notamment avec l'interpellation des parlementaires.

Le 9 avril, elles appellent à la réussite d'une nouvelle grande journée d'action de grèves et de manifestations.

Si le gouvernement ne répond pas, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL resteront déterminées à poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux y compris par les manifestations et la grève interprofessionnelle. Elles décident de se revoir le 6 avril.

Montreuil, le 31 mars 2016

 

RASSEMBLEMENTS et MANIFESTATIONS:

MARDI 5 AVRIL 2016 BOURGES :
17 h 00 Rond-point de la Résistance
(Place du 8 mai 1945)
SAMEDI 9 AVRIL 2016
BOURGES : 10 h 30 Place de la Nation
VIERZON : 10 h 30 Forum République
LA GUERCHE : BOURGES ou NEVERS

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire
source: compte Twitter de Jack Dion (le 27 mars 2016)

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AGRANDIR LE TEXTE : 

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Agricilture

Fabrice Bugnot (Transrural initiatives)

Se lancer dans l’agriculture biologique, paysanne et de proximité n’est pas toujours aisé. Heureusement, il existe des lieux pour tester et construire son projet. C’est le cas à la ferme de Toussacq, en Seine-et-Marne, dans une région céréalière grignotée par l’étalement urbain. Ici, les porteurs de projets peuvent se confronter à la réalité tout en étant soutenu par des formateurs, grâce à la couveuse d’activités Les Champs des possibles. Reportage dans cette pépinière où grandissent les paysans de demain.

[Lire la suite de La coopérative qui forme les agriculteurs écolos de demain]

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