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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats
Aux organisations du CCN:

 

Note aux organisations de la CGT concernant la situation sociale.                

Nouvelles manœuvres du gouvernement

Le Gouvernement tente une nouvelle manœuvre contre le mouvement social au moment où va commencer l’EURO de football. Le Président de la République, le Premier Ministre et plusieurs ministres ont multiplié les menaces contre les grévistes, en pointant du doigt certaines professions. Ils menacent aujourd’hui de réquisitionner des grévistes, ouvrant la surenchère à la droite et à l’extrême droite.

 

Cette manœuvre a pour but de continuer à discréditer les salariés en lutte et la CGT,et est évidemment relayée abondamment par une partie de la presse.

Nous dénonçons à l’avance toute réquisition de grévistes qui constituerait une remise en cause du droit de grève dans notre pays. Cette méthode avait été utilisée concernant le secteur des raffineries en 2010 et l’OIT avait condamné à l’époque le gouvernement de SARKOZY.

Dans ce contexte, certains tentent de semer le trouble sur des déclarations du Secrétaire général de la CGT. Voilà ce qui a été déclaré hier: « la CGT souhaite que l’EURO se déroule comme une vraie fête populaire dans les stades et dans les fan-zones. Je ne suis pas sûr que bloquer l’accès au stade pour les upporters soit la meilleure image que l’on puisse donner de la CGT. Nous serons donc présents autour des stades et des fan-zones pour informer la population des raisons du conflit, des tracts seront donc diffusés en plusieurs langues pour nous adresser à l’ensemble des supporters. Le mouvement n’est pas terminé et les grèves vont se poursuivre».

Ceux qui ternissent l’image de la France sont ceux qui, depuis des mois, refusent  d’écouter les salariés et l’opinion publique. Le Gouvernement a spéculé depuis des mois sur l’essoufflement du mouvement, puis sur son arrêt avec la tenue de l’EURO de foot. Par son obstination et ses calculs politiciens, il porte l’entière responsabilité de la situation que connait le pays.

Non, le mouvement ne faiblit pas et notre détermination reste la même. Les grèves continuent et de nombreuses initiatives et manifestations ont encoreeu lieu hier. La votation est bien engagée et recueille d’excellents échos.

La journée du 14 juin s’annonce déjà très importante et il faut poursuivre les efforts pour confirmer ce succès.

 

Les 23 et 28 juin sont déjà programmés comme de nouveaux temps forts. N’en doutons pas, les manœuvres et provocations, tant gouvernementales que patronales, vont se poursuivre. Restons concentrés et mobilisés sur nos objectifs revendicatifs.

 

Montreuil, le 10 juin 2016

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
FSU du Tarn : « La loi travail est un simple décalque des exigences du MEDEF et des recommandations européennes »La « loi travail », simple décalque des exigences du Medef et des recommandations européennes adressées à la France le 14 juillet 2015, assure la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branche et les conventions collectives à propos de questions aussi essentielles que la durée du temps de travail, les rémunérations ou le régime des congés et sonne le glas des protections collectives.

En luttant contre cette loi nous défendons en premier lieu les droits des futurs travailleurs que sont nos élèves ainsi que ceux de nos propres enfants. De plus, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l’attaque du droit du travail privé annonce celle du statut des fonctionnaires comme cela s’est passé pour les retraites (d’abord l’attaque des retraites du privé puis de celles du secteur public en prétextant qu’il est un secteur « privilégié »).

Le récent rapport commandé par le gouvernement sur le temps de travail des fonctionnaires comme les déclarations de E. Macron et de M. Valls sur les statuts de la Fonction Publique donnent un avant-goût des projets gouvernementaux en la matière, de même que toutes les « réformes » en cours, à commencer par celles du collège ou des rythmes scolaires, qui développent la transformation managériale et le pilotage local de l’Education.

Face à ces menaces, la mobilisation interprofessionnelle pour le retrait du projet loi "travail" a réussi depuis le 9 mars à s'inscrire dans la durée, appuyée sur l'opposition très majoritaire de la population à la casse du code du travail.

Comme avant elle la mobilisation contre les rythmes scolaires ou la réforme du collège, cette mobilisation bute sur le refus obstiné du pouvoir et son autoritarisme. En particulier, depuis le traitement des Air France puis des Goodyear traités comme des criminels pour avoir osé défendre leurs emplois, l’appareil médiatique et gouvernemental se déchaîne pour stigmatiser et criminaliser l’action syndicale. Les brutalités et provocations policières sont de plus en plus nombreuses et sont visiblement les seules réponses tangibles d'un gouvernement aux ordres de l'oligarchie dominante dont le pouvoir médiatique est l'allié indéfectible. L’abject est dépassé quand des journalistes de cour, invités de toutes les émissions bienpensantes peuvent déclarer : "La France est soumise aujourd’hui à deux menaces qui, pour être différentes, n’en mettent pas moins en péril son intégrité : Daech et la CGT" ( F.O. Giesbert)

Cela résume parfaitement la vision totalitaire des tenants de l’austérité à l’image d’un J.C. Juncker, président de la Commission de Bruxelles déclarant : « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens ».

Ce mépris des peuples et de la démocratie par ceux qui possèdent et pensent savoir n’est pas pour rien dans la colère populaire qui prend des formes variées, jusqu’aux plus inquiétantes comme on risque de le voir confirmé en 2017.

Mais aujourd’hui, c’est le vent de la révolte qui s’est levé.
Comme le disait récemment un syndicaliste  marseillais : « Nul ne peut arrêter le vent et là je t’assure qu’il souffle trop fort. C’est le vent de la révolte, c’est le vent des humiliations refoulées, c’est le vent contre l’impuissance après les suicides des camarades de Orange ou d’ailleurs, le vent contre les « burn out », la mort au travail et les délocalisations imposées, c’est le vent contre tous les racismes, les divisions, les discriminations, contre les quartiers populaires devenus des ghettos, c’est le vent des colères qui hier étaient rentrées, c’est le vent de celles et ceux qui se sentaient seuls et aujourd’hui se retrouvent unis et des milliers. »

La FSU 81 est solidaire des travailleurs en lutte, elle appelle l’ensemble des personnels de la Fonction Publique à y participer pleinement, en commençant par assurer la réussite de la manifestation nationale du 14 juin, avec sa déclinaison départementale à ALBI 14h30 Place du Vigan et pourquoi pas à travers un versement à une caisse de solidarité avec les grévistes (comme celle de la CGT… ).

 

Par El Diablo

 

 

#Actualité sociale

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Pour faire passer la réforme du code du travail préparée par la ministre Myriam El Khomri, le gouvernement et les médias jouent sur deux tableaux. D’une part, ils dénigrent systématiquement ceux qui s’y opposent : étudiants nantis contre jeunes sans diplôme précarisés, travailleurs contre chômeurs… De l’autre, ils brossent un tableau enchanté des accords au cas par cas et du référendum dans l’entreprise.

La présentation du projet de loi de réforme du code du travail préparé par la ministre Myriam El Khomri s’est accompagnée d’une ample campagne de communication. Il faudrait, a-t-on entendu, « faciliter » le dialogue social, promouvoir des accords au plus près des salariés, c’est-à-dire au niveau de l’entreprise, et consulter ceux-ci directement. Les arguments invoqués sont de trois ordres. Le premier, jetant le discrédit sur les relations professionnelles telles qu’elles fonctionnent, laisse croire que le dialogue social serait en panne. Le deuxième puise dans la rhétorique de la proximité : négocier au plus près des salariés reviendrait nécessairement à leur donner plus de place, plus de pouvoir. Enfin, une plus grande autonomie et une plus grande latitude conférées aux employeurs, à travers la négociation d’entreprise, permettraient, nous assure-t-on, de créer des emplois.

Des accords rarement favorables aux salariés:

Contrairement aux idées reçues, les négociations au niveau des entreprises occupent déjà une grande place en France. Elles ont connu une importante progression depuis les années 1990. Les délégués syndicaux y consacrent la quasi-totalité de leur temps, souvent au détriment, comme ils le soulignent eux-mêmes, de la proximité avec leurs collègues. En 2014, 36 500 accords d’entreprise ont été signés (1). Il existe déjà de nombreuses obligations de négocier annuellement dans les entreprises : sur les salaires, la durée et l’aménagement du temps de travail, l’égalité professionnelle, l’épargne salariale, l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Mais les obligations d’aboutir demeurent exceptionnelles, et les négociations se concluent rarement par des accords dès lors qu’il s’agit d’augmenter les salaires ou de créer des dispositions favorables aux salariés.

Loin d’être nouveau, le discours enchanté sur la négociation « au plus près des travailleurs » vise à s’affranchir du « principe de faveur » qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France. Selon ce principe, l’accord d’entreprise doit être plus favorable que ce qui est prévu dans la convention collective de branche, qui, elle-même, ne peut être moins favorable que le code du travail. Il s’agit de protéger les salariés en permettant à tous, quelle que soit la taille de leur entreprise, de bénéficier d’un socle commun ainsi que de dispositions négociées à l’échelle de la branche. Les accords à ce niveau permettent en effet de réguler un secteur d’activité en imposant les mêmes règles à toutes les sociétés, ce qui est aussi une façon de préserver les petites et moyennes entreprises du dumping social. Les commentateurs brandissent souvent le faible taux de syndicalisation en France (entre 8 et 9 % de la population active), mais ils évoquent plus rarement le fait que près de 90 % des salariés sont couverts par une convention collective, soit l’un des taux les plus élevés parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Derrière l’objectif de renverser la hiérarchie des normes se cache la volonté de construire un cadre conventionnel qui ne s’applique qu’au niveau de l’entreprise, afin de segmenter la production de règles, lieu de travail par lieu de travail. Nous en sommes encore loin ; mais un mouvement a été enclenché depuis plus de trente ans. Les gouvernements et les législateurs ont commencé par autoriser des dérogations sur la question de l’aménagement du temps de travail, en permettant la conclusion d’accords moins favorables aux salariés que les dispositions de la convention collective de branche ou de la loi. Une accélération s’est produite avec la loi Fillon du 4 mai 2004 sur le dialogue social. Selon cette dernière, « l’accord d’entreprise pourra déroger à l’accord de branche, sauf si [ce dernier] l’interdit explicitement (2)  ». C’est toujours à propos du temps de travail, mais aussi des conditions de licenciement, que le gouvernement de M. Manuel Valls cherche à étendre ces dérogations.

M. François Hollande a encore amplifié cette décentralisation de la négociation, au point de renverser complètement la philosophie du droit du travail et de le penser comme un droit avant tout protecteur pour les entreprises — et non pour les salariés. Cette offensive inédite de la part d’un pouvoir qui se dit « socialiste » se double d’une volonté de remettre en question le rôle des syndicats dans la défense des salariés. L’un des objectifs du projet de loi El Khomri est de les contourner partiellement — du moins certains d’entre eux. Un choix surprenant, alors que la loi du 20 août 2008 sur la rénovation de la démocratie sociale a modifié en profondeur les critères de représentativité des syndicats pour asseoir leur légitimité. Depuis son entrée en vigueur, en effet, chaque organisation doit rassembler 10 % des suffrages lors des élections professionnelles pour être représentative dans l’entreprise et, avec d’autres éventuellement, 30 % pour signer un accord (lequel peut toutefois être contesté par des organisations totalisant 50 % des voix). La réforme a ainsi mis un terme à la pratique des accords minoritaires qui pouvaient être acceptés par un syndicat peu implanté sur le lieu de travail mais bénéficiant de la « présomption irréfragable de représentativité » (lire « Les syndicats représentatifs ») ; à lui seul, celui-ci pouvait engager l’ensemble des salariés. Depuis 2008, la capacité de représentation et de négociation des syndicats dépend donc directement de leurs résultats électoraux.

Contourner les contestataires:

Plusieurs dispositions de cette loi sont aujourd’hui mises en cause par le projet El Khomri. Il faut croire que la réforme de la représentativité syndicale n’a pas satisfait toutes les attentes du Mouvement des entreprises de France (Medef) et de certains syndicats comme la Confédération française démocratique du travail (CFDT), qui voulaient créer les conditions d’un essor de la négociation d’entreprise.

De fait, la première mesure d’audience nationale des syndicats, établie en 2013, ne s’est pas traduite par une disparition des « petites » organisations, ni par la marginalisation des nouveaux venus dans le champ syndical, comme l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) et Solidaires. Au contraire : la réforme a facilité l’implantation des syndicats SUD (3) dans le privé, en les dispensant de batailler devant les tribunaux pour défendre leur représentativité. En outre, des équipes syndicales qui s’opposent aux orientions des directions d’entreprise peuvent tirer profit de ces nouvelles règles et construire des majorités aptes à faire capoter certains projets. Ainsi, la réforme de 2008 n’a pas favorisé le dialogue social sur mesure, selon le bon vouloir de l’employeur, dont rêvaient certains de ses acteurs. D’où la volonté actuelle de revenir sur le rôle des syndicats et sur leur capacité effective à représenter les salariés.

Le projet de loi El Khomri ressort l’arme du référendum pour l’offrir à des syndicats minoritaires qui souhaitent approuver un projet patronal. Dans des entreprises où des coalitions syndicales rassembleraient plus de 50 % des suffrages aux élections professionnelles, un droit à référendum est créé à l’intention des organisations plus « réformistes », qui pourraient passer outre la représentation sortie des urnes pour sonder directement les salariés. Sous prétexte de rapprocher la négociation des salariés, le gouvernement cherche à contourner les forces syndicales les plus contestataires.

Les partisans de ce mode référendaire suggèrent que, en dernière instance, les salariés prendront leurs responsabilités et décideront de tenir compte (ou pas) des considérations sur la situation de l’entreprise, telle que l’employeur peut la présenter. Quoi de mieux que la démocratie directe ? En réalité, une telle présentation fait l’impasse sur toute une série d’éléments.

Le fractionnement des enjeux, entreprise par entreprise, enferme les salariés dans des dilemmes cornéliens : perdre son emploi ou accepter des baisses de salaire et une augmentation du temps de travail. Dès lors que le maintien de l’emploi est en jeu, on voit mal comment ils pourraient voter librement quand le choix n’existe pas véritablement. Un exemple éloquent à cet égard : celui de l’usine Smart en Moselle.

En septembre 2015, pour faire pression sur les syndicats et obtenir leur signature, la direction a décidé d’organiser un référendum consultatif ; 56 % du personnel en emploi stable s’est prononcé en faveur d’un accord qui prévoyait un retour aux trente-neuf heures payées trente-sept pour sauvegarder les emplois. La Confédération générale du travail (CGT) et la CFDT, qui recueillent à elles deux plus de 50 % des suffrages aux élections professionnelles chez Smart, ont pu s’opposer à l’accord. Ce ne serait plus le cas avec la nouvelle loi.

Dans l’espace social qu’est l’entreprise, la liberté de décider à partir de la diffusion d’une information la plus complète possible et d’un débat contradictoire n’existe pas. Le contrat de travail n’établit pas un rapport d’égalité entre un employeur et un salarié, mais une relation asymétrique, de subordination. L’entreprise est loin de constituer un espace public exempt d’intimidations.

Au contraire, des pressions peuvent s’exercer pour inciter une organisation minoritaire à le proposer et pour orienter le vote des salariés (4). En outre, la « communauté de travail » n’est en rien souveraine, pour utiliser la terminologie politique sur les formes démocratiques. Le périmètre du corps électoral dépend des frontières juridiques de l’entreprise, et non de la réalité telle qu’elle existe sur un site donné. Le processus de restructuration industrielle, les mouvements de rachats et de fusions ont mis en place des chaînes d’activité fortement éclatées, fragmentées en de multiples entreprises (moyennes et petites) et insérées dans des réseaux de sous-traitance.

Pour reprendre l’exemple de Smart, il est significatif que les salariés intérimaires comme ceux des entreprises sous-traitantes, pourtant concernés par les décisions sur l’aménagement du temps de travail, n’aient pas été consultés. On a vu en Italie comment, en organisant des référendums à répétition qui mettaient en jeu la fermeture des sites, établissement par établissement, les dirigeants de Fiat ont réussi à casser les acquis sociaux, à réduire l’influence des syndicats les plus combatifs et à empêcher tout mouvement de protestation à l’échelle du groupe (5).

Enfin, le fait d’individualiser le vote à travers le référendum (un salarié, une voix) masque les inégalités de conditions de travail et de salaire au sein même de l’entreprise — entre ouvriers et cadres, qui n’ont pas les mêmes intérêts. Il écarte des formes de représentation collective qui permettent de faire exister la parole des dominés. Chez Smart toujours, 74 % des 385 cadres consultés ont approuvé l’accord, mais seulement 39 % des 367 ouvriers.

Même laissé à l’initiative syndicale, cet outil de démocratie directe demeure encastré dans une logique qui lui ôte une grande partie de son sens : celle de l’entreprise, de la maximisation du profit, et non celle du travail entendu comme activité collective et coopérative (6). Transformer en profondeur les conditions et les instruments des relations professionnelles en les enfermant dans l’entreprise vise à imposer cette logique comme la seule possible et à vider de tout contenu critique l’idée d’une démocratie du travail — au travail.

Par Sophie Béroud  et le Monde Diplomatique.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

La cagnotte ouverte fin mai par la CGT pour soutenir les salariés impliqués dans des grèves reconductibles contre la loi travail a dépassé les 350.000 euros, a annoncé dimanche le syndicat.

La cagnotte de grève de la CGT a dépassé les 367.770 euros

 

"Beaucoup de dons viennent de jeunes qui ont entre 20 et 30 ans et de retraités, pourtant pas touchés par le projet de loi, mais solidaires du mouvement", a expliqué à l'AFP Romain Altmann, secrétaire général de la fédération Info'com (information et communication).

Sur les 350.000 euros récoltés, "actuellement, plus de 158.000 euros ont été ou sont en cours de versement et de distribution aux salariés concernés", précise la CGT Info'com dans un communiqué.

Le prochain chèque, compris en "15.000 et 20.000 euros", doit être remis lundi après-midi aux employés de l'usine de traitement des déchets d'Ivry-sur-Seine/Paris13, en grève depuis deux semaines.

L'initiative lancée par la CGT Info'com, Air France, Goodyear et SIP (imprimerie de la presse), le 24 mai, au moment des premiers appels à des grèves reconductibles dans les raffineries, est destinée à aider "tous les salariés", même ceux venant d'autres syndicats que la CGT ou non syndiqués, avec une indemnité moyenne de 30 à 50 euros par gréviste et jour de grève.


Faire un don en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/x9a9rzjr
 

Par: Nicolas Maury.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
Assemblée des cheminots CGT de Versailles (photo : source facebook)

Assemblée des cheminots CGT de Versailles (photo : source facebook)

CGT Cheminots Versailles : « il faut bloquer l'accord Vidalies - Pépy – CFDT » [motion]

Motion de l'assemblée générale des syndiqués CGT cheminots grévistes de Versailles, à l'attention de la direction de notre fédération, du 6 juin 2016.

 

Chers camarades,

Nous sommes en grève nationale reconductible depuis mercredi premier juin.

Nous avons bien pu constater la fébrilité d'un gouvernement aux abois, effrayé par la perspective d'un mouvement de grève massif des cheminots susceptible de faire la jonction avec la grève de nombreux secteurs pour le retrait de la loi Travail et effrayé par le spectre de la paralysie du pays pendant l'Euro.

Cela a entrainé la levée du préavis de la CFDT-cheminots, allié résolu et de longue date du gouvernement sur le dossier la réforme ferroviaire, comme leur confédération l'est sur le dossier de la loi Travail, le ralliement de l'UNSA et l'accélération du calendrier des négociations afin d'arracher la signature d'un accord d'entreprise de recul social et d'une CCN au rabais d'ici mercredi.

L'accord d'entreprise qui nous est proposé comporte de nombreux reculs sociaux pour les cheminots, mais aussi un viol de la démocratie sociale à travers cet article 49, qui prévoit des reculs futurs locaux et fera coexister plusieurs régimes de travail différents dans l'entreprise, établissement par établissement, comme l'article 2 de la loi Travail fera coexister plusieurs Codes du travail entreprise par entreprise.

Par ailleurs, sans un décret-socle et une CCN de haut niveau, les cheminots seront, à très court terme, livrés à la jungle du dumping social !

Voilà pourquoi, l'AG des syndiqués CGT grévistes de Versailles demande que la Fédération utilise rapidement son droit d'opposition pour mettre en échec la signature d'un tel accord !

C'est une question de cohérence politique élémentaire, nous pensons que notre fédération doit dénoncer cet accord de recul social, portant en lui-même les conditions des régressions futures, et appeler les cheminots à continuer et à durcir le mouvement de grève pour un décret socle et un CCN de haut niveau, mais aussi pour le retrait sans conditions de la loi Travail !

Soyez assurés, chers camarades, que notre syndicat sera puissamment au rendez-vous de cette bataille !

Recevez, chers camarades, notre salut fraternel

 

Par El Diablo le Rouge

 

#Actualité sociale

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ecologie.

Le parti écologiste, qui ne compte plus que 6 000 militants, réunit son congrès vendredi et samedi. Une réunion sans grand enjeu alors que ceux qui restent sont presque tous d’accord. Mais si Europe Écologie-Les Verts échoue à se rassembler, le mouvement pourrait définitivement exploser.

C'est un congrès pour rien, si ce n'est sa survie. Europe Écologie-Les Verts se réunit vendredi et samedi à Pantin, près de Paris, pour la première fois depuis l’éclatement du parti écologiste, divisé sur la politique du gouvernement. Le mouvement est exsangue : il ne compte plus que 6 000 militants et seuls 3 000 d’entre eux sont allés voter ; des leaders sont partis, d’autres sont aux abonnés absents ; le groupe parlementaire à l’Assemblée a fini par disparaître, emporté par l’affaire Baupin. « Depuis trois mois, on est en opération sauvetage du parti, lâche David Cormand, le secrétaire national sortant, qui a remplacé au pied levé Emmanuelle Cosse, partie au gouvernement. C’est le pronostic vital d’EELV qui est engagé. »

Sur le papier pourtant, l’affaire semble plutôt bien emmanchée : la motion défendue par la direction sortante est arrivée en tête lors du vote militant organisé il y a deux semaines ; près de 85 % des militants sont opposés à tout accord électoral avec le PS en 2017 ; le reste du programme ne fait pas débat, ou presque.

Mais vendredi en début d’après-midi, rien n’était encore réglé. C’est le jeu des congrès : négocier, faire pression, jouer la montre, passer des nuits blanches à discuter le moindre poste, s’empailler jusqu’à la dernière minute pour atterrir finalement sur un compromis dont plus personne ne sait s’il est juste. Sauf que vu l’état d’EELV (accessoirement celui de la gauche et du pays), les conséquences d’un dérapage incontrôlé et d’un congrès traumatique, comme le parti en a déjà connu, pourraient être dramatiques.

Il y a deux semaines, lors du vote militant, la motion « Horizon 2025 », portée par David Cormand et soutenue par Cécile Duflot, est arrivée en tête (35 % des voix), suivie de la motion intitulée « L’écologie en commun » (24 %), défendue notamment par la porte-parole sortante Sandrine Rousseau. L’aile « gauche » du parti (« L’Imprévu ») obtient 17 %, tout comme l’aile « droite » (« Europa »). Un dernier texte (« Tic Tac »), centré sur la démocratie interne, recueille 7 %.

Aucune sensibilité n’a de majorité absolue – ce n’est pas une surprise –, et encore moins les 60 % des voix nécessaires à emporter les votes majoritaires au parlement du parti, le conseil fédéral, renouvelé à l’occasion de ce congrès. Mais les alliances possibles semblent évidentes : avec le départ de nombreux écologistes favorables à la participation au gouvernement, comme les désormais ministres Emmanuelle Cosse, Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé, ou encore le député François de Rugy, la ligne politique d’EELV semble reposer sur un socle solide. Quatre des cinq motions, soit près de 85 % des voix, rejettent tout accord avec le PS pour les élections de 2017 et revendiquent des candidatures écologistes autonomes.

 

David Cormand © Capture d'écran i-télé David Cormand © Capture d'écran i-télé.

 

Surtout, les deux premières motions, qui rassemblent une majorité confortable avec 59 % des voix, se ressemblent à s’y méprendre. Il y a bien quelques nuances –  sur l’importance donnée au réseau local par exemple – mais, de l’aveu général, rien de fondamental. Même la question de la participation à la primaire des gauches qui divisait les deux sensibilités est réglée. « C’est plié, il n’y a plus de primaire… Camba [Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS ] a achevé de la torpiller », tranche Julien Bayou, conseiller régional d’Île-de-France. Quant à la motion de la direction sortante, soutenue par Cécile Duflot, elle semble politiquement plus homogène que par le passé, quand elle bâtissait des alliances de circonstance avec les proches de Dominique Voynet.

« On n’est pas au PS où il y a une ligne sociale-libérale et une ligne presque communiste. Sur le projet écolo, on a toujours été d’accord. Ce n’est pas l’écologie de l’accompagnement ou l’écologie révolutionnaire, rappelle Julien Bayou, signataire de la motion Cormand/Duflot. En général, c’est sur la stratégie qu’on se divisait. Mais là, on est d’accord ! On ne veut pas d’accord avec le PS. C’est d’autant plus frustrant de voir nos cellules grises accaparées par des petites tactiques, et ça donne un sentiment d’immaturité. »

 

Par Lénaïg Bredoux et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS
Dominique Chauvel, députée de la 10e circonscription de la Seine-Maritime

Dominique Chauvel, députée de la 10e circonscription de la Seine-Maritime

La députée PS de la 10e circonscription de la Seine-Maritime, Dominique Chauvel, maire de Saint-Valéry-en-Caux, quitte le groupe socialiste, écologiste et républicain à l’Assemblée nationale. L’élue n’y siégera plus, faisant passer ainsi le groupe de 278 à 277 élus. Elle rejoint le groupe de non-inscrits, qui passe de 24 à 25.

Depuis le début de mandature, Dominique Chauvel a toujours fait entendre sa voix au sein du groupe PS. Dernier événement en date, la députée de la Seine-Maritime, opposée à la loi Travail telle qu’elle a été adoptée par le biais du 49.3, fait partie des 56 députés ayant signé une motion de censure de gauche contre le gouvernement.

Sur son blog, elle explique pourquoi elle a signé cette motion :

« Femme de Gauche, j’essaie d’être en accord avec moi-même et avec ce que je crois profondément.

À propos du 49.3 : si cet article existe bel et bien dans notre Constitution l’utiliser est en effet renoncer à la discussion démocratique d’autant plus sur un texte de cette importance.

Pourquoi je ne voterai pas la Motion de la droite : : Je ne partage pas les idées de la droite. Voter signifierait que je pourrais partager ce pourquoi ils ne veulent pas de cette loi parce qu’à leur sens elle ne va pas assez loin.

Pourquoi comme 55 autres députés j’ai signé la Motion portée par une partie de la gauche : Sur un texte d’une telle portée, d’une telle importance pour des millions de personnes il fallait un débat au Parlement.

Des millions de mes concitoyens rejettent ce texte en l’état.

Aussi signer cette Motion signifie que je les entends et suis à leurs côtés ».

 

SOURCE :

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

François Hommeril, le nouveau président de la CFE-CGC, veut décoller l’étiquette « réformiste » qui caractérise aux yeux de beaucoup la confédération des cadres. « Les politiques nous maintiennent dans des cases caricaturales avec leur discours “ceux qui sont d’accord avec moi, sont réformistes”, un concept positif, les autres sont des contestataires, soit un concept négatif. C’est inacceptable ! », assène celui qui a succédé à Carole Couvert lors du congrès du syndicat de l’encadrement, à Lyon, les 1er et 2 juin derniers. Candidat malheureux en 2013 contre celle qui fut la première femme à diriger la centrale des cadres, François Hommeril, 55 ans en juillet, revendique « une troisième voie », « un syndicalisme militant, pas béni-oui-oui, qui fait des propositions et sait dire non quand cela s’impose ».

S’il compte s’inscrire dans les pas de sa prédécesseure, qui a su développer l’audience de l’organisation – premier syndicat chez Renault, Air France, deuxième à EDF, la CFE-CGC, qui revendique 160 000 adhérents, gagne du terrain dans les entreprises – ses prises de position s’annoncent nettement plus tranchées. « François sera beaucoup plus offensif que Carole », commente Alain Giffard, de la Fédération des finances et de la banque, qui devient secrétaire général, et le secondera avec Frank Zid, trésorier. Sur la loi sur le travail, François Hommeril est très clair. C’est une mauvaise loi. Et le gouvernement doit renvoyer son projet de réforme à la négociation entre syndicats et patronat.

François Hommeril © dr François Hommeril © dr

« Le discours de François en a surpris plus d’un au congrès », raconte un président fédéral, « ravi de cette mise au clair ». Jusqu’à présent, la CFE-CGE, certes très critique sur le projet, se contentait de réclamer le retrait de quelques articles comme les “accords offensifs” et les référendums d’entreprise. « La CFE-CGC ne parle pas de retrait du texte, car ce serait “connoté CGT” mais elle est aujourd'hui assez proche dans ses revendications de la CGT qui a changé de ton et ne réclame plus le retrait du texte, se disant ouverte à la discussion, notamment sur quatre points majeurs de désaccord, les mêmes que la CFE-CGC : l'inversion de la hiérarchie des normes ; le périmètre des licenciements économiques ; l'instauration d'un référendum en cas d'accord minoritaire ; et la réforme de la médecine du travail », note un observateur du microcosme social. 

« La CFE-CGC a toujours traîné les pieds et refusé le projet de loi sur le travail mais désormais, elle l’affirme beaucoup plus nettement. C’est un nouveau caillou dans la chaussure du gouvernement qui ne peut plus dire qu’il s’appuie sur une majorité syndicale dite “réformiste” », remarque Jean-Marie Pernot, le spécialiste des syndicats qui perçoit « une balkanisation du champ syndical »: « Nous ne sommes plus dans la configuration de 2008 avec deux pôles, d’un côté, la CFDT, de l’autre, la CGT et FO. Aujourd’hui, ce sont les petites organisations qui progressent, la CFE-CGC, l’Unsa. Si la CFDT ravit la première place aux élections professionnelles en 2017, ce sera plus à cause d’une érosion de la CGT que d'un progrès de la CFDT. »

Géologue de formation, François Hommeril se dit « très indépendant sur le plan politique » et traîne des décennies de militantisme syndical à la CFE-CGC. Il a fait toute sa carrière dans le privé, au sein du groupe Pechiney, au centre de recherches sur l'aluminium de Gardanne (Bouches-du-Rhône), puis sur le site de La Bathie, en Savoie. Délégué de site, délégué central, représentant au comité de groupe, président d’une union départementale CFE-CGC…, il a gravi tous les échelons du syndicalisme. Lors du rachat de Pechiney par le canadien Alcan en 2003, puis d'Alcan par l'américain Rio Tinto en 2007, il était chargé des négociations côté salariés. « Le militantisme ne m'a apporté que des emmerdes mais si c'était à refaire, je le referais car la société industrielle est devenue d'une cruauté et d'une injustice inégalées, la subir sans rien dire m'est insupportable et le syndicalisme m'a rendu à la condition d'acteur dans un monde à la dérive sur le plan social », déclarait-il à l’AFP avant le congrès. Entretien.

Le gouvernement refuse de faire marche arrière sur la loi sur le travail. « Reculer serait une faute politique », dit Manuel Valls. Que vous inspire sa stratégie ?

La position du gouvernement n’est plus tenable. Il ne peut pas dans ce pays avoir raison tout seul contre tous. Nous sommes dans une impasse dont il ne pourra pas sortir. Il doit avoir le courage politique de mettre de côté ce projet et de le renvoyer à la négociation entre partenaires sociaux. Il peut et il doit mettre en suspension le processus parlementaire.

C’est un changement de cap notable par rapport à votre prédécesseure qui demandait le retrait de quelques articles. Vous rejoignez la CGT et FO dans le camp des opposants à la loi sur le travail qui devient ainsi majoritaire…

La CFE-CGC a toujours été opposée à la loi sur le travail. Nous ne l’avons jamais défendue, au contraire de la CFDT ou la CFTC. Dès le début, nous avons affiché notre opposition car cette loi, qui équivaut à dix négociations interprofessionnelles, n’est pas une bonne loi. Pour deux raisons. Trop de mesures sont des régressions sociales. Je ne vais pas rentrer dans le détail, car à mon avis, ce n’est plus le sujet aujourd’hui. L’autre raison porte sur la façon dont elle a été proposée sans aucun processus de concertation avec les partenaires sociaux. Et c’est d’ailleurs l’une des raisons principales de l’échec total du gouvernement à la faire accepter : il a créé les conditions d’un désordre social et politique. Notre position n’a donc jamais changé. Ce qui a changé, c’est le contexte. On a joué le jeu des institutions parlementaires, des amendements, de la démocratie mais l’usage du 49-3 par le gouvernement a modifié la donne. 

Face au passage en force du gouvernement, pourquoi n’êtes-vous alors pas dans la rue, partie prenante du mouvement social ? Votre place n’est-elle pas là, pour peser dans le rapport de force et vous faire entendre, quand bien même manifester ne serait pas dans votre ADN ?

Le congrès vient de se terminer. On ne peut décider d’une ligne aussi tranchée et engageante si elle n’est pas validée, en interne, par nos militants et nos instances. Et comme vous le rappelez, ce n’est pas dans l’ADN non plus de notre organisation, même si cela nous est déjà arrivé de descendre dans la rue pour les retraites, le temps de travail.

Le paysage syndical est polarisé avec d’un côté, la CFDT et de l’autre, la CGT et FO. Vous, vous revendiquez une « troisième voie », un réformisme militant capable de proposer mais aussi de dire non. Mais vous n'êtes pas très audible… 

La division syndicale est organisée par nos gouvernements. Même si dans nos fondements, nous sommes un syndicat pragmatique, engagé à travailler, à discuter, à collaborer pour porter des réformes dans une démarche de progrès social, nous ne sommes pas un syndicat assigné à résidence dans un camp ou dans l’autre. Ce sont les politiques qui nous maintiennent dans des cases caricaturales avec leur discours “ceux qui sont d’accord avec moi sont réformistes”, un concept positif, les autres sont des contestataires, soit un concept négatif. C’est inacceptable ! Et je décolle l’étiquette de réformiste qu’ils nous collent. La réforme, ce n’est pas le moins-disant social !

 

Par:  Rachida El Azzouzi.

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Camille Senon, rescapée du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne)

Camille Senon, rescapée du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne)

Par solidarité avec le mouvement social contre la Loi travail, Camille Senon, 93 ans, rescapée du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) en 1944, a opposé une fin de non-recevoir à la proposition du Premier ministre de l'élever au rang de commandeur de l'Ordre national du mérite.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

La CGT a estimé mardi qu’il fallait « savoir arrêter une grève… quand on a obtenu satisfaction », après que le président de la République eut emprunté au communiste Maurice Thorez la première partie de la citation appelant à cesser les mouvements sociaux.

« Il faut savoir arrêter une grève » : la réponse cinglante de la CGT à François Hollande

Petit cours d’histoire donné par la CGT à François Hollande : dans l’interview qu’il nous a accordée, le président de la République citait le communiste Maurice Thorez pour expliquer qu’il faut « savoir arrêter une grève ». Le syndicat s’est chargé de lui rappeler mardi la deuxième partie de la phrase : « Il faut savoir arrêter une grève dès que la satisfaction a été obtenue. » Dans son communiqué, la CGT s’est donc dit « d’accord avec François Hollande, à une nuance près ». Elle fustige également « la stratégie de radicalisation et de refus du dialogue du gouvernement et du patronat ».

Maurice Thorez avait prononcé sa phrase devenue célèbre en juin 1936, lors du Front populaire. Alors secrétaire général du PCF, après la signature des accords Matignon (semaine de 40 heures, 15 jours de congés payés…), il avait appelé à la reprise du travail. En novembre 2007, Nicolas Sarkozy avait également utilisé la première partie de la phrase du responsable communiste pour appeler à une sortie d’un mouvement de grève dans les transports.

« Amplifier la lutte »

Dans la suite de son communiqué, la CGT souligne qu’« après plus de trois mois de lutte, la mobilisation continue contre la loi Travail », et le syndicat invite les salariés à l’amplifier « sous toutes ses formes » pour obtenir le retrait du projet de loi de Myriam El Khomri. « Pour permettre à la France d’organiser un bel Euro, la CGT réitère l’appel adressé par l’intersyndicale par courrier au président de la République, le 20 mai : il y a urgence à ce que les organisations soient entendues et reçues sur leurs revendications et exigences ! »

Le premier syndicat français liste les grèves dans « de nombreux secteurs » : raffineries (la grève a été reconduite jusqu’à vendredi à la raffinerie Total de Donges), cheminots, énergie, traitement des ordures… La mobilisation « s’ancre et s’élargit dans le privé avec des modalités d’actions diverses », poursuit la confédération, évoquant des grèves reconductibles dans l’agroalimentaire (Nestlé, Haribo), métaux (Peugeot) ou le commerce (Intermarché, Leclerc).

 

Par: Nicolas MAURY.
 

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