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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

"Nos électeurs seront libres de leur choix" pour le second tour de l'élection législative partielle dans la 1ère circonscription du Bas-Rhin déclare l'ancien candidat PCF Julien Ratcliffe (540 voix, 3,83 %).

 
 
Le PCF n'appellera pas çà voter pour le PS dans le Bas-Rhin
"Dimanche prochain, le second tour opposera le candidat du PS à celui des Républicains. A cette occasion, nos électeurs seront libres de leur choix. Si le candidat du PS souhaite obtenir leur suffrage, il lui appartient de prendre clairement position pour le retrait du projet de loi El Khomri, la fin de l'état d'urgence et l'augmentation des salaires" déclare, Julien Ratcliffe, candidat communiste dans la 1ère circonscription du Bas-Rhin.

Rappel des résultats du 1er tour

Eric Elkouby (PS) : 30,48%
Jean-Emmanuel Robert (LR) : 19%
Andréa Didelot (FN) : 10,44%
Simon Baumert (EELV) : 9,26%
Laurent Py (UDI) : 7,64%
Guillaume D'Andlau (ind) : 5,97%
Daniel Gerber (Ma Voix) : 4,25%
Julien Ratcliffe (PCF) : 3,83%
Jean Faivre (UL) : 3,82%
Murat Yozgat (PEJ) : 2,99%
Salah Keltoumi (LO) : 1,27%
Pacha Mobasher (Ind) : 1,01%
André Kornmann (Ind): 0
Francis Meynier (Ind) : 0


La participation finale s'est établie à 22,28%.
 
Par: Nicolas Maury

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Contrairement à ce que l’on entend dans les médias, le débat sur le projet de loi sur le code du travail n’est pas une nouvelle version de la querelle entre les anciens et les modernes, les anciens qui ne voudraient rien toucher au texte actuel et les modernes qui voudraient le faire évoluer pour le bien de tous. Non seulement les organisations révolutionnaires ne sont pas par principe opposées à des réformes mais le code du travail d’aujourd’hui n’est rien d’autre que ce que des décennies de lutte ont permis d’obtenir réforme après réforme. Sans lutte il n’y aurait eu ni réduction de la durée du travail ni même sa codification, ni repos hebdomadaire, ni congés payés, ni salaire minimum, ni instauration d’un revenu de remplacement pour les chômeurs, toutes mesures que portent l’actuel code et les conventions collectives. Pour être clairs disons-le tout net : pour nous le code du travail actuel, s’il est au-dessus de ce qui se pratique dans nombre de pays, n’est pas assez protecteur, ne permet pas le progrès économique, ni ne pose la question de la démocratie sociale et économique et encore moins celle de la propriété collective. Depuis que le capitalisme existe le mouvement ouvrier est demandeur et agit pour des réformes allant dans ce sens.

Une réforme pour obéir à Bruxelles et au grand patronat

Au lieu de cela, le gouvernement, parce qu’il obéit aux règles de l’UE, va exactement dans le sens inverse de ce qu’il faudrait faire et c’est bien pour cela que nous demandons son retrait pur et simple. Concrètement, et ne pas le dire est mentir aux monde du travail, pour son projet le gouvernement s’est appuyé (a obéi ?) sur la recommandation du 14 juillet 2015 du conseil européen (sur proposition de la commission ...) à la France. Ci-dessous quelques morceaux choisis de ces recommandations :
« Le coût du salaire minimum reste élevé […] Le salaire minimum devrait évoluer d’une manière plus propice à la compétitivité [...] »
« La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils réglementaires prévus par le droit du travail [...] »
Selon Bruxelles « Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation. Les réformes menées récemment n’ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche par des accords d’entreprises. Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins."
(…)"Les branches et les entreprises ont la possibilité de déterminer de façon souple, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, à quelles conditions il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine, [...] »
« Très peu d’entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d’accords d’entreprise. Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique. "
(…)"Des mesures structurelles sont nécessaires pour garantir la soutenabilité du système. En particulier, les conditions d’éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être réexaminés par les partenaires sociaux chargés de la gestion du système. "

"Fait à Bruxelles le 14 juillet 2015
Par le Conseil
Le président  P. Gramegna" 
[1]


Outre le fait qu’il est inacceptable qu’une commission entende dicter ses lois aux peuples, un gouvernement progressiste pourrait aisément faire remarquer à la commission que la montée du chômage en France accompagne la casse, réforme après réforme, du code du travail.

Que les soutiens de la loi El Khomri, (les partisans du licencier plus pour embaucher plus !) nous citent un seul exemple de remise en cause d’un conquis social qui a créé des emplois ?
Qu’ils nous disent quelle mesure de soutien aux profits du grand patronat (car il s’agit de cela et uniquement de cela) a créé un emploi ?
Pour la dernière en date, le pacte de responsabilité, l’homme au pin’s, Pierre GATTAZ avait fait mieux que son père qui en son temps avait promis 400 000 emplois qui ne sont jamais venus. Le fils lui, en a promis 1 million : et le chômage n’a cessé de grimper….
De même nous pouvons faire remarquer à la commission, ou aux naïfs que s’il y a un problème de compétitivité il est dans leurs mesures.

En effet d’un point de vue économique, les mesures de casse du droit social sont inefficaces. Si nous étions les seuls à attaquer le droit social pour que les emplois à bas prix se multiplient, en face ils pourraient défendre leur logique cynique, mais ce n’est pas le cas. Tous les pays européens, et en premier ceux de la zone euro, y passent. Nous ne devenons pas plus compétitifs sur le plan des salaires que l’Espagne ou la Grèce qui abaissent aussi les salaires. Et si nous voulons « rattraper » la Pologne alors disons le tout net : il faut diviser les salaires par 2 ou 3 ! Et comme en plus nous sommes dans le libre échange imposé, qu’il n’y a aucune mesure pour protéger les productions de France, ces mesures de casse du droit du travail c’est l’efficacité économique nulle garantie !
C’est cette logique mise en oeuvre avec la monnaie unique qui fait que nous sommes dans la zone de plus faible croissance au monde depuis le lancement de l’euro et que depuis 1998 l’Union Européenne a perdu au total 22 points de croissance cumulée face aux Etats-Unis. Et ce n’est pas nous qui le disons mais la Tribune ! [2]
Nous avons déjà eu l’occasion de le dire ici : si le code du travail est obèse [3] alors oui à des réformes audacieuses et novatrices qu’en plus nous appelons de nos voeux depuis tant d’années. Sans attendre voici 10 propositions portant sur 4 des 8 livres du code du travail. Mesures qui pour la plupart reprennent des revendications ou même des dispositions qui ont été mises en place en 45 ou dans les luttes qui ont suivi.

10 propositions à mettre en place immédiatement.

Livre I : relations individuelles de travail
1 Le CDI redevient la règle, les CDD constituent l’exception et ne peuvent être renouvelés qu’une fois. Pour toute embauche de CDD les IRP [4] doivent préalablement donner leur accord. En cas de désaccord de celles-ci c’est l’inspection du travail, sous réserve des recours habituels, qui tranche pour ou contre le recours aux contrats temporaires.

2 Droit de recours suspensif devant le conseil de prud’hommes pour tout salarié contre qui est engagé une procédure de licenciement. [5]
Livre II Relations collectives de travail

3 Si l’employeur veut licencier pour cause économique, il doit au préalable obtenir l’accord des IRP ou, en leur absence, des organisations syndicales du territoire. En cas de litige c’est l’inspection du travail qui seule peut autoriser la mise en place de la procédure et cette décision est susceptible d’appel devant les tribunaux compétents. En cas de licenciement pour cause économique une procédure de reclassement sous contrôle des IRP est obligatoirement mise en place

4. En cas de cessation d’activité ou de délocalisation, les salariés qui le désirent peuvent reprendre l’activité et cette reprise est encadrée par la loi. [6] L’état s’engage à favoriser cette reprise afin de rendre les salariés propriétaires de l’entreprise. Cela nous aurait évité 4 ans de lutte à Fralib…

5 Un accord collectif, qu’il s’agisse d’un accord d’entreprise, d’un accord de branche ou d’une convention collective, ne peut être remis en cause par la seule volonté d’un des signataires. [7].

Livre III Durée du travail, salaire et revenu.

6 La durée hebdomadaire du travail est abaissée sans perte de salaire à 32h en 5 jours. Les heures supplémentaires sont calculées hebdomadairement et les majorations versées en conséquence. Le travail du dimanche et jours fériés est limité aux exceptions (services publics, santé, culture, loisirs, sécurité, transports…) et sa rémunération doit donner lieu à majoration.

7 Nul ne peut être embauché à un salaire inférieur au SMIC. L’évolution de ce dernier, comme celle de l’ensemble des salaires, suit l’évolution des prix. Pour ce faire une échelle mobile des salaires et instaurée et son mode de calcul discuté avec les organisations syndicales.

8 Tout salarié privé d’emploi a droit, sans limitation de durée, à un salaire de remplacement égal à 90% de son salaire brut antérieur ou à une allocation égale au SMIC.

Livre VIII Contrôle de l’application de la réglementation du travail.

9 Les IRP sont renouvelées tous les 2 ans. Les DUP sont supprimées et CE et DP sont des institutions distinctes. Elles ont voix délibérative. Pour les PME des délégués de site [8] sont instaurés.

10 Les pouvoirs et moyens de l’inspection du travail sont étendus et majorés afin qu’elles puissent intervenir en amont des décisions patronales et en aval pour sanctionner tout manquement à la loi.

 

Voilà une réforme que nous approuverions et il y a fort à parier que les partisans de l’immobilisme seraient dans les rangs du MEDEF et de ses valets.
Ce n’est pas encore l’appropriation collective des moyens de production et d’échange mais bon ça va dans le bon sens…Vous ne trouvez pas ?

Dans l’histoire récente aucune société ne s’est développée économiquement sans s’appuyer sur le progrès social. A contrario, les congés payés de 1936 tout comme
l’augmentation des salaires de 1968 ont créé de l’emploi et de l’activité économique.

Si Macron et consorts se disent économistes qu’ils s’appuient sur ce constat et en tirent les leçons que le peuple réclame en refusant ce nouveau retour en arrière que ce gouvernement voudrait nous imposer.

Quant au débat sur les solutions à mettre en oeuvre, il appartient aux salarié-e-s, aux chômeurs et retraité-e-s de s’en emparer. Cet éditorial même modestement, entend y contribuer.

Par  ANC, Rouge Vif Méditerranée

 

[1Ci-dessous le lien vers le texte intégral des recommandations du conseil européen à la France. /ob_628fc5_csr2015-council-france-fr.pdf

[4Institutions représentatives du Personnel

[5Aujourd’hui la loi ne permet pas d’empêcher les licenciements, sauf pour les délégués du personnel et ne peut ordonner la réintégration de salariés que dans des cas très précis et limités : femmes enceintes, salarié-e-s en accident du travail et quelques autres rares cas.

[6On peut prendre appui pour ce faire par exemple sur la loi votée en Argentine et qui a permis à 10 000 salarié-e-s de devenir propriétaires de leur entreprise.

[7Aujourd’hui, sauf si cet accord est étendu par décret, un employeur peut remettre en cause un accord collectif et les acquis gagnés à cette occasion

[8Leur mise en place prévue par les lois Auroux de 1982 n’a jamais eu lieu

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs
Qui ose dire que la CGT n'est pas REPRÉSENTATIVE ?

#Le saviez-vous

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias

De plus en plus de journalistes– des équipes de télévision en particulier – sontexpulsés des cortèges par des manifestants, se font bousculer et voient leur matériel jeté à terre. Jugés indésirables par une partie de ceux qui manifestent contre la «loi travail», ils sont considérés comme les porte-parole des pouvoirs politique etéconomique ... et de la police.

 
Cette méfiance et cette défiance vis-à-vis de ceux qui font profession de témoigner doivent nous interroger. S’il n’est pas acceptable que des journalistes soient agressés alors qu’ils font leur travail, le traitement médiatique des manifestations,avec une focalisation sur les violences et les «casseurs» par les journaux télévisés,toutes chaînes confondues, pose question.
 
Comme si le gouvernement avait besoin d’auxiliaires pourdécrédibiliser une contestation populaire majoritaire dans l’opinion de la loi travail. Le SNJ-CGT regrette que certains journalistes y contribuent par obéissance à leur hiérarchie, par réflexe sensationnaliste, par manque de recul, par négligence des principes professionnels..
 
Pourtant les règles de notre profession sontclaires : « un journaliste digne de ce nom.../...tient la calomnie, les accusations sans preuves, la  déformation des faits, le mensongepour les plus graves fautes professionnelles, .../...tient le scrupule et les ou ci de la justice pour des règles premières, ne confond pas son rôle avec celui du policier». (Charte des devoirs professionnels des journalistes français, juillet 1918,révisée en 1938).
 
Le SNJ-CGT regrette que dans certaines rédactions, les journalistes et leur hiérarchie aient l’indignation sélective à l’occasion des mouvements sociaux. Quand des portiques d’écotaxes sont détruits, les responsables ne sont pas des«casseurs» mais des «bonnets rouges» symboles d’une région en lutte. Quand, après une semaine de mobilisation des agriculteurs, le montant des dégâts se monte à 4 millions d’euros, on ne parle pas de casseurs mais de « colère compréhensible» d’une population en souffrance.
 

Rien à voir avec le lynchage médiatique subi par les salariés en lutte de Goodyear ou d’Air France qui n’ont pas bénéficié, loin de là, de la même mansuétude de la part de la « grande presse». Cette dernière n’a pas non plus beaucoup rappelé les 8000 emplois supprimés, la fermeture d’Aulnay ou le sauvetage par l’Etat de la banque PSA-finance lors de l’annonce du salaire indécent du PDG de Peugeot (5,2 millions d’euros en 2015). Oule contrat de compétitivité et les mesures de modérationssalariales chez Renault en 2013 qui ont permis à son PDG d’augmenter sa rémunération de 2,6 à 7,2 millions d’euros en un an !

 

Pour le SNJ - CGT la violence est d’abord celle des salaires indécents des PDG du CAC 40 et d’un système économique qui broieles plus faibles. Il y a bien d’autres violences à rappeler, à interroger et à dénoncer que celles des bris de vitrines d’agences bancaires ou de boutiques de marques de luxe!

 

Si les journalistes doivent témoigner des violences lors des manifestations contre la loi travail, ils doivent aussi rendre compte des violences policières inacceptables comme les tirs de flash-ball dans les visages, les lancers de grenade de désencerclement en hauteur et non au sol, les coups de matraque sur des manifestants assis, ou la tactique provocatrice de la coupure des cortèges!

 

Il y a suffisamment de témoignages, de récits et d’images de blessures sur lesréseaux sociaux pour que les journalistes trouvent matière à relater de manièreéquilibrée de la réalité du malaise social qui s’exprime dans les rues du pays.

 

Montreuil SNJ-CGT

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
La LOI TRAVAIL c'est la CASSE du Code du Travail : C'EST ÉCRIT NOIR SUR BLANC ! [Document]Yves Durand, député PS de la 11ème circonscription du Nord a fait parvenir à quelques citoyens, il y a quelques jours et par erreur, une note technique de la commission des affaires sociales. Cette note est datée du 17 mai, soit après l'utilisation du 49.3, et fait le point en 94 pages très détaillées sur la dernière version du projet de loi travail.
Vous lirez (ci-dessous) au bas de la page 9 une phrase qui devrait clore tout débat tant elle est claire. Il s'agit d'un point sur l'évolution législative de ces dernières années. Vous pouvez constater qu'on y explique le plus simplement du monde que projet de loi El Khomri termine le travail engagé par Sarkozy (loi de 2008), et qu'il n'évite absolument pas des dispositions qui pourraient être défavorables aux salariés, bien au contraire. C'est écrit noir sur blanc...

 

source : Roger Vicot sur Facebook
source : Roger Vicot sur Facebook

source : Roger Vicot sur Facebook

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Interrogé sur le blocage des raffineries, Emmanuel Lépine, le secrétaire général de la branche pétrole de la CGT renvoie la responsabilité au gouvernement.

Emmanuel Lépine : "Ce n'est pas la CGT qui se radicalise mais le gouvernement"
"Ce n'est pas la CGT qui se radicalise mais le... par Europe1fr

Six des huit raffineries sont bloquées en France lundi. Au total, ce sont 1.500 stations-service sur 12.000 qui sont à sec. Mais pour Emmanuel Lépine, secrétaire général de la branche pétrole de la CGT interrogé sur Europe 1, "si les gens sont embêtés, c'est la conséquence de l'entêtement du gouvernement" qui fait "le sourd."

Obtenir le retrait de la loi Travail. La CGT demande depuis le début du mouvement de contestation le retrait pur et simple de la loi Travail. "Je pense qu'on a mis le clignotant depuis presque un mois", se justifie Emmanuel Lépine. "On avait annoncé un préavis dans les raffineries. La seule réponse que l'on a face à nos actions, c'est l'envoi des forces de l'ordre pour dégager les lieux. Je rappelle que la grève est un droit individuel et je récuse le terme de blocage des raffineries. Il s'agit d'une grève des salariés des raffineries."

"Notre but, ce n'est pas d'embêter les gens", poursuit Emmanuel Lépine. "On dit souvent que la CGT se radicalise. Moi, je dis que c'est le gouvernement qui se radicalise. Il n'a entendu ni les députés avec le 49.3 ni les partenaires sociaux avant ni les manifestants dans la rue." Une nouvelle journée de mobilisation nationale est prévue jeudi contre la loi Travail. "Le gouvernement doit réagir vite pour ne pas continuer à bloquer les gens", conclut Emmanuel Lépine.

 
Par: Nicolas Maury.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias

On a besoin de vous:

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Ils voulaient que je vienne à leur débat sur « les inégalités entre générations », sans un salarié ni un précaire, mais avec des diplômés d’HEC, et des gérants de start-up et moi au milieu, comme alibi.

 

Bonjour Monsieur Lenglet, bonjour Monsieur Delbos.

Vous m’avez invité pour votre première émission de L’Angle Eco, qui sera diffusée le mardi 31 mai. Je vous en remercie, mais je décline cette invitation.

Je pourrais arguer que le thème retenu, « les inégalités entre générations », n’est pas dans mes cordes, que j’y préfère les « inégalités » tout court, une archaïque lecture « capital / travail ». Mais bon, comme je suis journaliste, c’est-à-dire « bon à rien et touche à tout », j’aurais pu m’accommoder de ce sujet, le détourner un peu : quand on assiste à une assemblée générale d’actionnaires, exclusivement composée de têtes blanches, on se dit que, en effet, les dividendes pour ces vieux sont prélevés sur des jeunes salariés (ou en stage, ou au chômage).

Non, c’est le casting pour vos plateaux qui me fait renoncer à vous rendre visite.

On connaît l’orientation libérale de François Lenglet (55 ans), et ce n’est pas moi, avec mon engagement assumé, qui vais lui demander de se retrancher derrière une fausse neutralité.

A ses côtés, Jean Tirole (62 ans), prix de la Banque de Suède d’économie, partisan du libre-échange, de la flexibilité du travail, de la baisse des indemnités chômage, etc., lui apporte une caution scientifique à tous les dumpings réclamés par le Medef. (De son vivant, j’ai longuement discuté avec Maurice Allais, le premier français à avoir reçu le prix de la Banque de Suède d’économie : avec la même caution scientifique, lui aurait défendu des positions presque inverses, pour le protectionnisme et contre tous les moins-disants imposés au nom de la compétitivité. Mais cet économiste, hétérodoxe, n’a jamais bénéficié de la médiatisation offerte au très libéral Jean Tirole.)

Partons pour ce tandem.
Mais qui mettez-vous, à leurs côtés, pour le rééquilibrer ?
Dans le premier « débat », par exemple, sur l’emploi ?

Sophie de Menthon (68 ans), « cheffe d’entreprise », et longtemps membres du Medef.
Emmanuelle Duez (28 ans), diplômée de l’Essec et de Science-Po, décrite par La Tribune comme « serial entrepreneuse de choc ».
Enfin, Diana Filippova (29 ans), diplômée de HEC et de Science-Po, que vous me présentez comme « entrepreneuse », et en même temps « responsable des relations écosystème start-up chez Microsoft ».

Des libéraux débattront donc avec des dirigeants d’entreprises, des diplômées de grandes écoles avec des diplômés de grandes écoles, l’élite occupera tout l’espace. Nul doute qu’on trouvera bien des désaccords entre eux, que certains – certaines – auront des propos originaux, mais enfin : qu’il n’y ait pas un salarié normal, pas un stagiaire, pas un précaire, pas un syndicaliste ! Eux qui représentent la masse du pays ! Comme s’ils n’avaient rien à dire, eux, sur l’emploi !

Et je viendrais m’y ajouter, moi, pour servir d’alibi à cette comédie ?
Je pourrais, oui.
Je pourrais y venir, pour dénoncer ce dispositif.
Mais parfois, on est fatigués de ces combats : je vous laisserai « débattre » tranquillement…

Bref, je ne trouve pas que ce pluralisme rétréci fasse honneur au service public.

Je reste à votre disposition, néanmoins, ultérieurement, pour des débats plus équilibrés.

Fakirement,

François Ruffin.

Par François Ruffin

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

On a besoin de vous!

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Militant sans être chiant : sacré défi !
On fait ce qu’on peut, à Fakir.
Alors, quand le leader de Podemos vient secouer tout ça…

J’avais pondu un édito sur la décroissance et la CGT, la fécondation et la sortie de l’euro, le sectarisme et l’opportunisme, où je citais Pascal et Jaurès, et je terminais sur Pablo Iglesias, le leader de Podemos.
Les copains ont trouvé ça chiant.
Ils avaient pas tort, je crains.
Alors, je vais juste garder Pablo Iglesias, parce qu’il adresse à la gauche, par-delà les Pyrénées, une leçon de politique : comprendre notre peuple d’abord.
Et en plus, lui, au moins, il est pas chiant :
Il faudrait préciser ici que c’est Iglesias qu’on cite dans le passage qui suit, ce n’est pas clair à la première lecture…

Je vais vous raconter une anecdote.
Lorsque le mouvement a commencé, le mouvement 15-M, à Puerta del Sol [connu en France comme les Indignés], certains étudiants de ma fac, la fac de sciences politiques, des étudiants avec une forte conscience politique – qui avaient lu Marx et Lénine – sont entrés pour la première fois en contact avec des gens normaux. Ils ont été déçus : « Ils ne comprennent rien ! Nous leur disons : ‘‘Vous êtes des travailleurs, même si vous ne le savez pas !’’ ». Les gens les regardaient comme s’ils venaient d’une autre planète. Et les étudiants rentraient chez eux, dépités, se disant : « Ils ne comprennent rien. »

Je leur répondrais :
« Ne voyez-vous pas que le problème, c’est vous ? Que la politique n’a rien à voir avec le fait d’avoir raison ? Vous pouvez avoir la meilleure analyse, comprendre les processus politiques depuis le XVIe siècle, savoir que le matérialisme historique est la clé de compréhension des mécanismes sociaux, et vous allez en faire quoi ? Aboyer sur les gens ? Leur hurler : ‘‘Vous faites partie de la classe ouvrière et vous ne vous en rendez même pas compte !’’ ?
L’ennemi ne réclame que ça, rire de vous. Vous pouvez porter un T-shirt avec faucille et marteau. Vous pouvez brandir un drapeau immense, immense, immense, et rentrer chez vous avec ce drapeau, tout ça pendant que l’ennemi se rit de vous. Parce que les gens, les travailleurs, ils préfèrent votre ennemi. Ils croient à ce qu’il dit. Ils le comprennent quand il parle. Vous, ils ne vous comprennent pas. Et peut-être que c’est vous qui avez raison ! Vous pourrez demander à vos enfants d’écrire sur votre tombe : ‘‘Il a toujours eu raison… mais personne ne l’a jamais su.’’ »

Croyez-vous, par exemple, que j’aie un problème idéologique avec une grève générale de 48 heures, ou même de 72 heures ? Pas le moins du monde ! Le problème, c’est qu’une grève n’a rien à voir avec combien vous ou moi la voulons. Cela a à voir avec la force de l’union, et vous comme moi y sommes insignifiants.
Vous et moi pouvons souhaiter que la Terre soit un paradis d’humanité, on peut souhaiter tout ce qu’on veut et l’inscrire sur des tee-shirts. Mais la politique est une question de force, pas de souhaits, ni de discussions en assemblées générales. Dans ce pays, il n’y a que deux syndicats capables d’organiser une grève générale, les CCOO et l’UGT. Est-ce que ça me plaît ? Non. Mais c’est la réalité, et organiser une grève générale, c’est dur.
J’ai tenu des piquets de grève devant des stations d’autobus à Madrid. Les gens qui passaient là-bas, à l’aube, vous savez où ils allaient ? Au boulot. C’était pas des jaunes, mais ils se seraient fait virer de leur emploi, parce que dans leur boîte il n’y a pas de syndicat pour les défendre. Parce que les travailleurs qui peuvent se défendre, ce sont ceux des chantiers navals, des mines, où il y a des syndicats puissants. Mais les jeunes qui travaillent dans des centres d’appels, ou comme livreurs de pizzas, ou les filles dans le commerce, ne peuvent pas se défendre.
S’ils se mettent en grève et qu’ils sont licenciés le jour suivant, il n’y aura personne, ni vous ni moi ne serons là, et aucun syndicat ne pourra garantir qu’ils pourront parler en tête à tête avec le patron et dire : ‘‘Vous feriez mieux de ne pas virer cet employé pour avoir exercé son droit de grève, parce que vous allez le payer.’’ Ce genre de choses n’existe pas, peu importe notre enthousiasme.

La politique n’est pas ce que vous et moi voudrions qu’elle soit. Elle est ce qu’elle est, et c’est terrible. Terrible. Et c’est pourquoi nous devons parler d’unité populaire, et faire preuve d’humilité. Plus d’une fois vous devrez parler avec des gens qui n’aiment pas votre langage, chez qui les concepts qu’on utilise ne résonnent pas.
César Rendueles, un mec très intelligent, dit que la plupart des gens sont contre le capitalisme, mais ne le savent pas. Que la plupart des gens défendent le féminisme mais sans avoir lu Judith Butler ou Simone de Beauvoir. Qu’il y a plus de potentiel de transformation sociale chez un père qui lave la vaisselle ou qui joue avec sa fille, ou un grand-père qui explique à ses petits-enfants qu’il faut partager leurs jouets, que dans tous les drapeaux rouges qu’on peut apporter dans une manifestation. Et si nous ne parvenons pas à comprendre que toutes ces choses peuvent servir de trait d’union, l’ennemi continuera à se moquer de nous.

C’est comme ça que l’ennemi nous veut, petits, parlant une langue que personne ne comprend, minoritaires, cachés derrière nos symboles habituels. Ça lui fait plaisir, à l’ennemi, parce qu’il sait qu’ainsi nous ne représentons aucun danger.
Nous pouvons avoir un discours très radical, dire que nous voulons faire une grève générale spontanée, parler de prendre les armes, brandir des symboles, trimbaler dans nos manifestations les portraits des grands révolutionnaires. Ça fait plaisir à l’ennemi ! Il se moque de nous !
Mais quand on commence à rassembler des centaines, des milliers de personnes, quand on commence à convaincre la majorité, même ceux qui ont voté pour l’ennemi avant, c’est là qu’il commence à avoir peur.
Et c’est ça qu’on appelle la politique.
C’est ça que nous devons apprendre.

Il y a avait un gars qui parlait de Soviets en 1905. Il y avait ce chauve, là. Un génie. Il a compris l’analyse concrète de la situation. En temps de guerre, en 1917, quand le régime en Russie s’effondrait, il a dit une chose très simple à tous les Russes, qu’ils soient soldats, paysans ou travailleurs. Il leur a dit : « Pain et paix ».
Et quand il a dit « Pain et paix », ce que tout le monde voulait, beaucoup de Russes qui ne savaient pas s’ils étaient de ‘‘gauche’’ ou de ‘‘droite’’, mais qui savaient qu’ils avaient faim, ont dit : ‘‘Le chauve a raison’’, et le type chauve a très bien fait. Il n’a pas parlé aux Russes de « matérialisme dialectique », il a parlé « de pain et de paix ». Et c’est une des principales leçons du XXe siècle.

Par: François Ruffin.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Christian Estrosi (LR) ayant démissionné de son poste de député, les 88.000 électeurs de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes sont retournés dans l’isoloir pour choisir leur nouveau représentant. L'abstention massive atteint 76,7%.

Législative partielle : Le PCF devant le PS à NiceLa candidate LR, Marine Brenier, arrive en tête des élections avec 47,4% (en 2012 Estrosi recueillait 44,23%). Le Front national est second avec 30,5% (21,41% en 2012).

Le PCF devant un PS laminé

Le candidat communiste, Philippe Pellegrini , rassemble 7,2% des voix, un score qui tranche par rapport à 2012 (3,94%) puisque ce dernier double.

Le communiste arrive devant la candidate du PS, Chaama Graillat, qui n'obtient que 6,5%. Un score très loin des 25,18% obtenus en 2012.

La candidate du gouvernement se fait laminer. C'est une bonne chose. Par contre la droite et l’extrême droite recueille 77,9% des voix.

 
 
Par: Nicolas Maury

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
TOUJOURS DÉTERMINÉ-ES : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie ! [Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL]

Après plus de deux mois de mobilisation des salarié-es, des jeunes, des privé-es d’emploi et des retraité-es, la mobilisation se poursuit et s’amplifie comme le montre cette journée du 19 mai.

Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte. 
L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.

Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.

Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions.

Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat. Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.

Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.

La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es.

Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement.

Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.

Les Lilas,

 

SOURCE:

#Actualité FRANCE

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