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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Mediapart, France 2, TF1, Le Télégramme ou encore Le Dauphiné libéré. Après les attentats de Paris et de Saint-Denis, Marc Trévidic, ancien juge d’instruction du parquet antiterroriste de Paris, aujourd’hui au tribunal de grande instance de Lille, s’est beaucoup exprimé. Interrogé cette fois-ci par Les Echos, il évoque l’état des services de renseignements et des services judiciaires français, et ce qui adviendra de cette “guerre” contre les terroristes de l’Etat islamique.

LIEN VERS L'ARTICLE CI-DESSOUS:

Marc Trévidic : “Nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table”

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Internationale
Franco (à gauche) et Juan Carlos (à droite) (source: les-yeux-du-monde.fr)Franco (à gauche) et Juan Carlos (à droite) (source: les-yeux-du-monde.fr)

On a souvent écrit dans notre blog que l’Espagne n’avait pas rompu avec le franquisme et qu’il s’était recyclé, en quelque sorte, durant la mal nommée « transition » : la période dite de « récupération de la démocratie » après la mort du dictateur, en novembre 1975. Franco gouverna l’Espagne dans l’esprit de la « croisade », de la revanche de classe, comme un pays occupé, fusillant et garrotant jusqu’en septembre 1975...

L’incomplète défranquisation, l’oubli, la dépolitisation, l’impunité, négociés, et la démocratie séquestrée, bancale, ont permis au révisionnisme historique de travailler en profondeur ... l’Espagne profonde, celle qui vote PP par peur des « rouges » et surtout du changement, sous le poids des conservatismes, de l’oligarchie, de l’Eglise, de la finance, celle-là même qui prit part au « golpe » militaire et l’arrosa généreusement...
Le richissime banquier mafieux Juan March, l’Allemagne nazie, ses banques, le Portugal de Salazar, l’Italie fasciste, les autorités navarraises, quelques synarques français, tendirent immédiatement un pont d’or aux putschistes. La multinationale nord-américaine Texaco livra le pétrole nécessaire... La « caste » d’aujourd’hui, beaucoup de grandes familles de l’oligarchie financière actuelle, sont héritières de l’époque.

D’où le refus de la droite néo-franquiste, organisée dans le parti populaire, de condamner publiquement le franquisme, 80 ans après.


UN EXEMPLE :

Le 14 juillet 2016, le groupe du PP, majoritaire au « gouvernement autonome » de la Communauté de Madrid, a refusé que soit discutée et votée une « Déclaration institutionnelle » de condamnation du franquisme, présentée par le groupe « Podemos ». L’Assemblée, présidée par un « poids lourd » du PP, la « pépéra » rajoïste Cristina Cifuentes, a repoussé brutalement l’initiative.
Le texte de « Podemos » exigeait simplement la « reconnaissance de tous ceux qui furent réprimés par le franquisme, de tous ceux qui durent s’exiler, des emprisonnés, des persécutés ». A plusieurs reprises, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a mis en demeure le gouvernement et les institutions espagnoles d’appliquer les législations, dispositions, traités, textes internationaux... que l’Espagne officielle a ratifiés, mais dont elle se contrefiche, en matière notamment de crimes contre l’humanité, de violations de droits de l’homme... Amnesty International parle d’ « exception macabre ». Il faut à la droite espagnole faire oublier encore et toujours les origines sanglantes de la monarchie parlementaire et son illégitimité.

PS. A quand l’annulation des procès militaires expéditifs et la réhabilitation de Julian Grimau, de Cristino Garcia, des « 13 roses », de Salvador Puig Antich, des suppliciés du FRAP, de l’ETA (1975), etc. ? A quand la transformation du fasciste « Valle de los Caídos », d’hommage aux « vainqueurs de la Croisade », tombeau monumental de Franco, en Musée de la mémoire des crimes du franquisme ? A quand la réparation des spoliations de toute sorte, de la répression économique dont furent victimes des dizaines de milliers de familles républicaines ? A quand un mea culpa de cette Eglise, complice et actrice de ce que l’historien Paul Preston appelle « l’holocauste espagnol » ? A quand une vraie « loi de mémoire » (justice, vérité, réparation), et des moyens pour l’appliquer ? A quand la fin de l’impunité ? 1936-2016 : 80 ans déjà.


Par: Jean ORTIZ

SOURCE:

 

#Actualité internationale

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias
"FAKIR" de juillet-août 2016 est paru !

Le dernier Fakir vient à peine de sortir. Mais puisque le rédac’chef se décide à coller à l’actu, on publie - et en exclu - l’édito que vous retrouverez dans vos boites à lettres et vos kiosques bientôt.

« Les ‘vieux’ ont pris la décision qui engage leur avenir : les jeunes Britanniques, très majoritairement favorables au maintien dans l’UE, sont particulièrement frustrés par les résultats du référendum et furieux envers leurs aînés », indique une dépêche de l’Agence France-Presse. Ainsi de Mary Treinen, 23 ans, consultante en technologie : « Je suis en colère. Ceux qui ont voté Brexit ne vont pas avoir à se battre pour leur avenir. »
L’ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit reprend au bond cet argument : « Le passé a décidé de l’avenir. » A la RTBF, la radio télé belge, le directeur de l’information y va de sa proposition iconoclaste : « Faut-il supprimer le droit de vote aux plus de 60 ans qui votent contre l’avenir des jeunes ? » Le Monde, bien sûr : « Le droit de vote, c’est comme le permis : franchement, au bout d’un certain âge, on devrait leur retirer. » Pour d’autres, le vote des jeunes devrait peser davantage aux élections, parce qu’ils vont devoir « vivre plus longtemps » avec cette décision.
C’est une idée que nous avait déjà soumise Emmanuel Todd, mais pour un but presque inverse.
Les pro-européens devraient, en effet, se méfier.
Certes, en Grande-Bretagne, 73 % des 18-24 ans, 62 % des 25-34 ans, 52 % des 35-44 ans ont voté pour le Remain, le Leave dominant ensuite. Mais qu’en est-il, alors, chez nous, au référendum de 2005 ? C’est l’inverse qui est apparu : 56 % des 18-24 ans, 60 % des 25-34 ans, 63 % des 35-49 ans ont voté pour le « Non », le « Oui » ne devenant majoritaire que chez les 65 ans et +.
Ici, ce sont les vieux qui tiennent le plus à l’Union européenne.
Qui mettent notre avenir en péril par leur attachement à la « concurrence libre et non faussée ».
Et l’on ne voit pas l’AFP, Le Monde, Cohn-Bendit, etc. protester contre ces choix anti-jeunes, de Maastricht à Lisbonne...

Par souci d’amélioration de la démocratie, faisons une seconde suggestion : depuis quarante ans, « nous » avons fait le choix d’un libre-échange mondialisé. Mais qui en a payé le prix, en première ligne ? Les classes populaires. Ne faudrait-il pas, alors, leur accorder, à elles aussi, un double suffrage ?
Elles savent, en tout cas, se saisir du sujet lorsque la question leur est posée. En France, en 2005, 79 % des ouvriers et 67 % des employés s’étaient opposés à la Constitution européenne (contre 65% des cadres pour le « Oui »). En Grande-Bretagne, 64 % des ouvriers et 64 % des employés ont voté pour le Leave (contre 57 % des cadres pour le Remain).

"FAKIR" de juillet-août 2016 est paru !

Dans le nouveau Fakir en kiosque, une femme de ménage l’emporte contre le géant du nettoyage. Mais dans cette bataille, Madame Gueffar n’était pas seule... Entourés des cheminots, des soutiens, des amis, on a appris un truc dans cette bataille : la victoire en se taisant.
Mais aussi :

 

  • Cet été, vos cerises auront une autre saveur ! Que du pur produit ! Car le gouvernement français a pris une décision franchement protectionniste : il a interdit le dimethoate, un pesticide largement utilisé, risquant le drame sanitaire. Puis il a interdit qu’on importe des cerises traitées par ce produit. Et l’Allemagne, la Belgique, la Grèce, l’Italie, l’Espagne ont suivi. Surtout, on y a vu une brèche. Aujourd’hui les cerises et pourquoi pas, demain, les abricots ?, les prunes ?, les poireaux ? Ce régime sans pesticides 5 fruits et frontières par jour, Emmanuel Aze nous l’a expliqué, dans son verger de Villeneuve-sur-Lot.
  • Marc, un ancien des services secrets, avait lâche le mot : Kazakhstan. Après quelques recherches, c’est une vraie histoire d’amour qu’on a trouvée. Et illustrée avec des photos, de Sarko, par qui l’amour commence. Et de Hollande, qui l’a non plus, n’incarnera pas trop le changement.
  • Mais qui tue (vraiment) les entreprises ? Des caves de l’Insee aux bureaux de Bercy, Fakir vous propose de partir à la recherche de celui qui silencieusement abat l’investissement. Et attention, les rapports supposés critiquer la Finance ne sont pas toujours ce que l’on croit...
  • Notre « FO », « Film obligatoire » du moment : Queimada. Avec Marlon Brando qui délivre des leçons de guérilla...
  • Une immersion dans les caves de Marks & Spencer !
  • La mondialisation pour les nuls, à Zutkerkque, avec Jibé.
  • Nos heures sup’, non tarifées, de Nuit debout aux dockers du Havre...
  • Et bien sûr le carnet de bord de nos reporters.

A retrouver en kiosque, à commander en ligne. Mais le mieux, c’est quand même de s’abonner !

 

#Actualité FRANCE

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Et maintenant, le TOUR de (la) FRANCE ? (RUPTURES - éditorial du 4 juillet 2016)

Donc on peut s’en aller. C’est la leçon essentielle qui découle du référendum britannique. En dépit de l’incroyable brouhaha politico-médiatique et de l’extraordinaire confusion que les mauvais perdants ont tenté de semer.

Car on aura tout entendu, du plus classiquement éculé au plus audacieusement grotesque : les Britanniques ont voté par « inadvertance », dans un « moment d’égarement » ; ils voulaient juste donner un avertissement au Premier ministre ; ils regrettent déjà leur vote ; du reste, un référendum devrait n’être valable qu’avec 60% de votes positifs ; avoir lancé consultation populaire est « irresponsable », voire « criminel ». Par ailleurs, le divorce d’avec l’UE est « matériellement impossible » ; en outre, le parlement peut encore défaire ce que les citoyens ont tranché ; et finalement, la procédure de divorce pourrait bien ne jamais être enclenchée…

L’Europe a une longue expérience en matière d’inversion des verdicts populaires. Mais cette fois, il va falloir que ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités s’y fassent : la sortie aura lieu. Ni le levier écossais (aléatoire et lointain), ni la (malheureusement réelle) désinvolture des Tories pro-Brexit (mais qui n’avaient nullement le monopole de la campagne anti-UE) n’y changeront rien.

L’événement est de même magnitude que la chute du Mur de Berlin. Mais là où cette dernière avait enclenché l’extension de la domination occidentale, antisociale et belliqueuse, sur le monde, le choix du peuple britannique sape les fondements d’un des piliers majeurs de cette hégémonie. La « contagion » constitue dès lors la grande terreur des dirigeants européens. Comme s’en désespère l’ultra-fédéraliste Guy Verhofstadt : « ce n’est qu’une question de temps avant qu’on voie d’autres pays se lancer dans des demandes similaires ».

Les maillons faibles sont déjà connus (mais n’excluent pas des surprises) : le Danemark et les Pays-Bas, mais aussi l’Italie… Et bientôt le tour de la France ? Dès 2004 – date de la signature de feu le traité constitutionnel, suivie quelques jours plus tard d’une gifle monumentale manifestée par l’abstention massive aux élections européennes – les premières fissures sont apparues. Les Non français et néerlandais de 2005 ont provoqué de profondes lézardes. Le Brexit creuse une brèche si béante que la digue ne peut désormais plus être réparée.

Certains seconds couteaux vendent la mèche, tel Alain Lamassoure qui plaide « pour un divorce très couteux et très douloureux pour le Royaume-Uni » (avis aux volontaires suivants), ou bien l’ancienne présidente de l’europarlement Nicole Fontaine, qui se réjouit déjà : « quand on va constater les conséquences économiques qui vont frapper la Grande-Bretagne, ça peut calmer les pays tentés par cette contagion ».

Au fond, l’UE ressemble furieusement à une secte : si un membre veut quitter l’organisation pour retrouver sa liberté, on le harcèle, on le dénigre, on le menace des pires conséquences – bref, on s’efforce de lui pourrir la vie ; pour le punir, mais aussi et surtout pour tétaniser ceux qui seraient tentés de le suivre.

Les coups tordus et les obstacles ne manqueront donc pas, ce qui laisse ouverts les formes et le délai de la sortie du Royaume-Uni. Mais pas sa survenance. Notamment parce que le vote populaire a eu pour facteur essentiel « la rébellion des dominés contre les dominants et des laissés-pour-compte contre les décideurs » selon les termes du présentateur vedette de la BBC Andrew Marr. De fait, c’est bien dans les villes ouvrières et les régions désindustrialisées (en Angleterre du Nord, en particulier) que la victoire a été assurée.

Les quolibets haineux qui fusent contre ces « milieux défavorisés » dotés d’« un niveau d’éducation inférieur », « irrationnels et mus par la haine » témoignent jusqu’à la caricature d’un mépris de classe rehaussé par la hargne de la défaite, qui s’est illustré en particulier parmi les milliers de manifestants londoniens – jeunes « citoyens du monde » des bobos quartiers auxquels se mêlaient des expatriés – qui ont réclamé l’annulation du vote exprimé par plus de 17 millions d’électeurs, s’appuyant sur une pétition en ligne ouverte à la signature de la planète entière…

Tout cela sera vain. Car un spectre hante l’Europe, qui a été formidablement résumé par le président allemand Joachim Gauck trois jours avant le scrutin, dans un mélange de lucidité et d’effroi : « les élites ne sont pas le problème, ce sont les peuples qui sont pour le moment le problème ».

Tout est dit.

Par: Pierre Lévy

SOURCE:

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias

Dans la foulée du massacre de la promenade des Anglais, la droite et l’extrême droite ont dénoncé « l’impuissance de l’exécutif », et réclamé que « la vérité » soit enfin assumée. Nicolas Sarkozy estime ainsi que « le moment de dire les choses viendra bientôt ». Reste à savoir de quelles promesses il veut parler…

Contrairement aux attentats de janvier et de novembre 2015, la polémique s’est engagée très vite. Christian Estrosi a interpellé le gouvernement, suivi d’Éric Ciotti, de François Fillon, et même d’Alain Juppé d’ordinaire plus réservé dans ce type de circonstances (lire nos reportages sur Mediapart : « Des élus veulent pointer la responsabilité du pouvoir » et « François Hollande mesure le risque de dislocation »).

Il faut dire que l’horreur du bilan, le mode d’action impitoyable du tueur, la symbolique du 14-Juillet, et la succession désormais régulière d’attentats peuvent provoquer dans les esprits une lassitude mêlée de colère et d’impatience : « Mais que font les pouvoirs publics ? », cette interjection habituelle, lancée à l’occasion des malheurs ou des contrariétés du quotidien, prend cette fois une résonance tragique. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants, qui ont été frappés à l’aveugle, mais c’est un pays tout entier et un mode de vie commun qui sont visés et malmenés. Il est donc naturel que le regard des citoyens se tourne vers ceux qui détiennent l’autorité. Les questions sur le renseignement, le suivi des suspects, les moyens et leur mise en œuvre, l’efficacité ou l’inutilité de l’état d’urgence, ne sont pas superflues…

Mais quelque chose étonne dans le discours public, notamment de la part des grands élus de l’opposition. À force de coller aux sentiments et aux ressentiments des anonymes qui s’expriment dans la rue ou sur les réseaux sociaux, de surfer sur les peurs et les fureurs, et même de souffler sur les braises, ne prennent-ils pas le risque de ruiner l’autorité politique qu’ils aspirent à exercer ?

Henri Guaino dégage-t-il une impression de sagesse lorsqu’il invite à armer de lance-roquettes les militaires chargés d’assurer la sécurité des rues ? Christian Estrosi est-il crédible, quand il interpelle l’État en oubliant que les grands élus locaux ou régionaux ne sont pas des quidams ? Emportés par leur zèle, les chefs des diverses oppositions, au fil des temps et des alternances, se sont souvent aventurés sur des chemins intenables, qui les ont ridiculisés dès qu’ils sont passés du ministère du verbe aux allées du pouvoir. Avec le terrorisme qui porte à incandescence des questions aussi fondamentales que la sécurité, l’autorité, ou l’identité, ce risque est multiplié par mille. C’est l’essence même du pouvoir politique, sa capacité à agir, à entraîner, à gérer le réel, qui se trouve mise en question.

À ce titre, et au-delà des dérapages des uns ou des autres, une rhétorique est en train de devenir dominante. Elle parle, comme l’a fait Nicolas Sarkozy à la sortie d’une cérémonie religieuse, de « dire les choses » pour être cru. De les nommer. De lever les tabous. D’oser mener la guerre, puisqu’on nous la déclare.

Le problème, c’est que ce discours martial (« Aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons, qu’un sang impur abreuve nos sillons ») est justifié par une autre exigence. La promesse de sécurité et de tranquillité. À entendre ces proclamations, il faut oser la guerre pour se mettre à l’abri ! On entre là dans un concept qui date de la première guerre du Golfe. On a dégainé à cette époque l’idée d’une guerre technologique où ne mourraient que les ennemis, et encore… La guerre propre. La fameuse guerre à zéro mort.

On a vérifié depuis cette époque, et de façon souvent affreuse, que ce concept de guerre à zéro mort était une escroquerie. Le plus grand bobard des quarante dernières années. On meurt toujours à la guerre, qu’elle soit symétrique ou pas. Partir en guerre c’est décider, à tort ou à raison, qu’un intérêt collectif supérieur surpasse le droit individuel de vivre, et qu’il peut être utile, au nom du bien public, que des gens trouvent la mort. Si la guerre dont on parle est une nécessité, elle fera d’autres victimes, quelles que soient les précautions.

S’avancer devant l’opinion en promettant que personne ne mourra, parce qu’on prendra de fantastiques mesures de protection, et soutenir dans le même mouvement qu’il faut déclarer la guerre et l’assumer, est un mensonge intenable. Soit on se planque pour survivre, soit on se bat quitte à mourir, mais pas les deux à la fois. Alors qu’ils s’apprêtent à revenir au pouvoir en réclamant qu’on « dise les choses », les candidats à la primaire de droite feraient bien de ne pas les escamoter.  

 

Par Hubert Huertas et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Raymonde Nédelec née Barbé le 22 octobre 1915, veuve du communiste tombé en disgrâce Charles Tillon (1897-1993), ancienne résistante, ancienne députée communiste, est décédée à 100 ans ce dimanche 17 juillet 2016.

Raymonde Tillon, aussi connue sous le nom de Raymonde Nédelec, résistante, déportée à Ravensbrück, est morte, annonce dimanche 17 juillet l'Élysée dans un communiqué. Agée de 100 ans, Raymonde Tillon fut la première députée communiste en 1945. « Députée communiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1951, elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la IVe République », indique l'Élysée.

En 2005, elle avait témoigné auprès de l'Agence France-Presse, rappelant son émotion lors de son élection 60 ans auparavant. « On était émues. Les femmes étaient reconnues comme des citoyennes, en tenant compte de leur travail dans la Résistance », s'était-elle félicitée. « Nous étions de partis différents. Mais toutes nous nous disions : enfin ! »

Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
"Le Journal du Dimanche" transforme une tribune anti-Loi Travail en tribune anti-CGT

Nous publions un courrier de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT (Ugict-CGT), adressé à François Clémenceau, rédacteur en chef du Journal du Dimanche.

Ce courrier, qui accompagne une demande de droit de réponse, fait suite à une manipulation grossière du « JDD », qui s’est cru autorisé à instrumentaliser une tribune hostile à la Loi Travail en la transformant en tribune contre la CGT.

À l’heure où nous publions ce courrier, la direction du Journal du Dimanche n’a pas donné suite à la demande de droit de réponse de l’Ugict-CGT.

Monsieur François Clémenceau
Rédacteur en chef du Journal du Dimanche
149 rue Anatole France
92300 LEVALLOIS-PERRET


Lettre recommandée avec Accusé de Réception

Objet : Demande de droit de réponse


Montreuil, le 4 juillet 2016


Monsieur le rédacteur en chef,

Nous vous avons sollicité pour la publication d’une tribune, signée par 55 entrepreneurs, cadres dirigeants et supérieurs sur la loi Travail. Cette tribune appelle à ouvrir un dialogue serein sur la loi Travail pour conduire « à des avancées sociales », estimant que « le gouvernement s’entête et refuse tout échange constructif ». Les signataires considèrent que « la loi Travail, en rompant avec les régulations sectorielles au niveau de la branche, risque de généraliser les logiques de dumping social et économique » et pointent les fortes incertitudes sur sa capacité à créer des emplois.

L’Ugict-CGT a fait le choix, par l’intermédiaire de sa Secrétaire générale, de s’associer à cette tribune et de la relayer, pour empêcher les mises en oppositions entre salariés. Cette tribune démontre que l’opposition à la loi Travail atteint jusqu’aux cadres dirigeants et entrepreneurs, ce qui démontre à quel point le gouvernement est minoritaire. Les 54 autres signataires ne sont, pour l’essentiel d’entre eux pas syndiqués. La tribune n’a d’ailleurs pas été rédigée par l’Ugict-CGT mais par un cadre dirigeant. Ces entrepreneurs, cadres dirigeants et supérieurs ne sont pas habitués des tribunes, leur liberté d’expression étant, du fait de leurs fonctions, très fortement limitée. En signant cet appel, ils s’exposent de façon inédite et ont choisi de le faire au vu de la gravité de la situation qui menace l’avenir de notre pays.

À l’issue de nos échanges, le JDD s’est engagé à la publier dans sa version papier du 3 juillet 2016.

Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que la tribune n’était pas publiée dans la version papier et que figurait à la place un article titré « Les cadres CGT prennent leur distance avec Martinez » [1], avec en sous-titre « Le syndicat CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT) appelle à "un dialogue apaisé" face à la loi Travail. Cette fédération prend ainsi implicitement ses distances avec le secrétaire général Philippe Martinez, bien qu’elle ne le cite pas. », et en conclusion [2] : « Critiques contre le gouvernement, ces signataires voient toutefois le dialogue "apaisé" comme "seule solution". D’où leur demande d’engager des "négociations" sur la loi Travail, contrairement au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui a redit cette semaine que "ça se jouera dans la rue". »

 

LIEN VERS L'ARTICLE CI-DESSOUS:

 

#Actualité FRANCE

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Certains gérants de magasins Petit Casino, Spar ou Leader Price Express, qui dépendent d'un statut à mi-chemin entre salariés et commerçants, reçoivent depuis quelques mois des courriers du groupe leur demandant d'étendre leurs horaires d'ouverture. En cas de refus, ils sont remerciés. D'autres sont poussés à passer à la franchise. Plusieurs gérants accusent le groupe de mener « un plan social déguisé ». Casino dément fermement.

Depuis quelques semaines, une pluie de lettres recommandées s’abat dans les boîtes aux lettres des gérants non salariés du groupe Casino. Ces travailleurs au statut hybride, pas vraiment salariés mais pas non plus totalement commerçants, sont payés à la commission sur les ventes qu’effectuent leurs magasins. Ils sont environ 3 400 en France et pilotent des Petit Casino, des Spar et des Leader Price Express, partout sur le territoire.

À l’automne dernier, Mediapart a consacré une longue enquête à leurs conditions de travail et aux étranges déficits qui se creusent dans les comptes de dizaines de magasins. Nous avions raconté comment Casino, deuxième groupe de distribution en France, se sert de ces trous comptables pour rompre les contrats le liant à ces gérants, qui travaillent bien souvent en couple, régulièrement plus de 60 heures par semaine, gagnent de toutes petites sommes, et n’ont pas d’autre logement que celui qui leur est fourni par leur employeur. Ces pratiques ont toujours cours et donnent encore lieu à des procès à répétition.

Mais depuis le printemps, les gérants non salariés doivent faire face à un nouveau souci. Selon nos informations, le groupe, présidé par Jean-Charles Naouri, envoie très largement des lettres leur demandant d’étendre les horaires d’ouverture de leurs magasins, bien que le groupe ne puisse pas officiellement leur imposer ce choix. Et ce courrier est bien souvent le prélude à une rupture du contrat de travail. « Nous tenons à attirer votre attention sur vos horaires : vous êtes libres de les déterminer, ceci étant, vous devez respecter les termes de votre contrat de cogérance qui prévoit que vous devez tenir compte des coutumes locales des commerçants, indiquent ces courriers types. Ainsi, par la présente, nous devons attirer votre attention sur l’impact de ne pas ajuster vos horaires d’ouverture. En effet, vos horaires actuels ne proposent pas de plages d’ouverture suffisantes de notre magasin. »

 

Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, en février 2013. © Reuters - Philippe Wojazer Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, en février 2013. © Reuters - Philippe Wojazer

 

La demande de Casino s’appuie sur l’article 1 du « contrat de cogérance » signé par les gérants, qui précise qu’ils doivent « assurer la gestion du magasin de vente au détail, dont ils fixent les plages d’ouverture en tenant compte des coutumes locales des commerçants détaillant d’alimentation générale et/ou des besoins de la clientèle ». Les courriers envoyés détaillent donc les horaires d’ouverture du magasin ciblé et les comparent à ceux de ses voisins. « Vos choix d’ouverture, qui ne répondent pas aux modes de consommation de nos clients et ne correspondent pas à notre image et politique commerciale, mettent en péril l’activité de notre magasin », insiste le courrier. Avant de se faire menaçant : « Sans nous immiscer dans votre organisation de l’exercice personnel de votre activité, nous vous demandons de revoir votre choix d’horaires et jours d’ouverture de notre commerce et ce afin de respecter vos obligations contractuelles. »

Ce courrier est précédé ou accompagné de visites des responsables commerciaux, qui transmettent le même message. En cas de refus, les gérants reçoivent promptement une deuxième lettre les convoquant à un entretien préalable à la rupture de leur contrat, puis sont remerciés. C’est ce qui est arrivé à Sandrine Dargès et à son mari. Ils travaillaient depuis août 2006 au sein du groupe Casino et s’occupaient d’un magasin à Nîmes depuis six ans, d’abord sous enseigne Petit Casino puis, à partir de janvier 2015, sous enseigne Leader Price Express. Malgré un chiffre d’affaires de 82 000 euros par mois, une ouverture du magasin étendue avec le passage en Leader Price (8 h-13 h ; 15 h-19 h 30 du lundi au samedi) et plus de 75 heures de travail hebdomadaire pour chacun, selon leurs décomptes, les époux Dargès ont reçu le 22 avril un courrier de Casino leur demandant d’élargir les heures d’ouverture.

Devant leur refus, leur contrat a été rompu fin juin, et ils doivent quitter leur logement mi-août. « Nous avions 500 clients par jour, les deux caisses tournaient quasiment en continu, nos deux heures de pause à midi nous servaient surtout à remettre de la marchandise en rayon ! » explique Sandrine Dargès. Pour ouvrir plus, elle a demandé au groupe de salarier un vigile et un employé, ainsi que du matériel de vidéosurveillance. Refusé. « En dix ans, nous n’avions jamais eu aucun souci, la direction nous faisait confiance. Lors de l’entretien préalable à la rupture de notre contrat, 25 minutes en tout et pour tout, on nous a seulement reproché de ne pas accepter d’ouvrir plus. Ils ont sans doute trouvé d’autres candidats qui ont accepté ces conditions… »
 

Les conflits autour des horaires se multiplient:

Interrogé par Mediapart, le groupe Casino indique qu’il peut effectivement être amené « à conseiller les gérants mandataires non salariés sur l’évolution de leurs plages d’ouverture ». Mais il assure qu’« il est faux de prétendre que le non-respect des coutumes locales déboucherait automatiquement sur une résiliation du contrat ». Cette situation n’est sans doute pas automatique. Mais elle est très fréquente. Mediapart a eu connaissance de plusieurs cas similaires, dont les protagonistes désirent rester anonymes. « Depuis un peu plus d’un mois, nous avons recensé des dizaines de cas similaires », indique Didier Houacine, responsable CGT des gérants non salariés, dont le syndicat est le seul à dénoncer ces situations. « Des gérants reçoivent des courriers impliquant qu’ils travaillent 90 heures par semaine, alors qu’un couple seul tient le magasin ! » s’indigne-t-il.

Casino dément toujours, assurant que ces informations « n’expriment pas la réalité mais une polémique entretenue depuis plusieurs années par une seule organisation syndicale ». Pourtant, d’autres confirment. Comme Adrien Renaud, avocat grenoblois, qui accompagne de nombreux gérants dans des procédures aux prud’hommes ou au tribunal de commerce. « En un mois, j’ai été contacté par quinze couples de gérants confrontés à des problématiques de rupture de contrat, essentiellement pour des problèmes d’horaires d’ouverture des magasins, dit-il. Les premiers courriers sont arrivés il y a quatre ou cinq mois. C’est nouveau : jusqu’à présent, Casino ne demandait jamais cela par courrier. »

Un autre bon connaisseur du système voit lui aussi les conflits autour des horaires se multiplier. Il s’agit de Thierry Gautier, syndiqué CFDT (il fut délégué central pour le syndicat, lorsqu’il était encore représentatif chez les gérants Casino). L’homme est sans doute le seul à gérer deux magasins Casino sous deux statuts différents : il est gérant non salarié à Roubaix, mais franchisé, donc indépendant, à Villeneuve-d’Ascq. Une position qui lui permet de constater « une différence de statut flagrante » entre les deux catégories de personnel Casino, en défaveur des gérants non salariés.

Depuis de longs mois, Thierry Gautier accumule les exemples et les éléments de preuve allant dans le même sens que l’enquête précédente de Mediapart : anomalies de gestion, déficits non expliqués, contrôle à distance du système informatique des gérants… Accompagné des responsables de trois autres magasins, il a attaqué le groupe au pénal pour escroquerie et a réuni une quarantaine de gérants pour demander devant les prud’hommes une requalification de leur contrat en contrat de travail “salariés classiques” (lire par exemple ces articles de La Voix du Nord ici et ici).

« Des gérants à qui l’on demande de travailler plus m’appellent, catastrophés, et beaucoup n’avaient jamais eu aucun problème auparavant, témoigne celui qui fait de plus en plus figure de dernier recours pour ses collègues. De ce que je constate personnellement, cela concerne au moins une cinquantaine de magasins depuis le mois de mai. »

Loin du nord de la France, Fabien Brenon est l’un de ceux qui sont ciblés. Et ce gérant, installé depuis 2008 à Maclas, un petit village de la Loire, le vit extrêmement mal. « Ma femme et moi sommes sous antidépresseurs, on est au bout du rouleau », avoue-t-il. Il dit « adorer son boulot et son magasin », mais a « perdu le goût de tout, et 8 kilos, dans l’enfer que nous vivons », depuis que la directrice commerciale qui supervise son magasin le pousse à ouvrir plus longtemps. Par des visites récurrentes et des menaces à peine voilées, assure-t-il. Le 9 juin, il a porté plainte pour « harcèlement ». La pétition qu’il a lancée pour protester a recueilli 600 signatures de clients qui, assure Fabien Brenon, le soutiennent totalement.

 Par: Dan Israel et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
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l'ami Bernard Lavilliers

l'ami Bernard Lavilliers

 

Une chanson qui fait du bien à écouter et dont on n'a pas fini  d'entendre

 

#Actualité FRANCE

Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Santé
photo d'illustration (source:20minutes.fr)

photo d'illustration (source:20minutes.fr)

L'UFC-Que choisir interpelle le gouvernement face à "l'aggravation de la fracture sanitaire"

"La fracture sanitaire se creuse ! ", s'indigne l'association de consommateurs UFC-Que choisir, qui publie mercredi une étude sur l'accès aux soins de ville et les dépassements d'honoraires, appelant les autorités à un "changement radical de braquet".

Entre 2012 et 2016, l'accès à un médecin généraliste à moins de 30 minutes du domicile, "s'est dégradé pour plus du quart de la population", relève UFC-Que Choisir. Comme lors de sa précédente analyse il y a quatre ans, l'association a passé au crible l'accès géographique et financier à quatre spécialités (généralistes, pédiatres, ophtalmologistes et gynécologues) dans la totalité des communes de France en se basant sur les données de l'Assurance maladie. Des résultats qu'elle a comparés avec sa première étude effectuée 2012 et reportés sur une carte interactive disponible sur www.quechoisir.org

 

LIEN VERS L'ARTICLE DE « L’HUMANITÉ » CI-DESSOUS:

FRACTURE MÉDICALE :

L'EXEMPLE DE LA SEINE-MARITIME

Déserts médicaux, dépassements d’honoraires…Que fait le gouvernement ?

LIEN VERS L'ARTICLE DE L'UL CGT DE DIEPPE CI-DESSOUS:

#Actualité FRANCE

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