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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs
63 % des Français n’adhèrent à aucune religion.
 

En 2012, selon l’Institut de sondages WIN/Gallup International, un tiers des Français répondaient être « non religieux » et presque un autre tiers « athées », soit près de deux tiers de Français sans religion.

Moins de la moitié font encore baptiser leurs enfants et seuls 4,5 % des catholiques assistent à la messe chaque semaine.

Plus de 71 % des Français rejettent également les commandements de la religion El Khomri dans ce pays malheureusement gouverné par une secte d’obédience médefienne.

Par: Théophraste R. (Athée, dieu merci).

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Histoire

Georges Séguy, qui a dirigé la CGT de 1967 à 1982, est décédé samedi 13 août à l'âge de 89 ans à l'hôpital de Montargis (Loiret), a-t-on appris dimanche auprès de l'Institut d'histoire sociale de la CGT. Il en était le président d'honneur. "Il est décédé hier en début d'après-midi" des suites d'une "maladie", a déclaré à Elyane Bressol, l'actuelle présidente de l'IHS, alors que l'ancien secrétaire général de la CGT était "hospitalisé depuis quelques jours à l'hôpital de Montargis, dans le Loiret".

 

COMMUNIQUE DE PRESSE:

Disparition de Georges Seguy : « Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager. »

Ces mots de Georges Seguy, prononcés en 2013 dans la ville de Toulouse devant les congressistes de la CGT résument pour moi qui était Georges et que fut sa vie. Aujourd'hui, les communistes perdent un camarade, un dirigeant qui aura marqué son temps, un homme rempli d’humanité, de dignité, un combattant du genre humain.

Ceux qui l'ont côtoyé de près perdent un ami d'une grande fraternité. J'ai eu cette chance de partager avec lui des moments qui restent à jamais gravés dans ma mémoire. Georges aimait la vie des gens humbles.

Jeune communiste avant guerre, il adhère au Parti communiste français en 1942 à l'annonce de la mort de Pierre Sémard et rejoint avec son cercle de la JC la résistance active au sein des Francs-Tireurs et Partisans français (FTPF). Il est arrêté deux ans plus tard par la Gestapo alors qu'il imprimait le journal clandestin de la JC, « l'Avant Garde ». Il est déporté au camp de concentration de Mauthausen. Il est le plus jeune déporté résistant de France, selon les historiens. L'horreur n'a pas de mots et pourtant Georges va s'évertuer en toute occasion à transmettre aux jeunes générations ce qu'il a vécu et ce que furent ses combats.

A la libération du camp, et son retour en France, il entre à la SNCF. Il y prend des responsabilités au syndicat cheminot de la CGT et est élu secrétaire général de la fédération en 1961. Parallèlement, il est élu au comité central du PCF en 1954 et devient membre du bureau politique à partir de 1956. Pour lui, ces deux engagements étaient une nécessité pour marcher sur ses deux jambes : défendre les droits des travailleurs et changer la société.
Il veilla toujours à l'autonomie des deux structures auxquelles il était tout autant attaché.

En 1967, il succède à Benoît Frachon, comme secrétaire général de la CGT. Il est un des acteurs connus et reconnus des grèves de mai 1968. Il est aussi à l'aise parmi les travailleurs en lutte, comme lors du grand meeting devant Renault-Billancourt que respecté pour négocier et signer les accords de Grenelle. Après 1968, il joue un rôle actif dans les évolutions politiques du PCF dont il restera un acteur vigilant.

Depuis sa retraite en 1982, il poursuivait ses activités militantes. Au sein de la CGT, il animait l'Institut d'histoire sociale. Au sein de son parti, fidèle à ses idéaux de jeunesse, il donnait son avis, aidait par des conseils précieux. Il travaillait sans relâche à chercher des perspectives de rassemblement des forces transformatrices à gauche.

Georges a toujours été un acteur des combats de son temps : pour le droit des salariés (y compris dernièrement contre la loi El Khomri), pour la paix (en Algérie, au Vietnam, en Irak, en Palestine...), pour le désarmement nucléaire au nom duquel il anima l'Appel des Cent, contre le racisme, le fascisme et l'apartheid, pour la dignité humaine, pour l'égalité femme-homme, contre le capitalisme, pour une société du commun, du partage des richesses et des savoirs.

Georges a toujours été bienveillant envers les femmes et les hommes qui luttent. Quant il donnait son avis, il le faisait toujours dans le respect et l'attention à l'autre.

A Michel son fils, à sa famille et proches, aux membres de la CGT, je présente toutes mes condoléances et celles des communistes. Nous pleurons avec toi, avec vous, un ami, un camarade, un être cher dont la vie restera pour nous un message plein d avenir.

Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Laicité
 Ne pas sacrifier la laïcité sur l’autel du terrorisme (Union des FAmilles Laïques)Après les divers attentats de par le monde et sur le sol français, en particulier, on ne peut sacrifier la laïcité des institutions pour la légitime émotion sur l’autel du terrorisme. On ne peut abandonner nos principes constitutionnels pour un retour à une logique concordataire. L’État ne saurait imposer à tous les citoyens un œcuménisme réducteur et trompeur autour de la « Conférence des responsables de cultes en France ». La vie politique et civile de tous les citoyens ne peut se réduire à la seule appartenance présupposée à six religions. Sur 66 millions d’habitants, on compte moins de 4 millions de pratiquants réguliers toutes religions confondues. Près de la moitié de la population se déclare sans religion. On ne saurait, sauf à exclure ou communautariser, enfermer la diversité des citoyens dans ce seul domaine religieux.

Dans cette dérive politique construite à partir des religions, l’émergence de la question de l’Islam conduit à la tentation de consentir des assouplissements sous formes « d’accommodements raisonnables » à nos principes pour remettre en cause non seulement la lettre mais aussi l’esprit de la loi du 9 décembre 1905. Les religions plus anciennement établies en France, en perte de vitesse, n’attendent que ces concessions faites à l’Islam pour entériner ou réformer leur rapport à l’Etat laïque dans une reconnaissance institutionnelle qui préfigure un remariage concordataire. C’est l’occasion inespérée de revenir à la situation antérieure à la loi de séparation des Églises et de l’État en conviant l’Islam à ces épousailles entre politique et religion ? Une telle idée conduirait à rétablir un ordre social
ancien élaboré autour de quelques « cultes reconnus » où le citoyen serait assigné à résidence dans « son » origine, « sa » culture et affecté implicitement à une religion pour mieux lui être soumis. Un retour à l’ordre moral tel que l’entendait Adolphe Thiers, pour lequel « un curé valait cinquante gendarmes ».

Seule l’union de tous les français, indépendamment de leurs convictions ou croyances permettra d’assurer la cohésion nationale. L’obligation de respecter le principe constitutionnel de laïcité de chaque citoyen et non de quelques groupes ou religions arbitrairement choisies est la meilleure assurance que l’émancipation, la liberté, les droits et la sécurité de chacun d’eux soient garantis de manière effective. La laïcité c’est refuser tout privilège à l’athéisme comme aux religions.

Le rôle de l’État est d’assurer la sécurité et la liberté de culte et non de l’organiser. L’Islam en France doit rester l’affaire des musulmans. Ce n’est pas exclusivement la « liberté religieuse » que la laïcité garantit mais d’abord la liberté de conscience, laquelle permet le droit de choisir sa religion, n’en pas avoir ou d’en changer. Voire de militer contre toute religion.

Les institutions publiques doivent demeurer incompétentes en matière de religion, ne reconnaitre institutionnellement aucun culte, aucune croyance. Cette séparation et cette stricte neutralité garantissent l’égalité des citoyens au regard de toutes les convictions.

La laïcité, pour l’État et les institutions publiques, n’est ni l’inclusion, ni l’exclusion des convictions ou des religions. LA LAÏCITE, PRINCIPE CONSTITUTIONNEL, N’EST NI CONTRE LES RELIGIONS, NI AVEC MAIS SANS ELLES.

La laïcité c’est la neutralité, la séparation. Seule la neutralité effective de l’État et celle des institutions concrétise le primat de la liberté de conscience et garantit la liberté de culte pour ne placer aucune opinion au-dessus des autres. Ainsi l’État est le gardien de l’égalité républicaine.

 

 

#Actualité FRANCE

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

A Montgeron en Essonne, mais aussi dans les communes voisines de Corbeil et de Ris-Orangis, un réseau de ressourceries récupère les objets en fin de vie pour leur offrir une seconde jeunesse et les remettre en circulation. Mais La fabrique à neuf va plus loin : elle répare les ordinateurs pour les revendre à tout petit prix, propose des ateliers de couture et des contrats-aidés, transforme le design des objets pour leur donner une nouvelle utilité. Un ensemble d’activités à la confluence de l’action sociale et de l’écologie pratique, sur un territoire où chômage et pauvreté entretiennent habituellement les barrières. Basta ! a rencontré ses animateurs.

Pour découvrir ce reportage en grand format, cliquez sur la photo ci-dessous.


La localisation semble parfaite. D’un côté, un monument quasi historique, l’hôtel-restaurant Le Réveil Matin, d’où partit le tout premier tour de France, le 1er juillet 1903. De l’autre, un centre commercial ainsi que la plus grande coopérative d’aliments bio d’Essonne. Au milieu trône crânement la ressourcerie de Montgeron, un établissement qui se donne pour mission de remettre en usage certains objets et matériaux habituellement considérés comme des déchets. L’établissement, qui comprend une boutique et un site de dépôt, est l’une des ressourceries lancées dans le département par l’association La fabrique à neuf, à Montgeron, Corbeil-Essonnes et Ris-Orangis.

La ressourcerie de Montgeron récupère ainsi les déchets de « monsieur et madame tout le monde », de même que ceux d’entreprises, d’associations ou de collectivités. Ce type d’établissement, parfois appelé « recyclerie », s’attèle à sortir du cycle de l’enfouissement la plus grande part possible des déchets que nous produisons. En 2012, les Franciliens ont jeté en moyenne 472 kg d’ordures ménagères par an et par personne. A la même période, la moyenne nationale était de 590 kg par habitant.

Récupérer et remettre en circulation les objets

« A la ressourcerie, nous récupérons tous ce dont les gens ne veulent plus : mobiliers, vaisselle, hi-fi… Des encombrants jusqu’aux objets des vide-grenier, présente fièrement Fabrice Boutard, dynamique trentenaire qui, lorsqu’il n’anime pas la tranche matinale d’une radio francilienne, est bénévole à La fabrique à neuf. Une partie des objets nécessitent un coup de chiffon ou un tour de vis pour leurs redonner une seconde vie, puis on les revend à un tarif solidaire. C’est une forme de recyclage. »

Tous les objets récupérés ne subissent pas le même traitement. D’abord, parce que tous ne sont pas usagés. « Nous récupérons ou recevons plein d’objets neufs. Certains sont encore dans leur emballage d’origine ! » Cyril Henry, un quarantenaire directeur de la boutique de Montgeron, en est sidéré. Inquiet de l’état de la planète qu’il léguera à ses enfants, il s’est reconverti ici après avoir été régisseur dans le cinéma. « J’étais déjà "maître compost", et je me suis dit que ce que l’on pouvait faire dans le compost, on devait pouvoir le faire avec les déchets non-organiques. »

L’upcycling : concevoir de nouveaux produits à partir des anciens

Cyril et l’équipe de La fabrique à neuf ne se contentent pas de valoriser la matière en donnant un coup de neuf à d’anciens produits. Ils repensent parfois totalement leur usage et leur design pour créer un nouvel objet, dont la qualité peut en être améliorée. C’est ce que l’on appelle l’upcycling ou, en français plus académique, le surcyclage. A Montgeron, on utilise des éclairages industriels pour concevoir des lampes de maison branchées. On fusionne des livres et des abats-jours ; on transforme une montagne d’ouvrages en comptoir avant-gardiste ; une ligne de joueurs de baby-foot devient un porte-manteaux.

La fabrique à neuf entend valoriser un autre modèle de consommation. « Nous voulons contribuer à changer le regard que la société porte sur les déchets, en suggérant qu’il s’agit d’une ressource plutôt que d’un rebut dont il faudrait se débarrasser », développe Fabrice. « Nous voulons aussi et surtout que les gens se rendent compte de la folie que représente la surconsommation dans laquelle nous baignons, complète Cyril. Exception faite des chineurs et les collectionneurs — qui sont les bienvenus ! — la plupart des gens ne viennent pas ici pour chercher un objet superflu, mais au contraire quelque chose dont ils ont besoin ».

A prix modique, donner une seconde vie aux ordinateurs

C’est de la volonté combinée de lutter contre la surconsommation et d’offrir une réponse à certains besoins, que Fabrice a lancé une initiative originale. Son constat : les ordinateurs dont les gens se débarrassent régulièrement ne sont souvent ni cassés ni irréparables. « Pour la plupart ils sont juste remplis de virus qui dégradent le fonctionnement du système. Dans d’autres cas, complète-t-il, ils sont victimes de l’obsolescence programmée », cette pratique des industriels qui consiste à réduire artificiellement la durée de vie d’un produit, en vue d’inciter son utilisateur à en acheter un nouveau.

« Nous pouvons donner une seconde vie aux ordinateurs », parie Fabrice, qui a montré la viabilité du projet aux autres ressourceries du réseau. En nettoyant tel ordinateur, en empruntant une pièce de celui-ci pour l’installer sur celui-là... c’est près d’une centaine de machines qui ont été vendues à des prix imbattables. 50 euros pour un ordinateur fixe complet — tour, clavier, souris, écran — 40 euros pour un portable, 30 euros pour une tour seule ! « Nous faisons passer le message qu’un ordinateur à 800 euros n’est pas indispensable, à moins de jouer à des jeux vidéos dernier cri. Si c’est pour aller sur internet, regarder des vidéos, rédiger du courrier, les ordinateurs que nous proposons sont parfaitement suffisants, martèle Fabrice avec passion. Ça fait du bien de voir les gens repartir avec des étoiles pleins les yeux ! »

Action sociale et conscience environnementale

La clientèle de La fabrique à neuf est souvent loin d’être aisée. En 2012 à Montgeron, le taux de chômage avoisinait 10%, et le taux de pauvreté 14%. A Corbeil-Essonnes non loin de là, le chômage était supérieur à 16%, le taux de pauvreté à 25%. A Ris-Orangis encore, 13% de chômage et 18% de pauvreté. Fabrice pense à Patricia, dont le vieil ordinateur « était tellement lent, tellement plein de virus » qu’il ne marchait plus. Une vraie catastrophe, car elle ne pouvait plus faire ses démarches auprès de la CAF, du Pôle emploi et des autres services publics. « Quand elle est partie avec son ordinateur à 30 euros, nous savions que nous avions modestement changé sa vie », se souvient Fabrice, encore ému.

La même émotion saisit Cyril lorsqu’il raconte une anecdote similaire : « Je me souviens d’un couple qui était dans une situation sociale difficile, qui ne pouvait plus faire de courses pour le plaisir. Lui a découvert la ressourcerie, qu’il a fait connaître à sa compagne. Ils sont venus y faire des courses et sont repartis avec bonheur et une forme de dignité retrouvée. Ce que nous offrons aux gens, c’est aussi une forme de pouvoir d’achat et nous en sommes très fiers. »


Les actions de la ressourcerie ne s’arrêtent pas là. A l’étage de la boutique de Ris-Orangis, Lætitia, 37 ans, directrice des magasins de Corbeil et de Ris-Orangis, assure un atelier couture pour Kani et Assa, deux jeunes adolescentes vivant dans un quartier mitoyen. Qu’il s’agisse de leur public ou des salariés sous contrats aidés, les animateurs de La fabrique, ancrés dans le secteur de l’économie solidaire, se pensent comme des bâtisseurs de lien social. Mieux, ils œuvrent à ce qu’ils qualifient volontiers d’écologie populaire. « L’association a été fondée sur l’idée de convergence entre motivations sociale et environnementale, rappelle Lætitia. Nous ne sommes pas intrinsèquement écolos, mais nous avons quand même une véritable sensibilité en la matière ».

Par: Eros Sana (texte et photos)

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Médias de proximité, soutenu par le Drac Île-de-France.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Livres

Son Conversation en Sicile fut interdit par l’Italie fasciste. Il défendit ensuite la « liberté de création » face à Aragon et aux communistes orthodoxes. Ses engagements, dit-il, lui viennent de « l’expérience collective dont il est le porteur spontané ». Et en ce sens, il pourrait être l’aïeul de la famille de plume de Silvia Avallone, que cette série d’articles tente de constituer.

 « Il souffle dans le monde aujourd'hui, pas dans la seule Italie, un désespoir de vivre qui semble ôter, précisément aux plus jeunes, toute possibilité de lutte, même simplement historique », écrit en mai 1946 le romancier italien Elio Vittorini. Les jeunes gens essayant tant bien que mal de se faire une place dans l'Italie en faillite économique et morale des années 2000 que décrit la romancière Silvia Avallone pourraient en dire de même. Dans notre projet de construire une généalogie imaginaire à la jeune prodige des lettres italiennes, Vittorini sera donc le grand-père.

Elio Vittorini Elio Vittorini

Elio Vittorini naît à Syracuse (Sicile) en 1908. Sa mère est analphabète, son père cheminot, ce qui lui offre, gratuité des transports ferroviaires oblige, de vastes possibilités de voyages. À trois reprises, il en use en adolescent fugueur. « Je m'en allais après avoir écrit à mon père que je ne reviendrais plus, et également certain que je revenais toujours. Je partais pour voir le monde, le plus grand nombre possible de gens qui peuplent le monde », racontera-t-il plus tard (in Journal en public, Gallimard, 1961). Il finit par franchir le détroit de Messine. À 17 ans, abandonnant ses études d'expert-comptable auquel son père le destinait, il travaille sur les chantiers qui prolifèrent dans l'Italie nouvellement fasciste. Le régime mussolinien ne révolte pas de prime abord le jeune homme épris d'action. Du terrassement en Vénétie, il passe à la typographie à Florence. Il s'y lie d'amitié avec un vieux correcteur érudit, qui lui apprend l'anglais en lisant Robinson Crusoé dans le texte. Le voici traducteur. Son goût de la littérature américaine, dans laquelle il voit « une espèce de littérature universelle en une seule langue », ne lui passera jamais.

 

conversationssicileEn même temps qu'il traduit, Vittorini se met à écrire. Et à s'éloigner du régime, tout en profitant de ses failles. Le fascisme mussolinien pratiquait une censure bien moins stricte que son homologue hitlérien. À l'automne 1937, il publie dans la revue florentine Letteratura les premières pages de sa première, et grande, œuvre, Conversation en Sicile. Le livre finit par paraître à Milan, où les brimades du régime l'ont conduit en 1939. Dans L'Œillet rouge, il racontera ces hésitations et déchirements d'un écrivain confronté à la censure fasciste.


Le premier tirage de Conversation en Sicile est modeste, mais le livre est réimprimé en 1942 à 5 000 exemplaires, qui trouvent preneurs en quelques semaines. Ce succès inquiète en haut lieu. Vittorini est convoqué et sermonné par les autorités fascistes, qui dénoncent un « livre immoral et antinational ». Le livre reste diffusé mais son auteur passe progressivement dans la clandestinité. Après l'effondrement du régime mussolinien à l'été 1943, il entre dans les formations armées des partisans, et adhère au parti communiste italien, fer de lance de la lutte antifasciste.

Que disait donc Conversation en Sicile de si subversif pour que le régime fasciste le tolère puis l'interdise au vu de son succès ? Le roman raconte le voyage de Silvestro du nord de l'Italie, où il travaille comme typographe, vers la Sicile, où son père lui a demandé d'aller rejoindre sa mère qu'il vient d'abandonner. Le ton est distant, presque sociologique, mais la portée politique indéniable. Conversation en Sicile dit subtilement deux choses. La première est que l'Italie des années 1940 n'est qu'un assemblage de territoires aux usages, aux mœurs, et aux parlers différents, à peine et peut-être pas même une nation. La seconde est que le Sud, et en particulier la Sicile, est, de cette mosaïque italienne, le territoire le plus opprimé, le plus arriéré, le plus misérable. Même dans la famille de Silvestro, enviée par les journaliers agricoles et les ouvriers de mines de soufre pour sa relative aisance, on se nourrit d'escargots et de chicorée sauvage les dix derniers jours du mois. Soit deux thèses insupportables au régime mussolinien construit sur l'exaltation de l'unité italienne.

 

hommesautresConversation en Sicile, puis Les Hommes et les Autres (1945) qui raconte l'expérience de la résistance armée, vont valoir à Vittorini de passer pour le maître du néoréalisme italien, l'homologue littéraire de Roberto Rosselini (Rome, ville ouverte, 1945), Giuseppe De Santis (Riz amer, 1949) ou Vittorio De Sica (Le Voleur de bicyclette, 1948) au cinéma. Vittorini lui-même émettait des réserves quant à cet embrigadement dans une école. Réaliste, vériste comme on dit en Italie, il l'était certes, mais tout en revendiquant une liberté pour les écrivains dont il distinguait deux types : « Ceux qui, en les lisant, me font penser “voilà, c'est tout à fait vrai” et me donnent la confirmation de la manière dont je sais qu'en général se passe la vie. Et ceux qui me font penser “Pardieu, je n'avais jamais supposé qu'il pût en être ainsi” et, par là, nous révèlent un nouveau, particulier, “comment ça se passe la vie ?” », comme il l'écrivait dès 1933.

Quinze ans plus tard, le milieu littéraire parisien débat de l'engagement de l'écrivain, et Vittorini devient l'objet de toutes les controverses. Conversation en Sicile et Les Hommes et les Autres ont été traduits en français, respectivement en 1948 et 1947. Leur auteur vient souvent après guerre à Paris, où il fréquente les écrivains en vue, à commencer par Jean-Paul Sartre, qui lui confie la direction d'un numéro de la revue Les Temps modernes consacré à l'Italie. L'heure est alors, sur les rives de la Seine, à l'engagement de toute écriture, que promeut en URSS le grand maître du réalisme socialiste Jdanov. Mais le jdanovisme n'est, pour le communiste Vittorini, qu'un « obscurantisme ». Comme il le déclare à l'occasion de rencontres internationales tenues à Genève en 1948, alors que la guerre froide débute, « le scandale réside en ceci que l'on ne sait pas encore reconnaître à l'activité artistique sa valeur de connaissance, irremplaçable, nécessaire, intégrative ». Le monde intellectuel communiste parisien, raconte Edgar Morin dans son Autocritique (Le Seuil, 1959), s'étripe : Vittorini, fort de son prestige d'écrivain autant que de résistant antifasciste, sert d'arme à tous ceux qui défendent, face au jdanovisme parisien qu'incarne Aragon, une certaine liberté de la création littéraire pour les écrivains proches du parti. En vain. Le parti communiste français restera, au moins jusqu'à la timide déstalinisation des années 1960, aligné dans sa politique culturelle sur l'URSS, là où son homologue italien avait admis dès les années 1950 l'autonomie créatrice des écrivains que réclamait Vittorini dans une lettre au secrétaire général Togliatti de 1947.

Aux rencontres internationales de Genève, en 1948, Vittorini disait : « Je nie qu'un écrivain puisse s'engager à travailler dans un sens plutôt qu'un autre avec un résultat valable […] Mais il y a un engagement “naturel” qui agit sur lui en dehors de sa volonté. Il lui vient de l'expérience collective dont il est le porteur spontané, et constitue, secret en lui-même, l'engagement principal de son activité. » Pour Silvia Avallone, au centre de notre série, ce fut la fin de son adolescence dans une ville industrielle en déshérence du littoral toscan qu'elle raconte dans D'acier.

Par: Nicolas Chevassus-au-Louis.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

L’attentat de Nice sur la Promenade des Anglais le 14 juillet est le carnage de trop, il sonne le tocsin. Non, rien ne peut plus être comme avant. Nous ne pouvons plus continuer à vivre comme si de rien n’était. Nous avons tous pris conscience que le pire est peut-être devant nous. C’est le sentiment qui prédomine au lendemain de cette tragédie.

Ces massacres, au nom de la haine de la France, doivent de toute urgence, déboucher sur une mobilisation de la Nation tout entière. Un diagnostic vital reste à réaliser. Il s’impose avec force aux autorités du pays.

Nous avons l’intime conviction que notre société renferme des germes de guerre civile. Le terreau est favorable au terrorisme qui lui-même est lié aux trafics de drogue, aux mafias et à la misère endémique. Oui, je le dis et le redis haut et fort, la France est gangrenée par l’islamisme.  Un débat démocratique s’impose plus que jamais avec une exigence de dignité républicaine pour toute la classe politique. Le moment est venu d’ébranler nos certitudes ainsi que nos dérisoires et ridicules querelles politiciennes.
La réponse doit contenir les moyens sans précédent que nous devons consacrer pour réduire les risques d’attentats sur notre territoire, dans les années à venir. Car, nous le savons, l’ennemi est immergé au sein de la population de nos villes. C’est bien là le dilemme national auquel nous devons faire face. Il nous impose de le placer en tête de toutes nos priorités.

Peur et exaspération face à l’impuissance et l’hypocrisie peuvent conduire à des violences et à l’éclatement de la communauté nationale.

De l’audace, du courage politique et de la fermeté, c’est ce qu’attendent les français. L’impératif du retour à l’autorité régalienne de l’État est à l’ordre du jour : ne rien laisser passer, tolérance zéro, ça va des incivilités aux actes criminels, au non-respect de la loi dans tous les lieux et pour tous les domaines.

Nous croyons que la République nous appelle parce que nous avons mal à la France. C’est le moteur essentiel pour ressouder tout le pays. L’identité de la France est notre combat républicain d’aujourd’hui. C’est notre combat vital.

Les Citoyens 18.

#Tribune libre

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
SFR : Patrick Drahi doit rendre des comptes sur l'utilisation des millions d'euros touchés au titre du CICE (PCF)
Alors que SFR prépare une "réorganisation", dès cet automne, menaçant directement 5000 postes, soit 1/3 des effectifs, le gouvernement vient de rappeler à Patrick Drahi ses engagements en termes d'emploi et d'investissement. On n'a pas attendu les dernières annonces pour avoir une idée très claire sur la "valeur" de la parole et des engagements de P. Drahi. En 2014, lors du rachat de SFR par Altice, l'emploi devait être maintenu. Depuis, 1200 postes ont été supprimés. Dans le même temps, le groupe Altice a réalisé un chiffre d'affaire de 17,4 milliards d'euros en 2015.

Une nouvelle fois, la question posée est celle d'une certaine morale, d'une éthique, du respect des engagements pris. De Gattaz à Bolloré, de Ghons à Drahi, la même cupidité et le même cynisme suivi des sempiternels "rappels" du gouvernement sur lesquels le patronat s’essuie les pieds. Le "compromis historique" proposé par Hollande au patronat au cours de ce quinquennat est un gigantesque fiasco. Ça ne va pas mieux. Cela ira mieux quand ça ira bien pour les salariés.

Et il faudrait que cela n'aille pas aussi tranquillement pour P. Drahi qui doit aujourd'hui rendre des comptes sur l'utilisation des aides versées via le CICE. Nous demandons par ailleurs à l'Ėtat de communiquer le montant total de CICE dont SFR a bénéficié.
 
Par: Nicolas Maury.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

source: 20minutes.fr

source: 20minutes.fr

Au lendemain de l'attentat de Nice, le pouvoir PS a tenté d'abord d'expliquer, par la soudaineté de l'acte,  l'impossibilité de le prévoir et de l'anticiper.

Première version : l'auteur est un petit délinquant franco-tunisien violent,  peu impliqué dans la religion, donc indétectable par les services de sécurité.

Ce qui explique qu'il ne soit pas "fiché" S.

Deuxième version : l'acte a été préparé : le camion loué, des repérages opérés. Donc, ce n'est plus "un coup de folie" accompli par un esprit dérangé. 

Troisième version : l'auteur du carnage s'est converti à l'islam radical en un temps extrêmement court, ce qui explique son non repérage par les "services". 

Quatrième version : le camionneur préparait son coup depuis des semaines...Ce qui prouve la maturation de l'attentat, revendiqué par EI, plus de deux jours après celui-ci. Et la découverte d'éventuels complices mis en examen...

Ces récits successifs visent, à chaque moment de l'enquête, à prouver à l'opinion publique qu'il n'y a pas eu carence de l'Etat face à un acte isolé d'un individu isolé et ensuite, qu'il s'agit bien d'un attentat terroriste justifiant la prolongation de l'état de siège de six mois.

S'ajoute à ces versions successives sur la personnalité du tueur,  la polémique déclenchée entre le gouvernement et "Les Républicains" sur les mesures policières préventives mises en oeuvre par les autorités de l'Etat  et celles, locales, de la municipalité. Ces dernières  visent le préfet et le ministre de l'Intérieur, qui n'auraient prévu de dispositif policier conséquent et donc suffisant,  pour empêcher l'attentat au niveau de l'accès à la Promenade des Anglais.Et Bernard Cazeneuve de répliquer à cet assertion, qu'une dizaine d'agents de la police nationale formait bien le barrage prévu conjointement.

Sans intervenir dans cette querelle de chiffres opposant Christian Estrosi, le président de la région PACA et adjoint au maire de Nice aux allégations ministérielles, signalons les huées des supporters de ce dernier à l'encontre du ministre PS de l'Intérieur,  alors que le parti de celui-ci avait appelé les électeurs socialistes à élire le président "Les Républicains" à la tête de la région...

Notons simplement qu'en matière de "sécurité", Bernard Cazeneuve est moins chiche d'effectifs quand il s'agit "d'encadrer" les manifestations syndicales, d'en interdire l'accès à nombre de ses participants par des cohortes de CRS et de gendarmes sur pied de guerre...

Mais peut être le gouvernement considère que l'action revendicative relève d'un terrorisme plus dangereux que l'Etat Islamique ...

Par: Jean Lévy.

 

 

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On recherche la ministre Marisol TOURAINE.

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Il y a 80 ans, le début de la GUERRE D'ESPAGNE : une déclaration du PARTI COMMUNISTE ESPAGNOL (PCE)18 juillet 2016, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF »


C’est aujourd’hui le 80ème anniversaire du commencement de la Guerre national-révolutionnaire (nom donné par le Parti à la Guerre civile)


Le 18 juillet 1936, l’Espagne se réveilla en sursaut. Commença alors une guerre civile sanglante, qui allait rapidement devenir une guerre nationale-révolutionnaire aux répercussions internationales. Les forces armées, au Maroc et dans la péninsule, se soulevèrent contre la République, soutenues par la bourgeoisie terrienne réactionnaire, et en étroite connivence avec l'Italie de Mussolini et l'Allemagne hitlérienne.

La Guerre civile, pour Franco et ses acolytes, n'a pas pris fin le 1er avril 1939, mais a duré jusqu'aux derniers jours de la vie du dictateur, car le franquisme, dans sa longue et cruelle histoire, n’a jamais cessé de rappeler qui étaient les vainqueurs et les vaincus. Et il ne s’est pas simplement contenté de le rappeler, année après année. Il faut souligner combien la planification et la mise en œuvre d'un système de répression (caractéristique d'un système totalitaire) ont été l’un des rares éléments qui ont perduré et sont demeurés constants du début à la fin de l’existence du franquisme et l’ont tragiquement caractérisé.

Cela fait trente-huit ans que la Constitution et ce qu’on a appelé la « transition espagnole » ont, dans une continuité juridique qui a empêché de déclarer illégaux les tribunaux et les institutions issus du coup d'Etat de 36, « officiellement » soldé cette période, mais, malgré cela, ses échos ne sont toujours pas éteints. Ne sont pas éteints les espoirs de régénération de la vie publique espagnole qui ont suscité la Deuxième République. Ne sont pas mortes les aspirations à la justice sociale qui ont conduit des centaines de milliers de femmes et d'hommes à se combattre sur le front pour les idéaux républicains.

On n’a pas voulu ou su consoler les pleurs des victimes de la répression. De surcroît, à l’aspiration légitime d’un grand nombre de familles, d’honorer la mémoire de leurs morts et de les enterrer de manière digne, on a d’abord opposé le silence et le mépris puis l’indifférence. Enfin, nous sommes peut-être dans le seul pays démocratique dans le monde qui condamne les juges qui cherchent à enquêter sur les crimes de la dictature alors que les bourreaux restent impunis.

Aujourd’hui, quatre-vingts ans après, il est plus nécessaire que jamais d’entretenir cette mémoire démocratique pour en retirer quelques leçons vitales, dans une époque convulsive comme la nôtre, dans laquelle ceux qui détiennent le pouvoir invoquent à nouveau « l’état de nécessité » pour nier au peuple ses droits et conquêtes les plus élémentaires.

Il est difficile d'imaginer les chars de l'armée espagnole envahir à nouveau les rues pour affronter leurs concitoyens. Cependant, c’est ce qui se passe contre d’autres peuples du monde sous le même prétexte qu’en 1936: celui de faire face à « l'anarchie », à la « mauvaise administration », à l’« incapacité » des gouvernants légitimement élus, prétexte qui, comme en 1936, entraîne un coût terrible en vies humaines et porte un recul terrible pour l'humanité.

En Espagne, aujourd'hui comme en 1936, les puissances économiques réclament une dégradation des conditions de vie des citoyens pour préserver leurs privilèges. Elles n’ont pas besoin d’enclencher une guerre civile. Au nom de la « rigueur », des « contraintes », et avec l'aide puissante d'une armée qu'elles appellent « le marché », composée de spéculateurs sans scrupules et de politiciens complaisants, avec leurs diktats, elles préparent un coup d’Etat, sans effusion de sang, mais fatal aux droits reconnus dans cette Constitution que l’on vante tellement.

L'histoire ne se répète jamais, mais elle laisse quelques enseignements. Le 18 juillet 1936 en est peut-être l'un des plus importants: un peuple qui se résigne et ne se bat pas pour ses droits légitimes est victime de l'horreur et de l'oubli. Mais les combats menés, malgré les défaites, parviennent à garder vivante la flamme de l'égalité et de la justice. Franco a gagné une guerre en 1939 mais n’a pas vaincu les Espagnols. « Le marché » que nous combattons sur tous les fronts, n’arrivera pas à abattre les Espagnols et les Européens, si nous le combattons.

Alors que 80 ans sont passés depuis le soulèvement militaire enclenché par Franco à Melilla, le PCE demande, une fois de plus, que soit mis fin à l'injustice historique qui maintient les dépouilles non identifiées, de milliers de démocrates, enterrées dans des fosses communes. Le dictateur qui a déclenché une guerre qui a coûté plus d'un million de vies, a été enterré, avec tous les honneurs, dans un grand mausolée quand les victimes sont toujours dans les caniveaux du pays.

Enfin, pour le PCE, la justice et la réparation exigent que soit retirée la tombe de Franco de la « Vallée de ceux qui sont tombés » [monument] et que soit étendue la loi de « Mémoire historique » en vue d’une juste compensation pour les victimes et leurs familles.

PCE – 18 juillet 2016

 

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