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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Internationale
 MUMIA ABU JAMAL: décision contradictoire du juge fédéral ...

Considérant que la prison avait bien violé la Constitution des Etats-Unis, le juge fédéral décide contradictoirement de rejeter la requête de la défense de Mumia pour l'accès au traitement contre l'hépatite dont il souffre

 

C’est par un jugement ambigu et contradictoire que le juge Mariani vient de décider de rejeter la requête déposée en août 2015 et plaidée en décembre par la défense de Mumia (voir nos précédentes informations sur le site mumiabujamal.com).

Cette décision est motivée par le fait que le recours de la défense mettait en cause la prison alors que, selon le juge, la commission de l’hépatite C de l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie avait seule le pouvoir de lui donner accès ou non au traitement de la maladie. Néanmoins, le juge constate que la prison, en refusant de le soigner, a violé ses droits civiques garantis par le 8ème amendement de la Constitution des Etats-Unis qui interdit tout traitement cruel et inhumain.

L’avocat de Mumia, maître Robert  Boyle, a exprimé sa déception face à cette décision tout en soulignant que l’administration pénitentiaire, donc à l’Etat de Pennsylvanie, avait la possibilité de choisir « soit d’ignorer la décision du juge, soit de se conformer au 8ème amendement de la Constitution américaine en donnant accès au traitement donnant le moyen de guérir à Mumia et à tous les prisonniers atteints de l’hépatite C ».

Pour leur part, les soutiens américains à Mumia ont déclaré que cette décision est « un nouvel exemple de contorsions et d’acrobaties dont usent les tribunaux depuis des années pour ne pas rendre justice à Mumia et aux personnes injustement condamnées ».

Pour le Collectif français « LIBÉRONS MUMIA », ce rejet est un nouveau déni de justice qui appelle à poursuivre et à amplifier la mobilisation pour que Mumia puisse se soigner et soit enfin libéré. En ce sens, une importante délégation américaine sera présente dans quelques jours à la Fête de l’Humanité et se rendra ensuite au Parlement européen à Strasbourg.

 

Nous reviendrons sur ces évènements dans nos prochaines informations.

 

Comme chaque premier mercedi du mois, nous donnons rendez-vous au Franciliens place de la Concorde à Paris (à proximité de l'ambassade des Etats-Unis) pour manifester notre soutien à Mumia. Soyons nombreux à nous retrouver mercredi prochain 7 septembre à 18 heures (Métro Concorde - angle rue de Rivoli / jardin des Tuileries).

 

Par: El Diablo le Rouge.

 

SOURCE:

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats
MOBILISONS-NOUS LE 15 SEPTEMBRE 2016 !

publié le jeudi 1er septembre 2016 par WEBMASTER site CGT UD du CHER

Renouer avec le progrès social impose de rompre avec les politiques d’austérité, de dumping social, de déréglementation du Travail, de bas salaire, de casse des services publics. Cela suffit, Haussons la voix !

(Lire aussi le tract ci-joint)

AVEC LA CGT, REVENDIQUONS NOTAMMENT :

  • La mise en place généralisée des 32 heures sans perte de salaire, seul moyen de résorber le chômage de masse qui affecte 5,7 millions de nos concitoyens ;
  • La retraite à 60 ans avec la possibilité d’un départ anticipé à taux plein pour les salariés dans le cadre du compte pénibilité ;
  • Le droit effectif à la déconnexion et l’encadrement du forfait-jour pour les cadres avec l’augmentation des jours de RTT pour ces salariés.

AVEC LA CGT, REVENDIQUONS :

  • L’augmentation du Smic à 1 800 euros brut pour accroitre la consommation, doper la croissance et financer la protection sociale ;
  • La reconnaissance dans les grilles de salaires et les classifications, des qualifications et les modes d’équivalence ;
  • Un taux de remplacement au minimum de 75 %, et en aucun cas inférieur au Smic, pour une carrière complète de travail,
  • La revalorisation des minima sociaux.

et AUSSI :

  • La taxation des contrats courts pour favoriser l’emploi en CDI ;
  • La généralisation des emplois « plein temps » pour faire des saisonniers des travailleurs non à part mais à part entière, avec l’égalité de droits ;
  • L’affirmation des libertés syndicales ;
  • La création pour les instances représentatives du personnel d’un droit suspensif applicable à un licenciement économique pour vérifier du sérieux de son motif.
     

TOUS ENSEMBLE LE 15 SEPTEMBRE, DANS LES MANIFESTATIONS, GRÈVES ET ACTIONS,…

 

 

EN ME SYNDIQUANT À LA CGT, JE FAIS MA RENTRÉE SOCIALE…

 

ADHERER

Pour contacter l’Union Départementale CGT : ICI

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

La succession des meurtres de masse perpétrés par l’islamisme djihadiste en général et par Daech en particulier montre l’incapacité de l’offre politique française et internationale d’assumer ce nouveau type de guerre.

Pour l’extrême droite, pour les ténors de la droite et pour le gouvernement solférinien, il faut à chaque meurtre de masse un renforcement de l’état d’urgence et une nouvelle loi antiterroriste, inopérants, inefficaces et donc inutiles, ce qui a pour unique conséquence d’accélérer le déclin de la démocratie et le passage à la « démocrature ». Tout au plus pouvons-nous voir comme seule différence que les uns développent leur ultra-laïcisme anti-laïque et raciste et que pour les autres, il s’agit de se distinguer par une surenchère imbécile.

La partie munichoise de la gauche de la gauche demeure incapable de proposer un idéal au peuple puisqu’elle cultive en la matière le déni du réel. Comment peut-elle alors « partir du réel pour aller vers l’idéal » (Jean Jaurès) ? Si elle a raison de nous dire qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre l’islamisme djihadiste et la grande majorité des musulmans, encore faudrait-il qu’elle soit capable de nommer la menace car « mal nommer les choses ajoute au malheur du monde » (Camus). À chaque fois, la partie munichoise de la gauche de la gauche nous « bassine » avec l’idée que le ou les meurtriers ne sont que des déséquilibrés, des abrutis, des victimes du système et que cela n’a rien à voir avec l’islam. Il faudrait cesser ce « psychologisme » apolitique à deux sous. Même la revendication du meurtre de masse par Daech ne les fait pas changer d’avis. Pourtant de nombreux théologiens musulmans comme Soheib Bencheikh par exemple disent le contraire, à savoir que cela a à voir avec l’islam comme la Manif pour tous a à voir avec l’église catholique et que l’extrême droite juive en Israël a à voir avec le judaïsme !

Première règle : la bataille contre les extrêmes droites religieuses doit être menée par tous, athées, agnostiques et croyants de toutes confessions sans dédouaner l’extrême droite islamiste a fortiori djihadiste !

Oui, il faut voir les failles du dispositif de protection du peuple français. Ces failles sont de trois ordres :

  • la faute du mouvement réformateur néolibéral,
  • les failles du renseignement,
  • les erreurs dans la chaîne de commandement des forces de protection.

La faute du mouvement réformateur néolibéral:

Trois réalités donnent une responsabilité majeure au système néolibéral (voir l’article de J.N. Laurenti dans ce même numéro).

1. D’abord l’accroissement des injustices sans espoir d’en sortir crée un terreau favorable à l’embrigadement par une organisation proposant une vision du monde qui donne l’apparence d’être hors système .

2. Puis, les islamistes djihadistes ne survivent dans la société que grâce au terreau islamiste non djihadiste fortement implanté dans certains quartiers. Il faut non seulement comprendre qu’une grande majorité des personnes de culture musulmane sont victimes de l’islamisme djihadiste (et qu’il faut les protéger comme tout citoyen), que l’islam doit être distingué de l’islamisme, mais aussi comprendre que l’islamisme djihadiste a besoin de bases arrière qu’il ne trouve que dans les quartiers à forte implantation islamiste non djihadiste.
Or cet islamisme non djihadiste est le produit du système d’alliances entre d’une part les forces néolibérales de gauche comme de droite, mais aussi de la partie munichoise de la gauche de la gauche, et d’autre part les communautarismes y compris islamistes.
Développer ici ou là des taux de chômage colossaux, supprimer des services publics de toute nature, pratiquer des politiques clientélistes et maffieuses, et s’allier avec les islamistes non djihadistes, c’est favoriser le continuum entre l’islamisme non djihadiste et l’islamisme djihadiste, le premier servant de terreau au second.

3. En dernier lieu, et ce n’est pas le moindre facteur, le financement, la formation, le soutien logistique direct et indirect de l’islamisme sont réalisés par des pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie qui sont des alliés politiques, commerciaux et militaires des impérialismes occidentaux.

Alliés politiques d’abord : depuis des décennies, la France participe au soutien de l’Otan à la « ceinture verte islamiste anti-communiste ». Souvenons-nous dans les années 80 de l’appui aux islamistes d’Afghanistan tel Gulbuddin Hekmatyar, ou, dans les années 90, du soutien à l’UCK au Kosovo dont les formateurs étaient d’Al Qaïda, ou encore l’admiration envers les islamistes tchéchènes dont certains membres constituent aujourd’hui une partie de la direction de l’État Islamique… En ce mois d’août 2016 encore, la plupart des médias français soutiennent les « rebelles » à Alep en Syrie, composés à 95 % d’islamistes fanatiques de la pire espèce.

Alliés commerciaux et militaires ensuite : les pays du Golfe ont pris des participations, par l’intermédiaire de leurs « fonds souverains », dans la plupart des grandes entreprises françaises. Par ailleurs, les pétro-monarchies pro-islamistes ont acheté des centaines de propriétés commerciales, principalement à Paris (centres de conférences, palaces…). Par ailleurs le secteur de l’armement français, un des derniers secteurs industriels encore debout, vit essentiellement des ventes d’armes à ces régimes obscurantistes. Quelleindécence d’accepter de vendre à ces pays et d’affirmer vouloir combattre le terrorisme islamiste ! Quelle indécence aussi de soutenir en Syrie les rebelles du front Al-Nosra (qui dirige le front anti-Assad) alors qu’ils ont été pendant longtemps une filiale d’Al Qaïda. Etc.

La faute du renseignement:

La fusion sarkozyste des services de renseignement au sein de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) devenue depuis DGSI (direction générale de la sécurité intérieur), laissé en l’état par le gouvernement solférinien, s’est révélée contre-productive. La disparition des Renseignements généraux (DCRG, direction centrale des renseignements généraux) handicape gravement le « renseignement de terrain », pourtant indispensable pour détecter les « radicalisations » au jour le jour et quartier par quartier.

Par ailleurs, le fait de ne plus tirer le bilan des échecs des directeurs centraux policiers et de leurs états de services enlève toute pression et pousse à la routine, alors même que la situation exige des hauts fonctionnaires initiatives, efficacité et courage dans la prise des décisions opérationnelles… au risque de perdre leurs postes !

De plus, « l’état d’urgence » n’a pas rempli sa fonction. Par exemple, le système actuel des fiches S pouvait être efficace il y a quelques décennies mais pas avec cette menace nouvelle. Ensuite, le suivi de terrain des islamistes djihadistes a été largement déficient.

Et au lieu d’ouvrir le débat et de faire une saine autocritique, suite aux conclusions fort sevères de la commission d’enquête parlementaire, le ministre de l’Intérieur a déclaré en juillet qu’il ne changera rien tellement cela fonctionne bien… après 240 morts et 500 blessés !

La faute de la chaîne de commandement:

Depuis janvier 2015, pas un responsable politique gouvernemental, pas un dirigeant des services de sécurité (Police nationale, Gendarmerie…), n’a proposé sa démission devant l’incurie de l’action de leurs services sur le terrain . On apprend par exemple qu’au Bataclan la force militaire dite Sentinelle était présente sur les lieux avec des fusils d’assaut. Faute de directives de sa hiérarchie militaire et du ministre de la Défense, elle a refusé d’agir et même de fournir ses fusils d’assaut à la BAC, présente également sur les lieux et qui en avait fait la demande. On apprend que le conducteur du camion qui a perpétré le meurtre de masse de Nice a pu entrer sur le lieu de son forfait en passant sur les larges trottoirs de la promenade des Anglais

Cette chaîne de commandement (du gouvernement et de la hiérarchie policière) est aussi celle qui, pour déconsidérer le mouvement social anti-loi El Khomri, a donné des consignes pour le moins étonnantes dans la gestion des manifestations sur la voie publique. Trois syndicats de police (dont le syndicat de droite) ont critiqué la chaîne de commandement pour avoir laissé les casseurs tout détruire sur leur passage, sans doute pour faire des images pour la télé contre le mouvement social.

Que faire ?

L’intérêt des travailleurs et des citoyens est de mener le double front, d’une part contre le mouvement réformateur néolibéral et l’extrême droite (qui attend le moment de s’allier avec une partie de la droite néolibérale comme en Grande-Bretagne et dans plusieurs pays européens) et d’autre part contre le total-terrorisme islamiste qui, lui, est déjà largement financé, aidé, formé, par des pays du bloc impérialiste américain dont la France fait partie. C’est sur cette ligne de double front stratégique que se déploient dans le monde entier et particulièrement dans le monde arabe et/ou musulman les travailleurs et leurs organisations qui s’engagent sur le chemin de l’émancipation humaine. C’est d’ailleurs ceux-là qui ont des martyrs comme Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi en Tunisie pour ne prendre que cet exemple ! Voilà pourquoi la construction d’une gauche de gauche qui tire le bilan de l’impasse la partie munichoise et communautariste de la gauche de la gauche est indispensable !

Hasta la victoria siempre ! Jusqu’à la victoire finale !

 

Par: ÉVARISTE

 

SOURCE:

 

#Tribune libre

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

Si l'élection est régionale, elle se déroule dans le fief de la chancelière Angela Merkel, d'où son impact. Le parti anti-migrants allemand AfD est arrivé, avec environ 21% des voix, en deuxième position à l'issue de l'élection en Mecklembourg-Poméranie occidentale, dans le nord-est du pays. Il devance la CDU de la chancelière, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.

Les sociaux-démocrates du SPD arrivent en tête avec environ 30%, accusant un recul de cinq points par rapport à leurs résultats en 2011. Le parti d'Angela Merkel, pourtant élue de la région, ne se classe donc que troisième avec de 19 à 20% des voix, selon les sondages des chaînes publiques ARD et ZDF.

« La cerise sur le gâteau c'est qu'on laisse la CDU de Merkel derrière nous (...) et peut-être est-ce même le début de la fin pour la chancelière Merkel », s'est réjouit Leif-Erik Holm, chef de file du parti populiste dans cette région de l'ex-RDA communiste.

L'AfD fait ainsi une entrée fracassante au Parlement régionale pour sa première participation à un scrutin dans ce Land. Le parti avait fait campagne sur le chaos qu'a provoqué selon lui la décision il y a un an jour pour jour de la chancelière d'ouvrir grand les portes de l'Allemagne aux réfugiés.

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
photo d'illustrattion

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Philips va supprimer 230 emplois sur ses deux derniers sites de production d'éclairage en France, dont celui de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) voué à fermer.

La direction de la branche éclairage du groupe (Philips Lighting) a annoncé le 24 août 2016 aux représentants du personnel la fermeture du site de Lamotte-Beuvron dans le Loir-et-Cher, employant 89 salariés, ainsi que la réorganisation de celui de Miribel (Ain), où 142 postes (sur 260) doivent être supprimés pour être délocalisés en Pologne et en Espagne.

 

LA SUITE DE L'ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

 

 

#Actualité ACTIONS.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

La fondatrice des Missionnaires de la Charité, qui avait débarqué à Calcutta en 1929, a consacré sa vie à la conversion des hindous et à la lutte contre l'avortement. Pas de quoi en faire une sainte, explique Aroup Chatterjee, auteur d'une enquête fouillée sur la religieuse d'origine albanaise.

La canonisation de Mère Teresa fait des vagues en Inde. Faite sainte par le pape François dimanche 4 septembre, Agnès Gonxha Bojaxhiu est loin de soulever l'enthousiasme populaire dans le pays qui la rendit célèbre, et l'importante délégation indienne présente à Rome pour l'événement est vivement critiquée. Le premier ministre, Narendra Modi, a déclaré que les Indiens étaient « fiers » de la canonisation de la religieuse d'origine albanaise qui eut droit en son temps à la Bharat Ratna, la plus haute distinction de la République. Il a envoyé place Saint-Pierre sa ministre des affaires étrangères, Sushma Swaraj, et tous ses adversaires politiques ont tenu à être présents, d'Arvind Kejriwal, ministre en chef de Delhi et chef de file du parti de l'homme ordinaire, à Mamata Banerjee, chef du gouvernement du Bengale-Occidental, dont Calcutta est la capitale, en passant par les dirigeants du parti du congrès, dont seule la présidente Sonia Gandhi a déclaré forfait, pour raisons de santé.

Cette unanimité de façade fait sourire Aroup Chatterjee, militant athée originaire de Calcutta, qui a fait paraître cette année une nouvelle édition de son best-seller paru en 2002, Mother Teresa, The Untold Story (Fingerprint Publishing, mars 2016). « Beaucoup de gens ne savent toujours pas qui était vraiment Mère Teresa, explique-t-il à Mediapart. Certains Indiens pensent que c'était quelqu'un d'admirable, uniquement parce que l'Occident lui accorde une grande estime. L'ennui, c'est qu'en Inde l'école n'incite pas à réfléchir par soi-même. Au contraire, ceux qui osent penser sont souvent punis. » Selon Aroup Chatterjee, Mère Teresa est vue comme une sainte, non par l'action qu'elle a menée, mais parce qu'elle incarne un certain rêve occidental. Et du reste, elle n'aurait jamais connu la gloire sans le journaliste britannique Malcolm Muggeridge, correspondant du journal The Statesman à Calcutta dans les années 1930, qui fut le premier à parler d'elle et à bâtir le mythe.

 

L'entrée du mouroir des Missionnaires de la Charité, à Calcutta © Guillaume Delacroix L'entrée du mouroir des Missionnaires de la Charité, à Calcutta © Guillaume Delacroix

 

En réalité, Mère Teresa est une construction intellectuelle. D'abord, le processus même de sa canonisation repose sur une imposture. Pour devenir saint, il faut avoir quitté la Terre en odeur de sainteté, mais surtout avoir accompli au moins deux miracles. Or, ceux que le Vatican met au crédit de Mère Teresa s'avèrent plus que douteux. On raconte ainsi que, un an après sa mort (en 1997), la fondatrice des Missionnaires de la Charité aurait guéri Monica Besra, une femme d'un village situé à 500 km de Calcutta. Cette dernière aurait été débarrassée d'une énorme tumeur par l'imposition d'une médaille ayant appartenu à Mère Teresa. Problème : l'intéressée affirme avoir été soignée par un traitement médical et elle dément être miraculée. « Malgré les dénégations de Monica Besra, de ses médecins et du gouvernement de l'époque, l'Église a secrètement poursuivi le procès en canonisation », raconte Aroup Chatterjee.

C'est alors que, en décembre dernier, miracle : le Vatican annonce la validation d'un second miracle. Il s'agit cette fois d'un Brésilien habitant à Rio de Janeiro, qui aurait été sauvé d'un cancer au cerveau après avoir prié, avec sa femme, pour Mère Teresa. Marcilio Haddad Andrino déclare ne ressentir « rien de particulier » à l'approche de la cérémonie de canonisation, à laquelle il a été invité. « Comme il fallait s'y attendre, le Vatican est allé chercher le deuxième miraculé dans un autre hémisphère et il a gardé son identité secrète jusqu'au dernier moment, afin de ne pas reproduire l'erreur qu'il avait faite avec Monica Besra », souligne Aroup Chatterjee.

Si l'Inde garde une dent contre la nouvelle sainte, ce n'est pas seulement parce que les hindous ne croient pas aux miracles. C'est surtout parce qu' Agnès Gonxha Bojaxhiu s'était donné pour devoir de convertir à tour de bras au catholicisme, dans un pays continent où les chrétiens ne représentent qu'à peine plus de 2 % de la population. « Elle a apporté l'amour de Dieu aux marginaux et aux opprimés », a déclaré en août le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay, avant de s'envoler pour Rome. En public, la religieuse de Calcutta restait discrète sur cette question des conversions. En privé en revanche, elle se félicitait d'avoir ramené les brebis égarées, qu'elles soient hindoues ou musulmanes, en échange de l'accueil dans ses léproseries ou ses mouroirs, comme le montre une vidéo tournée en 1992 dans une clinique de Californie (visible ici).

« Ce n'est pas qu'elle cherchait à maquiller ses activités de charité, elle était juste méfiante. Parfois néanmoins, elle s'énervait contre ceux qui la voyaient comme une infirmière. Elle répétait alors qu'elle était religieuse, rien qu'une religieuse, et tout était dit », se souvient Aroup Chatterjee. En Inde, les fondamentalistes hindous ne l'entendent pas de cette oreille, eux qui orchestrent régulièrement des conversions de masse aux divinités Brahma, Shiva et Vishnu. Ainsi, le Corps des volontaires nationaux (Rashtriya Swayamsevak Sangh, RSS), qui est la maison mère idéologique du parti du peuple indien (Bharatiya Janata Party, BJP) au pouvoir depuis 2014, a toujours rangé Mère Teresa dans le même sac que les missionnaires de tout poil, lesquels « font du prosélytisme auprès des minorités tribales et des plus pauvres dans tout le pays ».

Alors que la messe de canonisation de Mère Teresa approchait, les partisans de l'Hindutva, courant de pensée assimilant l'hindouisme au nationalisme indien, se sont dits choqués par l'hommage de Narendra Modi à la religieuse albanaise. L'an dernier, plusieurs dirigeants du BJP avaient en effet dénoncé le « lavage de cerveau » mené par les Sœurs de la Charité à l'égard des hindous, accusant celle que l'on appelle désormais sainte Thérèse de Calcutta d'ourdir « une conspiration visant à évangéliser l'Inde », dixit Yogi Adityanath, prêtre hindou et député au parlement fédéral de Delhi. Ces poussées de fièvre ne sont pas nouvelles, précise Aroup Chatterjee, les polémiques autour de Mère Teresa n'ont rien à voir avec le fait que la droite nationaliste soit actuellement au pouvoir.

 

Calcutta, dans le quartier de Bagbazar © Guillaume Delacroix Calcutta, dans le quartier de Bagbazar © Guillaume Delacroix

 

À Calcutta en tout cas, les Indiens en veulent beaucoup à Agnès Gonxha Bojaxhiu. Arrivée dans l'ancienne capitale de l'Empire britannique en 1929, celle-ci a donné au fil du temps une image apocalyptique d'une ville pourtant considérée, dans le sous-continent, comme un phare culturel abritant quantité d'intellectuels, poètes, écrivains et artistes. « Dans les pays occidentaux, dès qu'on parle de Calcutta, les gens ont immédiatement en tête des images de lépreux, de mendiants et d'estropiés allongés sur le sol, remarque Aroup Chatterjee, Mère Teresa nous a fait beaucoup de mal. »

Mais il y a pire. Contrairement à ce que véhicule l'imaginaire européen, la petite bonne sœur au voile blanc aux liserés bleus ne passait pas sa vie entière parmi les pauvres. « Au bout de soixante ans, elle ne parlait toujours pas bengali, alors qu'elle prétendait l'enseigner aux enfants des rues », relève notre interlocuteur. Tout juste savait-elle prononcer dans la langue officielle locale des phrases toutes faites, comme : « Je vais prier pour vous », ou « Souffrir te rapproche de Jésus-Christ ». Chaque été, quand arrivaient les pluies diluviennes de la mousson, elle filait en Angleterre ou aux États-Unis. « Elle allait aussi très souvent à Rome, au point que la princesse Diana n'a jamais réussi à réaliser son rêve de la rencontrer à Calcutta », raconte Aroup Chatterjee.

Agnès Gonxha Bojaxhiu se déplaçait souvent en avion privé pour aller rencontrer les grands de ce monde. Pour obtenir un soutien moral ou financier ? Pas du tout ! Son vrai combat était la lutte contre l'avortement sur tous les continents, auprès de Margaret Thatcher, Ronald Reagan et tant d'autres. Pour l'écrivain journaliste Christopher Hitchens (décédé en 2011), auteur d'un livre – The Missionary Position, Mother Teresa in theory and practice (La Position du missionnaire, Mère Teresa en théorie et en pratique, Verso Books, 1995) – et d'un documentaire ravageur – Hell's Angel (L'Ange du diable, 1994, visible ici), en collaboration avec Aroup Chatterjee –, le summum a été atteint lorsqu'elle reçut le prix Nobel de la paix, en 1979 (à revoir ici). Devant les huiles d'Oslo, elle a présenté l’interruption volontaire de grossesse comme le « principal danger menaçant la paix mondiale » !

On ne sera donc pas surpris d’apprendre que Mère Teresa n’a cessé, au sein de l’Église, de prendre le parti du pape Jean-Paul II contre la « théologie de la libération » et autres « hérésies progressistes », écrivait Christopher Hitchens en novembre 1996 dans Le Monde diplomatique. Elle a d’ailleurs expliqué : « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance. » La supercherie était d'autant plus grande, selon Christopher Hitchens, que Mère Teresa fréquentait le dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, révérait l'ancien dictateur albanais Enver Hodja, et défendait Charles Keating, l’un des plus grands fraudeurs de l’histoire financière des États-Unis.

Des personnalités infréquentables qui, à l'instar d'autres escrocs, finançaient les œuvres d'Agnès Gonxha Bojaxhiu, à Calcutta et ailleurs. On estime qu'elle touchait en moyenne 100 millions de dollars par an et que la moitié de cette somme servait à l'évangélisation des pays en développement. Mais naturellement, les comptes des Missionnaires de la Charité ont toujours été gardés jalousement secrets. « Maintenant qu'elle est sainte, Mère Teresa et son mythe vont continuer de prospérer. Les interrogations autour de sa personne également », parie Aroup Chatterjee.

Par: Guillaume Delacroix

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Communiqué de Laurence Cohen - Sénatrice PCF du Val-de-Marne:

 
Destitution de la Présidente de la République du Brésil, Dilma Roussef : un déni de démocratie
Hier après-midi, le Sénat brésilien a destitué Dilma Roussef, actuelle présidente du Brésil, en conclusion d’un long processus d’impeachment débuté il y a plusieurs mois. En confisquant son mandat à la présidente sortante, une majorité de sénateur a délibérément foulé au pied le suffrage universel.

Pourtant, démonstration a été faite à maintes reprises, par des personnalités venant d’horizons différents, que cette procédure de destitution ne repose sur aucune base juridique. Ainsi, avec des juristes, des avocat-e-s des droits de l’homme et des universitaires, j’ai eu l’honneur de participer en juillet dernier, en tant que jurée, au « Tribunal International pour la démocratie au Brésil ». Nous avons mené un véritable procès avec une accusation et une défense et le verdict a clairement établi que la procédure constitutionnelle d’impeachment était infondée. En effet, les accusations de crime de responsabilités ont été lavées par une commission d’enquête indépendante. Quant à celles de corruption, Dilma Roussef n’est citée dans aucune affaire contrairement à ses détracteurs qu’ils soient au Parlement ou au gouvernement.

Tout comme au Paraguay et au Honduras, il y a quelques années, ce processus légal n’est que le masque d’un coup état en bonne et due forme. La droite brésilienne, ayant échoué dans les urnes, use de tous les outils à sa disposition pour s’accaparer le pouvoir.

C’est un véritable putsch qui a lieu actuellement au Brésil dans une indifférence internationale quasi générale. Quant au gouvernement français, que j’ai personnellement interpelé, il s’abrite derrière le principe de « non- ingérence ».
Je dénonce avec force ce coup d’état institutionnel qui piétine la volonté de 54 millions de Brésiliennes et de Brésiliens qui ont voté en 2014 en faveur de Dilma Rousseff, dont les choix politiques ont notamment permis de sortir 40 millions de personnes de la pauvreté.

J’invite les gouvernements démocratiquement élus à condamner cette grave atteinte à la démocratie et à ne pas reconnaître Michel Temer comme président du Brésil.

J’appelle toutes et tous les démocrates à apporter leur soutien à Dilma Rousseff, au camp progressiste et au peuple brésilien.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Les Breves
La justice de classe vue par le regretté Charb

La justice de classe vue par le regretté Charb

Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs
Un ingénieur VIRÉ pour avoir voulu faire diffuser "MERCI PATRON !" dans sa boîte : les PRUD'HOMMES confirment le licenciement

Pour avoir fait la promotion du documentaire de François Ruffin, "Merci patron !", un ingénieur, prestataire de services en mission chez Renault, a été licencié pour faute grave. Il avait également dévoilé les raisons de sa mise à pied dans un entretien à "Fakir". Les prud'hommes ont rendu leur décision le 26 août 2016 : ils confirment le licenciement.

 

Publié par El Diablo

LIEN VERS L'ARTICLE CI-DESSOUS: 

Viré pour avoir voulu diffuser "Merci patron !" dans sa boîte : les prud'hommes confirment le licenciement

Viré pour avoir voulu diffuser "Merci patron !" dans sa boîte : les prud'hommes confirment le licenciement

Pour avoir fait la promotion du documentaire de François Ruffin, "Merci patron !", un ingénieur, prestataire de services en mission chez Renault, a été licencié pour faute grave. Il avait éga...

http://www.marianne.net/vire-avoir-voulu-diffuser-me

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