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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Front de Gauche"

Prendre un TGV, un train Intercités ou un TER coûtera 2,3% plus cher en moyenne à compter du 24 janvier, une hausse de prix quasi double de l'inflation que la SNCF justifie par un "programme d'investissements sans précédent" de 2,6 milliards d'euros.En 2012, les tarifs des trains ont augmenté de 3,2%, notamment pour tenir compte d'une augmentation de la TVA. La hausse des prix est resssortie à 1,3% en rythme annuel au mois de décembre, selon les données publiées par l'Insee. Les abonnements Fréquence (TGV et Intercités), les abonnements régionaux ainsi que le tarif de base loisirs 2e classe sont également concernés par la hausse de 2,3% annoncée dimanche, précise la SNCF dans un communiqué. L'augmentation sera "limitée à 2,0%" pour le Forfait sur Intercités, précise l'exploitant. Un certain nombre de tarifs comme les abonnements Forfait sur TGV, les réservations pour les abonnements Forfait et Étudiants, Élèves et Apprentis, seront gelés cette année.

Ce gel s'appliquera aussi pour les clients Loisirs et Longue distance (plus de quatre heures de trajet), notamment les tarifs Prem's, les prix des cartes de réduction et les tarifs sur les liaisons entre le nord-est de la France et les stations balnéaires (Lille-Marseille, Lille-Nice, Strasbourg-Nice et Metz-Marseille).

La SNCF prévoit d'augmenter de 20% le volume des billets à petit prix, notamment grâce à sa politique d'offres promotionnelles sur TGV (Prem's) et Intercités, à l'élargissement de l'offre IDTVG vers Quimper et au lancement au premier semestre du TGV Eco.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"
Manif pour tous: logique...

On me dit que des milliers de catholiques manifestent à Paris en faveurs de la réquisition des logements vides pour les pauvres? C'est vrai?

Par Didier Porte.

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Publié le par "Front de Gauche"
Publié dans : #Economie

Au nom du dogme suivant lequel "les licenciements d’aujourd’hui font les emplois de demain", le patronat et singulièrement le Medef prône à l’occasion des négociations sur la réforme du marché du travail une plus grande flexibilité. Or un sondage BVA publié ce jeudi, nous apprend que près des trois-quarts des Français sont opposés à la suppression du CDI (contrat à durée indéterminée) contre 26% qui veulent sa suppression. Les personnes opposées à la fin du CDI estiment que sa suppression "ne ferait que mettre dans la même précarité les salariés en CDI que les salariés en CDD ou en intérim sans apporter aucun bénéfice aux salariés précaires et aux chômeurs".

La suppression est rejetée par 72% des personnes à revenus supérieurs (CSP+) et par 81% des personnes aux revenus plus faibles (CSP-). Les inactifs refusent la suppression à 67%. Une majorité des sondés (56%) pense que pour améliorer la situation de l’emploi "il faut d’abord protéger les emplois existants et empêcher les entreprises de licencier facilement"

Cette enquête vient conforter celle réalisée par l’Institut Harris pour la CGT avant l’ouverture des négociations qui indiquait que l’idée qu’il faut flexibiliser les contrats de travail est rejetée par 61% des Français.

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Publié le par "Front de Gauche"
Publié dans : #Dossier-Débat

Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, a évoqué dimanche la possibilité que l’imposition à 75% des revenus supérieurs au million d’euros, initialement présenté comme temporaire, puisse être appliqué pendant tout le quinquennat. Interrogé quelques heures plus tard, Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances, a déclaré qu’il n’était pas dans l’intention du gouvernement « de faire en sorte qu’il y ait un matraquage fiscal dans ce pays », relevant que cette taxe exceptionnelle ne pouvait être qu’une mesure « qui dure ce que dure la crise ».

La semaine dernière, le Conseil constitutionnel avait censuré la disposition du budget 2013 instaurant cette taxe, au motif que celle-ci s’appliquait aux revenus des seuls individus et non pas des ménages. Cette ponction aurait dû normalement s’appliquer sur les revenus perçus en 2012 et 2013. Que va donc devenir la promesse de campagne du Président Hollande. Réponse (peut-être) dans la prochaine loi de Finances, en septembre prochain…

C'est pour Maintenant.

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Publié le par "Front de Gauche"
Mali : l'opération Serval est lancée, premier soldat français tué, et en France Vigipirate maximum.

L'intervention militaire de la France contre les islamistes au Mali aura des "conséquences" pour les otages français et les ressortissants français à travers le monde musulman, a déclaré samedi un porte-parole du groupe rebelle Ansar Dine. La France a poursuivi samedi ses bombardements aériens contre les rebelles islamistes qui occupent le nord du Mali et a déployé des troupes à Bamako, la capitale, tandis que les pays d'Afrique de l'Ouest entameront d'ici lundi leur déploiement militaire pour appuyer l'armée malienne contre les insurgés.

"Il y a des conséquences, non seulement pour les otages français, mais aussi pour tous les ressortissants français où qu'ils se trouvent dans le monde musulman", a déclaré Sanda Ould Boumama à Reuters. "Nous allons continuer à résister et à nous défendre. Nous sommes prêts à mourir au combat." Ansar Dine, dont la base arrière est à Tombouctou, fait partie des groupes qui tiennent le nord du Mali depuis neuf mois, avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'ouest (Mujao). Aqmi et ses alliés détiennent huit otages français au Sahel.

Au lendemain du lancement de l'intervention française au Mali, baptisée "Serval", qui a permis de commencer à faire reculer les rebelles, un conseil restreint de défense autour du président de la République François Hollande s'est déroulé samedi après-midi à l'Elysée. "Les otages risquent la mort (...) François Hollande semble souhaiter la mort des otages. Il a choisi la solution de la guerre de sorte que les otages soient tués plutôt que de négocier", a déclaré le porte-parole d'Ansar Dine.

La ville de Konna, reprise aux islamistes, des centaines de morts

Ce samedi, la France a poursuivi ses bombardements aériens contre les rebelles islamistes qui occupent le nord du Mali et a déployé des troupes à Bamako, la capitale. Les autorités maliennes ont annoncé avoir repris la localité stratégique de Konna, ville du centre du pays tombée jeudi aux mains des islamistes, après de violents affrontements qui ont fait "une centaine de morts" dans les rangs des combattants islamistes venus du Nord. "Nous avons fait des dizaines de morts, même une centaine de morts parmi les islamistes à Konna. Nous contrôlons la ville, totalement", a déclaré à le lieutenant Ousmane Fané. La France s'est contentée de dire que les rebelles avaient été repoussés de "plusieurs dizaines de kilomètres".

Mort d'un soldat français

Après la prise de Konna, les islamistes menaçaient Sévaré, dernier verrou stratégique avant Mopti sur la route vers le Sud et la capitale, Bamako, à 500 km de là. "Les choses se sont accélérées (...) Il ne s'agit pas seulement de protéger Sévaré. Nous devons reprendre le nord (du Mali) aux djihadistes", a souligné samedi le ministre ivoirien de l'Intégration, dont le pays assure la présidence tournante de la Cédéao. "La reconquête du Nord a déjà commencé", a déclaré Ali Coulibaly. La France avait envoyé une unité à Mopti avant l'intervention aérienne de vendredi ainsi que "plusieurs centaines" de soldats à Bamako, a précisé samedi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse. D'autres frappes aériennes françaises ont eu lieu "cette nuit et ce matin contre des concentrations d'islamistes au Mali", a déclaré le ministre en précisant que les unités de l'armée française avaient attaqué une colonne de rebelles se dirigeant vers Mopti. Il a annoncé la mort d'un pilote de l'armée de l'air française dont l'hélicoptère a été abattu près de cette ville. Le ministre de la Défense a confirmé qu'un officier français a été mortellement blessé lors d'un raid d'hélicoptères "contre une colonne terroriste" se dirigeant la veille vers Mopti et Sévaré.

Les premiers soldats ouest-africains pourraient arriver dès dimanche au Mali

Les premiers soldats de la force ouest-africaine pourraient arriver dès "dimanche" au Mali, où l'armée malienne a lancé avec le soutien de la France une offensive contre les islamistes, a déclaré samedi le ministre ivoirien l'intégration africaine, Ally Coulibaly. "Ca s'accélère, dès dimanche les premiers éléments de la force de la Mission internationale de soutien (MISMA) pourraient être aux côtés des troupes maliennes" a déclaré Ally Coulibaly, dont le pays assure la présidence de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Le président de la Cédéao, le chef d'Etat ivoirien Alassane Ouattara, a autorisé vendredi l'envoi immédiat de troupes au Mali, pour épauler l'armée malienne dans son offensive contre les islamistes. Le Burkina Faso annonce le déploiement d'un bataillon de "500 hommes", le Niger confirme un envoi de troupes et le Nigeria affirme avoir envoyé une équipe technique de l'armée de l'Air ainsi que le commandant de la future force internationale africaine.

Par Citoyen18.

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Jérôme Fourquet « En 2013, le vocable de classe sociale n’est pas périmé »

Au vu du sondage Ifop que l'Humanité publie ce mercredi, la lutte des classes est une réalité bien vivante. N'en déplaise à Jérôme Cahuzac, qui assénait à Jean-Luc Mélenchon lors de leur débat de lundi soir: "La lutte des classes, au fond, ça résume notre réelle divergence. Vous, vous y croyez toujours et moi je n’y ai jamais cru".

Pour le directeur du département opinion de l’Ifop, qui a mené cette étude sur les Français et le lutte des classes, Jérôme Fourquet, « la perception d’une société divisée en classes reste opérante ».

N’est-il pas surprenant 
de constater que le sentiment d’appartenance 
à une classe sociale 
ne recule pas ?

Jérôme Fourquet. Quand on voit ces chiffres, cela remet un peu en cause ce que l’on disait du déclin de la conscience de classe qui allait avec le déclin du marxisme. Au milieu des années 1980, un Français sur deux disait avoir le sentiment d’appartenir à une classe. Cette année, vingt-six ans plus tard, ces chiffres n’ont pas bougé. Cette perception d’une société divisée en classes et de l’appartenance à une classe reste opérante. Cela, sans le contredire, permet deremettre légèrement en question l’idée d’une montée des classes moyennes qui marcherait de pair avec une société de plus en plus individualisée. Je pense que l’élément à retenir, c’est que le vocable de classe sociale n’est pas périmé.

Question: Avez-vous le sentiment d'appartenir à une classe sociale? Le oui par catégories socioprofessionnelles:

[Sondage Ifop-l'Humanité: Avez-vous le sentiment d'appartenir à une classe sociale? Le oui par catégories socioprofessionnelles]

C’est pourtant parmi les revenus relativement haut que le sentiment d’appartenance semble le plus prégnant…

Jérôme Fourquet. Cela n’a guère bougé depuis les années 1960. Les choses n’ont pas tant basculé qu’on le dit après 1968. Mais attention, dire qu’on se sent appartenir à une classe sociale n’implique pas la reconnaissance de la grille d’analyse marxiste de la société. Pour beaucoup de Français, ce sentiment est celui d’appartenir à la classe moyenne. Et le sentiment d’un risque de dégringolade, de déclassement, peut renforcer ce sentiment d’appartenance.

Compte tenu des résultats sur la question 
de l’appartenance à une classe sociale, 
les réponses à votre question sur l’actualité de la lutte des classes sont surprenantes…

Jérôme Fourquet. À la veille de 1968, nous étions 20 points plus bas qu’aujourd’hui ! La lutte des classes est un terme connoté au marxisme. Sans doute, cette doctrine a beaucoup perdu de son influence, mais pour autant,l’idée d’antagonismes d’intérêts entre les groupes sociaux est très nettement majoritaire aujourd’hui. Sans doute la crise n’y est-elle pas pour rien: une partie de la campagne présidentielle s’est faite sur la fiscalité avec des propositions fortes (taxe à 75 %, salaire maximum…). Si l’idée de la lutte des classes comme moteur historique 
de l’évolution des sociétés a perdu du terrain, l’idée qu’il y a des conflits 
de classes se porte bien.

Question: estimez-vous qu'en France, à l'heure actuelle, la lutte des classes est une réalité? Le oui par catégories socioprofessionnelles:

[Sondage Ifop-l'Humanité: Estimez-vous qu'en France, à l'heure actuelle, la lutte des classes est une réalité? Le oui par catégories socioprofessionnelles]

Que peut-on conclure de cette progression ?

Jérôme Fourquet. Avec une acception qui n’est plus tout à fait celle du marxisme, la lutte des classes est sans doute moins un fait qu’un constat. Certains peuvent reconnaître l’actualité de la lutte des classes pour la regretter, comme quand on entend à droite que « la France n’aime pas les riches ». La conclusion que nous pouvons tirer est que nous ne vivons pas dans une société apaisée. La crise a accru les inégalités. Cela ne fait qu’aggraver les tensions. On retrouve cela politiquement en voyant une courbe en U sur l’échiquier politique: l’existence de la lutte des classes est plus fortement reconnue aux deux extrêmes.

Par: La lutte des classes et les Français, sondage Ifop pour l'Humanité -

Jérôme Fourquet « En 2013, le vocable de classe sociale n’est pas périmé »
Jérôme Fourquet « En 2013, le vocable de classe sociale n’est pas périmé »

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Publié dans : #Culture
Plus d’émissions depuis le 7 janvier: que se passe t-il à France-Inter ?

Nous publions ci-dessous un communiqué d’Acrimed, suivi de documents sur la grève qui a commencé le lundi 7 janvier 2013.

L’association Acrimed (Action-Critique-Médias) tient à exprimer sa pleine et entière solidarité avec les techniciens de France Inter en grève depuis le lundi 7 janvier et, plus généralement, avec les producteurs et salariés de cette station en butte aux décisions parfaitement néfastes et totalement arbitraires de la direction de Radio France et de la station.

Des décisions néfastes : comment justifier en effet la suppression de 4 postes de techniciens d’antenne et de production sur 34, alors que 4 autres postes avaient déjà été supprimés en 2011 (soit une réduction de plus de 20% des effectifs depuis un an) ? Comment croire que France Inter puisse être partie prenante d’un service public de l’information et de la culture si l’on demande à ses salariés de faire plus et mieux avec moins de moyens ?

Des décisions arbitraires : comment justifier l’existence depuis mars 2012 de simulacres de consultation et de concertation, alors que les décisions sont déjà prises ? Comment croire que France Inter puisse être partie prenante d’un service public de l’information et de la culture quand ses salariés sont traités en simples exécutants des choix d’une direction incontrôlable ?

Acrimed, le 10 janvier 2013

PS. Au moment où nous publions ce communiqué, ce jeudi 10 janvier à 15h45, l’intersyndicale est convoquée par la direction à une réunion de négociation. Il est temps ! Dans le même temps, nous apprenons que la grève est reconduite jusqu’à demain, 11 janvier. À suivre…

Communiqué de Presse envoyé à l’AFP le lundi 7 janvier 2013

Aujourd’hui 90% des techniciens de France Inter sont en grève (les non-grévistes étant CDD), ainsi que 100% des techniciens du centre de modulation, qui gère les liaisons extérieures avec tous les studios de Radio France. Le mouvement est également suivi dans des stations locales.

Le motif de ce mouvement de grève est, contrairement au message diffusé à l’antenne par la direction, la suppression de 4 postes de techniciens d’antenne et de production sur 34. 4 autres postes avaient déjà été supprimés en 2011, ce qui fait au total une réduction de plus de 20% des effectifs depuis un an.

Ces mesures sont imposées dans le cadre d’un plan de redéploiement qui touche l’ensemble de Radio France et qui a déjà suscité d’autres journées de grève les mois précédents. Le gouvernement impose à Radio France le développement de l’activité multimédia, l’ouverture de nouvelles stations de France Bleu sans un seul emploi supplémentaire. Le budget de Radio France va même subir une diminution de 25 millions d’euros en 2013 par rapport à ce que prévoyait le Contrat d’Objectif et de moyens. Ces coupes doivent se poursuivre en 2014 et 2015.

A France Inter, cette nouvelle diminution de l’effectif des techniciens amputerait directement le volume de production et, de fait, toucherait la qualité de l’antenne. Elle rendrait entre autre impossible un retour à des programmes en direct la nuit, mission de service public que France Inter n’assure plus depuis la grille de septembre.

Ces suppressions de postes conduiraient, en outre, à des plannings inacceptables, déjà rejetés deux fois par les instances représentatives du personnel (CE et CHSCT).

Le préavis de grève a été déposé le 18 décembre, afin de laisser une large place à la négociation. La direction, qui refuse de discuter de la suppression de ces postes, porte l’entière responsabilité de ce blocage.

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Communiqué des personnels de production de France Inter

Si la grève en cours à France Inter depuis le lundi 7 janvier a été initiée par les seuls techniciens, les revendications qu’elle porte ne sont en aucun cas des revendications d’ordre catégoriel mais concernent bel et bien l’ensemble des personnels de la chaîne. C’est la production dans son ensemble, la qualité de nos programmes et de notre travail qui sont directement menacées.

Le message d’antenne annonçant les motifs de la grève diffusé depuis lundi est mensonger et désinforme gravement les auditeurs. Il est d’autant plus choquant qu’il a été rédigé et enregistré sans concertation avec les organisations syndicales.

C’est pourquoi, nous, personnels de production, producteurs, attachés de production, chargés de réalisation, metteurs en ondes, programmateurs musicaux, reporters, collaborateurs spécialisés, chroniqueurs, etc., exigeons le retrait immédiat de ce message.

Paris, le 9 janvier 2013

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Appel aux journalistes de France Inter

Communiqué SNJ CFDT CGT SUD CFTC

Voilà déjà trois jours que la grève entamée lundi 7 janvier s’entend sur France Inter et sur d’autres antennes de Radio France. Cette grève contre la suppression de 4 techniciens d’antenne à France Inter est massivement suivie par les techniciens, touchés en premier lieu, mais elle concerne l’ensemble des salariés de la chaîne, car c’est la qualité des productions et de l’antenne qui est en jeu. S’ils s’appliquaient, le redéploiement et la réorganisation que veulent imposer la direction aux techniciens aurait des effets sur le travail de tous, et notamment des journalistes.

Ce conflit aurait largement pu être évité si la direction ne s’était pas entêtée jusque-là à vouloir imposer contre l’avis des techniciens, contre l’avis des instances représentatives du personnel, sans concertation avec la rédaction et les équipes de production, une réorganisation qui pose comme préalable cette suppression de 4 postes.

Les organisations syndicales signataires de ce texte, appellent les journalistes de France Inter à entrer massivement dans la grève ce jeudi.

Une rédaction en grève ce jour là, aux côtés des techniciens sera un message fort. La direction compte sur le pourrissement du mouvement et la division des salariés. C’est irresponsable. Elle doit négocier immédiatement et sans préalable, dans le cadre du préavis de grève. Les journalistes sont couverts par le préavis déposé le 18 décembre. Ne restez pas spectateurs !

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CHRONIQUE D’UNE GREVE ANNONCEE

(Communiqué CGT SUD CFDT CFTC Radio France)

7 mars 2012 : Lancement d’une consultation pour pourvoir 4 postes de technicien(ne)s à France Inter.

3 juillet : Annonce de la suppression de l’émission de Serge Le Vaillant en direct la nuit. Projet de rediffusion automatisée par un robot de 1h à 5h du matin de programmes de la journée.

12 juillet : Suspension par la DRH de la consultation portant sur les 4 postes.

Juillet : Les 4 postes qui avaient été mis en consultation, antérieurement occupés par des salariés en mobilité, changent de statut. Les salariés ne sont plus en mobilité, ils sont désormais en détachement : amorce insidieuse de la suppression des postes.

Fin juillet : Suite à la pression des journalistes de la rédaction, le projet d’automatisation est abandonné, la DGATTN reconnaissant la nécessité de la présence de technicien(ne)s la nuit pour assurer la mission de service public.

27 aout : Début de la nouvelle grille intégrant la fin de l’émission de Serge Le Vaillant de 1h à 5h en semaine.

28 août : Consultation du CHSCT sur les nouveaux tableaux de service accompagnant cette nouvelle grille. Leur présentation ayant lieu après leur mise en œuvre, le CHSCT interpelle l’inspecteur du travail qui fait un courrier de rappel à la direction. Ce nouveau planning conduit à une surcharge de travail entre 19h30 et 1h. Pour assurer le travail et l’antenne dans de bonnes conditions 2 des 4 technicien(ne)s arrivent de leur propre volonté de manière récurrente 1/2h avant leur prise de service officielle.

16 octobre : La DGATTN présente aux techniciens de France Inter une nouvelle organisation de travail sur la base de la suppression de 4 postes, projet à mettre en place « le plus tôt possible ». Elle propose la formation d’un groupe de travail sur cette base afin de réfléchir à une nouvelle organisation des plannings. Les technicien(ne)s refusent de participer à un groupe de travail qui a comme préalable la suppression des 4 postes.

15 novembre : Suite au refus de participer à ce groupe de travail le directeur de la DGATTN organise une réunion pour présenter ses tableaux de service définitifs. Au terme de cette réunion celui-ci, s’adressant à un technicien, lui demande de « mettre ses couilles sur le billot ». Ce débordement donnera lieu à des excuses une semaine après, mais il traduit l’atmosphère détestable que la direction fait régner sur ces réunions qu’elle qualifie de concertation.

30 novembre : Consultation du CHSCT à propos des nouveaux plannings prévus pour le 7 janvier. Les élu(e)s, notant la dégradation de la sureté de l’antenne, des conditions de travail et de l’état de santé des technicien(ne)s font une déclaration unanime jugeant cette organisation du travail dangereuse pour la santé et inapplicable.

17 décembre : Consultation du CE. Une délégation d’expert(e)s démontre que l’organisation du travail découlant de la suppression de 4 postes de technicien(ne)s d’antenne est inapplicable. Un avis négatif est adopté à l’unanimité.

18 décembre : En dernier recours les organisations syndicales, à la demande des technicien(ne)s, déposent un préavis de grève pour le 7 janvier 2013. Elles prennent le soin de le déposer 3 semaines avant pour laisser la place à la négociation.

18 au 21 décembre : Aucune réaction de la direction

21 décembre - 15h34 : Un courriel de C. Mettot (DRH) est adressé aux organisations syndicales leur demandant de reporter le préavis de grève sous prétexte de congé, au 4 février 2013. Il propose de transformer les réunions de négociation inhérentes au préavis de grève en simples réunions de concertation… toujours sur la base des 4 suppressions de postes. Il fixe un ultimatum pour la réponse des organisations syndicales au 3 janvier à 12h.

3 janvier 2013: Les organisations syndicales répondent dans un courrier commun où elles font part de leur étonnement quant aux méthodes de la DRH.

4 janvier - 15h : Réunion de négociation avec Antoine Martin qui, comme seule proposition, répète en boucle le contenu du courriel de C. Mettot. Lors de la suspension de séance demandée par la direction, les technicien(ne)s reçoivent sur leur messagerie les nouveaux plannings contestés par le préavis. Dans le même temps ils sont informés de l’enregistrement du message de grève destiné à être diffusé à l’antenne, message qui réduit le problème de la suppression des 4 postes à un simple différend sur les tableaux de service. Signalons que les changements de planning qui accompagnent chaque changement de grille n’ont jamais été prétexte à un mouvement de grève à France Inter. Considérant que M. Martin ne répond pas aux revendications exprimées dans le préavis, les organisations syndicales demandent alors un rendez-vous à Jean-Luc Hees.

18h : Jean-Luc Hees, accompagné de C. Sueur et de C. Mettot, reçoit les organisations syndicales. Après avoir écouté les demandes des salarié(e)s J-L. Hees propose de lever le préavis et de mener une concertation en une semaine sur la base des 4 suppressions de postes. Nous nous séparons en laissant une ouverture durant les 48h de week-end pour une éventuelle reprise.

7 janvier : Après un week-end sans aucune manifestation de la part de la direction la grève commence. 90% des techniciens sont en grève à France Inter, soit 100% des CDI au tableau de service. Sans nouvelle, l’intersyndicale appelle la direction pour renouer le dialogue. J-L Hees accepte de recevoir une délégation à 18h. Il réitère alors sa seule proposition : celle de C. Mettot faite le 21 décembre.

8 janvier : 100% de technicien(ne)s grévistes à France Inter.

Source Acrimed

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La fillette a été privée de cantine scolaire mardi midi pour cause de facture impayée par ses parents. L'enfant, élève en grande section de maternelle, a dû quitter le réfectoire à la demande d'une policière municipale.

La municipalité d'Ustaritz gère la cantine de la maternelle © Maxppp

L'affaire s'est déroulée à Ustaritz dans les Pyrénées Atlantiques et mis en émoi toute la commune. En effet, c'est une policière municipale qui est venue retirer Léa de la cantine. La raison : ses parents en pleine séparation doivent 170 euros à la cantine municipale. La méthode a choqué les enfants qui ont cru que leur petite camarade avait été envoyée en prison.

"C'est un procédé irresponsable" (directeur de l'école Saint Vincent)

Le directeur de l'école maternelle Saint Vincent, Laurent Aguergaray, n'en revient pas. Il n'était pas au courant du problème d'impayés de la famille et que l'enfant ne pouvait avoir accès au réfectoire. Il a précisé que Léa et ses camarades avaient été traumatisés : "Quand Léa est revenue dans l'après-midi ils étaient étonnés. Ils pensaient qu'elle était en prison. La maîtresse a discuté avec toute la classe pour tenter de dédramatiser".

Le père de Léa a raconté au journal Sud Ouest qui a révélé l'affaire que sa fille avait été très choquée lorsque la policière municipale était venue la chercher, pensant que ses parents étaient morts. Le maire d'Ustaritz, qui gère la cantine scolaire, n'était pas immédiatement joignable.

Par Journal "Sud Ouest"

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Artisans taxis : l’article 44 du PLFSS ne doit pas être mis en œuvre. C’est aussi l’intérêt des patients !

Artisans taxis : l’article 44 du PLFSS ne doit pas être mis en œuvre. C’est aussi l’intérêt des patients !

L’article 44 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 introduit de nouvelles dispositions permettant l’ouverture d’appels d’offre pour les transports conventionnés de personnes malades. Ces mesures ont été adoptées avec pour seule motivation une baisse des dépenses remboursées par la Sécurité Sociale pour le transport des malades, sans prendre en considération la réalité économique et sociale de cette activité sur les territoires, et en ignorant l’intérêt des patients.

En réalité, l’introduction des appels d’offre conduirait de fait à promouvoir une concurrence déloyale des grandes entreprises de transports, qui auront seules les capacités de répondre à ces appels d’offre, sur un secteur essentiellement assuré aujourd’hui par de petites entreprises locales. En zone rurale, ce transport des malades représente 92 % de l’activité des entreprises de taxi.

Les artisans taxis conventionnés par l’assurance maladie, qui manifestent demain dans toute la France, dénoncent légitimement cette menace grandissante sur leur activité créatrice d’emplois sur les territoires et constituant un service indispensable à une population qui ne dispose plus de transports collectifs.

Je soutiens bien évidemment leur action afin de ne pas mettre en péril tout un secteur d’activité, indispensable à l’accompagnement individualisé des patients mais aussi au transport du quotidien et au développement des territoires. Ainsi, j’ai demandé dans un courrier adressé à la Ministre des Affaires sociales et de la Santé que les dispositions de l’article 44 ne soient pas mises en œuvre.

Les députés du Front de Gauche considèrent toujours qu’une politique de santé ambitieuse ne peut passer par la recherche d’économies dans des dépenses utiles, et sans tenir compte des conséquences économiques, sociales et territoriales, mais aussi humaines pour des malades en souffrance. C’est en soulevant les trop nombreux points négatifs de ce texte, dont faisait partie cet article 44, qu’ils l’avaient d’ailleurs rejeté lors de son examen à l’Assemblée nationale en décembre.

Le communiqué en PDF :

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Le courrier à la ministre des Affaires sociales et de la Santé en PDF :

PDF - 213.9 ko

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Publié dans : #Syndicats

Récit. Plus de flexibilité pour les entreprises contre quelques droits nouveaux aux salariés. L'accord sur la réforme du travail satisfait amplement les représentants du patronnat. Ceux de la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC en donnent un avis positif. La CGT et FO dénoncent "un jour sombre pour les droits des salariés", qui "renforce la précarité".

Retour sur cette journée particulière pour le droit du travail.

11 heures 30. Il aura fallu patienter jusqu'à la mi-journée pour que le patronat arrive avec un nouveau texte. La fameuse taxation des contrats courts attendue depuis le début de la négociation est enfin dedans. La cotisation d'assurance chômage sera portée à 7% pour les contrats d'une durée inférieure à un mois et à 5,5% pour les contrats d'une durée comprise entre 1 et 3 mois, contre 4 % actuellement. Mais les contrats pour l'exécution d'une tâche précise ne seront pas concernés ainsi que les contrats saisonniers. En contrepartie, le CDI conclu pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans est exonéré de cotisations patronales d'assurance chômage pendant une durée de 3 mois, dès lors qu'il se poursuit au-delà de la période d'essai.

Midi. Pendant que les syndicats décortiquent le texte, Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef, fait son apparition. Satisfait, il annonce que la taxation de certains CDD coûtera 110 millions d'euros mais que l'exonération fera économiser rien de moins que 150 millions au patronat. « Nous prenons en considération l'emploi des jeunes, en incitant les chefs d'entreprises à aller dans ce dispositif », s'est-il réjoui.

14 heures. L'ajout de cet article va dans le sens de ce que souhaitait la CFDT, même s'il reste encore de nombreux points à préciser. Patrick Pierron, son négociateur, explique la portée de cet article: «650 000 à 900 000 jeunes pourront bénéficier de cette mesure. Mais on a encore trois ou quatre points à trancher pour continuer à avancer.»

Au contraire pour Agnès le Bot, de la CGT, « de notre point de vue, ça ne fera pas reculer la précarité. Il n'y a pas de mesures spécifiques sur les entreprises de plus de 2000 salariés, qui sont les plus grandes utilisatrices de CDD. Elles profiteront en revanche de l'exonération sur le CDI"!

17 heures. Nouvelle suspension de séance. Le patronat est en train de modifier son texte. La plupart des syndicats refusent l'article qui fait prévaloir le fond sur la forme en cas de recours du salarié en justice. La CFDT souhaite aussi que les contrats d'usages, présents dans l'hôtellerie et le spectacle, soit inclus dans le dispositif de majoration des cotisations d'assurance chômage. Ces contrats ont représenté la moitié des contrats de moins d'un mois en 2010.

Pour Stéphane Lardy,de FO, cet article ajouté ce matin « est une occasion ratée. Il faut taxer tous les contrats précaires, sinon les entreprises vont aller vers les contrats non taxés ».

20 heures. Les discussions reprennent entre syndicats et patronats.

22 heures 15. Après une ultime interruption de séance, un projet d'accord est trouvé. La CFDT et la CFTC se disent prêtes à signer. La CFE-CGC réserve sa réponse qui devrait être positive. Lors des dernières modifications, le patronat a notamment cédé sur la revendication de la CFDT sur la taxation des CDD d'usage. Pour Patrick Pierron, de la CFDT, « ce projet d'accord est ambitieux pour lutter contre le chômage, favoriser l'emploi et lutter contre précarité ».

Interrogé sur les nombreuses flexibilités du texte, facilités pour licencier et en prime la création de dernière minute d'un CDI intérimaire(!), le syndicaliste botte en touche. L'avis de Joseph Thouvenel de la CFTC, est aussi positif. Pour Marie-Françoise Leflon, de la CFE-CGC, "on a abouti à un accord plus équilibré qu'au début de la négociation". De son côté, Patrick Bernasconi, pour le Medef, se réjouit. Il a obtenu un texte très largement en faveur du patronat. "Nous allons être une meilleure référence en terme de flexisécurité pour le travail et les entreprises", sourit-il.

Pour FO et la CGT, c'est un "non" ferme. Stéphane Lardy, de Froce ouvrière, enrage: "C'était les soldes pour les droits des salariés". Pour Agnès le Bot, de la CGT, « c'est un accord proprement inacceptable, à contrario de l'objectif initial de sécurisation de l'emploi. Les entreprises seront plus libres de licencier. On va informer et mobiliser les salariés ». Les centrales syndicales consulteront leurs instances la semaine prochaine pour confirmer leur avis sur la signature.

Les principaux points de l'accord. Côté flexibilité, figurent notamment l'encadrement des accords permettant de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté, des mesures pour faciliter et "déjudiciariser" les licenciements et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire. En contrepartie, de nouveaux droits sont octroyés aux salariés et aux chômeurs: généralisation d'une complémentaire santé, limitation des temps partiels ou encore droits rechargeables à l'assurance-chômage.

Par Citoyen18.

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