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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Front de Gauche"
Infirmiers et aides-soignants : les "pigeons" de l'hôpital ?

Un collectif d'infirmiers et aides-soignants, appelé "Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes", fait du buzz sur Facebook pour dénoncer les conditions de travail de ces professions. Ce collectif appelle à des rassemblements lundi dans plusieurs villes de France.

Ce collectif dénonce des conditions de travail qui se dégradent © Maxppp

Les entrepreneurs du web ont lancé début octobre le mouvement avec leur page Facebook dénonçant la réforme de la fiscalité. Dans la foulée, les médecins en pleine négociation sur les dépassements d'honoraires, ont eux aussi surfé sur la vague de la contestation via les réseaux sociaux. C'est maintenant au tour des infirmiers et aides-soignants.

Ce groupe composé "d'infirmières, du privé comme du public, libérales ou non, mais aussi d'aides-soignantes et d'auxiliaires de puériculture" entend dénoncer des conditions de travail qui "mettent en danger le patient" et réclame "une revalorisation des statuts et des salaires".

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"
Michel Serres : "Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde"

INTERVIEW - Michel Serres, philosophe, historien des sciences et homme de lettres français, décrypte le monde de demain pour le JDD.

Michel Serres est une vigie plantée en haut du mât de notre époque. Du haut de son gréement, de ses 82 ans, de sa culture encyclopédique, de son temps partagé entre les cultures française et américaine qu'il enseigne, ce philosophe académicien nous décrit les changements qu'il observe sur l'équipage humanité que nous sommes. En curieux de tout qu'il est, il guette avec impatience et gourmandise les évolutions qui nous arrivent, comme un des matelots de Colomb aurait scruté l'horizon dans l'espoir de nouvelles terres. Son constat sur notre époque est simple : le monde, depuis cinquante ans, traverse une révolution comme l'humanité n'en a connu jusque-là que deux d'une telle ampleur. Avec un constat pareil, un autre que lui serait grognon et inquiet. Serres est un optimiste impénitent. L'avenir du nouveau monde appartient à Petite Poucette *, ainsi qu'il a baptisé l'archétype du "nouvel humain" encore en devenir, en référence à son usage du téléphone et de l'ordinateur. Et cette Petite Poucette-là, qui est sur le point de "prendre les commandes", n'a pas fini de nous surprendre…

La crise est-elle bientôt finie?

La crise financière, c'est probable. Je ne suis pas un économiste, ni un spécialiste de la finance, mais ce que je vois, c'est le tableau global. On ne parle que d'économie! Une campagne électorale, ce n'est que ça : l'emploi, la dette, le budget ! Elle a envahi la totalité de la discussion publique. Or notre monde traverse une phase de changements gigantesques. Comme on est obnubilé par l'économie, on ne pense la crise qu'en termes économiques, mais il y a tellement de choses plus importantes qui nous mettent en crise! Cette crise d'ailleurs, c'est principalement le malaise dans nos têtes devant les immenses changements qui sont à l'œuvre.

Par exemple…

Nous étions 50% d'agriculteurs à la fin de la guerre et ils ne sont plus que 1%. Pendant ma vie humaine, et c'est unique dans l'histoire, la population mondiale a doublé deux fois! Quand je suis né, on était 2 milliards, on est 7 milliards aujourd'hui. Dans la même période, l'espérance de vie a triplé. C'est tout cela que l'on ne voit pas.

Pourquoi?

On sait qu'un tremblement de terre se passe en surface. Or la théorie des mouvements de plaques l'explique par des mouvements profonds. Ce que j'essaie d'expliquer, ce sont les mouvements profonds. La fin de l'agriculture, la victoire sur la douleur en médecine, l'allongement de l'espérance de vie. Tout cela a des conséquences énormes : quand mon arrière-grand-père se mariait, statistiquement, il jurait à sa compagne fidélité pour cinq à dix ans, maintenant c'est pour soixante ans. On dit toujours "mariage", mais un engagement pour dix ans et un engagement pour soixante ans, ce n'est plus pareil! Il y a beaucoup de choses qui ont secrètement changé, qu'on ne voit pas changer, mais qui ont complètement bouleversé le monde. On est passé, en moins de cinquante ans, dans un nouveau monde.

Quand situez-vous cette bascule?

Précisément au milieu des années 1960. En 1965, 1966, on ne se souvient plus de cela aujourd'hui, mais il y a eu des révolutions agricoles dans beaucoup de villes françaises. Il y a eu des morts à Rodez, à Quimper, à Millau. La paysannerie s'apercevait tout d'un coup qu'elle changeait de monde. Au même moment, l'Église catholique a fait son aggiornamento, avec le Concile. Et puis il y a eu la révolution étudiante, en 1968, mais c'est la dernière des trois secousses. Il y a donc eu un premier tremblement de terre à cette période-là. Il a précédé le vrai tremblement de terre, celui des années 1980, avec l'arrivée des nouvelles technologies.

Celle que vous appelez "Petite Poucette", parce qu'elle a toujours en main le clavier de son téléphone, est née à ce moment-là… Comment la définissez-vous?

Oui, Petite Poucette est née au début des années 1980. Elle a une trentaine d'années aujourd'hui. Les gens comme moi, nés d'avant l'ordinateur, nous travaillons AVEC lui. Nous sommes en dehors de l'ordinateur. Petite Poucette, elle, vit DANS l'ordinateur. Pour elle, l'ordinateur n'est pas un outil, mais fait partie de ses conditions de vie. Elle est sur Facebook, les réseaux sociaux, son téléphone est branché avec elle…

C'est-à-dire "dans" l'ordinateur?

Je vous donne des exemples. L'autre jour, un de mes petits-fils vient chez moi en deux-roues, et il était en panne. Il démonte son engin et me dit : "Regarde…" Il avait une pièce qu'il ne savait pas où remettre. Il m'a demandé mon téléphone portable et, hop, il a trouvé la solution à son problème… Il vit dedans. C'est vrai aussi de mes étudiants à Stanford, à qui j'ai fait corriger mon livre, c'est vrai aussi des patients à l'hôpital… Regardez les conséquences : quand j'étais jeune, par exemple, on n'aurait jamais demandé à un chirurgien après une opération ce qu'il avait fait dans votre ventre. Aujourd'hui, n'importe quel patient, s'il a "un pet de travers", tape "pet de travers" sur son ordinateur avant d'aller voir le toubib. Et il va pouvoir en parler avec son médecin. Cela change tout. Dans Petite Poucette, j'appelle ça "la présomption de compétence" qui s'est renversée. Avant, le toubib, l'avocat, l'enseignant, avaient une "présomption d'incompétence" à l'égard de ceux auxquels ils s'adressaient. Aujourd'hui, si j'entre dans un amphi pour faire un cours sur la cacahuète , je sais qu'il y a certains étudiants qui ont tapé "cacahuète" sur Wikipédia la veille, et donc je dois faire cours en fonction de ça. Petite Poucette arrive à présent sur le marché du travail. Il y a des instits, des profs, Petites Poucettes d'aujourd'hui, et cette vague est en train de construire le nouveau monde.

Petite Poucette a commencé par devenir trader…

Oui, si on veut! Les traders, c'est le numérique depuis longtemps… Les échanges instantanés à l'échelle de la planète et ce numérique-là sont en grande partie responsables de la crise financière. On a vu ce qui s'est passé pour la musique. Cela a foutu en l'air le marché du disque… Parce qu'aujourd'hui le rapport numérique/financier est très difficile à maîtriser. Comment faire un droit dans cet espace de non-droit qu'est la Toile? Pour l'instant, on ne voit pas comment on pourrait faire entrer le commerce là-dedans… On ne sait pas encore très bien comment le rapport marchand va évoluer. Mais cela devrait se régler dans les dix ans qui viennent. Les journaux aussi sont en crise, mais ce n'est pas une crise de l'information. Petite Poucette est surinformée, elle sait beaucoup plus de choses que lorsque les journaux étaient florissants. L'université aussi est en crise. Comment enseigner aujourd'hui? À quoi servent les bibliothèques alors que j'ai tous les livres du monde chez moi? Voyez tout ce qui change!

Et cela nous inquiète…

Nous sommes, en France, dans le pays le plus inquiet concernant les sujets scientifiques. Pourtant, on était un des pays les plus optimistes à cet égard au début du XX e siècle. Il y avait Jules Verne, le palais de la Découverte. La science était un sujet d'enthousiasme. Or, cela a complètement changé. Je ne sais pas l'expliquer. Il y a une inquiétude presque idéologique. L'idéologie de la science s'est transformée en idéologie de l'inquiétude. Regardez la manière dont on utilise le mot "chimie". En mal. Or notre cerveau, notre genou, ce bout de papier, c'est de la chimie. Sans chimie, il n'y aurait pas de bio. On oppose "bio" à "chimie", comme si "bio" voulait dire "sans chimie". Or le bio, c'est de la chimie! Cette méfiance est une particularité française. En Allemagne, en Amérique, il y a des littératures de l'inquiétude, mais elles n'ont pas cette résonance populaire qui existe en France. Peut-être est-ce aussi le signe que la bascule du nouveau monde est en train d'arriver ici, alors forcément les gens sont un peu plus inquiets qu'ailleurs…

Y a-t-il eu auparavant des moments d'inquiétude aussi forte qu'aujourd'hui?

Oui, bien sûr. Dans Petite Poucette , j'en décris deux autres, qui correspondent aux deux précédentes révolutions de l'humanité. La première se situe quand on est passé du stade oral au stade écrit. La deuxième, quand on est passé du stade écrit au stade imprimé. Maintenant, dans la troisième révolution, on bascule du stade imprimé au stade numérique. À chacune de ces trois révolutions correspondent les mêmes inquiétudes… À la première, Socrate fulminait contre l'écrit en disant que seul l'oral était vivant! Au moment de l'imprimerie, il y a des gens qui disaient que cette horrible masse de livres allait ramener la barbarie. Ils affirmaient d'ailleurs que personne ne pourrait jamais lire tous les livres, ce en quoi ils avaient raison. Il est donc naturel de retrouver les mêmes angoisses au moment d'une révolution qui est encore plus forte que les deux précédentes.

Pourquoi plus forte?

Un de mes amis a fait un livre sur les "neurones de la lecture". On a repéré les neurones exacts qui sont excités quand on lit quelque chose. On s'aperçoit aujourd'hui que les neurones excités par le numérique, devant un ordinateur, ne sont pas les mêmes! Ce n'est pas seulement le monde, ce sont aussi nos têtes qui changent…

Jusqu'où ira le changement?

Je ne parle pas souvent politique, mais là, pour une fois, je vais le faire. Petite Poucette a trouvé le sens réel du mot "maintenant". Qu'est-ce que veut dire ce mot-là? Cela veut dire : "tenant en main". Petite Poucette, avec son téléphone portable, tient en main tous les hommes du monde, tous les enseignements du monde, et tous les lieux du monde par GPS. Donc elle peut dire : "main-tenant, tenant en main le monde". Mais qui pouvait en dire autant avant elle? Auguste, empereur de Rome, des grands savants? Aujourd'hui, il y a 3,75 milliards de personnes qui ont un portable avec Internet dedans et qui "tiennent en main le monde". Cela ne fait pas une nouvelle démocratie? Voilà le nouveau monde. C'est vertigineux, c'est ce qui m'impressionne le plus. Que nos institutions sont vieilles face à cela! Il y a tout à reconstruire.

Dans quel ordre?

Une nouvelle université. Il faut aussi construire une nouvelle chambre des députés, une nouvelle représentation politique, un nouveau droit. Le droit tel qu'il est "il n'y a qu'à voir l'échec d'Hadopi" ne correspond plus à la réalité… Le plus grand effort qu'il faudra faire, demain matin, c'est même assez urgent, est de repenser l'ensemble de ces institutions.

Mais où serait le centre de décision?

Voyez, vous vous mettez à avoir peur vous aussi! Un jour, lors d'une conférence en Allemagne où il y avait 1.000 personnes dans un amphi, je leur ai dit : "Je vous propose une idée : on fusionne la France et l'Allemagne." La discussion s'est engagée aussitôt, sur le thème "mais alors on aura deux présidents?". Je leur ai dit qu'il n'était pas question de cela. J'ai parlé des Bretons et des Rhénans, des Picards et des Prussiens, et j'ai dit : "On va demander à toutes les Petites Poucettes si elles sont d'accord pour fusionner, et après on verra!" Ils étaient enthousiastes! Non, il n'y a pas de centre de décision. Mais quand on a inventé la démocratie, il n'y en avait pas non plus! On a simplement dit : on va donner un droit de vote à tout le monde. Aujourd'hui, avec le numérique, on pourrait décider de beaucoup de choses en commun et en temps réel, ce ne serait pas difficile à mettre en œuvre. Le monde est une Suisse ! Tôt ou tard, une nouvelle politique se mettra en place. Laquelle? Je ne suis pas assez bon pour le dire, mais je la vois arriver.

Vous êtes à la frontière du philosophe et de l'oracle…

Presque du prophète! Non, je ne suis pas Madame Soleil… Petite Poucette a 30 ans, et dans dix ans, elle prend le pouvoir. Dans dix ans, elle l'aura, et elle changera tout cela… Regardez le printemps arabe, le rôle des nouvelles technologies, le rôle des femmes alphabétisées dans ces pays, tout cela est déjà à l'œuvre. Et puis, reprenons l'histoire. En Grèce, avec l'écriture, arrivent la géométrie, la démocratie et les religions du Livre, monothéistes. Avec l'imprimerie arrivent l'humanisme, les banques, le protestantisme, Galilée, la physique mathématique… Il suffit de voir tout ce qui a changé lors du passage à l'écriture et à l'imprimerie. Ce sont des changements colossaux à chaque fois. On vit une période historique. Petite Poucette n'est pas générationnelle. Ce n'est pas l'héroïne de la rentrée, elle est historique. D'ailleurs, une part de la "crise" d'aujourd'hui vient aussi de cela, de la coexistence actuelle de deux types d'humains… Petite Poucette et ceux de l'ancien monde. Son temps à elle arrive.

* Petite Poucette, de Michel Serres, Éditions Le Pommier, 84 p., 9,50 euros.

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Publié le par "Front de Gauche"
IL Y A 10 ANS, LE 24 JANVIER 2003, DISPARAISSAIT HENRI KRASUCKI.

Henoch Krasucki est né le 2 septembre 1924, à Wolomin, près de Varsovie. Il a deux ans lorsque ses parents, juifs et communistes, émigrent à Paris. Il changera de prénom et s’appellera désormais Henri.

Membre actif de la jeunesse communiste, à 16 ans, il entre dans la Résistance et va animer la section juive des jeunes résistants communistes et francs-tireurs partisans de la MOI

Il est arrêté par la police française en 1943, torturé, livré aux allemands et déporté deux ans plus tard à Auschwitz puis à Buchenwald. Grâce au réseau communiste des camps de concentration, il est affecté dans une mine de charbon où il travaille 16 heures par jour, avec la faim au ventre, les coups, la peur d’être malade signifiant la mort, et échappe ainsi de peu à l’extermination. Il ne reverra jamais son père, Isaac, également déporté, qui sera gazé dès son arrivée en camp de concentration.

De retour de déportation, Henri Krasucki va acquérir la nationalité française et intègrera une formation professionnelle. Très vite, il succèdera à Georges Séguy à la tête de la CGT.

Je veux rendre hommage à Henri Krasucki, ancien dirigeant de la puissante centrale syndicale de 1982 à 1992, qui a donné sa vie en faveur du dialogue social. Homme sobre, travailleur, cultivé, fou d'opéra, polyglotte et admirateur de Paul Eluard, il détenait une véritable popularité. Il était aussi connu et reconnu pour ses qualités humaines et comme un puissant négociateur. Militant dévoué, Henri Krasucki était avant tout, un acteur principal du dialogue social qui avait à cœur d’œuvrer en faveur de l’intérêt général.

Par Michèle PICARD, Maire de Vénissieux.

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Publié le par "Front de Gauche"

Après les grandes envolées de Arnaud Montebourg cet été contre les patrons voyous, le gouvernement est revenu à ces premiers amours avec l’appui à l’accord inique signé entre le Medef et 3 syndicats minoritaires. La baisse du salaire et l’augmentation du temps de travail, sans que les salariés puissent individuellement refuser sauf à être licenciés pour motif personnel, seraient autorisés par le code du travail. Les procédures de licenciement et les protections juridiques seraient réduites.

Le Medef le réclamait depuis 30 ans. Il est en train de l’obtenir d’un gouvernement qui se dit de gauche. L’UMP peut se frotter les mains et pour cliver avec le gouvernement, se concentrer contre l’égalité des droits devant le mariage. Renault, le constructeur automobile, profite du contexte pour faire du chantage aux fermetures d’établissements afin d’obtenir un accord baissant de fait les salaires (au minimum de 5 à 7 % à l’horizon 2015 selon l’inflation estimée). Pourquoi se gênerait-il puisque la leçon des derniers mois, c’est un gouvernement dont la capacité d’action est inversement proportionnelle au niveau de ses protestations. Les salariés de Florange s’en rendent compte tous les jours qui continuent à exiger la nationalisation.

Ceux de PSA-Aulnay sont soumis de fait à un lock-out par la direction qui cherche à laisser pourrir la situation. Mais plusieurs luttes ont montré ces derniers temps qu’il était possible pour les salariés de se battre pour d’autres solutions : M.Real et Pilpa qui ont gagné le rejet de la liquidation, Petroplus qui a obtenu des délais, Fralib qui continue à se battre. Plusieurs de ces entreprises en lutte se retrouveront ensemble à Paris le 29 janvier pour exiger une loi contre les licenciements et suppressions de poste sans réel motif économique. Nous serons à leurs côtés ce jour-là comme nous serons avec les salariés de Virgin le même jour.

De même que nous serons dans la rue le 31 janvier avec les fonctionnaires contre la RGPP version socialiste (Map : modernisation de l’action publique). Les associations de chômeurs et précaires ont manifesté lundi aux cris de « Nous ne sommes pas des pigeons, nous ne voulons pas des miettes, nous voulons nos droits ». Cela n’empêche pas la Cour des Comptes, dont le président est au PS, de trouver que les chômeurs sont trop indemnisés alors que plus de la moitié d’entre eux ne perçoivent rien. Nous n’acceptons pas que des juges (Cour des Comptes, Conseil constitutionnel), se drapant dans une pseudo neutralité politique, imposent le discours libéral. Nous allons tout faire pour mobiliser contre l’austérité, contre les atteintes aux droits des travailleurs contenues dans l’accord emploi, contre la la réduction des droits à l’indemnisation des chômeurs et contre les attaques contre les retraites qu’on voit déjà se dessiner à l’horizon de l’été.

Le PS a bien compris que sa politique soulevait de plus en plus de mécontentement. Cela explique sa virulence actuelle contre le Front de Gauche. Il essaie par tous les moyens de casser le Front de Gauche en ostracisant particulièrement le PG et en sommant le PCF de rompre avec Jean-Luc Mélenchon ! Mais il n’y arrivera pas car le Front de Gauche est la seule force politique à porter l’espoir de celles et ceux qui veulent une autre politique.

Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche.

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Publié le par "Front de Gauche"
Publié dans : #Repères économiques

SALAIRES à compter du 1er janvier 2013

Minimum horaire:

9,43 euros brut - 7,38 euros net

Pour 35 h : 143 0,22 euros brut - 1121,71 euros net

Pour 39 h : 1593,67 euros brut - 1247,22 euros net

CHOMAGE

9,9 % de la population active (hors DOM-TOM)

Demandeurs d'emploi (cat. A, B et C Métropole):

4 617 400 (par rapport mois précédent + 0,7 %)

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Publié le par "Front de Gauche"
Chez Renault, l’avenir de Sylvain dans les pointillés des accords de compétitivité.

Il a le regard perdu au loin, ses yeux ont quitté les miens, son thé refroidit dans sa tasse. Sylvain pense. Ce fier P2 de l’usine renault de choisy a laissé ses derniers mots flotter dans l’air. « je ne sais pas ce qu’il va advenir de notre site. Un ponte du groupe doit venir nous parler le 15 février prochain. Qui sait ? » attablé dans ce petit bistrot typique de Villeneuve-Saint-Georges, il vient de résumer la situation que lui, que les 300 salariés du site de Choisy, la « vitrine écologique » du groupe automobile Renault, vivent. Et comme eux, l’ensemble des ouvriers, cadres et techniciens de la firme au losange depuis que carlos ghosn a annoncé un plan visant à détruire plus de 8 200 postes de travail au nom de la sacro-sainte « compétitivité ».

Les noms ont été changé pour protéger les innocents:

Ce mercredi 23 ,janvier, Sylvain n’était pas à Flins où les salariés de PSA en grève et « lock outés » par leur direction ont rencontré les syndicalistes et salariés de Renault. « Pour l’heure, on reste un peu chacun sur nos sites », soupire ce quadra « tête dur ». Il a la tête déconfite de celui qui en a déjà trop vu. Rentré chez Renault comme intérimaire en 1986, il a toujours bossé à Choisy. Il a donc observé, jusqu’à le ressentir dans sa chair, les multiples plans de réductions d’effectifs. « Quand je suis arrivé, on était 1 200. Aujourd’hui, nous sommes 300 », m’explique ce mécanicien moteur débarqué en Île-de-France après un an de chômage dans son Finistère natal. Il parle des ateliers vides ou loués à d’autres filiales de Renault. « Y a quelques années, il y avait une journée portes-ouvertes à Choisy. J’ai fait venir un ancien collègue, un vieux gars de la CGT. En visitant les ateliers abandonnés, il pleurait. » Le visage de Sylvain tique à cette évocation.

L’ouvrier fier de son métier, tête de poupon sur un corps de colosse, peine à masquer son émotion. Pourtant, il veut nous raconter. Tout ce qu’on peut dire. Du coup, pas son nom : « S’il te plaît, met pas trop de détails. On pourrait me reconnaître. » Tu parles d’une ambiance… « On est pas chez PSA, me glisse-t-il. Mais ce n’est pas bien vu d’avoir une carte syndicale chez nous. » Avec la grande casse de l’emploi des années 80, les effectifs syndicaux ont fondu comme neige au soleil. La CGT, dont Renault était un des bastions, a perdu plus que des plumes. « Ils se sont jamais vraiment remis de la fermeture de Billancourt », résume Sylvain en sirotant son thé alors chaud. Après la fin du site parisien de la firme au losange, il n’y a eu de grande casse qu’à Vilvoorde en 1997. Sinon, les postes de travail ont été réduits de manière chirurgicale.

Renault Vilvoorde:

Non remplacements des départs en retraite, « incitations » au départ à la retraite anticipée, diminution drastique du recours aux intérimaires, encouragements à la « mobilité interne ». « C’est comme ça que ça se passe chez nous. On ferme pas de site, on réduit les effectifs petit à petit. » Sylvain énumère les voies et moyens pour dégraisser sans avoir l’air d’y toucher. Le tout enrobé dans des accords signés sous la contrainte. Du genre gagnant pour la direction, perdant pour les salariés. Il finit par résumer : « Le truc de la direction c’est : j’ai un fusil, je te braque, on négocie et, peut-être, si tu fais ce que je te demande, je ne tirerai pas ». C’est un accord de ce genre que la direction de la firme au losange « négocie » en ce moment. Bien sûr, elle dément procéder au chantage sur la fermeture de deux sites en France, malgré ce qu’avancent les syndicats qui affirment l’avoir vu écrit.

Depuis l’affaire Vilvoorde, de fait, les sites de Flins et Sandouville sont en sursis. Ne serait-ce que parce que le nombre de salariés de Renault qui y travaillent se rapproche du point en dessous duquel il sera impossible de faire tourner les usines. A force de taper dans le gras, on atteint l’os. Sylvain relève sa grande carcasse, vrille son regard dans le mien, sa voix est devenue mécanique : « Tu noteras qu’ils n’ont JAMAIS dit qu’ils ne fermeront pas de site en France. Ils disent simplement que, si on signe leur texte pourri, peut-être qu’ils ne fermeront pas. La nuance est de taille ». Et Montebourg peut dire que « les lignes rouges n’ont pas été franchies ». Le code pénal et les articles relatifs à l’injure publique m’interdisent de reproduire les propos du pourtant placide Sylvain à l’évocation du nom du ministre du haussement du col improductif.

Renault flins:

Une deuxième tournée, thé pour lui café pour moi, nous amène à revenir sur Choisy. Site d’excellence, on y répare les moteurs et les boîtes de vitesse pour procéder à des échanges standards ; ce qui n’est pas réparable est revendu au poids aux fonderies du groupe Renault. Hors « l’accord » en cours de discussion, 30 postes de travail (sur 300, on se rappelle) peuvent y être détruits par le non remplacement des départs en retraite. Des salariés pourraient être déplacés, de manière moins volontaire que précédemment. « Moi, on pourrait m’envoyer au Mans, puisque c’est ce qu’ils appellent le « bassin Seine ». La prime de mobilité sera moins élevée qu’avant, c’est clair. Ils rognent sur tout. »

L’entretien touche à sa fin. Reste « la » question, celle qu’impose Renault : la « compétitivité ». Le grand corps de Sylvain frémit, il tourne la tête, inspire profondément. On se connaît, je devine la colère poindre. « La compétitivité ? Il avale une grande goulée d’air. Tu crois que Bolloré c’est un philanthrope ? Il a créé une usine en Bretagne, dans son pays. Et Toyota, tu crois qu’ils envoient l’argent par les fenêtres ? S’ils s’installent chez nous, c’est parce que nous SOMMES compétitifs ! » Renault préfère investir dans une usine en Algérie et négocier des accords au rabais en Espagne pour mettre les salariés du groupe en concurrence entre eux. Et faire pression sur les pouvoirs publics français pour obtenir toutes les ristournes possibles. « Tu sais que s’ils ont rapatrié la production du traffic de Grande-Bretagne en France, c’est parce qu’ils ont juste obtenu des exonérations d’impôts. Faut pas croire, y a pas de petites économies chez ces gens-là ! »

ouvrier de renault:

Avec 26 ans d’ancienneté au compteur, son avenir s’écrit désormais dans les pointillés laissés par la rapacité des actionnaires. Carlos Ghosn s’est lui augmenté de 38% l’an passé et a touché 13,3 millions d’euros. Sylvain a le regard perdu au loin, ses yeux ont quitté les miens, son thé refroidit dans sa tasse.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"

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Publié le par "Front de Gauche"

RFF vient de confirmer la réalisation du doublement de la LGV Paris-Lyon. Ce projet désormais intitulé « Cœur de France » confirme la desserte à grande vitesse de 13 villes : Paris, Orléans, Blois, Vierzon, Châteauroux, Bourges, Nevers, Montluçon, Moulins, Vichy, Clermont-Ferrand, Roanne et Lyon.

RFF retient, par ailleurs, la proposition présentée par l’Agglomération Castelroussine et le Conseil général de l’Indre d’une utilisation combinée, par les trains à grande vitesse (type TGV), d’une ligne nouvelle à grande vitesse de près de 500 km et du réseau classique existant, amélioré le cas échéant, sur près de 800 km.

C’est la reconnaissance d’un travail de fond réalisé par nos collectivités en partenariat avec les Compagnies consulaires, l’Association Urgence POLT et l’Association TGV Grand Centre Auvergne pour raccorder la ligne historique POLT à la nouvelle ligne POCL qui est donc confirmée.

RFF indique que « la cohérence (sera recherchée) avec les autres projets de développement du réseau à grande vitesse ». Ce point avait été longuement souligné par nos collectivités et d’autres du Limousin pour permettre une prolongation des effets de la LGV POCL vers Brive en permettant la réalisation d’une transversale Est-Ouest passant par Châteauroux et Bourges.

Une nouvelle concertation s’ouvre pour l’année à venir durant laquelle les principales fonctionnalités de la ligne nouvelle seront arrêtées.

Le Conseil général de l’Indre, la Communauté d’Agglomération castelroussine et leurs partenaires du monde économique dont la CCI de l’Indre, se réjouissent d’avoir été entendus, notamment pour :

- Le raccordement de Châteauroux à la ligne nouvelle désormais acquis.

- Le raccordement de POLT à POCL dont le principe est retenu.

- La prolongation des effets de la grande vitesse sur la ligne POLT vers le sud au delà de Châteauroux.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"
Élections israéliennes : rien de nouveau à attendre !

A en croire les « com­men­ta­teurs », les résultats des élec­tions israé­liennes, auraient marqué un certain « recen­trage » sur l’échiquier poli­tique et consti­tue­raient donc un semi échec pour Neta­nyahou.

Il est vrai que les ques­tions sociales ont joué contre lui du fait de la poli­tique qu’il a suivie et qui avait pro­voqué des mou­ve­ments popu­laires consi­dé­rables.

Mais nous savons trop ce que la poli­tique israé­lienne a de conti­nuité sur la longue durée concernant l’occupation et la colo­ni­sation pour avoir quelque illusion sur les consé­quences d’une éven­tuelle recom­po­sition poli­tique. Les partis arrivés en tête du scrutin, y compris ceux pré­sentés comme au « centre », ont en commun d’être tous dans la négation totale des droits nationaux du peuple pales­ti­niens tels qu’ils sont uni­ver­sel­lement reconnus et contenus dans le droit international.

Les sor­dides ou subtils jeux d’alliances, qui sont le quo­tidien de la poli­tique inté­rieure israé­lienne, ne débou­cheront pas, quelle que soit la future coa­lition gou­ver­ne­mentale, sur une remise en cause de la poli­tique de colo­ni­sation.

La fin de celle-​​ci, n’a pour ainsi dire pas fait l’objet de débats comme si le « statu quo » de l’occupation appa­raissait indé­pas­sable. C’est pré­ci­sément cela que la com­mu­nauté inter­na­tionale, à com­mencer par l’Union euro­péenne, doit refuser car entre la paix et la guerre, la liberté et l’occupation, il n’est pas de « statu quo » pos­sible. On ne peut laisser le rouleau com­presseur de la colo­ni­sation pour­suivre son avancée. Quelle que soit la com­po­sition du futur gou­ver­nement, il serait illu­soire d’espérer qu’il s’engage sur le chemin de la paix sans y être contraint.

La France doit agir dans cet esprit, luci­dement. Sans attendre elle doit envoyer à tous un signal clair : recon­naître de manière bila­térale l’État de Palestine dans les fron­tières de 1967 avec Jérusalem-​​Est comme capitale et prendre enfin des mesures pour sanc­tionner la colo­ni­sation. Ce sera ainsi un message pour la société israé­lienne qui ne doit pas pouvoir rester dans un déni de la réalité et un signe d’espoir pour la popu­lation pales­ti­nienne qui n’a que trop souffert.

Par (AFPS) Association France Palestine Solidarité.

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Publié le par "Front de Gauche"

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