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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Front de Gauche"

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Publié le par "Front de Gauche"
ArcelorMittal supprime 1 300 emplois supplémentaires.

Comme le craignaient les salariés et les syndicats du bassin sidérurgique de Liège en Belgique, le direction d'ArcelorMittal a annoncé lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, qui se tenait ce jeudi, la fermeture de 6 des 12 sites de la phase à froid, avec pour conséquence la suppression de 1 300 emplois qui s'ajoutent aux 795 lors de la fermeture de la phase à chaud.

"C'est 1 300 emplois supprimés en plus des 795" concernés par la fermeture de la "phase à chaud" annoncée en octobre 2011, a déclaré à l'AFP un responsable local du syndicat CSC, David Camerini. Les outils concernés par une fermeture définitive sont notamment une cockerie, deux "centrales d'énergie", un "train large bande", une filière de laminage à froid, a précisé l'agence de presse Belga, alors qu'un comité d'entreprise extraordinaire était en cours à Flémalle, près de Liège. Le groupe a confirmé la fermeture définitive de six installations en raison de la "détérioration du marché européen" et reconnaît que ce projet sera très difficile pour le personnel et la région et "s'engage à rechercher une solution socialement acceptable pour les personnes concernées", indique le groupe dans un communiqué.

Lors d'un accord sur le plan social lié à la fermeture de la phase à chaud trouvé le 30 novembre après des semaines de tensions avec les syndicats, la direction d'ArcelorMittal avait pourtant confirmé son intention d'investir 138 millions d'euros dans sa "phase à froid" à Liège, qu'elle décrivait comme "stratégique". Mais les syndicats ont dénoncé depuis plusieurs semaines les retards pris dans la concrétisation de ces projets.

Les organisations syndicales ont appelé à la grève sur l'ensemble des sites du groupe à Liège à la sortie du conseil d'entreprise extraordinaire, selon Belga. "Nous allons mettre sur pied un plan d'actions syndicales", a affirmé un des représentants sur le site belge Lesoir.be. Les représentants syndicaux vont aussi interpeller les responsables politiques à qui ils reprochent leur inertie.

Réclamant à nouveau, comme les salariés lorrains d'ArceloMittal, une "nationalisation" des outils pour relancer une sidérurgie intégrée à Liège, le syndicat belge FGTB avait annoncé dès mercredi "un mot d'ordre de grève immédiate" en cas d'annonce de nouvelles fermetures, ainsi qu'une "manifestation d'envergure" à Luxembourg, le siège du groupe, "en liaison avec des organisations syndicales d'autres pays". "Il faut d'urgence jeter le groupe ArcelorMittal hors de Liège", avait estimé le syndicat dans un communiqué.

Par journal l'Humanité.

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Publié le par "Front de Gauche"
Publié dans : #Lancement de la "campagne contre l'austérité" du FdG.

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Publié le par "Front de Gauche"

A l'occasion du lancement du livre Au coeur du Front de gauche, l'auteur Eric Coquerel et Jean-Luc Mélenchon ont évoqué l'avenir du mouvement. "Le Front de gauche ne doit pas seulement avoir le projet de s'installer comme la deuxième force à gauche, mais celui de prendre le pouvoir pour qu'on évite le pire dans les années à venir", a déclaré le secrétaire national du Parti de Gauche.

"J'y suis arrivé. J'avais des choses à raconter", lance Eric Coquerel à une connaissance. Mercredi soir, celui qui a été le conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle présentait son livre intitulé Au coeur du Front de gauche* dans un café parisien. "La première histoire officielle" du rassemblement né en 2008, précise l'éditrice, la communiste Marie-Pierre Vieu. "Un livre utile", renchérit Jean-Luc Mélenchon, qui évoque "un bout de notre vie à tous". Et si Eric Coquerel ne manque pas de rappeler son parcours, de la LCR à Chevènement, en passant par le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (Mars), le référendum de 2005 ou les 11% de 2012, les regards se tournent désormais vers l'avenir.

"Le Front de gauche n'est plus seulement une alliance électorale. Il faut aller plus loin", assure ce membre du Parti de gauche (PG), qui a la "conviction qu'il y a un potentiel majoritaire anti-libéral dans ce pays". "On n'a jamais été aussi prêt de parvenir à construire cette autre chose", poursuit Eric Coquerel. "On est passé à deux doigts d'y arriver", ajoutera quelques minutes plus tard Jean-Luc Mélenchon, qui parle d'une "expérience inouïe".

"Nous allons conquérir le pouvoir"

Evoquant l'avenir, les deux hommes n'ont pas manqué de critiquer le gouvernement socialiste en place, "le premier à appliquer en France le social-libéralisme". "Cette politique ne peut pas marcher", assure le secrétaire national du Parti de Gauche. Et de poursuivre : "Nous avons une sacré responsabilité politique. Le Front de gauche ne doit pas seulement avoir le projet de s'installer comme la deuxième force à gauche, mais celui de prendre le pouvoir pour qu'on évite le pire dans les années à venir." Un objectif partagé par le leader de l'alliance. "L'ambition n'est pas seulement de limiter la casse inévitable qui se dessine (...) Nous allons conquérir le pouvoir pour changer l'histoire du monde", ajoute Jean-Luc Mélenchon, tout en raillant les critiques socialistes - "la gauche auto-flagellante qui se tient sur le seuil de la droite" - quant à ses liens avec l'Amérique du Sud.

Pour ce dernier, le pire serait de ne pas parvenir à "faire naître un monde nouveau". "Il faut se préparer avec sérieux à l'exercice du pouvoir. Il viendra inéluctablement, si on est capable de faire les bons gestes au bon moment", poursuit l'ancien candidat.

Au NPA, "venez, c'est votre place"

Et le Front de gauche ne ferme pas la porte "à ceux qui se situent dans le camp du 'non' de gauche". "Nous avons vocation à rassembler", affirment Jean-Luc Mélenchon et Eric Coquerel. "Au NPA, on ne cessera de leur dire 'Venez, c'est votre place'", ajoute le chef de file du mouvement, qui cite aussi le Parti ouvrier indépendant (POI) et les Alternatifs. "Tant que tout le monde ne sera pas rassemblé, nous n'aurons pas terminé le grand oeuvre", conclut-il.

Danielle Obono, elle, les a déjà rejoint. "Nous avons la confirmation que c'est là où il faut être aujourd'hui à gauche. Et l'histoire n'est pas terminée", explique au JDD.fr celle qui a quitté le NPA début 2011 et qui souhaite que le Front de gauche devienne désormais "majoritaire à gauche avec toutes les sensibilités". Si elle pouvait écrire un nouveau chapitre à l'histoire du mouvement, ce serait celui de "la conquête", de "la prise du pouvoir" et de la "révolution citoyenne". "2012, c'était la répétition générale, la prochaine fois ce sera la bonne!", croit-elle savoir.

De son côté, quand on demande à Eric Coquerel d'imaginer la suite, en se projetant en 2022 - soit vingt ans après le "traumatisme" de 2002 -, il réfléchit et lance : "J'espère qu'on aura eu l'occasion d'avoir une gauche de ce nom au pouvoir. Une gauche qui aura renoué avec des valeurs dont elle n'aurait jamais dû s'éloigner." Rendez-vous est pris. Dans dix ans.

* Au coeur du Front de gauche, d'Eric Coquerel. Editions Arcane 17. 270 pages. 19 euros.

Par Anne-Charlotte Dusseaulx - leJDD.fr

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Publié le par "Front de Gauche"

Le gouvernement semble déterminé à bousculer les uns après les autres tous les grands acquis sociaux. Dès que le patronat formule un souhait, il cherche à l'accomplir. On aurait pu penser qu’après le « choc de compétitivité » décidé sous la pression des milieux patronaux, qu'après la réforme du marché du travail, qui vient d’être conclue à la demande de François Hollande, l’Élysée et Bercy laisseraient l’opinion un peu souffler. Eh bien non ! De nouvelles tractations ont repris, toujours sous la pression du patronat, pour mettre en œuvre une réforme explosive, puisque son but est de casser le mode actuel d'indexation des retraites, pour faire baisser leur pouvoir d’achat.

De fait, le gouvernement n’en finit pas d’annoncer des réformes socialement discutables, tantôt sur la pression de Bruxelles, tantôt sur la pression des milieux patronaux. Dès l’alternance, il y a eu ainsi la mise en œuvre d’une politique d’austérité budgétaire et salariale, avec à la clef des coupes claires dans les dépenses de l’État, et le refus de tout « coup de pouce » en faveur du Smic, mis à part l’aumône consentie au 1er juillet 2012 de +20 centimes d'euro par jour.

Dans la foulée, le gouvernement a aussi choisi de ne pas mettre en œuvre la « révolution fiscale » pourtant consignée dans les 60 engagements de François Hollande et qui devait prendre la forme d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la Contribution sociale généralisée (CSG). Et en plus de cela, il a fait le cadeau aux très grandes fortunes de plafonner les « niches fiscales », mais sans intégrer dans le dispositif les deux niches les plus scandaleuses, celle qui porte sur les investissements dans les DOM-TOM et qui a donné lieu à des dérives invraisemblables, et celle, plus petite mais encore plus sulfureuse, qui concerne le cinéma, via le dispositif des Sofica.

Mais c’est surtout en faveur des entreprises et de leurs dirigeants que le gouvernement a multiplié les réformes les plus discutables et les plus inégalitaires. Il a d’abord suffi que quelques grands patrons, s’auto-qualifiant de « pigeons » (mais étant pour certains d’entre eux de vrais évadés fiscaux), froncent des sourcils pour que le gouvernement s’empresse de remettre en cause son projet de taxation plus équitable des plus-values de cession.

Puis, il y a eu la mise en œuvre du « choc de compétitivité » demandé par le patronat, au terme duquel le gouvernement va apporter 20 milliards d’euros aux entreprises sous forme de crédit d’impôt, sans la moindre contrepartie. Autrement dit, l’effet d’aubaine va jouer à plein : certains grands groupes, notamment ceux du CAC 40, pourront en jouer pour gonfler leurs dividendes. Et ce sont les Français qui en feront doublement les frais. D’abord au travers d’un durcissement des économies budgétaires. Ensuite au travers d’un relèvement de la TVA – que François Hollande avait fait grief à Nicolas Sarkozy de vouloir mettre en œuvre.

Dynamitage du droit du licenciement

Et puis, pour finir, il y a donc eu l’initiative de François Hollande qui a poussé les partenaires sociaux à engager un accord de flexisécurité, qui s’avère, sans grande surprise, être un accord de dupes : si le Medef a accepté quelques modestes concessions, en prenant soin que son financement repose en partie sur les salariés, il a obtenu, en retour, un véritable dynamitage du droit du licenciement. Ce qui va conduire à une accélération des plans de réduction des effectifs, comme viennent le confirmer les 7 500 suppressions de postes annoncées par Renault – entreprise dont le principal actionnaire est encore l’État.

Bref, cela a été depuis l’alternance une rafale sans fin de mesures socialement douloureuses ou inéquitables. À croire qu’il n’y a pas eu d’élection présidentielle ; que la même politique économique et sociale se poursuit, celle impulsée jusque-là par Nicolas Sarkozy. Voilà maintenant que les tractations se portent sur les retraites. Le Medef a en effet décidé de faire de la surenchère – pourquoi s’en priverait-il ? – en proposant de casser le système d’indexation des retraites. Et le ministre du budget, Jérôme Cahuzac – que l’Élysée a visiblement décidé de protéger – a fait comprendre que le gouvernement accueillait cette idée avec intérêt.

Pour comprendre ce qui se dessine, il faut d’abord avoir à l’esprit le mode actuel d’indexation des retraites. Jusqu’en 1993, le mode d’indexation des retraites de base était plutôt favorable, puisqu’il suivait l’évolution des salaires. Puis, cette année-là, Édouard Balladur a pris, en plein été, une première réforme dont l’une des mesures – à l’époque très contestée par la gauche – a consisté à prendre pour référence de l’indexation pour les retraites du privé non plus l’évolution des salaires mais celle des prix (hors tabac). À l’époque, les socialistes ont déploré que les retraités y perdent beaucoup en pouvoir d’achat.

Puis, en 2003, François Fillon a prolongé cette réforme, en décidant que ce mode d’indexation s’appliquerait aussi à la fonction publique. Ce que les socialistes ont toujours à l’époque vivement dénoncé.

Quant aux régimes de retraite complémentaire, le mode d’indexation suit également les prix (hors tabac), mais chaque année le mode de gouvernance de ces régimes impose que le choix final de la revalorisation soit entériné au terme d’une concertation entre les partenaires sociaux.

Le Medef veut maintenant inverser la mécanique habituelle. Il a voulu brusquer les choses, en proposant de mettre en chantier un véritable plan d’austérité pour les régimes de retraite complémentaire. Et il pense sans doute que cela fera jurisprudence pour le régime de base.

Cinq ans d'austérité

C’est à l’occasion d’une troisième réunion de négociations entre les partenaires sociaux, mardi 15 janvier, que le Medef a abattu ses cartes. Voici ces propositions telles que les résume la CGT sur son site Internet :

« Le plus important est que ce projet reste dans une veine très régressive avec en particulier : • Évolution des pensions pour 2013 au niveau de l’inflation moins 1,5 point, puis de 2014 à 2017 au niveau de l’inflation moins 1 point. • Une baisse du taux de réversion de 60 à 56 % dès le 1er janvier 2014 et un âge minimum qui passerait de 55 à 60 ans à l’Arrco. Le texte propose également une réduction de 30 % des droits des chômeurs. Enfin, le Medef propose dans ce même projet des dispositions pour le moyen et le long terme, alors même que ces points devaient initialement faire l’objet de débats ultérieurs, dans le prolongement de la concertation annoncée par le gouvernement sur les retraites. Inutile de développer sur la nature des mesures avancées, puisqu’elles portent principalement sur le recul de l’âge d’accès à une retraite sans abattement (de 62 à 64 ans d’ici 2027). »

C’est donc un plan massif d’austérité que propose le Medef pour les deux grands régimes de retraite complémentaire que sontl’Agirc (pour les cadres du privé), et l’Arrco (pour les salariés). Un plan d’austérité qui durerait cinq ans, de 2013 à 2017, avec des pertes de pouvoir d’achat considérable. Dans la foulée, le Medef préconise aussi une baisse du montant des pensions de réversion qui passerait de 60 à 56 % du montant de la pension versée au conjoint.

À cette provocation, dans une conjoncture d’effondrement du pouvoir d’achat, on serait enclin de ne pas prêter attention. Mais précisément, si le Medef a fait cette proposition, c’est qu’il savait qu’il avait une bonne chance d’être entendu. Et effectivement, le gouvernement a fait savoir que si une telle réforme voyait le jour pour les retraites complémentaires, il pourrait s’en inspirer pour les régimes de base, en soumettant cette idée à la concertation qui doit avoir lieu dans les prochains mois pour dessiner la prochaine réforme des retraites.

C’est Jérôme Cahuzac, à l’occasion d’un entretien dans Les Échos, qui a fait comprendre quelles étaient les intentions du gouvernement. « Les partenaires sociaux devraient se mettre d'accord d'ici à mars sur une désindexation, au moins partielle, des pensions Agirc-Arrco. Le gouvernement doit-il faire de même en désindexant les retraites au 1er avril ? », lui demande le quotidien. Réponse du ministre du budget : « Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires serait un élément d'appréciation très important. On ne pourra pas ne pas en tenir compte. Pour autant, rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier. L'accord sur l'emploi montre que cette méthode est la bonne. »

Traduction des Échos : « Ceci signifie qu'une telle décision, si elle était prise par les partenaires sociaux, pourrait servir de modèle pour résorber une partie du problème du financement... des régimes de retraite de base. Une question qui sera abordée au printemps. » (confirmé par Michel Sapin ce jour 23 janvier NDLR)

Malheureusement, pour le Medef et pour Jérôme Cahuzac, un compromis est pourtant loin d'être trouvé sur les retraites complémentaires. Même si la CGT est la seule centrale à refuser catégoriquement une revalorisation inférieure à l'inflation, les quatre autres confédérations n'acceptent pas le projet du Medef en l'état et demandent que si la revalorisation se situe sous l'inflation, il y ait en contrepartie une hausse des cotisations. Pour l'heure, le plan d'austérité est donc encore loin d'être ratifié. Et la seule certitude, c'est que Jérôme Cahuzac n'éprouve aucune gêne à marcher main dans la main avec le patronat.

Même le quotidien des milieux d’affaires et de la droite le suggère : dans la détermination de la politique économique et sociale du gouvernement, c’est le Medef, pour l'essentiel, qui fixe actuellement le cap.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"
Le Parti Socialiste: ce paquebot de luxe qui va droit au naufrage.

A dire la vérité nous n’en revenons toujours pas des mots de Cahuzac l’autre soir. Ils semblaient être le croisement direct entre ceux produits par l’UMP de Fillon / Copé et ceux de l’UDI de Borloo. Nous le reconnaissons, A Citoyen18 nous avons été sonné, car A Citoyen18 nous gardions, en secret, quelque part dans nos souvenirs militants passés avec quelques copains socialistes, l’espoir de voir un PS flamboyer à nouveau à gauche, pour la gauche, pour le peuple sacrifié sans artifice sur l’autel de la croissance financière. Nous étions dans l’illusion d’une union possible et large pour changer la vie à travers une force tranquille qui mènerait à une révolution citoyenne pacifique et démocratique. Le rêve et l’espoir également de beaucoup réellement de gauche au PS, nous le savons: n’est ce pas Lionel, n’est ce pas Pascal, n’est ce pas Xavier, n’est ce pas Soumia, et plus que tout, n’est ce pas Sophie? Mais ce rêve et cet espoir ont été brisés car les passagers de cette “abominable” aile gauche, celle avec laquelle le dialogue et les passerelles pouvaient encore s’opérer, a été priée de rejoindre le fond de cale du navire socialiste. Désormais ce paquebot de croisière de luxe n’a plus rien à voir avec la tradition et la culture de la gauche. Il a tombé le pavillon, même pas rouge mais simplement rose, pour hisser à la place le pavillon bleu de la droite politique et économique française.

Avant l’émission “mots croisés” du 7 janvier les arguments, les justifications, les explications et parfois les excuses de la dérive de ce paquebot au pavillon bleu pouvaient s’entendre. Il est si difficile de voir une réalité insupportable. Nous même, A Cotoyen18 nous avons mis 10 ans pour qu’émerge dans notre conscience ce qui nous taraudait dans notre “ça” profond. Mais depuis l’émission “mots croisés” du 7 janvier les justifications, les explications, les excuses et surtout les arguments ne sont plus recevables. Le paquebot socialiste vogue à présent vers ces mers turquoises où les luttes syndicales, ouvrières, populaires n’existent pas. Le paquebot socialiste met le cap vers les îlots peuplés de patrons du cac 40 et les marchés financiers auxquels on se soumet. Pire, les officiers de ce paquebot préfèrent la navigation de plaisance aux côtés du capital, au point de reprendre mot à mot le vocable des stratèges les plus libéraux.

Alors que la droite française se portait mal, alors que le désir de changement à gauche était fort, alors que la crise systémique du capitalisme est toujours à son apogée, alors donc que jamais depuis plus de 30 ans, les gauches de ce pays pouvaient enfin se retrouver, le parti socialiste seul, a décidé seul, de porter ses regards sur les partis de droites, sur les syndicats patronaux, le directeur de la BCE et les places boursières. Ce n’est pas la gauche rouge qui a oeuvré à la rupture depuis le 6 mai 2012 dernier, mais bel est bien le capitaine Hollande qui a divorcé du mouvement social pour convoler avec la première Parisot venue, en prenant pour témoins ceux qui avaient depuis 10 ans détruit le tissus social français. Le contrat de mariage c’est le TCE, le cadeau de la nuit de noce le “pacte de compétitivité” et la TVA sociale, la bague de mariage offerte ni plus ni moins que la négation de la notion de classes sociales. La droite a toujours théorisé sur l’inexistence d’une base populaire exploitée par un sommet nanti histoire de mieux étouffer dans l’oeuf tout commencement de lutte. Le paquebot de croisière commandé par Hollande avec pour timonier ce Môssieur Cahuzac a décidé d’embarquer à son bord ceux qui ont tout pour mieux empêcher ceux qui n’ont rien de ne toujours rien avoir.

A l’image de ce capitaine du Titanic, les officiers du paquebot de luxe social libéral sont persuadés qu’ils font bon cap, qu’ils sont insubmersibles protégés par leur pavillon bleu. Pourtant, les vigies et les radars, les phares et les sonars lancent des signaux inquiétants. Le naufrage n’est pas loin et l’iceberg froid et glacial de l’austérité sera meurtrier. Mais comment percevoir l’iceberg à travers le brouillard épais lorsqu’on on a été formé dans les mêmes écoles d’officiers que les aspirants de la droite française, quand on a fréquenté les mêmes riches armateurs dans les même dîners mondains. Dans ces écoles, dans ces dîners, on ne vous apprend qu’une seule chose: mener à bon port les lingots, titres et obligations de ceux qui vous paient et vous nourrissent.

Sauf que les chaloupes destinées au sauvetage sont insuffisantes. Tout juste sont elles assez nombreuses pour les passagers de première classe. Les voyageurs des ponts inférieurs couleront, se noieront. On a vu trop de film A Citoyen18 vous dîtes vous Môssieur le timonier Cahuzac. Le naufrage est toujours de la responsabilité d’un capitaine de droite. Permettez nous de vous corriger et ainsi de passer outre votre arrogance: Papandreou était membre du parti socialiste européen, Zapatero était membre du parti socialiste européen, Socrates était membre du parti socialiste européen au moment où leurs propres paquebots de croisières de luxe se sont lamentablement écrasés sur cette iceberg vers lequel vous filez droit.

Désormais tous les personnels de bord connaissent la nature réelle du paquebot de luxe “Le Parti Socialiste”. Continuer à y servir, comme simple matelot ou officier supérieur, comme simple militant ou ministre du gouvernement revient à accepter son cap et son naufrage programmé. Désormais, plus personne ne pourra dire que la gauche rouge exagère et peint artificiellement en bleu le pavillon rose du paquebot “Le Parti Socialiste”. Puisque c’est le timonier du capitaine lui même qui a affirmé qu’il était l’ami du capital, le tenant d’une barre libérale, le négationniste de la lutte des classes.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"

Beaucoup semblent s'étonner de la signature le 11 janvier 2013, du pire accord antisocial pour les travailleurs depuis 40 ans, des camarades ont titré "Vendredi noir pour les travailleurs".

Or, vous lirez ci-dessous un rapport émis en 2011 commandé par Besson à l'école polytechnique en 2010, qui concerne le marché du travail.

Ce rapport, les directions syndicales ne pouvaient en ignorer l'existence mais elles ont faire comme ci il n'existait pas alors qu'il est la base libérale de cette "saloperie" anti-ouvrière du 11 janvier 2013.

Si vous lisez tout, vous verrez que l'une des prochaines étapes, sera de s'attaquer à la question des demandeurs d'emploi, trop favorisé selon le rapport.

Une chose est certaine, ce rapport commandé par la droite ultralibérale est désormais un outil tranchant de la gauche social-libérale, nous sommes donc bien dans la continuité puisque les véritables décideurs, que sont les hauts fonctionnaires de l'ombre, n'ont eux pas changé.

Donc une pensée nous vient ici: plus personne de parle de la VIème République et de la modification des institutions où se cachent les penseurs de l'ultralibéralisme, qui parfois, ont des salaires supérieurs aux Ministres.

*Le document de mai 2011 est à lire ICI

Par BLOG/Ami.

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Publié le par "Front de Gauche"

Que ce soit auprès des plus hauts dirigeants militaires ou de la commission de la défense de l'Assemblée, la réponse est la même. "Impossible de savoir ce que coûte cette opération après 12 jours [...] on ne sait jamais avant la fin des opérations".

Ordre d'idée :

Cela étant dit, il n'est pas interdit de tenter de savoir si les deux millions d'euros avancés par Jean-Luc Mélenchon sont complètement farfelus ou pas, en osant par exemple une comparaison avec l'Afghanistan pour avoir un ordre d'idée.

D'après un rapport parlementaire d'octobre 2012, la présence militaire française en Afghanistan a coûté en 2011 522 millions d'euros avec 4.300 hommes sur place. Cela fait 1,43 millions d'euros par jour et un coût quotidien par soldat de 333 euros. Le général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'IRIS, précise que cette somme comprend "tout ce qui est consommé comme carburant, munitions, entretien, vie de tous les jours, casse d'un certain nombre de matériels".

Surcoûts en début d'opération:

Si on applique ce même cout (333 euros) aux 2.100 soldats actuellement au Mali, cela donne presque 700.000 euros par jour. Après, il y a des différences entre le Mali de 2013 et l'Afghanistan de 2011. Jean-Vincent Brisset précise que "pendant la phase de montée en puissance, il y a des surcoûts extrêmement importants" notamment parce que la France est obligée d'emprunter, de louer des moyens de transports nécessaires à des pays étrangers.

Et pour Jean-Vincent Brisset, deux millions d'euros par jour, "ça ne parait pas impossible". Il rappelle que l'opération aérienne française sur la Lybie, certes très différente, a pu atteindre des coûts de "trois millions d'euros par jour".

Opérations extérieures:

Enfin, il faut savoir que l'argent dépensé au Mali par la France fait partie d'un poste budgétaire, les Opex, les opérations extérieures. Le budget prévisionnel a été fixé pour 2013 à 630 millions d'euros, avec tous les risques de dépassement que comportent les conflits.

Par GM.

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Publié le par "Front de Gauche"

« Le code du travail, au fond, ça résume notre réelle divergence.

Vous, vous y croyez toujours et moi je n’y ai jamais cru.»

Jérôme Cahuzac à propos de la femme de ménage de sa clinique

(Par Thomas Pizard)

Au risque de vous surprendre, mes ami-e-s, ni le PS ni la CFDT ne nous ont trahis. En signant les accords sur la flexibilité du travail pour l’une, en acceptant d’en faire le cœur d’une loi à venir pour l’autre, les deux organisations aux destins liés n’ont pris personne en traître. Dès lors que nous prenons le temps de nous pencher sur l’évolution de cette centrale et de ce parti. Alors, évidemment, je suis radicalement opposé au texte que le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC ont signé vendredi 11 janvier. Oui, à mon sens, il constitue une étape dramatique de la régression sociale. Mais il ne faut pas se montrer surpris : tant la signature de la CFDT que l’aval du parti dit « sérieux » étaient prévisibles voire annoncés.

Ce que le medef veut:

D’abord, revenons sur cet « accord », sur ce que le patronat appelle « flexicurité ». Le Parti de gauche l’a résumé par la voix de Martine Billard et je partage grosso modo cette analyse :

Le Medef a obtenu tout ce qu’il voulait : les licenciements seront plus faciles, les délais de recours plus courts et la possibilité d’aller en justice plus difficile.

Les salariés n’obtiennent que des miettes et au lieu de durcir les conditions d’utilisation des CDD, la taxation introduite ne concerne même pas tous les CDD et pourra être contournée sans problème. Et si la demande patronale de nouvelles exonérations est acceptée, ce sont 40 millions qui seront économisés par le patronat sur le dos de l’Unedic.

Exit donc la notion de redistribution des richesses. Exit surtout la feuille de route fixée par le résident de la République lui-même autour de la conférence sociale : il n’y aura pas de « sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels ». Au nom de la « crise », le Medef a gagné sur toute la ligne. Il a obtenu, au nom de « la lutte pour l’emploi », l’assurance que le Code du travail ne soit plus « un obstacle » pour les entreprises. L’organisation politique dirigée par Laurence Parisot a bien profité, en la matière, des concessions annoncées par le gouvernement dès octobre dernier sur le « coût du travail ».

Le sourire du Medef le 11 janvier au soir:

Cela fait plusieurs fois que j’évoque dans ces colonnes le renoncement idéologique du PS. Pour les dubitatifs, il a été clairement illustré par les positions prises par le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, lors de son face à face avec Jean-Luc Mélenchon, lundi 7 janvier. Je vais laisser les mots à mon ami pour de vrai Sydné qui a décrypté les propos du ministre :

On doit rembourser la dette. Peu importe son origine, peu importe son injustice, peu importe sa cruauté. Quand on est “responsable” on ne se soucie pas de ce genre de détail. Pour Cahuzac, l’assassin du socialisme, il ne s’agît pas d’un simple remboursement, mais bien plus de ne pas se mettre à dos les maîtres créanciers. Sinon ils risqueraient de se fâcher et de ne plus prêter d’argent aux taux qu’ils décident, aux conditions de remboursement qu’ils fixent. Parce que la dette c’est leur gagne-pain, le moteur de leur système.

La ligne politique de la « gauche du PS » est une fois encore foulée aux pieds. Finie la politique qui peut, qui agit, qui se donne les moyens de transformer le réel. Place à la « gauche » d’accompagnement des oukases du capital sur fond de « l’Etat ne peut pas tout ». La référence rappelle que ce renoncement remonte à loin. Le gouvernement de Lionel Jospin, qu’il est de bon ton de considérer comme « le plus à gauche du monde à l’époque », a ouvert la voie royale au social-libéralisme, en le mettant en œuvre quand les mots se voulaient d’un joli rose rouge. Faut-il rappeler que le premier acte du Premier ministre Jospin a été de signer le traité d’Amsterdam auquel il s’était opposé durant la campagne des législatives de 1997 ? Dès lors, Jospin et ses proches ont accepté de priver volontairement l’Etat, outil de l’intervention publique, des moyens d’agir. C’est ici qu’il faut chercher les premiers renoncements concrets du PS. L’aval et la justification des accords sur la flexibilité et la précarisation découlent directement de ce choix opéré à la fin d’un printemps vieux de 15 ans.

Parisot Ayrault

Pour la CFDT, la bascule remonte à plus loin encore. Si jamais bascule il y eut vraiment. Sur ce point, le débat fait rage entre les spécialistes de la question. Je me souviens d’avoir eu des discussions passionnantes sur le sujet, lorsque j’étais journaliste à La Marseillaise, avec Gilles Marcel, alors secrétaire général de l’Union départementale CFDT des Bouches-du-Rhône ; Jean-Marc Canvagnara ou Jean Sicard, ces deux derniers sont aujourd’hui au Parti de Gauche. Pour faire simple et ne fâcher personne, on va admettre que la « révolution idéologique » de la CFDT date du congrès de 1988 qui voit triompher une ligne d’ « adaptation du syndicalisme face aux mutations économiques et sociales ». Elle sera approfondie dans la période 1992-1998 sous les mandats de Nicole Notat.

Je m’efface derrière mon ami Allain Graux, auteur d’une fondamentale Histoire des syndicats en France. Dans le chapitre consacré à la CFDT, il revient sur l’évolution de la centrale orange sous la direction de celle que l’on nommait gentiment « la tsarine » :

La CFDT abandonne définitivement « la transformation sociale » pour se livrer au pragmatisme qu’elle nomme la recentralisation de l’action syndicale. Elle s’oppose à la grève de 1995 et soutient les réformes Juppé sur les retraites lors des évènements de novembre- décembre. Le congrès de Lille en 1998 est essentiel puisqu’il a permis de clarifier la conception du syndicalisme CFDT : un syndicalisme confédéré qui fait le choix de l’adaptation, de la négociation, de la lutte contre l’exclusion et pour l’emploi, d’une mondialisation ordonnée et solidaire.

UNIVERSITE D'ETE DU MEDEF

L’achèvement de cette mutation idéologique est certes portée par une direction homogène. Mais elle est bien vite assimilée par la base. Les militants s’en revendiquent. C’est ce que montre fort justement l’étude Les Militants CFDT aujourd’hui, pratiques syndicales et rapport au politique réalisée par le Cevipof, le CNRS et Sciences Po :

Des militants de tous secteurs professionnels partagent la conviction que le syndicat doit savoir « donner des contreparties » et « faire des concessions » : le but de la négociation est d’arriver à un résultat qui convienne à l’un et l’autre côtés et exprime un équilibre « entre les intérêts patronaux et les intérêts des ouvriers ». L’entreprise est peu suspecte de philanthropie mais comme acteur central de l’économie, n’a-t-elle pas toute légitimité à faire des bénéfices ? L’engagement dans le dialogue social justifie que le Medef défende l’intérêt des entreprises à la table des négociations collectives nationales. Il faut, pour les salariés, améliorer le possible par le compromis et refuser toute place à l’affrontement. Cette lecture est renforcée par l’analyse de la crise : le dialogue s’impose d’autant plus que les entreprises ont des difficultés.

G5 PATRONAL DU MEDEF

Il apparaît donc clairement une « gauche de contrat » qui s’oppose avec force et cohérence à une « gauche de combat ». Le bloc PS-CFDT s’estime triomphant dans ce combat ayant, grâce à l’intelligence tactique de Mitterrand, flingué le PCF (ou du moins le croient-ils) en tant que force militante d’un côté et profitant, de l’autre, du syndrome Fukuyama : « Le communisme est mort, le capitalisme a gagné, l’histoire est finie ». Las, l’heure de la fin de l’histoire n’a pas sonné. Et la gauche de combat a bel et bien repris du poil de la bête.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"

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