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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Front de Gauche"

Deux enquêtes très fouillées, parues la semaine dernière, l’une de l’institut IPSOS et du CEVIPOF portant sur les « nouvelles fractures françaises », l’autre de Louis Harris en disent long sur la manière dont nos concitoyens appréhendent les réalités actuelles et imaginent l’avenir. Les sentiments de profonde inquiétude, d’anxiété, de peur de « l’autre » même se diffusent dans les tréfonds de la société, bien au-delà encore de ce que nous imaginions nous-mêmes.

Les dramatiques effets de la crise sur la vie quotidienne, combinés à des dizaines d’années de pilonnage idéologique de la coalition des forces ultralibérales, ont brouillé les consciences au point que des idées rétrogrades, des tendances au repli sur soi, aux divisions, au rejet de l’autre, accompagnées de la recherche d’un guide autoritaire refont surface. L’impossibilité de se projeter dans un autre avenir se double d’une grande défiance envers les responsables politiques et les médias. L’expérience que vivent nos concitoyens, depuis quelques mois, comme celles d’autres peuples européens avec l’alternance des forces politiques au pouvoir, sans alternative à l’austérité, bouche encore un peu plus l’horizon.

Corroborant des réalités que nous percevons chaque jour, ces études sont précieuses à toute militante et militant, soucieux de la modification du rapport de forces en faveur d’une gauche de transformation sociale et écologique. Elles révèlent qu’ensemble, sympathisants socialistes et ceux du Front de gauche ont plutôt davantage confiance en l’avenir. Et surtout, qu’ensemble, ils se retrouvent pour demander des choix de justice sociale, défendre les services publics, refuser l’actuelle conception de l’Europe ultralibérale et condamner la stigmatisation des chômeurs ou des étrangers. Il y a là les bases possibles d’un rassemblement populaire pour transformer l’actuel pessimisme paralysant en force d’espérance.

Possibles mais virtuelles tant que les forces progressistes et les citoyens ne commenceront pas à défricher les chemins inédits de rassemblements suffisamment larges, unis et déterminés pour modifier le cours des choses dans un sens favorable à l’humain. Que faire pour que la vie change ? Comment être utile à la majorité de celles et ceux qui souffrent et qui aspirent à une société nouvelle ? Comparaison n’est pas raison. Mais les périodes de grande crise, dans l’histoire de France, des années 1880 ou 1930, ont engendré des crises sociales, politiques et démocratiques dont il faut retenir les leçons. Ni la paupérisation, ni le pessimisme n’ont engendré spontanément des actes de transformation révolutionnaire, favorables aux peuples et à leur liberté. C’est dire l’immense responsabilité de toutes les forces de gauche et écologistes. Si celles qui sont au pouvoir depuis quelques mois persistaient dans la voie actuelle et pariaient précisément sur l’éclatement de la société pour réussir ce qu’elles appellent « une révolution copernicienne » largement en œuvre chez nos voisins européens, il n’ait qu’à y observer le sort réservé aux populations pour comprendre que la sortie du tunnel et de la crise n’est pas de ce côté là. A boucher toute perspective d’amélioration, à faire accepter des décisions plus favorables à la finance qu’au travail, à dire que la crise contraint à de tels choix qui aggravent la pauvreté, le chômage, la précarité de vie, certains de vos dirigeants, amis socialistes et écologistes, déroulent le tapis pour la droite et son extrême. Beaucoup d’entre vous le redoutent, à raison. Comme nous, vous constatez qu’avoir laissé les mains libres à Mittal, Goodyear ou Sanofi n’a fait que les encourager à poursuivre leur forfait comme on le voit à Florange, Amiens et en Belgique. Laisser croire que l’accord de compétitivité sans contrepartie allait permettre d’inverser la courbe du chômage se heurte au dur mur de la réalité contre lequel se fracasse chaque jour plus d’un millier de salariés, jetés au chômage. Comme la CGT et FO, vous ne vous faites aucune illusion sur l’accord sur la « flexibilité » du Medef. Nous vous tendons sincèrement la main, sans arrières pensées, pour qu’ensemble nous permettions au Parlement de jouer son rôle en débattant et en décidant, en toute liberté et souveraineté, de ce qui est bon pour l’emploi et le redressement du pays.

Nous partageons un même refus d’un échec qui serait payé cher par les travailleurs et les familles populaires. L’empêcher ne relève ni du slogan ni de la posture dont nos concitoyens n’ont que faire.

Le Front de Gauche vient de lancer une grande campagne pour dégager des solutions à la crise, contre l’austérité. Elle s’adresse à toute la gauche qui, comme nous le soulignons plus haut, est prête à se mobiliser pour un autre avenir de progrès contre la régression sociale, économique, démocratique et sociétale. Cela passe par une « déconstruction » méticuleuse, argumentée de la propagande ultralibérale. Cela passe aussi par l’audacieuse recherche de nouvelles voies pour transformer les choses. En politique certes. Mais aussi en propositions neuves, concrètes, adaptées à notre temps. Pour l’automobile, quel nouveau projet industriel innovant ? Au nom de quoi la compétitivité serait-elle synonyme d’austérité salariale et l’attractivité deviendrait l’équivalent de placement financier rentable ? Pourquoi le principe même de la nationalisation est-il tabou chez un Premier ministre socialiste alors que tous les pays procèdent à des nationalisations pour défendre leurs outils industriels ? Pourquoi l’économie de rente est-elle favorisée alors qu’on laisse détruire le travail ?

Le Front de gauche, compris comme un front de toutes celles et ceux qui agissent pour que la gauche reste à gauche -et ils sont majoritaires dans l’électorat de gauche-, doit s’attacher sans cesse à élargir le rassemblement des plus nombreux, celles et ceux qui veulent ardemment que ça change. Seul le rassemblement, promouvant toujours l’unité populaire contre la division, l’espérance contre le désespoir naissant, le combat à la place de la résignation, peut encore bousculer les scénarios inquiétants à l’œuvre. C’est un devoir au service du pays, de la République sociale, de la démocratie que nous devons au peuple tout entier.

Par Front de Gauche.

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Publié le par "Front de Gauche"
Hausse des tarifs SNCF: les usagers et les cheminot(e)s ne doivent pas être les pigeons du système ferroviaire!

AUGMENTATION DES TARIFS SNCF: les usagers et les cheminot(e)s ne doivent pas être les pigeons du système ferroviaire!

Le 13 janvier 2013, la Direction SNCF a annoncé pour cette année une augmentation en moyenne de 2,3% pour les prix des billets que ce soit pour les TGV, les TER ou les Intercités (ex-TET).

Afin de rendre cette nouvelle hausse plus présentable, la Direction SNCF invoque un programme d’investissements sans précédent de 2,6 milliards. Elle annonce le gel de certains tarifs d’abonnements, l’accroissement de 20% des billets à petits prix et le lancement dans le premier trimestre de son projet « TGV Eco ». Cette augmentation représente le double du niveau de l’inflation en 2012 (soit +1,2%, hors tabac, source INSEE).

Pour la Fédération CGT des Cheminots, les usagers doivent payer leurs transports à un juste prix grâce à une tarification sociale et solidaire afin de bénéficier d’un Service Public de qualité et certainement pas à une offre lowcost.

Cette hausse spectaculaire des tarifs, par rapport à l’inflation, n’a qu’un seul but permettre à l’Etat et à la SNCF de se dédouaner d’une partie de leur responsabilité sur le financement du système ferroviaire.

A ce propos, il est bon de rappeler qu’en 2011, la SNCF avait dégagé un bénéfice de plus de 600M€ et versé 230M€ à l’Etat. En ce qui concerne l’année 2012, l’arrêté des comptes semestriels montre que la tendance est toujours bénéficiaire…

En rapprochant cette décision, des décisions sociales prises dans le budget 2013 et plus particulièrement celle actant une nouvelle suppression de plus de 1000 emplois à la SNCF, nous condamnons la mise en œuvre des « propositions financières » faites dans les assises du ferroviaires, sous le gouvernement Sarkozy.

Nous réaffirmons que le système ferroviaire ne peut s’autofinancer. La pression financière sur les usagers et une productivité accrue des cheminot(e)s n’auront comme résultat sur le long terme que la baisse de la qualité de service et la réduction de la fréquentation des trains.

La réforme du système ferroviaire pour 2013 doit trouver d’autres réponses financières…

La Fédération CGT des Cheminots mettra tout en œuvre, pendant cette période, pour que l’Etat et la Direction SNCF prennent toutes leurs responsabilités.

Par Fédération CGT des cheminots.

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Publié le par "Front de Gauche"
Front de gauche : la direction du PCF se dévoile.

Dans ce document émanant de la direction nationale du PCF à destination des secrétaires fédéraux, il est question de structurer le Front de Gauche, car comme il est dit dans ce texte, "ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement". Et à ce titre, il lui faut donc des formes d’organisation pérennes, des cadres, un Conseil National, etc... L’objectif de la direction se dévoile petit à petit. Aujourd’hui, ils pensent peut-être avoir fait l’essentiel du chemin et passent à une étape supérieure de la liquidation du PCF. Mais y-a-t-il encore suffisamment de répondant en son sein pour l’éviter ?

Front de gauche : la direction du PCF se dévoile

Le développement du Front de Gauche:

Le Front de Gauche constitue une démarche politique inédite qui associe des organisations politiques et des citoyens, dont de nombreux militants syndicaux et associatifs, dans la construction commune d’une ambition politique qui réponde aux attentes populaires et soit en rupture avec les logiques imposées par les marchés financiers.

Évoquer le développement du Front de Gauche, implique un préambule. La question majeure c’est : comment donne-t-on envie de rejoindre le FDG à tous ceux, issus notamment des classes populaires et de la jeunesse, n’ayant jamais milité ou il y a longtemps, qui ont soutenu notre campagne ?

Cela revient à poser la question de l’utilité du FDG. C’est donc d’abord une réponse politique : la nécessité d’une stratégie claire, d’initiatives concrètes, de bonnes campagnes, du soutien aux mobilisations et, de notre progression dans l’ancrage de nos idées et à travers les élections. C’est cela qui donnera envie de rejoindre notre démarche, de construire le FdG. La manifestation du 30 septembre l’a démontré car sa préparation a sensiblement remobilisé les assemblées citoyennes.

Cela passe par une élaboration commune, une démarche permanente de co-construction où chaque composante peut apporter son apport, son expérience. Pour cela, il faut bien sûr les cadres qui permettent ces actions communes, l’élaboration collective et des instances qui permettent de se coordonner, de prendre des décisions et de les mettre en application. Car si le Front de Gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire. Cela appelle à des formes d’organisation pérennes, à la fois ouvertes, souples mais également efficaces et capables de répondre aux aspirations à le rejoindre. Pour les besoins de la campagne présidentielle, ces structures permanentes se sont étoffées. Il s’agit déjà de s’accorder sur leur continuité voir leur évolution et de les compléter pour permettre davantage d’implication citoyenne.

Le développement du Front de Gauche jusqu’à maintenant s’est appuyé sur trois exigences qu’il faut poursuivre :

à tout moment nous avons forgé ensemble et conforté une orientation stratégique commune décidée et acceptée par toutes les composantes du front de gauche.

nos méthodes de fonctionnement ont été souples et non contraignantes pour chaque organisation respectant l’identité et la souveraineté de chacune et recherchant toujours ce qui rassemble le plus largement.

Nous avons pris régulièrement des initiatives communes, nationales qui ont donné une visibilité publique au Front de Gauche et une activité commune à nos organisations, nos militant-es et à celles et ceux qui voulaient se joindre à nous.

Les assemblées citoyennes (AC)

Les assemblées citoyennes sont essentielles car elles ont vocation à représenter des formes du développement et de l’élargissement du FdG, réunissant largement citoyen-ne-s, militant-e-s associatifs, syndicalistes, politiques, membres ou non d’un parti. Ce sont à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action. C’est à partir de leur développement que l’ont pourra multiplier l’implication citoyenne. Nous voulons donc les développer, partout : dans les localités, les lieux de travail.

Une assemblée citoyenne se crée en associant tous les partis du FdG existants sur une localité ou un lieu de travail. Aucune exclusive vis-à-vis d’une des composantes du FDG n’est légitime de même qu’un seul parti ne peut parler au nom du FDG. Sur le terrain plusieurs formes d’AC existent. Certaines fonctionnent en association parfois avec le dépôt de statut officiel, d’autres non. Nous ne privilégions aucune forme d’AC. Il est surtout besoin de trouver les moyens de l’adhésion du plus grand nombre à ces assemblées et aux activités qu’elles développent, en respectant le principe d’un fonctionnement au consensus entre tous les participants qu’ils soient membres d’une organisation politique du FDG ou non. Ces expériences feront l’objet d’un échange dans le Front de gauche pour en faire le bilan.

Toutes les formes intégrant citoyen-ne-s et militant-e-s non encarté-e-s peuvent être envisagées, notamment dans les équipes d’animation locales du FDG qui préparent les Assemblées citoyennes.

A ce stade le consensus est la seule méthode de décision possible localement comme nationalement. Sachant que le consensus n’est pas l’unanimité et suppose, pour pouvoir fonctionner au jour le jour, qu’il y ait à la fois une volonté inclusive partagée et une "abstention bienveillante" de ceux qui ne sont pas d’accord, sauf dans les cas décisifs. Les décisions locales sont de toutes façons prises dans le respect des positions nationales du FDG, charge aux AC de les impulser et de les adapter localement et de prendre des décisions en ce qui concerne les questions locales.

Il faut également assurer à l’échelon national un meilleur suivi collectif des AC au sein de la coordination des assemblées citoyennes.

Fronts thématiques (FT)

Ils sont essentiels car représentent aujourd’hui des formes concrètes très précieuses d’intégration du FDG et sont également des moyens d’élargir le FDG notamment aux militants syndicaux, associatifs, animateurs de mouvements sociaux. Nous voulons donc les développer, nationalement et dans les territoires.

Ce sont à la fois des lieux d’élaboration programmatique d’actions et d’une expression commune du FdG sur nombre de question. Toutes les composantes peuvent participer à un Front thématique. Chacun se créant avec l’accord de toutes les composantes et après discussion de son objet, la coordination nationale ayant pour rôle d’aider à dépasser les contradictions au besoin.

Par contre, il est nécessaire que le travail des FT irrigue davantage le FDG dans son ensemble. S’il n’est pas opportun que chaque décision des FT soit validée par la coordination (sauf problème repéré par la coordination des FT qui dans ce cas appelle la coordination à trancher), il est par contre souhaitable que les propositions des FT nourrissent les discussions du Conseil national, les Assemblées Citoyennes et qu’elles aient le maximum d’écho au-delà des rangs du FDG.

La constitution de FT locaux doit être encouragée là où c’est possible.

Le Front des luttes

Le Front des luttes rassemble l’ensemble des militant-e-s du mouvement social et syndical, dans ou proche du Front de gauche, engagé-e-s dans les mobilisations du monde du travail et/ou en soutien à celles-ci. Il est un cadre d’élaboration et d’intervention du Front de gauche au service des salarié-e-s. Il est animé par une équipe d’animation pluraliste, constituée des représentant-e-s de chacune des composantes du Front de gauche qui le souhaitent et de membres non encarté-e-s du conseil national. Il a un rôle consultatif et propositionnel auprès de la coordination nationale qu’il rencontre de manière régulière, il participe à l’animation du conseil national.

Rencontres nationales

Des conventions nationales du Front de gauche sont impératives.

Elles auront à la fois pour but de donner de la visibilité au Front de gauche et à l’implication citoyenne qu’il entend représenter et permettre les échanges entre les acteurs du Front de gauche, membres des AC et de toutes les structures du FDG comme des Fronts thématiques. Chacune aura un objet précis parmi les questions politiques et thématiques qui développent l’activité du Front de Gauche. La première aura lieu cette année au cours du 2ème semestre.

D’autre part des réunions nationales pourront être décidées par la coordination nationale sur des thèmes précis et sur un périmètre décidé par elle.

Les estivales, université d’été du Front de Gauche, seront organisées chaque année.

Le Conseil national:

L’objectif est de le rendre encore plus légitime, représentatif et utile qu’il ne l’est aujourd’hui. La priorité est qu’il soit le carrefour d’expériences sociales diversifiées, de représentants de combats collectifs, de militants syndicalistes, associatifs, de personnalités intellectuelles, culturelles… Le CN a un rôle d’initiative, consultatif et propositionnel. Ce rôle accru nécessite d’élargir et diversifier le CN. Toutes les forces du FDG doivent y être représentées. Il faut l’élargir de manière évolutive, sans brusquer artificiellement les rythmes de structuration aux animateurs du FDG, animateurs des FT et notamment du Front des luttes, voir des AC et personnalités du mouvement social.

Les associations qui souhaitent adhérer au FDG, dans le respect de leurs statuts, pourront être représentées au CN. Il faut des réunions régulières : deux fois par trimestre. La coordination du Front de Gauche travaillera à une proposition d’élargissement du CN sur le principe de la double parité.

La coordination nationale:

Elle doit rester l’instance exécutive et, en dernière instance, décisionnelle. Il faut la rendre plus efficace et permettre que ses décisions soient mieux mises en application.

Elle est constituée des représentant-e-s des composantes politiques du FDG, et Il faudra sans doute réfléchir à sa composition en fonction de l’élargissement récent du FDG.

Dans le souci de refléter la composition du CN entre membres des composantes politiques du FDG et non membres de ces organisations, deux membres du Conseil National non membres d’un des partis seront coopté-e-s à la coordination.

Entre les réunions de la coordination, un secrétariat mettra en œuvre les décisions prises. Il a pour fonction de s’occuper des affaires régulières et est composé d’un membre par composante du FDG. Des commissions ad hoc seront également mises en place : ex sur un texte, sur une campagne,... pour préparer les décisions de la coordination.

Site Internet du FDG:

Il faut développer de nouveau le site internet. Le plus simple est de poursuivre place au peuple pour en faire une expression collective du FDG et de coordination entre les AC, FT etc… Un comité de rédaction composé de tous les partis du FDG en lien avec une équipe technique est en charge de la validation du contenu du site du FDG.

Finances:

Pour le moment, au delà des budgets que chacun des partis engage déjà, il y a des budgets communs ponctuels. Une clé de répartition pérenne entre les neufs composantes du FDG doit être définie.

Il est important notamment que les décisions budgétaires soient prises et suivies par les dirigeants politiques qui décident des différentes actions.

Cette démarche se concrétisera par un protocole financier entre les composantes du Front de Gauche. Ce protocole contiendra une clef de répartition financière entre les différentes organisations et indiquera une méthode permettant d’envisager les dépenses prévisionnelles que chacun sera amené à engager.

Un calendrier annuel de travail:

La visibilité du front de gauche dépend d’initiatives nationales publiques rassemblant toutes les composantes du front de gauche. Depuis les présidentielles, les Estivales puis notre contribution décisive à la manifestation du 30 septembre ont permis cette visibilité. Il nous faut avoir régulièrement des initiatives nationales. La programmation d’initiatives sur l’année même si une telle programmation peut toujours être revue est nécessaire.

C’est dire combien l’organisation de la campagne nationale « L’alternative à l’austérité, c’est possible ! » est importante pour relancer une nouvelle dynamique du Front de Gauche. Des espaces de "forums" évoqués plus avant dans ce texte peuvent être programmés comme une forme de débat public à l’initiative du Front de Gauche.

La coordination avec les parlementaires FDG:

La nécessité de rencontres régulières entre les parlementaires de nos groupes à l’Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement Européen avec les organisations politiques du Front de Gauche est utile ; elles seront organisées en tant que de besoins par consensus mutuel.

Proposition complémentaire du PG :

L’’ensemble des parlementaires (AN, sénat, parlement européen) ayant été élus sous l’étiquette FDG, une coordination entre ces trois niveaux permettraient une meilleure mise en commun des propositions et des prises de décision. Elle renforcerait aussi l’expression de la diversité politique des parlementaires du FDG.

Gestions des instances :

Toutes les « instances » du FDG, à tous les niveaux, doivent être coordonnées et gérées de façon collective. Assemblées citoyennes, coordination du FDG des luttes, des Fronts thématiques et des ateliers législatifs, coordination nationale, Conseil national et coordination du CN, etc… L’ensemble des coordinations des « instances » FDG devra permettre le pluralisme entre les composantes politiques du FDG, chacune d’entre elle devant être paritaire.

Des forums politiques co-organisées avec d’autres forces

Si le FDG ambitionne de construire une majorité alternative aux politiques d’austérité, il doit proposer des cadres de débat, rencontre, etc…. Ce pourrait prendre la forme de forums politiques, par exemple, sur la question de la lutte contre l’austérité, pour élaborer des propositions de lois…

Par Front de Gauche.

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Publié le par "Front de Gauche"

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi sur LCI que la CGT porte une responsabilité dans le projet de fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, faute d'avoir négocié un accord pour sauver l'emploi. Ce reproche de Laurent Berger met en exergue les différences d'appréciations des deux centrales concernant l'accord sur la sécurisation de l'emploi que la CFDT a signé, non la CGT.

"La direction et l'organisation syndicale majoritaire (la CGT, ndlr) portent une responsabilité dans ce qui se passe, (...) à part égale", a déclaré Laurent Berger, qui reproche à la CGT une "position dogmatique. On voit bien que, quand il y a des dogmes, et pas de volonté de sauver l'emploi, on va dans le mur."

Le successeur de François Chérèque fait référence aux accords conclus entre syndicats et direction qui avaient permis le maintien du site voisin d'Amiens Sud, où travaille un millier de salariés. En revanche, la direction de Goodyear France a annoncé jeudi son projet de fermer son site d'Amiens Nord (1200 emplois), où les salariés ont rejeté le chantage à l'emploi exercé sur eux depuis 5 ans.

Accord du 11 janvier:

Plus globalement, Laurent Berger justifie la signature par sa centrale syndicale de l'accord dit de sécurisation de l'emploi, dont le principe est d'échanger localement de la flexibilité en temps de travail et salarial au profit de la direction, contre la promesse faite aux salariés de maintenir l'emploi. Le leader de la CFDT appuie d'autant plus cet accord signé avec le patronat, la CFTC et la CFE-CGC, mais rejeté par la CGT et FO, que, selon lui, il permet de renchérir le coût des plans sociaux qui ne seraient décidés que pour des raisons de gains financiers.

Pour l'instant, cet accord ne stipule aucunement que les plans sociaux dits boursiers puissent être renchéris. Mais la CFDT a bon espoir que le gouvernement, chargé de rédiger le projet de loi, ou les parlementaires, qui le voteront, ajouteront des dispositions afin de permettre la sanction de ces licenciements dits abusifs. Le texte ne prévoit pour l'instant qu'un contrôle formel du respect des procédures (calendrier des réunions avec les représentants du personnel, etc.) De même, la CFDT espère que la loi sur les cessions de sites rentables, qui sera débattue au printemps, pourrait aussi introduire des mesures permettant de renchérir le coût des licenciements dits boursiers.

Les "méthodes" de la CGT à PSA Aulnay. Laurent Berger a rappelé vendredi que son organisation n'avait pas appelé à la grève sur le site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et a regretté les recours à la menace sur les personnes et les biens. "Ce sont des méthodes que je ne partage pas", a-t-il dit, dans une allusion aux récents mouvements de grève et occupation du site lancés par la CGT minoritaire.

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Publié le par "Front de Gauche"

"pour information, ne soyons plus les gogos de service !

"Aux USA , l'exilé doit payer au fisc américain la différence entre l'impôt qu'il paye à l'étranger et celui qui serait le sien dans son pays. S'il ne s'exécute pas, il ne peut plus entrer sur le territoire américain car recherché par le fisc! super, non ?

Le cas Emmanuelle Béart est intéressant : elle manifeste en France pour encourager les Français à accueillir et nourrir les "sans papiers", puis retourne en Suisse, tranquillement.

Florent Pagny vivait en Argentine, maintenant aux USA, refuse de payer ses impôts en France,"Il en a fait une chanson : "la liberté de pensser" mais vient donner des leçons de générosité aux français avec le Concert des Enfoirés.

Bel enfoiré, en effet.

Le cas Noah est passionnant, il vit également aux USA, vient en France faire la promotion de son dernier album, encaisse ses royalties grâce aux couillons qui l'élisent régulièrement " Français le plus populaire de l'année ", (comme gad el maleh qui s'insurge contre le bouclier fiscal et vient sur France 2 promouvoir une émission médicale caritative) et ne repart jamais sans vomir sa haine. Et refuse de payer un redressement de plus de 800.000 euros ............ A la veille d'une grande période d'austérité et un plan de rigueur pour la France, on peut trouver utile de connaître la liste, très incomplète fournie par le Nouvel Observateur, (n° 2359 du 21 Janvier 2010), des personnalités qui ont choisi de fuir fiscalement leur pays pour s'installer soit en Suisse, soit dans un autre paradis fiscal. >

S'ils l'ont fait en toute légalité: achat d'une résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français, etc, pourquoi certains d'entre eux continuent-ils à s'immiscer dans la vie politique française, participant activement aux campagnes électorales, soutenant tel ou tel candidat (au choix droite ou PS), pire encore, officiellement investis par l'État pour représenter la France à l'étranger, comme c'est le cas d'Alain Delon, parrain officiel du pavillon français à l'Exposition Universelle de Shanghai.

Parmi les plus actifs dans ce domaine, citons :

Alain Delon, à Genève depuis 1999,

Johnny Hallyday à Gstaad depuis 2006 : son concert du 14 juillet 2009 à coûté 500.000 EUR aux contribuables français

Charles Aznavour; Patricia Kaas, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart, Marc Levy,

Michel Houellebecq, Alain Prost, Jean Alesi, Richard Virenque (le tricheur)

Guy Forget, Richard Gasquet, Henri Leconte, Amélie Mauresmo (qui officie sur France 2 consultante tennis), Gaël Monfils, Cédric Pioline, Jo-Wilfried Tsonga

Ils payent tous leurs impôts en Suisse.

Encore plus grave, des personnalités connues qui exercent actuellement,ou ont exercé récemment, un pouvoir politique économique ou financier en France ; parmi eux :

Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1) Daniel Hechter (couturier)

Jean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques)

Enfin, les rentiers et les héritiers dont les fortunes ont été créées en France, avec le soutien de centaines de milliers d'ouvriers français :

Eric Peugeot, Jean Taittinger, PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne.

Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant) Corinne Bouygues (héritière de la fortune Bouygues) Les familles : Defforey (Carrefour) - Mulliez (Auchan) - Halley (Promodes) Tous résident à Genève ou dans ses environs.

Que tous ces gens qui n'aiment pas fiscalement la France, la quittent et l'oublient définitivement, qu'ils n'en profitent plus pour venir s'y faire soigner ou y faire du profit et des affaires.

Nous, les Français qui allons nous serrer la ceinture, proposons de boycotter les concerts, les disques, les livres de tous ceux qui ne participeront pas à l'effort de solidarité nationale.

Aux médias, nous demandons de ne plus offrir de tribunes pour la promotion des films, des disques, de cesser le sponsoring aux sportifs exilés.

Aux députés nous demandons d'étudier un projet de loi pour qu'il ne soit plus possible à un évadé fiscal de venir se faire soigner dans un hôpital public français, ni représenter officiellement la France à l'étranger.

Si vous pensez que ce message est légitime, faites-le circuler, en espérant qu'il encouragera quelques uns de ces égarés fiscaux à revoir leur position.

A présent, reste à trouver le député qui aura le temps ou le courage de présenter ce texte..

FUITES A LA GENDARMERIE,

Après la Porsche de Douillet dont la carte grise était au nom de l'association "Les Pièces Jaunes" ! :

Un peloton de gendarmerie de HAUTE SAVOIE a procédé à l'arrestation d'un conducteur au volant d'une Ferrari roulant à 240 km/h sur l'autoroute !! Ce conducteur fort connu, ancien Ministre, se nomme Bernard KOUCHNER.

Les gendarmes lui ont retiré son permis de conduire, encore heureux !!!

Mais lorsqu'ils ont contrôlé la carte grise du véhicule en question, ils ont constaté que celle-ci était enregistrée au nom de l'association Médecins sans Frontières !!!

Moralité de cette histoire, n'hésitez pas à faire des dons, cet argent est entre de bonnes mains...

... SANS COMMENTAIRES !

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"
Michel Rocard énonce ses remèdes à la crise

"Ralentissement" dans la réduction des déficits, réduction du temps de travail et départ à la retraite à 65 ans. L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a proposé une nouvelle voie contre la crise au gouvernement.

Le détail de ses propositions

Son constat

"Il y a le feu", affirme M. Rocard dans un entretien au Journal du dimanche. "Regardez où en sont les moteurs de la croissance. La consommation est en panne à cause du chômage, l'investissement aussi puisque les perspectives sont nulles, les exportations sont en berne car l'Europe est en récession et la dépense publique est contrainte par l'objectif de réduire les déficits."

Ses solutions

Assouplir la règle budgétaire des 3%. Pour l'ancien chef du gouvernement (1988-1991), âgé de 82 ans, "aussi longtemps que nous n'aurons pas fait accepter à nos partenaires européens un ralentissement dans la réduction de la dette, nous serons sous contrainte".

Diminuer le temps de travail. "La première des urgences, c'est de faire baisser le chômage. Comme nous n'avons pas de croissance économique, la seule façon d'y parvenir est de réduire le temps de travail", assure-t-il. Reconnaissant que "ce sujet est un tabou", il souhaite "que la réflexion s'ouvre à nouveau". "En France, les salariés travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine, contre moins de 33 heures en Allemagne et moins de 31 aux Etats-Unis. Il faut y parvenir par la négociation, en réduisant les cotisations sociales des entreprises", propose-t-il. "Je dis qu'il faut travailler plus, tous collectivement, pour gagner plus collectivement. Ce qui permettra de réduire un peu la durée de chacun. Si les partenaires sociaux s'en saisissent, Hollande n'ira pas contre", assure Michel Rocard, qui vient de publier avec l'économiste socialiste Pierre Larrouturou un livre intitulé "La gauche n'a plus droit à l'erreur".

Retarder l'âge de départ à la retraite. Il considère en outre "dangereux et mauvais" de s'engager dans le gel des retraites complémentaires. "L'amputation du pouvoir d'achat est imbécile, alors que le pays a besoin de davantage de consommation". Il estime que "la seule solution est d'allonger la durée de cotisation, d'aller peut-être jusqu'à 43 annuités". Il relève que la France est "le seul pays développé qui a fixé un âge de droit de départ à la retraite". "La réforme Sarkozy, poursuit-il, a fait passer au forcing les 62 ans ... C'est décoratif, cet âge n'est pas une limite physique, ni intellectuelle". "Il faut dire la vérité aux Français, le vrai calcul se fonde sur la durée de cotisations, pas sur un droit lié à un âge borné et inutile", dit encore Michel Rocard pour qui "en conséquence on peut aller jusqu'à 65 ans", prenant ainsi le contre-pied du gouvernement.

Par Front de Gauche.

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Publié le par "Front de Gauche"
Lettre d'information PSA.

Depuis que la grève a repris à l'usine d'Aulnay, la direction met le paquet pour tenter de l'arrêter. Elle a fait venir, en toute illégalité, une centaine de vigiles qui paradent en uniformes et rangers autour de l'usine. Le préfet de Seine-Saint-Denis, averti plusieurs fois de cette situation, refuse systématiquement de dénoncer la direction, alors que le droit du travail est explicite sur ce sujet.

Des cadres sont envoyés à Aulnay avec doublement de leur salaire et une prime de 10%. Ils ne sont pas là pour travailler mais servent à intimider et impressionner les salariés grévistes et non grévistes. La direction a embauché en toute illégalité des intérimaires pour remplacer les grévistes.

Bref, PSA viole la loi. Et ce multirécidiviste n'est pas inquiété par les pouvoirs publics complices de ces délits.

En revanche, des camarades de la CGT subissent de plein fouet la répression patronale. 6 militants CGT, organisateurs de la grève, sont convoqués à la Sureté Territoriale, c'est-à-dire directement au Parquet. D'après les dires des policiers eux-mêmes, ils seraient accusés des altercations avec des huissiers payés par la direction. 4 de ces militants convoqués par la police sont aussi sous le coup d'une procédure de licenciement avec mise à pied conservatoire à effet immédiat. L'enquête n'a pas démarré, mais la direction veut les mettre dehors. Elle montre ouvertement qu'elle cherche à casser la grève.

Vendredi 1er février, un rassemblement aura lieu devant la sûreté territoriale à Bobigny, 45 rue de Carency, derrière le TGI. Que les camarades viennent nombreux soutenir les militants CGT injustement accusés. Ne laissons pas le patronat et le gouvernement réprimer la lutte syndicale.

Mardi 5 février, un grand rassemblement sera aussi organisé sur le parking de l'usine, à partir de 13h30 pour protester contre cette répression. Venez nombreux soutenir la lutte des salariés de PSA Aulnay.

Mardi 29 janvier, plusieurs centaines de grévistes d'Aulnay ont participé aux différentes manifestations organisées à Paris contre l'ensemble des licenciements que le monde du travail subit de plein fouet. Virgin, Sanofi, Goodyear et tant d'autres entreprises licencient alors qu'elles encaissent toujours plus de profits. Ne laissons pas les patrons nous jeter dans la misère. Organisons la riposte du monde du travail.

Ce même mardi 29 janvier, deux bonnes nouvelles sont tombées :

D'abord, l'action en justice des camarades de la CGT de Faurecia a porté ses fruits. Une fois encore PSA démontre qu'il ne respecte aucune loi et aucune procédure. Du coup, son plan social est suspendu provisoirement car le CCE de Faurecia n'a pas été consulté. Ce n'est qu'un petit recul, mais c'est quand même un camouflet pour PSA. Tant mieux ! Et nous allons utiliser ce temps gagné pour tenter d'amplifier la lutte.

Ensuite, à la réunion de négociation au siège de PSA, la direction concédait de nouveaux reculs. On reste loin du compte. Mais ces reculs sont la conséquence directe de la grève. Cela ne peut que renforcer notre détermination de la poursuivre.

Mercredi 30 janvier, 150 grévistes d'Aulnay se sont rendus en délégation, rencontrer les travailleurs en grève de Renault Cléon. Le rassemblement a été chaleureux, malgré la pluie normande !

Ces actions aident à populariser la grève et elles renforcent aussi la conscience que nous avons tous les mêmes patrons, les mêmes attaques et que nous ne pourrons nous défendre que tous ensemble. Ces actions préparent l'avenir.

À l'usine, malgré les tensions et les provocations organisées par la direction, la grève se poursuit. Des intérimaires débrayent régulièrement pour réclamer le paiement de la semaine de chômage partiel.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"

Les mesures agressives mettant à mal les droits de l’ensemble des salariés et de la population, votées par l’ancien gouvernement, ne sont en rien remises en cause par le pouvoir actuel, bien au contraire.

L’Exécutif aux commandes n’a pas l’intention de revenir sur l’ensemble des lois qui liquident les fonctionnaires et la Fonction Publique (RGPP), qui déstabilisent complètement l’organisation et la qualité des soins (Loi HPST), qui fragilisent les retraités et les chômeurs (réformes des retraites et de l’assurance chômage), qui précarisent les salariés (SMIC non revalorisé), qui affaiblissent les travailleurs en arrêt maladie (journée de carence supplémentaire dans le Privé et instauration dans le public), qui mettent à mal la Sécurité Sociale (plus de cotisations pour la famille).

Nous en oublions surement tant les dix dernières années ont été synonymes de régression sociale pour les citoyens de ce pays. Seule la bourgeoisie et le patronat ont été les gagnants de cette période. Certains auraient pu penser qu’avec un changement de majorité, les choses pouvaient changer et que la classe ouvrière aurait enfin des mesures pouvant apporter un bien-être au quotidien.

Il n’en est rien. Des milliers de licenciements par mois et pas une mesure pour contraindre le patronat à des alternatives demandées par les salariés. Rien sur les salaires et la Sécurité Sociale. La participation d’une délégation de dix ministres aux Universités d’été du MEDEF qui peut être interprétée comme une provocation vis-à-vis de la classe ouvrière. Un rapport Gallois sur la compétitivité et la crise qui intervient pendant les négociations avec le patronat sur la dite «sécurisation de l’emploi ». La CGT exige, avec les salariés, l’arrêt immédiat de ces dispositions et l’instauration d’une vraie politique salariale et sociale.

La fin des négociations le 11 janvier par l’Accord National Interprofessionnel sur la «sécurisation de ’emploi», provoque une joie jamais égalée dans le patronat et se révèle une trahison sans précéden pour les travailleurs.

Difficile de faire pire en matière de désinformation, donner l’illusion à la population que l’accord «scélérat» signé entre CFDT, CFTC et CGC et le patronat serait bénéfique à l’emploi des salariés, c’est là un exercice indigne d’une presse dite «libre» dans un pays dit «démocratique».

C’est pourtant ce que nous avons tous vécu. Le Ministre de l’Emploi se félicite et milite pour une application rapide d’une loi sans aucune modification par rapport à l’accord. De quoi satisfaire et répondre aux attentes du patronat. C’est vrai que les promesses de la campagne sont loin derrière ! Et que depuis, le MEDEF a transmis sa «feuille de route». !

Contenu de l’accord:

 Trahison

PRECARITE : accentuée avec une taxe sur les CDD « courts », pas sur les contrats «intérim». Le MEDEF estime la taxe à 110 millions d’€uros ! Et à 155 millions d’€uros les exonérations de cotisations sociales obtenues. Résultat : + 45 millions d’€uros dans la caisse ! Et une augmentation de la précarité.

 Trahison

TEMPS PARTIEL : désormais «flexible», annualisé avec des négociations à préciser dans les futures négociations sur les conventions collectives.

 Trahison

CONTRAT A DUREE INDETERMINEE mis en brèche. Création de contrats «intermittents» avec les périodes, au gré des directions, de travail ou de non travail et un « lissage » annuel des salaires.

 Trahison

MOBILITE INTERNE A L’INTERIEUR DE L’ENTREPRISE obligatoire pour réorganisation ou licenciement pour cause «personnelle» : changement de poste, d’établissement en mettant en cause

la vie familiale et associative ...etc, et les droits de recours en justice réduits.

 Trahison

DES ACCORDS DITS DE «COMPETITIVITE» ET MAINTIEN» DE L’EMPLOI, permettraient de baisser les salaires et moduler les heures de travail (plus ou moins) pendant une période pouvant aller

jusqu’à 2 années. Si refus, c’est le licenciement pour cause réelle et sérieuse.

 Trahison

Les «boucliers» que constituent les instances représentatives du personnel garantissaient les droits de défense des salariés. Demain, un accord d’entreprise pourra y déroger, facilitant la tâche au patron pour les licenciements. Il ne s’agit plus de « s’opposer » à des licenciements boursiers mais de les autoriser par un «accord syndical». Un plan de licenciement collectif sera réputé « homologué », donc accepté, si l’Inspection du Travail n’a pas répondu dans les 21 jours !! C’est la fin du rôle économique des IRP.

 Trahison

Recours au Tribunal des Prud’hommes : un salarié disposait de 5 ans pour contester des faits. Ce sera 2 ans au lieu de 5 et il n’est plus question de demander réparation au-delà de 3 ans.

 Pour Justifier ces trahisons

Les signataires avancent la création d’une mutuelle obligatoire avec paiement à 50 % par l’employeur.

 Tromperie

La base des garanties est si «insignifiante» que le salarié devra payer 50 % de ce dispositif et continuer à se payer le niveau de couverture santé complémentaire indispensable pour lui et sa famille. Les assurances privées sont seules à y gagner et c’est la mort annoncée la Sécurité Sociale.

 Un compte personnel de formation

Rien de nouveau, c’est le DIF à 20 h/an cumulable sur 6 ans et transférable en cas de «mobilité volontaire».

Quelle révolution !!

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"

C’est la vingtième augmentation consécutive des chiffres du chômage. Le fléau du chômage s’enkyste dans notre société. Les jeunes et les séniors sont les premiers concernés, surtout le chômage de longue durée s’étend en laissant présager des stigmates indélébiles sur notre corps social. Si l’on ne peut qu’adhérer à l’objectif affiché par président de la République d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, malheureusement le scepticisme reste de mise :

- D’abord parce que ce gouvernement n’a pas affiché de rupture avec les politiques d’austérité qui étouffent la croissance en France comme en Europe. L’économiste en chef du FMI, le Français Olivier Blanchard, a d’ailleurs reconnu qu’il avait gravement sous-estimé l’impact récessif des politiques d’austérité sur la croissance. La noble institution estime que l’emploi repart à partir de 1,5 point de croissance, mais la plupart des économistes pronostique une croissance nulle dans notre pays en 2013.

- Sceptique ensuite après la conclusion de l’accord dit de « sécurisation de l’emploi », qui se caractérise en premier lieu par une facilitation des procédures de licenciements. Nous ne croyons pas une seconde au slogan du Medef selon lequel les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain et l’expérience plaide malheureusement en notre faveur. Le nombre des ruptures conventionnelles du contrat de travail (quoi de plus facile pour licencier ?) a franchi le cap du million depuis leur création en 2008 et le dispositif est en train de devenir la première cause de licenciement en France.

La boucle est bouclée avec le rapport de la Cour des comptes qui propose de revoir à la baisse l’indemnisation des chômeurs et semble recueillir une oreille attentive du côté du gouvernement. Indécent quand moins de 42 % des demandeurs d’emploi sont indemnisés par l’assurance chômage et que le niveau moyen de l’indemnisation atteint péniblement mille euros. Indécent encore quand le même gouvernement accorde au nom de la compétitivité une ristourne de 20 milliards d’euros par an aux entreprises … sans contrepartie aucune pour l’emploi !

Enfin ce n’est pas en nous faisant croire que quelques centaines de demandeurs d’emploi vont pouvoir bénéficier, à titre tout à fait exceptionnel et dérogatoire, de l’allocation équivalent retraite, que les choses vont réellement changer. Les conditions d’accès sont telles qu’on exclut pratiquement l’ensemble des demandeurs d’emploi concernés.

Tout cela montre bien que pour réellement peser et changer le cours des choses, c’est d’une tout autre stratégie de la politique publique de l’emploi dont nous avons réellement besoin.

La CGT ne cautionnera pas les mauvais coups portés tant vers les salariés que vers les chômeurs. C’est pourquoi elle organisera, après la distribution d’un 4 pages à 2 millions d’exemplaires sur l’accord du 11 janvier sur la soi-disant sécurisation de l’emploi, une initiative de masse début mars.

Par CGT Montreuil.

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Publié le par "Front de Gauche"
Le Front de gauche écrit de nouveau sa stratégie.

Les différentes forces du mouvement ont rendu public hier un nouveau texte d’orientation qui définit son ambition des prochains mois et trace de premières perspectives pour 2014.

«Face à la crise, une course de vitesse est engagée entre deux types de réponses possibles : l’une démocratique et solidaire et l’autre autoritaire et porteuse de profondes régressions sociales. (…) Nous avons donc un rôle historique : rassembler pour construire une alternative de gauche rompant avec les logiques libérales et sociales-libérales. » Telle est l’ambition affichée par le Front de gauche dans le texte d’orientation que sa coordination a adopté la semaine dernière et qui a fait l’objet d’un « accord unanime » des membres de son conseil national, vendredi, aux côtés d’un second volet sur le développement du mouvement (voir ci-dessous). Après le texte stratégique d’avril 2011, cette nouvelle mouture rendue publique hier, a vocation à « apporter des éléments de réponse » pour aborder « une nouvelle étape » du mouvement. Tirant les enseignements de la dernière période, de « la campagne inédite qui a rendu possible la défaite de Sarkozy » à la « politique sociale-libérale assumée » du gouvernement, le Front de gauche fixe son cap. « Nous n’attendrons pas 2017 », affirme-t-il, se voulant capable de « faire la démonstration qu’une politique alternative à l’austérité est possible à gauche et qu’elle peut être majoritaire », dans l’esprit de sa campagne lancée à Metz la semaine dernière.

Considérant, comme déjà à de multiples reprises, que « la politique du gouvernement Ayrault conduit à l’échec » et refusant de se résigner « à ce que la droite extrémisée, voire l’extrême droite, représentent à terme l’alternative », le Front de gauche « entend, dans les mobilisations et les élections à venir, œuvrer à des solutions de gauche immédiates face à la crise, et à la construction d’une politique et d’une majorité alternatives ». Ambitionnant de devenir « un front du peuple », il compte ainsi s’adresser « à toutes celles et ceux qui, à gauche, quelles que soient leur préférence et leur appartenance politique, veulent agir et ne se retrouvent pas dans les choix d’austérité » au travers de différents « rendez-vous » qui jalonneront son activité des prochains mois (voir encadré).

Quant aux échéances électorales de 2014, elles « feront l’objet d’un débat spécifique ». Cependant, le texte affirme l’objectif d’être « à l’offensive » aux municipales, d’y faire échec à la droite et à l’extrême droite tout en en faisant « des points d’appui pour refuser la logique d’austérité ». Une première réunion devrait avoir lieu au printemps sur le contenu programmatique de cette campagne, tandis que la discussion sur « les formes concrètes des rassemblements » devrait « s’engager sans tarder ». L’élection européenne y est également considérée comme un rendez-vous essentiel, pour lequel l’objectif est de « bousculer le rapport de forces à gauche en notre faveur ».

Tenir le front coûte que coûte «Unis dans les luttes»... le Front de gauche programme déjà les futures campagnes à mener dans les mois qui viennent : droit de vote des étrangers, régularisation des travailleurs sans papiers, actions dans le cadre de la campagne d’« alternative à l’austérité » (meetings, réunions publiques, marches départementales…). Un front uni qui se déclinera au Parlement : le projet de loi découlant de l’accord sur l’emploi y arrivant 
en mars, il faudra « interpeller les parlementaires, notamment PS et EELV », majoritaires à l’Assemblée.

Par Front de Gauche.

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