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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Dossier-Débat

Suite à la loi du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits des obligations des fonctionnaire, le Conseil d’État vient d’examiner un projet de décret établissement une nouvelle liste dérogatoire, notamment pour les agences de l’eau.

Aujourd’hui, ces dernières peuvent recruter des contractuels en CDI, qui bénéficient d’un quasi-statut protecteur. La sortie de la liste dérogatoire obligerait les agences à recruter des agents titulaires de la fonction publique. Bien que les salariés contractuels puissent devenir fonctionnaires, il leur faut pour cela repasser un concours et perdre leur ancienneté lors du reclassement. Les titulaires d’un CDI n’ont donc que peux d’intérêt à la mise en place de ce décret. De plus, il offre la possibilité aux directions de licencier des contractuels pour recruter des fonctionnaires, ce qui crée une instabilité de l’emploi.

La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, s’était engagée à tout faire pour obtenir un délai de deux ans avant application, permettant de travailler avec les organisations syndicales représentatives sur de bonnes conditions de sortie de liste dérogatoire des personnels des agences de l’eau ; le Conseil d’État ne s’est pas révélé favorable à cette demande.

Dans un courrier daté du 28 mars à destination de la ministre, le syndicat national de l’environnement FSU, Le syndicat national des personnels des agences de l’eau CGT, la fédération équipement environnement transports services FO et le syndicat de l’environnement, de la forêt et de l’agriculture CGC, réunis en intersyndicale, demandent le maintien du délai des deux ans pour les agences de l’eau, et exigent l’ouverture d’un groupe de travail avec un calendrier de plusieurs réunions d’ici l’été permettant :

  • d’aborder l’ensemble des points nécessaires à de bonnes conditions de titularisation ;
  • une négociation sur le quasi-statut agence permettant de garantir de bonnes conditions salariales et de carrières pour les agents qui s’y maintiennent.

Ils appellent en conséquence les personnels des six agences de l’eau à se mettre en grève le jeudi 20 avril 2017 pour voir ces revendications aboutir.

Par: Agences de l’eau.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Neuf mois après un tonitruant fiasco, le patronat et quatre syndicats sur cinq ont abouti à un accord pour réformer le régime de l’assurance-chômage. Il prévoit près de 1,2 milliard d’euros d’économies.

« Un accord, c’est un compromis et un compromis, ce n’est jamais satisfaisant ni pour les uns, ni pour les autres. » Michel Beaugas, le négociateur de Force ouvrière, n’applaudit pas à deux mains l’accord de principe (que Mediapart publie ci-dessous) arraché in extremis ce mardi 28 mars en soirée, entre les syndicats – à l’exception de la CGT – et le patronat sur une nouvelle convention d’assurance-chômage. Michel Beaugas attend le feu vert de son comité confédéral pour signer, tout en étant conscient que ce texte rogne sur les droits de nombreux demandeurs d’emploi, notamment les plus de 50 ans, les seniors, « même si on a amoindri les coups ». Mais « un compromis était impératif pour sauver le paritarisme de gestion. Il fallait que les partenaires sociaux démontrent qu’ils savent réformer et gérer », justifie le syndicaliste.

Protocole accord assurance chômage du 28 mars 2017 by Rachida El Azzouzi on Scribd

Par Rachida El Azzouzi et MEDIAPART.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

A la Banque de France, la CGT progresse et arrive en tête des élections, une première depuis 1947.

 
La CGT recule ? Pas à la Banque de France où elle arrive en tête des élections
 
 
 
La CGT recule ? Pas à la Banque de France où elle arrive en tête des élections
 
Par: Citoyen18
 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent une grille de lecture à la décomposition de la scène politique française. Selon eux, la crise actuelle est l’aboutissement d’une vieille incapacité des gouvernants à forger des alliances majoritaires dans le corps social, en appui à la libéralisation du modèle social. 

Le scrutin présidentiel de 2017 est déjà pressenti comme historique, au moins dans le sens où les repères habituels ont disparu, dans un climat de « confusion généralisée » et dans l’attente d’une configuration politique probablement inédite au soir du 23 avril. Dans les enquêtes d’opinion, les deux candidats des partis piliers de la Ve République réunissent moins de 30 % des intentions de vote. C’est nettement moins que les 36 % obtenus par Chirac et Jospin en 2002, avec cette différence supplémentaire que l’un des deux avait accédé au second tour. Il n’y a rien de moins certain – c’est une litote – en ce qui concerne François Fillon et Benoît Hamon.

Cherchant à donner du sens à cette situation à première vue chaotique, les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini fournissent, avec L’Illusion du bloc bourgeois, une grille de lecture fondée sur plusieurs années de recherches en commun. Au cœur de cette grille de lecture, figurent les déterminations réciproques entre les attentes présentes dans le corps électoral, les stratégies poursuivies par les gouvernants dans la conquête et l’exercice du pouvoir, et les grandes dynamiques économiques. Issues de ces déterminations et pesant sur elles, les institutions, comprises au sens large comme les règles du jeu social, « cristallisent durablement certains compromis sociopolitiques ».

Bruno Amable, professeur à l'Université de Genève Bruno Amable, professeur à l'Université de Genève

S’il y a toujours une sélection entre les intérêts en présence (certains sont satisfaits, d’autres sont subordonnés et mis « hors jeu » du conflit politique), la stabilité est assurée dès lors qu’une stratégie de médiation recueille la loyauté durable de groupes sociaux majoritaires. Lorsque les gouvernants n’arrivent plus à reproduire leur légitimité, et que les institutions en place ne les aident pas non plus à modifier les alliances traditionnelles sur lesquelles ils s’appuient, une situation de crise politique se développe. Le système se grippe en l’absence de « bloc social dominant [...] dont les attentes sont suffisamment satisfaites par les politiques publiques ». Il en résulte une instabilité aux manifestations plus ou moins spectaculaires. C’est précisément l’interprétation que font Amable et Palombarini du moment présent.

Selon eux, la campagne présidentielle de 2017 apparaît comme l’aboutissement, sinon la phase terminale, d’un processus de désagrégation des blocs traditionnels de droite et de gauche. Comme nous le soulignions lors des départementales de 2015, les bouleversements de l’ordre électoral français ne peuvent en effet se comprendre sans remonter au délitement pluridécennal des cultures politiques de la gauche de classe et de la droite postgaulliste, impuissantes face au chômage de masse et aux nouvelles insécurités sociales. Amable et Palombarini, qui mettent également en avant l’intérêt d’une telle « perspective longue », font le récit d’un décrochage des composantes populaires des alliances de droite et de gauche à partir des années 1980.

Quarante années de délitement des blocs sociaux de droite et de gauche

À droite, indépendants et petits entrepreneurs ont attendu des politiques de libéralisation du marché du travail radicales, que les salariés du privé ont au contraire tenté d’empêcher, tout en restant hostiles à l’interventionnisme d’État. À gauche, le tournant de 1982-83 a creusé un fossé entre les fractions les plus diplômées et insérées sur le marché du travail, qui verront plutôt d’un bon œil la substitution de l’horizon européen à celui du socialisme, et les fractions les plus populaires subissant les restructurations industrielles et les conséquences de la désinflation compétitive sur l’emploi. Faute de répondre aux attentes contradictoires de leurs appuis traditionnels, les dirigeants français ont mené une politique correspondant dans son contenu à un « bloc bourgeois » minoritaire, auquel ils ont été incapables de donner une viabilité politique.

Les auteurs expliquent bien comment le capitalisme français, comme d’autres capitalismes continentaux marqués par des compromis capital-travail au plus haut niveau, s'est peu à peu aligné sur un modèle anglo-américain plus libéral, privilégiant davantage la centralité de la norme concurrentielle, la flexibilité du rapport salarial, la finance de marché et la rentabilité à court terme des entreprises. Si les responsables politiques n’ont touché qu’avec prudence aux équilibres existants, ce fut au prix d’une incohérence croissante de l’organisation générale de l’économie nationale, les auteurs évoquant un défaut de « complémentarité » entre des institutions gouvernées par des logiques différentes. Cette adaptation peu concluante du modèle social français à la compétition globale et aux impératifs de l’intégration européenne a eu pour prix « l’exclusion des classes populaires de l’échange politique entre soutien électoral et défense des intérêts socio-économiques ».

Stefano Palombarini, maître de conférences à l'université Paris 8 Stefano Palombarini, maître de conférences à l'université Paris 8

Les classes populaires, insistent les auteurs, ont été perdantes aussi bien sur le plan matériel, dans la mesure où leur situation a stagné ou s’est dégradée, que sur le plan symbolique, dans la mesure où leurs valeurs et attentes ont été disqualifiées par tout un pan du champ intellectuel et médiatique. Les auteurs voient cependant dans les progrès de l’abstention, qui aurait atténué les conséquences de la désaffection des classes populaires vis-à-vis du jeu politique, une des raisons de la survie des forces politiques traditionnelles depuis les années 1980. En même temps, l’alternance récurrente entre droite et gauche sur la même période constitue pour eux un indice de cette reproduction impossible de la légitimité des gouvernants. Si l’on filait une métaphore géologique à laquelle ils ne se risquent pas, les tensions se sont accumulées, comme autant de forces pouvant être libérées à l’occasion d’un séisme.

Ceux qui s’intéressent au déclin des grands partis de gouvernement en Europe, depuis la chute des taux de croissance de l’après-guerre, retrouveront dans le livre une périodisation familière. De fait, la politique du bloc bourgeois n’a nulle part permis de stabiliser des alliances majoritaires aussi bien que dans les décennies précédentes. En Italie, les compromis sauvegardés par l’appareil démocrate-chrétien jusqu’aux années 1980 ont fini par être liquidés, conduisant à la restructuration du champ politique à l’occasion des affaires de corruption soulevées par l’opération « Mains propres ». En Suède, les sociaux-démocrates avaient constamment élargi leur assise sociale des années 1930 aux années 1970, jouant un rôle de parti prédominant comme il y en eut peu d’équivalents dans le monde. Avec l’entrée en crise de ce modèle, le paysage politique est devenu plus fragmenté et concurrentiel. Même en Allemagne, davantage préservée que la France en raison de sa situation plus favorable dans la division internationale du travail, les soutiens cumulés au CDU et au SPD se sont réduits au fil du temps.

Par Fabien Escalona

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Publié dans : #Aide-Mémoire
source photo : 20 minutes

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Patrimoine d’Emmanuel MACRON: les trois zones d’ombre:

 

Le candidat à l’élection présidentielle, qui avait accumulé 2 millions d’euros après impôts chez Rothschild et à l’Elysée, a fourni des explications variables pour justifier n’avoir plus que 200 000 euros de patrimoine

LES FAITS : La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui avait été saisie par l’association Anticor a déclaré lundi [27/03/2017] après midi : « Les contrôles mis en œuvre par la Haute Autorité n’ont révélé aucun élément de nature à remettre en cause le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. » Cependant, les chiffres indiqués laissent dans l’ombre plusieurs questions.

Malgré les explications qu’il a été amené à fournir à plusieurs reprises, des zones d’ombre subsistent lorsque l’on examine le patrimoine d’Emmanuel Macron. Voulant une nouvelle fois mettre un terme à la polémique sur ses revenus, le candidat à la présidentielle a ainsi déclaré, dimanche 19 mars lors du 20 heures de France 2 : « J’ai gagné de l’argent car j’ai eu un travail. Je n’ai rien à me reprocher. » Et l’ancien ministre de l’Economie de citer en référence l’article paru le même jour dans Le Journal du Dimanche sous le titre : « La fausse affaire des 3 millions évanouis ». Emmanuel Macron a salué cette enquête faite « avec beaucoup de rigueur » qui « démonte cette affaire ». Selon le candidat, ce sont donc ces chiffres qu’il faudra désormais considérer comme les bons. Pourtant, plusieurs éléments fournis au journal par le candidat à l’Elysée comportent des incohérences.

Par Renaud Belleville

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié dans : #JLM2017

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

La CGT "alerte" vendredi les travailleurs contre le Front national, à un mois du premier tour de l'élection présidentielle

 
La CGT "alerte" les travailleurs contre le Front national
 
Le syndicat, qui demande une hausse des salaires, l'abaissement à 32 heures de la durée légale du travail, des moyens pour les services publics et une Europe sociale, se félicite dans un communiqué que "pour une part, ces propositions soient reprises par certains candidats".

"Nous alertons le monde du travail contre ceux, à l’extrême droite, dont le FN est l’un des porte-drapeaux, qui prônent la division des travailleurs du fait de leur origine, leur statut ou leur situation sociale", poursuit la CGT.

Elle ajoute que "ceux qui veulent faire porter au syndicalisme la responsabilité des problèmes de notre pays, jouent à un jeu dangereux".

"Restreindre le rôle et la place du syndicalisme en imposant de nouvelles règles de démocratie sociale, en favorisant la création de pseudo syndicats ou d’associations pour accompagner les décisions patronales ou gouvernementales, ce n’est pas un signe de modernité et cela dessert l’intérêt des salariés", poursuit la CGT. "Nous refusons d’avoir le choix entre le pire et le moins pire. Nous voulons le meilleur."


Reuters/Capital

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

Au nom de quoi la banque centrale européenne prend-elle ses décisions et auprès de qui rend-elle des comptes? Un rapport de Transparency International revient sur son indépendance. Si l’ONG reconnaît que la BCE a été essentielle pour éviter la dislocation de la zone euro, elle remet en cause ses méthodes. Il suffit de voir l’affluence à chaque conférence mensuelle de Mario Draghi pour mesurer l’importance prise par la banque centrale européenne (BCE). Avant la crise financière de 2008, les réunions mensuelles de l’institution monétaire européenne – comme de toutes les banques centrales d’ailleurs – étaient superbement ignorées, sauf par une poignée de spécialistes. La chute de Lehman Brothers, puis la crise de la zone euro ont radicalement changé la donne. 

De ces neuf ans de crise, la BCE émerge comme le principal voire l’unique acteur qui a sauvé la zone euro de la désintégration. Tandis que les gouvernements et les responsables européens pataugeaient, elle a fourni les centaines de milliards d’euros qui ont permis d’abord de sauver les banques puis de maintenir un système européen en péril. Mais la médaille a son revers. La BCE est aussi membre de la Troïka qui a imposé les politiques les plus dures aux pays en difficulté. Elle est celle qui pousse aux réformes structurelles dans toute l’Europe. Celle qui n’a cessé de faire un chantage sur la Grèce au point de mener un coup de force financier en 2015 pour pousser le gouvernement de Syriza à accepter l’inacceptable. 

Son rôle est tellement associé aux politiques d’austérité imposées dans toute l’Europe que les mouvements de contestation ne s’y trompent pas. Ils manifestent à Francfort, où siège la banque, plutôt qu’à Bruxelles, pour protester contre la Troïka ou contre la dictature de la BCE.

Manifestation des Femen lors de la première conférence de la BCE dans son nouveau siège en avril 2015 © DR Manifestation des Femen lors de la première conférence de la BCE dans son nouveau siège en avril 2015 © DR

Car tout cela est imposé au nom de quoi, de qui ? Auprès de qui la BCE rend-elle des comptes sur ses choix, qui ont des répercussions sur plus de 500 millions de citoyens européens ? s’interroge l’ONG Transparency International, dans un rapport publié le 28 mars. « La relation entre l’indépendance de la BCE, son mandat, sa responsabilité sont au cœur de ce rapport. Cet arrangement est destiné à assurer une légitimité à une institution qui a été délibérément placée en dehors du champ démocratique. Compte tenu de son indépendance, rendre des comptes pour la BCE consiste plus à répondre à des questions qu’à être soumis à un contrôle démocratique », écrit en préambule Transparency International, qui demande une transformation d’urgence, « si l’euro veut survivre à une prochaine crise ».

Défendu par les monétaristes dans les années 1970 – à l’époque où l’inflation était très forte –, ce concept d’indépendance des banques centrales a été appliqué à partir des années 1980 dans toutes les économies avancées. L’indépendance de la BCE a été gravée en lettres d’or dès sa création, l’Allemagne en faisant une condition impérative à sa participation à l’euro. Son seul mandat est « d’assurer la stabilité des prix ». Cette indépendance est censée lui permettre d’agir en dehors de toute pression politique. La banque centrale européenne a ses propres règles de fonctionnement, son autonomie financière, et ses membres sont irrévocables, sauf faute lourde constatée par la Cour européenne de justice. Au nom de la séparation entre la monnaie et le budget, il lui est interdit de financer les gouvernements.

En théorie, les banques centrales n’ont aucun rôle politique. Une théorie très discutable, insiste le rapport. « Pour parvenir au travers des taux au jour le jour sur le marché monétaire interbancaire à influencer les prix à la consommation, cela doit passer par le marché monétaire, par le marché des capitaux, par le marché du travail et par les marchés des biens et services. En d’autres termes, le mécanisme de transmission de la politique monétaire englobe toute l’économie. » Les politiques des banques centrales ne sont pas pour rien dans la « grande modération » qui a touché tous les salariés occidentaux à partir des années 1990, rappelle Transparency International.

Si la question de l’absence de contrôle démocratique sur les banques centrales avant la crise pouvait déjà être discutée, la pertinence d’un maintien de l’indépendance des institutions est encore plus sujet à caution aujourd’hui. L’ancien secrétaire américain au trésor, Larry Summers, s’est d’ailleurs publiquement prononcé pour en finir avec l’indépendance de la FED, compte tenu des défis économiques actuels : la politique de la banque centrale devrait, selon lui, être arrêtée en accord avec le gouvernement et être soumise au même débat démocratique.

Le rapport de Transparency International rejoint cette interrogation, à partir d’un autre constat : « La question de la légitimité et des limites de l’indépendance de la banque centrale devient beaucoup plus compliquée dans un environnement macro-économique déflationniste, dans lequel atteindre l’objectif de stabilité des prix engage des actions de la banque centrale qui vont bien au-delà du pilotage des taux d’intérêt à court terme sur le marché interbancaire », insiste-t-il, à la vue du bilan hors norme de la BCE depuis le lancement sa politique non conventionnelle (quantitative easing). Celui-ci atteint presque les 4 000 milliards d’euros – contre moins 1 000 milliards avant 2007 –, surchargé par les crédits aux établissements financiers et les rachats de titres de dettes souveraines et des grandes entreprises privées.

Depuis le début de la crise, la BCE est de fait largement sortie de son mandat. Au nom de l’urgence, parfois, comme lorsqu’il a fallu tenir à bout de bras le système bancaire européen fin 2008. Pour pallier l’absence de tout autre mécanisme européen pour soutenir l’économie de l’union, comme dans le cas des LTRO (Long term refinancing operations – crédit à taux très bas consentis directement par la BCE aux banques pour se refinancer) mis en œuvre en 2011.

Quelles qu’aient été ses décisions, la BCE ne peut pas nier qu’elle a eu un rôle très politique, même si elle tente d’en minimiser l’importance. Nombre de ses mesures ont été prises avec des arrière-pensées et des calculs politiques. Ainsi le choix de revenir dès 2012 à une politique monétaire restrictive. « Le bilan de la BCE a commencé à se contracter à nouveau dans la seconde moitié de 2012. Certains observateurs ont critiqué la BCE (.. .) soulignant que la politique monétaire était trop restrictive (..) Pourquoi la BCE n’a-t-elle pas engagé un quantitative easing en 2013-2014 ? La réponse réside probablement dans la politique économique de coordination budgétaire et monétaire (...) La BCE a freiné de peur que le stimulus monétaire n’altère les pressions sur les gouvernements pour implanter les réformes structurelles, consolider leurs budgets et mettre en place les régulations pour l’union bancaire », relève le rapport. Ce freinage monétaire selon plusieurs études a fait replonger la zone euro, à peine remise de 2008, dans la crise et le chômage.

Mais qui a décidé cette politique ? À quel moment la BCE a-t-elle été tenue de s’expliquer de ces choix ? Tout a été arrêté dans le secret des discussions au sein du comité exécutif de la BCE. Ce n’est que plus tard, beaucoup plus tard, que Mario Draghi a répondu aux questions du parlement européen sur ce choix. Répondu aux questions, pas débattu démocratiquement des orientations de la politique monétaire de la BCE.

Par martine orange et MEDIAPART.

 

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Publié dans : #JLM2017
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Présidentielle : Devant des Marseillais déçus par la politique et le gouvernement, Mélenchon se pose en « candidat de la paix »

PRÉSIDENTIELLE Le candidat de la France insoumise a tenu un meeting devant 70.000 personnes selon les organisateurs...

« C’est pas des pin’s qu’on aurait dû acheter, c’est des casquettes ! ». Sur le Vieux-Port, la chaleur est écrasante. Ecrasante doit être aussi la pression que ressent certainement Jean-Luc Mélenchon sur ses épaules ces derniers jours. Le candidat de la France insoumise est venu ce dimanche tenir un meeting en plein air dans ce lieu emblématique de la cité phocéenne.

Ecrasante doit être cette pression au vu des attentes que suscite le candidat, passé en l’espace de quelques semaines seulement d’outsider à potentiel troisième homme, devançant François Fillon dans un récent sondage. Sur la Canebière, au milieu des familles à poussettes, des jeunes qui se protègent tant bien que mal du soleil, il y a bien sûr les vieux de la vieille, ceux qui, depuis des années, sont derrière le parti communiste, dont les drapeaux se hérissent ça et là, perçant la foule compacte. « Je soutiens Mélenchon par fidélité à mes idées », explique ainsi Alain, venu d’Aix-en-Provence. « Moi avant, je soutenais Besancenot, mais je suis allée vers Mélenchon pour ses idées sur l’écologie », abonde Christelle.

[…]

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Entre 3000 et 6000 postes menacés chez EDF, les salariés ripostent

EDF pourrait supprimer 5500 postes au cours des quatre prochaines années. Malgré des bénéfices de 2,1 milliards d’euros en 2016, EDF a annoncé ce plan « social » pour faire face à « un contexte concurrentiel accru ». Même si l’Etat est propriétaire à 85 %, il faut satisfaire les 15 % d’actionnaires privés, qui en demandent toujours plus !

Par ailleurs, si cette entreprise doit faire face à une concurrence accrue, c’est la conséquence de la libéralisation de l’énergie voulue par les grands capitalistes européens et réalisée par Sarkozy. Les tarifs de gros qu’EDF propose à ses concurrents ont baissé et les investissements, notamment dans le nucléaire, vont s’intensifier. Dans ce contexte, l’Etat a choisi de miser sur la baisse de la masse salariale, au lieu de baisser les dividendes.

Les bénéfices d’une entreprise publique devraient servir à l’investissement. Il est urgent d’en finir avec la libéralisation du secteur, en renationalisant EDF à 100 %, sous le contrôle de ses salariés.

SOURCE :

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