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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ecologie.

Ces ordures ont livré une ville entière à une droite puante et affairiste. Leur condamnation pour mensonge et diffamation est une preuve de plus que EELV est un parti nuisible pour la gauche et pour l'écologie.

 
La Chambre de presse du Tribunal correctionnel de Paris a lourdement sanctionné les élus écologistes Alain Lipietz et Natalie Gandais de Villejuif suite à la plainte en diffamation déposée en juillet 2014 par des élus PCF et PS de l’ancienne équipe municipale.

Quatre plaintes distinctes avaient été déposées : deux par le PS, deux par le PCF, deux contre Alain Lipietz, deux contre Natalie Gandais.

A Natalie Gandais, étaient reprochés les propos en gras suivants sur le site L’Avenir à Villejuif « Je sais déjà que la police est découragée parce que l’ancienne équipe courrait systématiquement faire sortir les délinquants arrêtés, en particulier les trafiquants. Le commissaire a fait constater au nouveau maire que les plaintes allaient en diminuant, alors que l’expérience est bien sûr que la délinquance monte en flèche. Ainsi, selon leurs statistiques, Villejuif est la ville où les délits liés au trafic de drogue sont les plus faibles, alors que c’est la plaque tournante entre Orly et Paris. C’est cette culture de l’impunité organisée qui pourrit la vie des quartiers. » Lors de l’audience du 20 novembre 2015, l’ancien édile PCF de la ville, Claudine Cordillot, avait au contraire indiqué qu’elle avait dû déménager et faire l’objet d’une protection rapprochée pour avoir dénoncé les trafiquants de drogue.

A Alain Lipietz, était reproché les passages en gras suivants de son mémoire en défense rédigé lors de la procédure d’exclusion entamée par la direction de EELV suite à l’alliance des élus écologistes avec l’UDI et L’UMP, contre le PCF et le PS aux municipale de 2014, contre l’avis officiel d’EELV. Dans ce mémoire, Alain Lipietz écrivait « En 2013 à Villejuif, le PCF au pouvoir depuis 88 ans, avec un passé illustré par des personnalités prestigieuses et d’importantes réalisations sociales, a dégénéré en association affairiste, largement discréditée par son autisme vis à vis de la population, son productivisme effréné et potentiellement irréversible (démantèlement d’un parc départemental, urbanisation des dernières terres agricoles et des derniers espaces verts disponibles en centre ville, avec toutes les conséquences imaginables pour Villejuif et pour l’effet de serre mondial), ses violations clientélistes de la laïcité, son organisation systématique du détournement de fonds public, son lien (remontant aux années 1970) avec le banditisme local investi dans le trafic de stupéfiants et, selon la rumeur publique (qui sera confirmée par la police en avril 2014 au maire nouvellement élu), dans des trafics encore plus criminels. Il n’a jamais été possible aux écologistes locaux de s’associer avec le PCF villejuifois qui a satellisé tous les autres partis de gauche. Sa chute est désormais hautement probable, malgré ses capacités de fraude électorale.«

Les élus se pourvoient en appel

Ce mardi 19 janvier, le jugement lu au Tribunal administratif, a condamné chacun des élus écologistes à verser mille euros de dommages et intérêts par plaignant, et par procédure, ainsi qu’à publier les quatre jugements dans la presse, au tarif maximal de 3000 € par publication. Les deux élus sont également sous le coup d’une amende avec sursis de 800 euros par plainte. « Au total, cela revient à 69 216 euros », calcule Alain Lipietz. « Il n’y a eu qu’une seule audience et une seule plaidoirie mais nous sommes condamnés à payer quatre fois. Cette condamnation revient à supprimer toute liberté d’expression politique », déplore l’élu, qui prévoit de faire appel, ainsi que Natalie Gandais, accompagnés de leur avocat, maître Henri Leclerc, président honoraire de la Ligue des Droits de l’Homme.

Du côté des plaignants, le soulagement était visible ce mardi mais ces derniers attendent la réception du jugement écrit pour s’exprimer.
Nous ne vous disons pas merci, messieurs dames les donneurs de leçons.
 
Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

La « plus forte mobilisation dans la Fonction publique depuis l’élection de François Hollande ». Alors que les travailleurs étaient appelés à gagner la rue ce mardi, la CGT revendique entre « 130.000 à 150.000 manifestants » et au moins 30 % de grévistes dans l’Hexagone.

 

Grève des fonctionnaires: «La plus forte mobilisation» sous Hollande, selon la CGT

 

« La journée d’action du 26 janvier fera date : elle a rassemblé la plus forte mobilisation dans la Fonction publique depuis l’élection de François Hollande », déclare, dans un communiqué, la CGT Fonction publique, qui avait appelé à la grève avec FO et Solidaires. La CGT fait aussi état de « premiers taux de grévistes qui atteignent les 30 %, voire les dépassent ». Les chiffres de la police concernant le nombre des manifestants n’étaient pas connus dans l’immédiat. Interrogé par l’AFP, Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT Fonction publique, a précisé que « la mobilisation est certes comparable à celle du 15 mai 2014 en termes de manifestants, et un peu moindre dans les grandes villes, mais nettement supérieure en termes de grévistes (30 % contre 15 à 16 %) ».

Nouveau rendez-vous en février:

« Si le gouvernement envisage à ce stade un niveau d’augmentation faible » pour la rémunération des fonctionnaires, « il n’en est pas moins contraint de reconnaître qu’il ne peut plus maintenir le gel du point [d’indice qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires]. Avec les personnels, dans l’unité la plus large, la CGT va donc continuer d’agir pour obliger le gouvernement à faire des propositions sur le pouvoir d’achat conformes aux légitimes attentes des fonctionnaires et agents publics, tout en maintenant nos exigences en matière d’emploi, de conditions de travail, de missions publiques », poursuit la CGT dans son texte, en appelant à « renforcer la mobilisation pour le pouvoir d’achat et le service public, contre l’austérité et les réformes régressives ».


La CGT Fonction publique « estime d’ores et déjà que le premier jour des négociations salariales doit être placé directement sous la pression du rapport de forces et donc constituer une nouvelle étape du processus de mobilisation unitaire », ajoute le syndicat. Les fonctionnaires étaient appelés mardi à la grève et à manifester pour leur pouvoir d’achat, contre le gel, depuis 2010, du point d’indice. Un rendez-vous salarial est prévu en février avec le ministère.

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Après une baisse au mois de novembre, la courbe est repartie à la hausse, avec 15 800 chômeurs supplémentaires en catégorie A.

Non, la courbe du chômage ne s'inverse pas. Après une baisse de 15 000 en novembre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A – c'est à dire sans aucune activité – a augmenté de 15 800 en décembre, soit une hausse de 0,4%, selon le ministère du Travail. La progression se monte à 2,6% sur un an pour cette catégorie.

Au total, la France comptait  fin décembre 3,8 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans activité) et 5,7 millions pour les catégories A, B, C (celles sans activités, plus celles sans activité réduites). 

Dans son communiqué, le gouvernement impute cette hausse "à la baisse d'activités enregistrée par plusieurs secteurs dans le contexte que nous avons connu en novembre et décembre". Les attentats du 13 novembre à Paris ont porté un coup sévère, entre autres, au tourisme, à la restauration et à l'hôtellerie.

 

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

C'est la première conséquence gouvernementale du projet de révision constitutionnelle voulue par François Hollande : Christiane Taubira quitte ce mercredi 27 janvier le gouvernement, le jour même où débute au Parlement l'examen de cette réforme. Dans un communiqué rendu public mercredi matin, l'Élysée annonce ce départ :

« Madame Christiane TAUBIRA, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, a remis ce 27 janvier 2016, sa démission au Président de la République, qui l’a acceptée. Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois.

Le Président de la République a exprimé à Christiane TAUBIRA, sa reconnaissance pour son action.  Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous. Le Président de la République a nommé ce jour Jean-Jacques URVOAS, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Il portera, aux côtés du Premier Ministre, la révision constitutionnelle et préparera le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et la réforme de la procédure pénale. »

Quelques minutes plus tard, l'ancienne ministre retrouvait la parole via Twitter :

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Christiane Taubira, ministre de la justice depuis 2012, dernier emblème de la gauche au gouvernement pour avoir défendu et fait adopter la loi sur le mariage pour tous, avait fait connaître à plusieurs reprises son opposition à l'extension de la déchéance de nationalité aux citoyens binationaux condamnés pour terrorisme. Elle avait même depuis Alger annoncé l'abandon de cette mesure, pour être démentie dès le lendemain par Manuel Valls et François Hollande. Le Premier ministre avait annoncé il y a quelques jours qu'elle ne défendrait pas le texte devant le Parlement. Ce qui rendait, de fait, sa position difficilement tenable.

Christiane Taubira est remplacée par Jean-Jacques Urvoas. Ce député proche de Manuel Valls, qui s'était vu barrer la route pour le ministère de l'intérieur en 2014, a depuis son poste de président de la commission des lois de l'Assemblée nationale défendu avec ardeur la loi sur le renseignement, fortement contestée par les organisations de défense des libertés individuelles. Relais parlementaire efficace des services de renseignement et de la police, Jean-Jacques Urvoas était chargé depuis quelques jours de démêler l'imbroglio de "l'affaire de la déchéance de la nationalité" face à l'opposition d'une large majorité du groupe socialiste. Il devait ce matin réunir la commission des lois.

Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Les juges d'instruction ont terminé mercredi leurs investigations dans l'enquête sur des soupçons de surfacturations dans les campagnes électorales de 2012 du Front national, qui est mis en examen comme deux de ses vice-présidents, a appris l'AFP de source judiciaire

 

10 mises en examens sur le financement des campagnes du FN

Marine Le Pen témoin assistée. Marine Le Pen avait elle-même été entendue la semaine dernière, mais les juges avaient décidé de ne pas la mettre en examen et de la placer sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Un autre cadre du parti, le maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois, a lui aussi été entendu comme témoin assisté mercredi, avant la clôture de l'enquête. La fin des investigations ouvre un délai durant lequel les mis en examen peuvent demander de nouveaux actes d'enquête, avant que le parquet de Paris prenne ses réquisitions puis que les juges d'instruction décident ou non d'un renvoi en procès. Le FN a d'ores et déjà saisi la cour d'appel pour faire annuler une partie de la procédure.

Un possible système frauduleux. Le Front national dénonce un dossier vide, instruit à charge sur ordre du pouvoir politique pour le gêner d'ici la présidentielle de 2017. Au cœur de l'enquête, une société amie du FN, Riwal, gérée par Frédéric Chatillon, ancien dirigeant du syndicat d'extrême droite GUD et très proche de Marine Le Pen. En cause, pour les législatives de 2012, des kits de campagne (tracts, affiches, cartes postales) à 16.650 euros, fournis par Riwal à 525 candidats frontistes, via des prêts consentis par un microparti satellite du FN, Jeanne.

Surfacturation. Les enquêteurs soupçonnent derrière ce montage complexe des prestations gonflées et surfacturées au détriment de l'Etat, qui rembourse les frais de campagne aux candidats faisant plus de 5%. Le parti conteste toute surfacturation. Autre sujet d'investigation, les intérêts d'emprunt facturés par Jeanne à ses candidats, à 6,5%, soit environ 1.000 euros par kit, et remboursés partiellement par l'Etat. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de ces prêts, Riwal ayant avancé les frais à Jeanne.

Dix mises en examen. Dix mises en examen ont été prononcées par les juges d'instruction, notamment pour escroquerie, abus de biens sociaux, recel et complicité. Outre deux vice-présidents du parti, Jean-François Jalkh et le trésorier Wallerand de Saint-Just, ainsi que le FN en tant que personne morale, plusieurs proches de Marine Le Pen sont visés, comme Frédéric Chatillon et l'élu frontiste Axel Loustau. Jeanne et Riwal sont aussi mis en examen.

 

Par: Nicolas MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

A Gennevilliers, le député est amer et le maire dépité. Les relations ne s’arrangent pas entre Patrice Leclerc, maire communiste, et Alexis Bachelay, député socialiste.

 

Gennevilliers : le torchon brûle entre député PS et maire PCF

 

Et cela commence à se voir… Mardi, le parlementaire ne sera pas convié à l’inauguration du nouveau conservatoire. « Il y aura ceux qui ont apporté des subventions. Il n’en fait pas partie », balaye Patrice Leclerc.

Le maire avait boycotté la visite, lundi dernier, de Myriam El Khomri, la ministre du Travail, estimant qu’elle n’avait pas tenu une promesse portant sur les subventions aux associations. La réponse n’a pas tardé. Dans une lettre adressée à Patrice Leclerc, Alexis Bachelay en profite pour vider son sac. Il évoque « l’absence de réponse à [ses] sollicitations et courriers », le « boycott organisé autour de [sa] personne », l’absence de ses affiches dans les panneaux municipaux et de ses coordonnées dans le journal et le site de la ville, etc.

« Jamais un député n’en avait fait autant contre Gennevilliers »
Dernier grief, Alexis Bachelay déplore de ne jamais être « convié à aucun événement municipal, y compris les cérémonies patriotiques ». « Même sur les photos officielles, ils s’arrangent pour couper Alexis », tacle un proche du député.

En face, Patrice Leclerc se défend d’en faire une affaire personnelle. « Alexis Bachelay vote tout ce qui nuit aux communes. Jamais un député n’en avait fait autant contre Gennevilliers. Il défend le gouvernement, pas la ville. Le jour où il le fera, je l’inviterai. » Le député est en effet un fervent partisan de la Métropole du Grand Paris qui, selon la mairie, prive les villes de leurs prérogatives.

« Il a pris ma victoire comme un crime de lèse-majesté »
Le péché originel remonterait aux législatives de 2012, quand le socialiste a battu le communiste Roland Muzeau sur la circonscription. « Leclerc était son directeur de campagne, rappelle le vainqueur. Il a pris ma victoire comme un crime de lèse-majesté et depuis, il se bunkerise dans sa mairie ». Les deux hommes s’accordent sur un point : « Cette guéguerre de tranchée est contre-productive ». Mais aucun ne semble décidé à agiter le drapeau blanc.

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Les salariés d’Air France qui ont arraché la chemise de deux cadres dirigeants ont dévoilé bien plus que leurs torses. Ils ont ce faisant contribué à mettre en lumière la tragédie des plans sociaux qui s’imposent aux salariés. Ils ont aussi divulgué la mascarade du « dialogue social » entre « partenaires sociaux ». Quelques semaines après le vote de la loi Rebsamen sur le dialogue social et les annonces du rapport Combrexelle qui va donner lieu à une nouvelle loi début 2016, le conflit à Air France tombe bien mal pour le gouvernement.

D’une chemise, l’autre:

L’acharnement politique et médiatique contre les syndicalistes et les salariés d’Air France s’explique en partie par les millions de dépenses publicitaires, dont la compagnie arrose les grands médias du pays. Il est également dû à la gêne de l’État quant aux choix très contestables qu’il fait pour maximiser les remontées de dividendes et dont il n’a pas intérêt à tenir la population informée. De fait, la part minoritaire de l’État dans Air France (300 millions d’euros) ne pèse pas grand-chose face à son rôle d’actionnaire majoritaire d’ADP (Aéroport de Paris) dont il détient 5 milliards d’euros du capital. Pour augmenter les profits des aéroports et donc les remontées de dividendes, l’État favorise en effet activement les concurrents d’Air France, quelles que soient leurs pratiques et l’origine de leur financement. Il multiplie notamment les autorisations de décollage et d’atterrissage pour la compagnie Qatar Airways. Il y a quelques mois François Hollande a même été jusqu’à décorer la chemise du patron de Qatar Airways, Akbar al-Baker, de la médaille d’officier de la légion d’honneur. Et ce sont les salariés d’Air France qui payent le prix de ces choix. Quant aux 66 millions d’euros de CICE (Crédit impôt compétitivité emploi), que les contribuables français ont, bien malgré eux, versés à Air France en 2014, ils n’ont, force est de le constater, aucunement été utilisés pour l’emploi.

Vous avez dit « dialogue social » ?

Pourtant, là n’est pas la principale explication de l’acharnement médiatique et politique contre les syndicats et les salariés d’Air France. Ce que n’a pu supporter le pouvoir en place, c’est que soudain, ce lundi 5 octobre, comme l’a à juste titre relevé Jean-Luc Mélenchon, la question sociale est revenue sur le devant de la scène. Avec cette question, le patronat, et le gouvernement qui défend à la lettre ses intérêts, espéraient bien en avoir fini pour de bon. Depuis des années, un rouleau compresseur idéologique assène à la population l’idée qu’employeurs et salariés auraient des intérêts communs, qu’ils pourraient paisiblement s’asseoir autour d’une table, et déterminer ensemble les meilleurs choix pour tous, aboutissant à des accords « gagnant-gagnant » débouchant le plus souvent sur la destruction de l’emploi et du droit du travail, la baisse des salaires, la précarisation généralisée.

C’est ce qu’ils appellent la « démocratie sociale ». Curieuse « démocratie » que celle où le patron (et donc l’actionnaire qui lui donne les ordres) a droit de veto sur l’ensemble des revendications des salariés. Étranges « partenaires sociaux », dont l’un risque tous les jours le licenciement décidé par l’autre. Étonnant « dialogue social », dans lequel les propositions rejetées par les représentants des salariés sont mises en œuvre malgré tout. Elles seront même au-dessus du code du travail et s’imposeront à lui ; c’est en tout cas la volonté du rapport Combrexelle (que je dénonce avec des confrères dans un ouvrage à paraitre fin octobre aux éditions Syllepse -1- ). La fable du « dialogue social » s’est développée et répandue à grand renfort d’études et de rapports (Terra Nova, Institut Montaigne, etc.) rédigés par des « experts » qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et qui, par ignorance, par bêtise et, le plus souvent, par volonté idéologique, nient en bloc le rapport de classe au fondement de la relation actionnaires/ salariés.
Cette mascarade se renforce par les humiliations médiatiques à répétition contre les syndicalistes qui organisent des grèves et démontrent ainsi que le dialogue dans l’entreprise n’existe pas réellement, mais qu’il y a au contraire une confrontation d’intérêts divergents. De Jean-Marie Cavada dans les années 1990 à David Pujadas aujourd’hui, le procédé est toujours le même : ridiculiser et culpabiliser les syndicalistes ; ne jamais remettre en cause les agissements ni la représentativité du Medef ; ne jamais s’étonner que les négociations nationales interprofessionnelles se déroulent dans les locaux du Medef, à partir de textes rédigés par le Medef, et validés dans des réunions bilatérales avec le gouvernement, alors même que ce syndicat patronal ne représente qu’une part infime des entreprises françaises.
Si Manuel Valls a parlé « d’agissements de voyous », de « violence inqualifiable et inadmissible dans notre société », et exigé « des sanctions lourdes à l’égard de ceux qui se sont livrés à de tels actes », ce n’est pas seulement à cause de son habituel mépris des salariés, c’est aussi qu’il ne supporte pas que sa mise en scène si adroitement montée puisse s’effondrer. Soudain, les médias sont obligés de laisser apercevoir que derrière l’ambiance tamisée des négociations lors desquelles les délégués syndicaux font de leur mieux (malgré de maigres moyens, encore dégradés par les dernières réformes) pour limiter la casse, il y a des millions de salariés qui n’en peuvent plus et n’ont pas conscience de la force qu’ils constituent.

Un moment utile:

Grâce aux salariés d’Air France, nous avons vu des syndicalistes et des élus d’un CCE (Comité central d’entreprise) à la télévision. Nous avons aperçu des syndicalistes dans leur confrontation avec leur direction, pour essayer de sauver des emplois. Nous avons aperçu, un instant, les salariés être plus forts que les patrons, car plus nombreux. Bien sûr, ça n’est qu’un moment, seulement quelques images, qui n’empêcheront nullement la direction d’Air France d’aller au bout de ses nuisibles intentions. Et pourtant c’est utile. Car l’unique possibilité, un jour, de renverser l’ordre capitaliste des choses, c’est que les salariés prennent, par leurs actes, conscience de leur force collective. Tout au long du 20ème siècle, le socialisme parlementaire n’a rien détruit du système qu’il prétendait briser de l’intérieur. Il l’a au contraire favorisé, développé, sécurisé. Les prédictions de Jaurès ne se sont jamais réalisées, les socialistes n’ont jamais permis aux classes populaires d’investir le pouvoir. La social-démocratie n’a jamais transposé sur le terrain politique le combat de classe qui se joue dans l’entreprise. Elle a, au contraire, effectué le mouvement inverse, et transcrit dans l’entreprise les évolutions de la démocratie politique. A peine arrivé au pouvoir au début des années 1980, le Parti socialiste s’est rallié aux idées libérales et a, dans le même mouvement, commencé à considérer que les intérêts des employeurs et des salariés étaient communs. Alors que la négociation collective avait parfois permis d’obtenir des acquis sociaux qui pouvaient se généraliser (par exemple la troisième semaine de congés payés suite à l’accord Renault de 1955), on inverse peu à peu son rôle et elle devient aujourd’hui un outil puissant de réduction des droits. Seuls les salariés peuvent renverser cette donne, en se considérant non pas seulement comme des consommateurs, mais comme des producteurs. Si les salariés s’arrêtent de travailler, le profit disparait et le monde capitaliste s’arrête de tourner. Comme le disait Jules Cazelle, président de la commission de grève des menuisiers en 1879 : « les patrons s’inclineront devant nous, car nous sommes les producteurs et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe » -2-.

L’air de rien:

De nombreux salariés, derrière leur téléviseur, ont esquissé de larges sourires en voyant ces deux dirigeants d’Air France ramenés à ce qu’ils sont. De pauvres types. De riches bourgeois n’ayant pas une once de dignité, capables même de défendre le travail des enfants et de louer l’emprisonnement des syndicalistes de Qatar Airways -3-. Des gens capables de briser des vies, des familles entières, l’air de rien, en passant, sans aucune conscience. Bref, ceux que Sartre appelait des salauds, ceux qui croient ne pas choisir, ne pas avoir le choix, alors qu’ils sont pleinement responsables de leurs actes. Oui, voir cette direction soudain humiliée, ça donne de l’espoir. Pas grand-chose ; une petite étincelle. Dans la période, c’est déjà beaucoup. Alors merci aux salariés d’Air France.

Par: Guillaume Etiévant

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
RÉSISTER c'est préparer L'AVENIR [Appel du collectif Corrézien « RÉSISTANCE 19 » ]ON NOUS COMMUNIQUE :

APPEL DU COLLECTIF CORRÉZIEN RÉSISTANCE 19  

RÉSISTER C’EST PRÉPARER L’AVENIR

 

Les raisons des défaites de la gauche sont à rechercher dans le contexte national, avec une gauche divisée, "une gauche" de gouvernement qui applique une politique contraire à ses engagements.            

 Le gouvernement ne semble pas être sur la voie de changer de cap, il veut même l’accentuer en s’alliant avec la droite, dans une union nationale incompréhensible.           

La lutte contre le FN ne fait pas un combat politique surtout lorsque l’on reprend ses thématiques notamment sur la déchéance de nationalité. Le FN prospère sur la crise sociale, sur le découragement, sur la désespérance, sur les promesses non tenues. A qui profite le crime?            

La République, pour des militants de gauche, c’est la République sociale, le clivage droite gauche c’est la question sociale, c'est-à-dire la répartition des richesses, la question des inégalités, la répartition entre le capital et le travail. La gauche française doit, en urgence, réoccuper le terrain social qui fait le lit du FN et donc tourner le dos aux orientations libérales de VALLS/MACRON.           

La gauche doit proposer une nouvelle offre politique. Proposer une offre politique différente, un renouveau, voilà une urgente alternative. C’est donc sur le terrain local, de la proximité, que l’on peut agir, que la citoyenneté n’est pas un concept vain, qu’il s’agit de retrouver le contact avec les citoyens qui n’ont plus confiance dans la politique, en un mot de reprendre la main. Si l’on veut une nouvelle République, il faut alors changer du sol au plafond nos institutions, revitaliser notre démocratie. Il nous faut aussi Défendre, sans relâche, la laïcité, donc le pacte républicain. C’est donc un choix urgent à entreprendre : soit RENONCER soit RÉSISTER            

Retrouvons l’esprit du Conseil National de la Résistance afin de rendre ses couleurs et ses vraies valeurs à la République laïque.Nous faisons le pari de la démocratie citoyenne, de l’intelligence populaire.Posons un processus de construction politique fondateur. La Gauche doit redevenir la gauche, retrouver son identité, ses valeurs pour porter haut sa vision sociale, écologique et démocratique.             

Un collectif corrézien RÉSISTANCE 19 vient de se créer, permettant de rassembler, sans esprit partisan, laissant nos engagements devant la porte, afin de construire une charte de valeurs, un nouveau contrat social. Ce collectif vous propose cet appel qui aura pour mission à s’étendre et à prendre des initiatives permettant de retrouver les conditions d’un vrai changement type PODEMOS. Nous vous appelons à le signer. Les signataires seront ensuite amenés à fixer une feuille de route et à prendre d’autres initiatives.

Premiers signataires : Jean COMBASTEIL, Daniel FREYGEFOND , Georges MARTEL, Joël RATHONIE,  Gyslaine BORDAS

POUR SIGNER LA PÉTITION CLIQUEZ ICI 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Trois mille électeurs étaient appelé aux urnes à Billom, Puy-de-Dôme, suite au décès du maire PS, Pierre Guillon. Trois listes sont en lice : deux de gauche et une sans étiquette, à l'issue du premier tour, la liste du Front de gauche arrive en tête.

 

La liste du Front de gauche en tête à Billom

 

La liste Ensemble pour Billom conduite par Jean-Michel Charlat, sur laquelle figurent quinze élus de la municipalité sortante, est arrivée en tête du premier tour de l'élection municipale de Billom, ce dimanche, avec 39% des suffrages.

Cette liste de sensibilité Front de gauche (avec cinq candidats communistes) devance la liste "sans étiquette" conduite par Patrice Royet, Billomois, réveillons-nous, qui a recueilli 35% des suffrages. La liste Billom pour tous, conduite par la première adjointe socialiste, Emmanuelle Belette, composée de dix élus sortants, arrive en troisième position avec un score de 26%/.

Le taux de participation a été de 59,07% (1821 votants sur 3083 inscrits; 1786 exprimés).

Les listes en vue du second tour, qui aura lieu dimanche prochain, doivent être déposées dans la journée de lundi.


Les résultats du premier tour

1825 votants
22 Nuls
13 Blancs
1786 Exprimés (59.07% de participation)

. Billom pour tous (PS) conduite par Emmanuelle BELETTE : 466 voix
. Ensemble pour Billom (FdG) conduite par Jean-Michel CHARLAT : 696 voix
. Billomois réveillons nous (SE) conduite par Patrice ROYET : 624 voix

 

Par N. MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Sociale
 
Roissy-en-France (Val-d'Oise), lundi 5 octobre 2015. Xavier Broseta , directeur des ressources humaines d'Air France, enjambe un grillage, chemise arrachée dans une bousculade avec des salariés de la compagnie.
Roissy-en-France (Val-d'Oise), lundi 5 octobre 2015. Xavier Broseta , directeur des ressources humaines d'Air France, enjambe un grillage, chemise arrachée dans une bousculade avec des salariés de la compagnie.
AFP/Kenzo Tribouillard

L'affaire dite de la «chemise arrachée» du directeur des ressources humaines (DRH) d'Air France connaît un rebondissement.

 L'inspection du travail a refusé d'autoriser le licenciement du délégué du personnel (CGT) accusé par la compagnie d'avoir agressé deux vigiles et le DRH Xavier Broseta le 5 octobre 2015, selon une décision consultée ce jeudi par l'AFP.

La loi prévoit que l'inspection du travail soit saisie pour un salarié protégé, ce qui est le cas d'un élu du personnel. Air France «va former sans délai un recours hiérarchique auprès du Ministère du Travail» contre la décision de l'inspection du travail, a indiqué un porte-parole du groupe. 

Dans sa décision, l'inspection du travail indique que les «faits invoqués pris dans leur ensemble ne permettent pas d'établir l'existence d'une faute lourde commise par le salarié, caractérisant son intention de nuire vis-à-vis de l'entreprise». Le délégué est accusé par la direction d'avoir «poussé et bousculé un autre salarié» en direction du DRH. Mais pour l'inspection du travail, «il est impossible de déterminer avec certitude s'il «bouscule des salariés volontairement, ou s'il est lui-même chahuté».

Procès le 27 mai

Le recours n'étant pas suspensif, la compagnie doit réintégrer le salarié d'Air France Industries (maintenance) et lui payer le salaire non perçu depuis sa mise à pied conservatoire sans solde prononcée le 16 octobre, précise Mehdi Kemoune, responsable juridique de la CGT Air France. Selon le Code du Travail, «si le licenciement est refusé, la mise à pied est annulée et ses effets supprimés de plein droit». Quatre autres employés d'Air France ont été licenciés. Avec le délégué CGT, ils seront jugés le 27 mai au tribunal correctionnel de Bobigny pour violence.

Très à charge, la décision de l'inspection du travail relève par ailleurs une violation par Air France du code de sécurité intérieure, lequel interdit «l'intervention des entreprises de sécurité privée dans les conflits au travail». En faisant appel à des vigiles extérieurs, «l'employeur a contribué à instaurer un climat de défiance propice à la confrontation», selon elle. La CGT a d'ailleurs annoncé son intention d'assigner en justice la compagnie sur ce motif. Selon le syndicat, son délégué a également porté plainte pour la même raison, en début de semaine, contre un des vigiles. Elle a aussi demandé que «les quatre autres salariés soient de fait réintégrés», car l'inspection du travail «confirme qu'ils ont été pris pour l'exemple», a commenté Mehdi Kemoune.

Portée par une conjoncture favorable et des résultats positifs, Air France a présenté vendredi un nouveau projet prévoyant une hausse de la flotte et d'éventuelles embauches, enterrant ce qui était appelé le «plan B». Dans les faits, la direction n'abandonne pas la première phase du «plan B» (1 000 postes supprimés et 5 avions en moins en 2016), mais la seconde, plus douloureuse sur les volets industriel (retrait de neuf avions) et humain (2 000 autres suppressions d'emplois). Faute d'accord fin septembre 2015, Air France avait abandonné son plan de croissance initial, «Perform 2020». L'annonce d'un «plan B» avait déclenché la colère des organisations syndicales et une forte mobilisation des salariés.

 

Par: l'AFP.

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