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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Oui, la mort de Clément Méric était un crime politique.

Les groupuscules d'extrême droite – numériquement ultraminoritaires – se sentent pousser des ailes depuis des mois. Quelques faits qui dénotent un climat de violence particulièrement pesant…

Les groupuscules ultranationalistes font leur grand retour sur la scène médiatique. Dans son numéro de la semaine dernière, Marianne a dévoilé les « habits neufs de la vielle extrême-droite ». Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche, n’hésite pas quant à lui à demander la dissolution des mouvements d’extrême-droite.
 
Ces mouvements – numériquement ultraminoritaires (quelques centaines d’individus) – se sentent pousser des ailes depuis des mois. Quelques faits qui dénotent un climat de violence particulièrement pesant…

 

Juin 2012. A Besançon, un groupe de militants d’extrême-droite fond sur un jeune homme connu dans le milieu anti fasciste, installé à la terrasse d’un café. Le site antifa Fafwatch a alors accusé (vidéo à l’appui, supprimée de Youtube mais dont des extraits sont visibles dans le sujet de France 3 Franche-Comté ) des militants des mouvements ultranationalistes, Werwolf Sequania et le Front Comtois.

La présidente du Front Comtois a nié toute implication des membres de son organisation. A Toulouse, Matthieu Clique – ex-chef de file du Bloc Identitaire toulousain – est mis en examen, soupçonné d’être l’auteur d’une violente agression dans la nuit du 31 mars au 1er avril contre un étudiant Chilien, dont la tête aurait heurté le trottoir, causant un traumatisme crânien le laissant hémiplégique.
 

 

Nicolas Comte, du Syndicat général de la Police-Force ouvrière (SGP-FO) déclare sur le plateau de C dans l’air, jeudi 06 juin avoir « vu ressurgir sur la voie publique des groupes d’extrême droite violents, que l’on avait pas vu depuis longtemps », galvanisés par les affrontements en marge des manifs anti-mariage gay.

Il ne s’agit pourtant pas de faire d’amalgame et de mettre en cause les organisateurs de La Manif pour Tous. Toutefois, force est de constater que des groupuscules ultrnationalistes y ont vu un moyen de « s’exprimer ».
 
Mercredi 17 avril 2013, « quatre individus (…) de 18 à 25 ans, crâne rasé, tatoués » surgissent devant le Vice & Versa, un bar gay du Vieux-Lille. « Ça m’a interpellé, ce n’est pas ma clientèle habituelle. Lorsqu’ils ont voulu rentrer, je suis allé les voir. Ils m’ont dit : "On est là pour casser du pédé !" » raconte le propriétaire.

Devant son refus de « baisser les yeux », ils se saisissent des tables, des chaises et sacagent les lieux. L’agression avait suscité une vive émotion dans le pays. Bilan : le patron, son associé et un serveur sont blessés.

Les quatres suspects ont été interpellés, puis remis en liberté sous contrôle judicaire. Leur procès aura lieu le 26 juin. Le même soir, une quinzaine de membres des Jeunesses Nationalistes prirent d’assault la permanence lyonnaise du Parti Socialiste ; s’en suivirent des échauffourées avec la police. Une goutte d’eau, diraient les associations antifascistes locales.
 

 

Depuis un an, le quartier du Vieux-Lyon est devenu le camp de base des Jeunesses Nationalistes – branche jeune de l’Œuvre Française – créées en octobre 2011.
 
Il s’est notamment « illustré » dans le combat contre le mariage gay, au côté du Groupe Union Défense (GUD) – unis entre autre sous la bannière du Printemps Français, qui semble aujourd’hui fonctionner comme une nébuleuse.
 
Leur leader, Alexandre Gabriac, cultive un certain don pour ameuter les journalistes. Exclu du Front National pour un salut nazi en 2011, il multiplie depuis « les bons mots », les provocations et les remarques déplacées … Bref, il fait son beurre en proférant des horreurs.
 
Seulement voilà, le Collectif Vigilance 69 et les associations gays et lesbiennes locales sont aujourd’hui exaspérés et s’insurgent contre l’inaction des pouvoirs publics. Manifestations sauvages, insultes homophobes, agressions à répétition…
 
Dans la nuit du 17 au 18 mai, une jeune asiatique en compagnie de deux couples s’est faite insulter puis rouée de coups par des militants nationalistes lyonnais. La quarantième agression de ce type depuis 2010, affirme le Collectif Vigilance 69.

Jeudi 30 mai, Jean-Jack Queyranne, président PS de la région Rhône-Alpes, a annoncé avoir déjà réclamé à Manuel Valls la dissolution de ces « groupes néo-nazis ou nostalgiques du fascisme mussolinien », rapporte ledauphine.com.
 

 

Ces groupuscules n’hésitent plus à frapper en plein jour. En marge de la commémoration du meurtre de Brahim Bouarram, le 1er mai dernier, des échauffourées ont opposé des militants d’extrême droite et le service d’ordre d’Action antifascistes Paris-Banlieue (vidéo youtube ) – mouvement auquel appartenait Clément Méric.

Et ce ne semble pas près de s’arrêter, bien qu'il n’existe plus d’organisations assez importantes pour que l’on assiste à des affrontements comparables à ceux des années 60-70.

 

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