Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
citoyen18.overblog.com

La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Madrid : charges policières contre les manifestants anti-austérité.

Madrid : charges policières contre les manifestants anti-austérité.

Des dizaines de milliers de personnes ont convergé jeudi dernier (25 avril, NDLR) vers la place Neptune de Madrid, répondant à l’appel de la plate-forme ¡En Pie! réunissant plusieurs sensibilités du mouvement social espagnol. Une occasion de demander la démission du gouvernement de Mariano Rajoy, leader du Parti populaire, et la fin des politiques d’austérité qui ont frappé durement les Espagnols ces dernières années.

Le rassemblement avait été fixé à 17h00, mais un impressionnant dispositif policier bouclait la zone depuis déjà bien longtemps : plus de 1.700 agents avaient été déployés le long d’une longue file de barrières et de véhicules blindés qui bloquaient la Carrera de San Jerónimo et les rues adjacentes qui mènent au Congreso de los Deputados. Les policiers alimentaient depuis le petit matin un climat d’intimidation, arrêtant et fouillant les personnes qui se rendaient sur la place. Avant même que ne commence la manifestation, on dénombrait déjà plusieurs arrestations pour des objets trouvés dans les sac-à-dos qualifiés hâtivement d’armes par destination.

Rien n’empêcha cependant les flots humains de se diriger vers la place Neptune qui connut une affluence record jusque tard dans la soirée. On put reconnaître de nombreux mouvements qui ont émergé ces dernières années dans le contexte de la crise et des coupes claires opérées par le pouvoir en place dans l’éducation, la santé ou le logement.

Quelques heures avant le début officiel de la manifestation, une cyber-attaque mit hors d’usage le site Internet et les réseaux informatiques du Parlement, obligeant l’assemblée plénière à suspendre ses travaux.

Aux alentours de 20 heures, les manifestants, sous le mot d’ordre « assiège le Parlement », ont bravé les cordons de sécurité disposés tout autour des Cortes en tentant d’enlever les barrières qui en barraient l’accès et en lançant des projectiles en direction des cordons de police. C’est à ce moment que les agents ont riposté en chargeant violemment, dispersant les manifestants et les obligeant à se regrouper dans les rues adjacentes. Ce qui permit à certains d’entre eux de continuer leur travail de harcèlement pour reprendre possession de la place Neptune..

La journée s’est conclue par quinze arrestations et des dizaines de blessés.

Le Parlement devait voter le lendemain un nouveau plan de rigueur au moment où le chômage a progressait encore en Espagne, atteignant le nouveau seuil historique de 27,16 %. « Je ne suis pas d’accord avec la politique que mène le gouvernement. Il est soumis aux politiques de la Banque centrale européenne que nous n’avons pas élue », lançait Lorena Perez, une chômeuse de 29 ans. « Ils ne défendent pas nos intérêts, mais ceux des banques et de l’Allemagne ».

Rien d’étonnant dans ce contexte-là à ce que le manifeste appelant au rassemblement réclame « la chute du régime (démission du gouvernement, dissolution du Parlement et des hautes institutions de l’État) et l’ouverture d’un processus de transition pour un nouveau modèle d’organisation politique, économique et social, juste et solidaire ». Devant les violences des forces de l’ordre qui ont émaillé la journée du 25 avril, rien d’étonnant non plus à ce que les manifestants se positionnent « pour la légitime défense face aux brutalités du régime qui, avec ses lois répressives, construit un État policier destiné à intimider, contrôler et paralyser les manifestations ».

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article