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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Le Front de gauche ne lâche rien contre les licenciements.

Les parlementaires PCF-Front de gauche déposent une loi contre les licenciements boursiers qu’ils déclineront en amendements pour détricoter le projet de loi gouvernemental transcrivant l’accord national interprofessionel.

Contre les plans sociaux, le Front de gauche entend, toujours, ne rien lâcher. Hier, à l’Assemblée nationale, les parlementaires PCF et Front de gauche, André Chassaigne, Marie-George Buffet, Jacqueline Fraysse et Nicolas Sansu, côté députés, et Éliane Assassi, présidente du groupe au Sénat, présentaient leur proposition de loi tendant à « interdire les licenciements boursiers et les suppressions d’emplois abusives ».

Une économie aveuglée par la rentabilité

André Chassaigne, président du groupe des députés Front de gauche à l’Assemblée nationale, donne le ton : « L’avalanche des plans sociaux de ces derniers mois donne le vertige. La crise s’est intensifiée sous le double effet d’une course effrénée à la compétitivité des entreprises et des mesures d’austérité. » Dans l’exposé des motifs de leur proposition de loi, les parlementaires multiplient les exemples d’entreprises qui, ces dernières années, ont réalisé d’énormes bénéfices et supprimé des milliers d’emplois tout en arrosant grassement les actionnaires. Ainsi d’Alstom qui, en 2010, a réalisé 1,22 milliard d’euros de bénéfices et annoncé la suppression de 4 000 postes. Et l’on pourrait ajouter Air France, Valeo, Continental, Carrefour, Unilever, Arcelor, PSA, Sanofi, Goodyear, Renault...

Devant cette catastrophe annoncée alors que le chômage vient, en ce début d’année, de franchir le record historique des 3,2 millions de chômeurs, le Front de gauche propose de muscler la loi pour donner les moyens aux pouvoirs publics et aux salariés de lutter contre cette dérive où « les travailleurs, réduits à leur ‘‘coût’’, sont relégués au rang de variable d’ajustement d’une économie aveuglée par la rentabilité maximale » (lire le détail des mesures du texte ci-dessous – NDLR).

Éliane Assassi rappelle opportunément qu’en « février 2012, une loi sur les seuls licenciements boursiers avait failli être adoptée au Sénat », où il ne manqua alors que quatre voix. Aujourd’hui, souligne-t-elle, tandis que « la situation s’est encore dégradée, notre proposition est plus utile que jamais ». La présence à cette conférence de presse de militants du Front des luttes, un réseau thématique du Front de gauche, témoigne que cette proposition de loi a été « construite avec nombre de salariés en lutte ». Et, souligne son animateur, Didier Le Reste, « elle tombe à pic pour contrer ces entreprises qui font de la profitabilité au seul bénéfice des actionnaires et au prix de milliers de licenciements ». Ainsi, par exemple, de la remise en question, dans cette proposition, de la rupture conventionnelle qui « a concerné plus d’un million de salariés depuis 2008 et qui, pour l’essentiel, masque des licenciements déguisés ». Cette proposition de loi sera débattue en séance publique à l’Assemblée nationale le 16 mai, dans le cadre d’une niche parlementaire des députés Front de gauche.

l’ANI, un accord «scélérat»

Mais dès à présent, les députés vont la décliner en autant d’amendements pour, selon André Chassaigne, « détricoter article par article le projet de loi gouvernemental transcrivant l’accord national interprofessionnel » (ANI) que le député juge « scélérat », et qui viendra en discussion à l’Assemblée nationale le 2 avril prochain. Questionné sur le fait que la plupart des parlementaires de droite s’apprêtent à voter ce projet gouvernemental, André Chassaigne estime que « ce n’est pas étonnant, son contenu correspond à leur politique ». C’est ce contenu que le Front de gauche entend changer.

En 2012, le PS votait pour Le 16 février 2012, le groupe socialiste votait la proposition des sénateurs communistes contre les licenciements boursiers. Pour justifier ce vote, l’un d’eux, le sénateur Ronan Kerdraon, déclarait : « Ainsi se pose la question des exigences des actionnaires. Comment exiger d’encaisser une plus-value à deux chiffres alors que la croissance actuelle peine à atteindre 1 %. Derrière ces exigences folles, se bâtissent des fortunes pour les actionnaires et se nouent des drames pour des milliers de salariés. Quelle est cette logique financière qui considère les salariés comme de simples variables d’ajustement, des salariés jetables, des salariés Kleenex ? » Ce qui était vrai hier est encore plus vrai aujourd’hui.

Max Staat, l'Humanité.

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