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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

La transparence, le séminaire et le député socialopithèque.

La nouvelle se répand sur tous les médias. Les députés du Parti Socialiste se réunissent ce lundi 22 avril toute la journée. Ils vont réfléchir. A leurs côtés se tiendra le premier ministre. Mais quel sera le sujet principal des réflexions socialistes? Les commentateurs y vont de leurs petites analyses rapides. Les uns évoquent une thérapie de groupe histoire de se remonter le moral en raison d’une impopularité record. Les autres parlent de divergences sur l’orientation économique et sociale du gouvernement. Ces petites analyses sonneraient particulièrement justes si tous ces sujets n’avaient pas déjà été abordés lors du dernier Conseil National du PS qui s’est déroulé il y a une semaine à peine. Les réponses ont été apportées par le chef de Solférino et l’autre chef, celui de Matignon. Pas d’inflexion, pas de changement de cap. Les socialistes rêveurs continueront de rêver pendant que les socialistes sérieux et responsables continueront d’être rigoureux et austères. Et ce n’est pas la présence soudaine de syndicalistes déçus et trahis par l’action du gouvernement qui y changera quoi que ce soit!

Alors à quoi donc peut-il bien servir ce séminaire de “réflexion”? Car les occasions de se réunir pour réfléchir au sens de la politique de Hollande qui n’est en rien conforme aux promesses de campagne ont été multiples ces 10 derniers mois:

Dès juillet 2012, une répression accrue à l’égard des sans papiers et des Roms avec des résultats “supérieurs” à ceux enregistrés sous Sarkozy,

en septembre, des patrons geonpis entendus au delà de leurs espérances,

en octobre, une règle d’or inscrite désormais dans les institutions de la Ve,

en novembre, une privatisation du financement de la protection sociale à travers une TVA anti sociale,

toujours en novembre, un petit cadeau de 20 milliards au patronat français, une rigueur sans précédent pour le salariat français,

en avril 2013, un démantèlement du code du travail accordé au Medef avec la passivité de l’aile gauche du PS,

toujours en avril 2013, des privatisations “partielles” d’entreprises publiques annoncées.

Cette chronologie historique a donné l’occasion d’une catharsis à plusieurs reprises. Alors nous prenons le risque de nous répéter. Pourquoi ce lundi 22 avril 2013? Les députés socialistes n’en sont même pas encore à un an d’exercice. Un bilan annuel, comme le suggère leur porte parole, à la manière d’une séance de “management” ne tient donc pas la route un instant. Les lunettes du commentateur ne sont donc décidément d’aucune utilité.

Les bonnes lunettes à chausser sont celles du paléontologue. Car les raisons ne sont pas à trouver dans une chronologie historique de l’action gouvernementale. Mais dans la structure préhistorique de la Ve République. L’affaire Cahuzac, ajoutée à toutes celles qui l’ont précédée, a révélé la fonction réelle du député: faire valoir la politique de l’exécutif. Et l’exécutif veut se sortir de l’affaire Cahuzac. Alors il exige de ses députés une transparence qui n’existait pas, la publication de leurs patrimoines. Le voilà le réel objet de ce séminaire. Car le député socialopithèque n’a pas du tout l’intention de déroger aux règles structurelles de la Ve selon lesquelles un bon député est un député qui vit dans l’ombre du gouvernement et du président. Il refuse la lumière, il refuse la responsabilité. Et voilà tout à coup qu’on lui demande de payer pour l’exécutif, c’est pas le deal!

De son côté, le député socialopithèque a respecté toutes les règles tacites et séculaires que lui imposent la 5e et l’appartenance à son clan. Comme attendu, il n’a pas voté contre la règle d’or. Il n’a pas voté contre le crédit d’impôt de 20 milliards. Il n’a pas voté contre l’ANI. Il indique qu’il ne votera pas contre les futures privatisations, il ne votera pas contre l’allongement de l’âge de la retraite. Alors il n’a pas l’intention de se laisser faire. Car il connait sur le bout des doigts la 5e, il maitrise les faiblesses des chefs de son clan. Il sait, le député socialopithèque, que seule une dissolution peut avoir raison de lui. Il sait qu’elle est impossible dans ce moment d’impopularité historique de l’exécutif. Il sait, le député socialopithèque, qu’il peut, par une simple abstention massive, mettre son gouvernement en minorité. C’est ainsi qu’il a obtenu le report du non cumul des mandats. Car le député socialopithèque, à l’instar de tous députés sous la 5e, aime le cumul, il en use et abuse. Il en jouit. Alors, ce lundi 22 avril 2013, tous les députés socialopithèques ont obtenu une réunion du clan socialopithèque.

Dans le fond, le député socialopithèque adore les privilèges que lui confère la 5e. On le pensait plus moderne, moins godillot que le député umperectus. Mais finalement, dès son élection, la pression du clan, le fonctionnement structurel de l’assemblée sous l’ère gaullienne, déterminent son comportement hautement conservateur, au mieux abstentionniste et très attaché à ses privilèges. Alors on ne touche pas comme ça au député socialopithèque! La réunion de ce 22 avril, à huis clos, sans témoin, entre chefs et sans le peuple, servira donc à remettre les points sur les i des privilèges de la 5e. De toutes les façons, à l’ère gaullienne, le député socialopithèque ou umperectus n’a de compte à rendre à personne et échappe à tous contrôles durant 5 ans. Que ça vous chante ou non.

Il ne faut donc pas compter sur le député socialopithèque pour quitter l’ère gaullienne et rentrer dans l’ère moderne de la 6e République. Rendez-vous compte, il deviendrait responsable devant ses électeurs qui pourraient le révoquer par référendum au cas où il abuserait de sa position ou s’il n’appliquait pas la politique qu’il a promise. Rendez-vous compte, il serait un citoyen désigné et non plus un membre de clans privilégié. Rendez-vous compte, il aurait l’obligation de s’exprimer et non l’ordre de se la fermer. Rendez-vous compte, il aurait le devoir de défendre les intérêts d’un peuple tout entier et non ceux d’une clientèle de barons locaux. Cette révolution de la modernité, ne comptez pas sur le député socialopithèque pour vous y mener…

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