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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

L’irrespirable......

Ces «intouchables» cyniques vont et viennent d’un cabinet ministériel aux alcôves du CAC 40 – et retour… – sans état d’âme. Ils pourrissent la République de l’intérieur. Ils sont à la fois les enfants de la décomposition générale et la décomposition elle-même", estime Claude Cabanes dans l'édito de l'Humanité, ce vendredi.

Autrefois, l’écrivain François Mauriac se plaignait amèrement un jour, dans son célèbre Bloc-Notes, de « l’atmosphère irrespirable dans laquelle il nous faut pourtant respirer ». C’était peu de temps avant l’effondrement de la IVe République. Eh bien aujourd’hui aussi, il nous faut pourtant respirer…

Chaque jour les événements, les hommes, les mots, les choses, ici ou là, les uns ou les autres, polluent lourdement l’air dont nous avons besoin. Les affaires Tapie et Cahuzac, après d’autres, n’en finissent pas ainsi de soulever le cœur. Et l’on découvre, stupéfait, grâce au courage, à la ténacité et à la lucidité de certains magistrats, les reptations d’une véritable caste qui occupe certains centres de décision de la société. Oh certes, nous ne sommes pas saisis d’un coup par la révélation fulgurante de la domination de classe à l’œuvre dans notre société: nous connaissons la musique…

Mais, à l’intérieur même de ce dispositif, c’est comme si tous les chiens étaient lâchés: une «bande organisée» navigue d’un palais de la République à un consortium bancaire, fait son nid sans scrupule dans les états-majors politiques des partis de pouvoir (remarquable émulation de cette voyoucratie en costard-cravate, immatriculée PS ou UMP, c’est égal…), a ses antennes dans les enceintes parlementaires, se protège et s’informe auprès de troupes aguerries de juristes internationaux, jouit sans entraves de ses privilèges, touche, dîne et couche en horde. Ces «intouchables» cyniques vont et viennent d’un cabinet ministériel aux alcôves du CAC 40 – et retour… – sans état d’âme. Ils pourrissent la République de l’intérieur. Ils sont à la fois les enfants de la décomposition générale et la décomposition elle-même. L’ennui, c’est que dans l’histoire, ces castes de vaches sacrées entraînent des catastrophes…

Certes, le phénomène est caractéristique de toutes les sociétés bourgeoises. Mais il est encore plus saisissant dans le cadre de la financiarisation mondialisée, qui a fait sauter tous les verrous. Et il est d’autant plus inquiétant chez nous, que «la caste» colonise le haut appareil d’État sans difficulté: comme tout mène vers le sommet, ses manœuvres sont beaucoup plus faciles et efficaces. La monarchie de basse intensité qu’est devenu le système, à l’abri des contre-pouvoirs, est pain bénit pour les affairistes politico-financiers… Monarchie? Mais oui… Ainsi, en quelques jours – l’épisode est plutôt ordinaire –, le chef de l’État a à la fois refusé le coup de pouce au Smic, confirmé Stéphane Richard (de la conspiration pro-Tapie…) à la tête de l’entreprise Orange (malgré sa mise en examen pour «escroquerie en bande organisée» après une sévère garde à vue…), décidé de l’esprit de l’anniversaire de la guerre de 14 (lequel ?), plombé la «conférence sociale» de son choix sur les retraites… Bref, un monarque qui décide de tout… On a même appris, hier, qu’il avait été informé, dès la mi-décembre 2012, du forfait fiscal du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac… Rideau.

Évidemment, cela ne nous rassure pas pour autant, tandis qu’à droite, chacun des leaders se fraye un chemin, un couteau à la main. De ce côté-là, on a laissé de détestables souvenirs de l’exercice du pouvoir. Et même une des rares mesures, qui aurait pu s’avérer à la longue positive, tourne en eau de boudin… Près de 70% des personnes en difficulté qui peuvent prétendre au revenu de solidarité active ne l’ont pas réclamé… La demande exige de remplir un questionnaire de 6 pages… Pour en comprendre les bases de calcul, un document de 152 pages… Quelle misère ! Il faut pourtant respirer dans l’irrespirable.

par Claude Cabanes.

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