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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Jusqu’à la nausée…

Au moment où tous les efforts des responsables politiques devraient être tendus vers l’action et le débat pour des solutions aux difficultés quotidiennes des familles populaires, c’est une brume nauséeuse qui envahit les écrans de télévision et les voix que crachent les radios.

Après la démission d’un ministre du budget, soupçonné d’avoir un compte en Suisse et à Singapour ; les soupçons pesant sur une députée de Marseille ; les perquisitions au domicile de l’ancien ministre de l’économie, devenue directrice du Fonds monétaire international, dans le cadre d’une recherche sur la manière dont M. Tapie a bénéficié de près de 250 millions d’euros, voici que l’ancien Président de la République est mis en examen dans un dossier parallèle à celui de la milliardaire Mme Bettencourt. Plus précisément, pour « abus de faiblesse » sur la personne de Mme Bettencourt. Il est soupçonné d’avoir tiré profit en 2007, de l’état de faiblesse supposé de la femme la plus riche de France. Une chose relie tout ceci : le sinistre règne de l’argent ! L’argent qui corrompt ! L’argent qui, aujourd’hui, pourrit et gangrène la société. Cet argent qui manque tant à l’immense majorité des familles populaires, alors qu’il s’accumule entre quelques mains.

Ce sont d’ailleurs ceux qui ont beaucoup, beaucoup d’argent qui expliquent au monde du travail qu’il doit sans cesse se serrer la ceinture. Et ce sont des responsables politiques à leur service, qui imposent les choix de l’austérité pour les familles populaires. Tant qu’il n’y a pas condamnation, chacun est présumé innocent. Mais, tout de même, cela fait beaucoup. Beaucoup trop ! Car à y regarder de plus près, la liste est longue désormais des soupçons de corruption, de fraudes, de violations des règles électorales. Ajouté au fait que désormais, à chaque élection, des dirigeants politiques accèdent aux responsabilités en reniant leurs paroles et leurs engagements une fois élus et à l’abdication perpétuelle face aux diktats des institutions européennes, cela crée un climat de plus en plus délétère, étouffant, qui salit et mine la démocratie politique.

Pire encore, quand une sorte de « clan Sarkozy » montre les crocs à ce point contre le juge qui instruit l’enquête, il déchire encore plus les filaments de principe démocratique intangible de l’indépendance de la justice. Comment, un ancien Président, incarnant la République, peut-il ainsi lâcher sa meute contre un juge et pouvoir demander demain que tel vol, méfait, agression ou crime puisse être jugé en toute sérénité et indépendance, même s’il peut y avoir des imperfections, des erreurs parfois ? Il serait souhaitable pour la démocratie que toutes ces « affaires » se terminent par des non-lieux. Mais pour l’instant il convient que la justice puisse faire son travail. Il est d’ailleurs plus que curieux que les mêmes acharnés qui contestent la mise en examen de l’ancien Président de la République soient aussi ceux qui refusent une loi d’amnistie pour les syndicalistes.

Décidément, il devient urgent de refonder notre République qui doit réellement devenir une République sociale et une République démocratique, au sein d’une Europe elle aussi totalement refondée. Elle fait chaque jour la démonstration de son incapacité à promouvoir le progrès social et écologique, la démocratie, la solidarité.

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