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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Investissements d'avenir : les tours de passe-passe de Jean-Marc Ayrault.

Investissements d'avenir : les tours de passe-passe de Jean-Marc Ayrault.

Le gouvernement prévoit 12 milliards d'euros pour relayer les projets financés par le grand emprunt. Décryptage.

Jean-Marc Ayrault a présenté mardi 9 juillet son plan d'investissements d'avenir sous l'emblème de la compétitivité et de la transition énergétique. Pour prendre le relais du grand emprunt contracté en 2010, le gouvernement prévoit une enveloppe de 12 milliards d'euros dont on connaît désormais un peu mieux les affectations.

Premiers bénéficiaires de ce nouveau plan : la recherche et l'université, qui recevront 3,65 milliards d'euros. Leur dotation restera toutefois sur un compte de l'Etat, dont seuls les intérêts (une centaine de millions d'euros par an) seront effectivement versés. Ce montage financier était déjà utilisé lors du grand emprunt (à hauteur de 15 milliards d'euros sur 35). Avantage : afficher un chiffre ambitieux qui ne rentre pas dans le calcul du déficit public.

Pas question, d'ailleurs, de réitérer le grand emprunt de Nicolas Sarkozy. Le gouvernement va poursuivre sa politique de cession de participation, comme il l'a déjà fait, entre autres avec EADS ou Aéroports de Paris. Pour l'instant, le moyen d'utiliser les fonds n'est pas spécifié, mais ils seront dépensés avec une montée en charge progressive, pour prendre la suite des investissements déjà décidés dans le cadre du grand emprunt.

Seront soutenus les projets entrant dans les cases "industries durables" (1,7 milliard), industrie de défense (1,5 milliard), aéronautique et espace (1,3 milliard), numérique (0,6 milliard), ou encore jeunesse, formation et modernisation de l'Etat (0,55). Les projets liés à la transition énergétique, la rénovation thermique et la ville de demain ne recevront "que" 2,3 milliards d'euros. Pourtant Jean-Marc Ayrault a affirmé plus tôt que la moitié des 12 milliards d'euros serait dédiée à "la transition écologique".

D'où vient ce tour de passe-passe ? "Dans les appels à projet, des critères écologiques seront spécifiés", explique-t-on à Matignon. Un ajout finalisé en dernière minute lors d'une réunion entre ministres lundi après-midi, censé rassurer les écologistes après le limogeage de Delphine Batho. Mais qui peine à atteindre son but : "Le programme ne permet malheureusement pas de doter la transition énergétique des moyens nécessaires à sa concrétisation", a déclaré l'ancienne ministre socialiste peu après l'allocution de Jean-Marc Ayrault, ajoutant qu'avant, l'Ademe, agence gérant les investissements écologiques, disposait de 2,8 milliards pour les appels à manifestation d'intérêt.

Ce n'est pas tout. Le gouvernement se prononce pour le déploiement de Linky, compteur électrique dit "intelligent" permettant un relevé à distance, un suivi de la consommation et des économies d'énergies. La première phase, lancée cet été, consiste à en installer 3 millions avant 2016. Il restera ensuite à équiper les 35 millions de foyers français, avant 2020. Coût total : 5 milliards d'euros. L'Etat ne financera ni l'achat du compteur (30 euros), ni son installation (120 euros), censé être rentabilisés par les économies d'énergies qu'il engendre, et financé dans un premier temps par les fonds propres d'EDF.

Jean-Marc Ayrault évoque également 4,5 milliards d'euros par an pour la rénovation de l'hôpital public. Là encore, le financement n'est pas assuré par l'Etat, mais par... des économies sur l'objectif national de dépenses de l'assurance maladie ! "Cela signifie que cet investissement est sanctuarisé", justifie l'entourage du Premier ministre. Matignon rappelle aussi les 20 milliards d'euros dédiés à la mise en place d'une couverture mobile à très haut débit d'ici dix ans, qui seront financés par les collectivités locales, le privé, et par l'Etat mais à hauteur de 3 milliards d'euros maximum.

Enfin, outre 1,5 milliards d'euros par an pour le Grand Paris, et 5 milliards pour la rénovation urbaine, l'Etat va dépenser 5 milliards d'euros pour la mobilité, en se concentrant sur la rénovation du réseau existant. "Une ligne TGV à 12 milliards d'euros, c'est quatre fois le remplacement de tous les trains Corail de France", rappelle Matignon. "Les trains Intercités seront intégralement renouvelés entre 2015 et 2025", précise Jean-Marc Ayrault. Les quatre lignes de grandes vitesse actuellement en cours de construction seront poursuivies, a toutefois précisé son équipe.

Par NouvelObs.

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