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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Il y a 99 ans, un nationaliste d’extrême droite assassinait Jean Jaurès.

Il y a 99 ans, un nationaliste d’extrême droite assassinait Jean Jaurès.

Le 31 juillet 1914, le lâche Raoul Villain tirait deux coups de revolver dans la nuque de Jean Jaurès qui terminait son repas au Café du Croissant à Paris avec ses amis et collègues du journal L’Humanité. L’assassin n’était qu’un obscur adhérent de la « Ligue des jeunes amis de l'Alsace-Lorraine », groupement d'étudiants ultra-nationalistes d'extrême droite.

La mort de Jean Jaurès peut être considérée comme la première du grand conflit qui va durer de 1914 à 1918. Très vite après sa mort, la figure de Jaurès fut récupérée par le pouvoir en place pour devenir une image pieuse, souvent vidée de toute sa puissance contestataire de l’ordre établi. Certains à gauche, même parmi ses plus anciens camarades, feront dire n’importe quoi à sa dépouille.

Quelques jours après sa mort c’est donc la guerre, et l’on sait d’expérience que la vérité est souvent l’une de ses premières victimes. Le cas Jaurès ne fera pas exception à cette règle. Progressivement, plein d’arrière-pensées, certains fabriquent un «saint laïque», bien consensuel et bien sage. A peine cinq ans après sa mort, en 1919,au cours du procès de son assassin, Paul Vaillant-Couturier parlera à juste raison d’un «Jaurès déformé» à qui l’on fait approuver la guerre de façon posthume, justifier la «grande boucherie de 14-18» et la participation des socialistes à «l’Union sacrée». A cette occasion, l’avocat de la veuve de Jaurès, le député socialiste Paul Boncour, présentera le mari de sa cliente comme un bon patriote qui aurait accepté la guerre, et finalement le jury considéra qu’entre son assassin et lui, il y avait comme une sorte de malentendu, puisque tous les deux «aimaient autant la France». Et, stupéfaction, le lâche meurtrier sera odieusement acquitté le 29 mars 1919, tandis que la veuve Jaurès est condamnée à une amende !

Quelques jours après cette décision abjecte, le 6 avril, une manifestation de 150 000 personnes traversera Paris, marquant la fin de «l’Union sacrée». Des Mineurs et verriers du Midi se mettront en grève pour protester.

99 ans plus tard, rendons hommage à Jaurès. L’année 2014 sera l’année du centenaire de sa mort. Elle sera l’occasion de nombreuses manifestations, colloques et expositions, auxquelles le Parti de gauche prendra sa part. Demain, à Paris, à l’initiative du journal l’Humanité et de son Directeur Patrick Le Hyaric, un rassemblement aura lieu à 11 heures devant le Café du Croissant (146 rue Montmartre). J’invite tous ceux qui le peuvent à s’y rendre. Etant loin de Paris, je ne pourrai m’y rendre. Mais je le regrette.

Enfin, je ne résiste pas au plaisir de publier une nouvelle fois sur ce blog, une modeste vidéo que nous avions réalisé le 31 juillet 2010 lors d’une cérémonie à Castres (sa ville natale), aux pieds de la statue de Jaurès, Place Jean Jaurès. C’est mon camarade Bernard Cottaz-Cordier qui s’exprimait alors au nom du PG. Nous étions alors face à un gouvernement UMP dirigé par Nicolas Sarkozy.


96eme anniversaire de la mort de Jaurès par lepartidegauche

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