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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Grève et Manifestation "5 à 600 maniffestants" le Jeudi 31 Janvier 2013.

Les mesures agressives mettant à mal les droits de l’ensemble des salariés et de la population, votées par l’ancien gouvernement, ne sont en rien remises en cause par le pouvoir actuel, bien au contraire.

L’Exécutif aux commandes n’a pas l’intention de revenir sur l’ensemble des lois qui liquident les fonctionnaires et la Fonction Publique (RGPP), qui déstabilisent complètement l’organisation et la qualité des soins (Loi HPST), qui fragilisent les retraités et les chômeurs (réformes des retraites et de l’assurance chômage), qui précarisent les salariés (SMIC non revalorisé), qui affaiblissent les travailleurs en arrêt maladie (journée de carence supplémentaire dans le Privé et instauration dans le public), qui mettent à mal la Sécurité Sociale (plus de cotisations pour la famille).

Nous en oublions surement tant les dix dernières années ont été synonymes de régression sociale pour les citoyens de ce pays. Seule la bourgeoisie et le patronat ont été les gagnants de cette période. Certains auraient pu penser qu’avec un changement de majorité, les choses pouvaient changer et que la classe ouvrière aurait enfin des mesures pouvant apporter un bien-être au quotidien.

Il n’en est rien. Des milliers de licenciements par mois et pas une mesure pour contraindre le patronat à des alternatives demandées par les salariés. Rien sur les salaires et la Sécurité Sociale. La participation d’une délégation de dix ministres aux Universités d’été du MEDEF qui peut être interprétée comme une provocation vis-à-vis de la classe ouvrière. Un rapport Gallois sur la compétitivité et la crise qui intervient pendant les négociations avec le patronat sur la dite «sécurisation de l’emploi ». La CGT exige, avec les salariés, l’arrêt immédiat de ces dispositions et l’instauration d’une vraie politique salariale et sociale.

La fin des négociations le 11 janvier par l’Accord National Interprofessionnel sur la «sécurisation de ’emploi», provoque une joie jamais égalée dans le patronat et se révèle une trahison sans précéden pour les travailleurs.

Difficile de faire pire en matière de désinformation, donner l’illusion à la population que l’accord «scélérat» signé entre CFDT, CFTC et CGC et le patronat serait bénéfique à l’emploi des salariés, c’est là un exercice indigne d’une presse dite «libre» dans un pays dit «démocratique».

C’est pourtant ce que nous avons tous vécu. Le Ministre de l’Emploi se félicite et milite pour une application rapide d’une loi sans aucune modification par rapport à l’accord. De quoi satisfaire et répondre aux attentes du patronat. C’est vrai que les promesses de la campagne sont loin derrière ! Et que depuis, le MEDEF a transmis sa «feuille de route». !

Contenu de l’accord:

 Trahison

PRECARITE : accentuée avec une taxe sur les CDD « courts », pas sur les contrats «intérim». Le MEDEF estime la taxe à 110 millions d’€uros ! Et à 155 millions d’€uros les exonérations de cotisations sociales obtenues. Résultat : + 45 millions d’€uros dans la caisse ! Et une augmentation de la précarité.

 Trahison

TEMPS PARTIEL : désormais «flexible», annualisé avec des négociations à préciser dans les futures négociations sur les conventions collectives.

 Trahison

CONTRAT A DUREE INDETERMINEE mis en brèche. Création de contrats «intermittents» avec les périodes, au gré des directions, de travail ou de non travail et un « lissage » annuel des salaires.

 Trahison

MOBILITE INTERNE A L’INTERIEUR DE L’ENTREPRISE obligatoire pour réorganisation ou licenciement pour cause «personnelle» : changement de poste, d’établissement en mettant en cause

la vie familiale et associative ...etc, et les droits de recours en justice réduits.

 Trahison

DES ACCORDS DITS DE «COMPETITIVITE» ET MAINTIEN» DE L’EMPLOI, permettraient de baisser les salaires et moduler les heures de travail (plus ou moins) pendant une période pouvant aller

jusqu’à 2 années. Si refus, c’est le licenciement pour cause réelle et sérieuse.

 Trahison

Les «boucliers» que constituent les instances représentatives du personnel garantissaient les droits de défense des salariés. Demain, un accord d’entreprise pourra y déroger, facilitant la tâche au patron pour les licenciements. Il ne s’agit plus de « s’opposer » à des licenciements boursiers mais de les autoriser par un «accord syndical». Un plan de licenciement collectif sera réputé « homologué », donc accepté, si l’Inspection du Travail n’a pas répondu dans les 21 jours !! C’est la fin du rôle économique des IRP.

 Trahison

Recours au Tribunal des Prud’hommes : un salarié disposait de 5 ans pour contester des faits. Ce sera 2 ans au lieu de 5 et il n’est plus question de demander réparation au-delà de 3 ans.

 Pour Justifier ces trahisons

Les signataires avancent la création d’une mutuelle obligatoire avec paiement à 50 % par l’employeur.

 Tromperie

La base des garanties est si «insignifiante» que le salarié devra payer 50 % de ce dispositif et continuer à se payer le niveau de couverture santé complémentaire indispensable pour lui et sa famille. Les assurances privées sont seules à y gagner et c’est la mort annoncée la Sécurité Sociale.

 Un compte personnel de formation

Rien de nouveau, c’est le DIF à 20 h/an cumulable sur 6 ans et transférable en cas de «mobilité volontaire».

Quelle révolution !!

Par Citoyen 18.

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