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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Communiqué du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF)

Communiqué du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF)

Hier, l’assemblée adoptait avec le vote de quelques 250 députés la loi honteusement surnommée loi de « sécurisation de l’emploi », dans un silence quasi-total, où la mobilisation des syndicats majoritaires, des associations et des organisations de jeunesse telles que la nôtre, n’ont pas encore permis de contrer la stratégie d’un gouvernement décidément bien déterminé à jouer la montre. Alors que le mot « moralisation » est sur toutes les bouches, on était en droit d’attendre qu’on change de recette :

On était en droit d’exiger une vraie lutte contre les licenciements boursiers, et que les entreprises qui se déclarent en difficulté économique et vont lancer des plans de licenciements, des recours à la mobilité forcée ; ne versent plus de dividendes aux actionnaires, c’est une proposition qui a pourtant été largement rejetée.

-On était en droit d’exiger que l’on reconvertisse tous les emplois précaires en emplois stables. On a au contraire renforcé la batterie de mesures de précarisation massive des jeunes, avec en premier lieu, le CDI intermittent, un CDI instable ! La blague de la taxation des contrats courts qui exclut les moins de 26 ans encourage au contraire à avoir recours à davantage de contrats précaires, aux temps partiels, et pour chaque jeune embauché en CDI, on exonère les patrons de plusieurs mois de cotisation à l’assurance chômage. Et qui va payer encore ?

-On était en droit d’exiger de pouvoir prendre nous-mêmes les décisions qui nous concernent, sur nos lieux de travail notamment. Pourtant, cette loi a réduit à peu de chagrin les voies et délais de recours individuels et collectifs, a retiré son pouvoir aux prud’hommes. En cas de plan social, les salariés n’auront plus que 21 jours pour demander un arbitrage à l’administration ; celle-là même, qui à cause de décennies d’asphyxie budgétaire, est déjà incapables de contrer les abus actuels.

-On était en droit d’exiger l’augmentation du SMIC à 1700 euros, un meilleur accès à la santé, à la retraite. Mais encore une fois, la loi du profit est placée au cœur des ambitions, et on ouvre les assurances maladie aux compagnies privées au détriment de la sécu, on rabaisse la part patronale de ces financements.

-On était en droit d’exiger un vrai statut pour les jeunes en formation, mais ce n’est pas le MEDEF qui a la réponse ! le MEDEF ne veut pas de plein-emploi, il a au contraire besoin de chômage et de précarité. Il ne veut pas de compétitivité, il ne veut que du profit, il est bien déterminé à raboter nos droits jusqu’au dernier, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de salaire minimum, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule garantie collective.

Jeunes en formation, jeunes au travail, jeunes au chômage, nous affirmons que la précarité n’est pas un métier, et que nous n’avons pas dit notre dernier mot. Nous continuerons d’interpeller les élus, dont certains avaient combattu le CPE à nos côtés en 2006, pour qu’ils prennent leurs responsabilités, et de nous mobiliser pour une réforme du travail, de l’enseignement supérieur, de l’éducation, de la formation professionnelle qui vont dans le sens de notre émancipation et des besoins sociaux aux côtés de tous ceux qui savent ce que tenir ses engagements veut dire. L’avenir est à nous !

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