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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

CFDT: Confédération des Fossoyeurs Du Travail.

CFDT: Confédération des Fossoyeurs Du Travail.

C’est en lisant le Cri du Peuple, comme nous le faisons chaque jour A Citoyen 18!, qu’il nous a semblé utile d’insister, non sur la trahison de la CFDT, mais bien sur la continuité dans laquelle elle s’inscrit. Cette continuité est le fruit d’une idéologie servie par une stratégie à deux axes.

L’idéologie de la CFDT est celle du social libéralisme. Le capitalisme de marché n’est nullement remis en question. Les équilibres s’opèrent, selon cette confédération, par la péréquation de l’offre et de la demande. Le terme même de “marché” pour ce qui concerne le travail et ses conditions d’exercices est, dès lors, accepté. La négociation avec les demandeurs (les entreprises) consiste finalement à trouver un point d’équilibre avec l’offre (les salariés). Nulle question de rapport de force. Encore moins de lutte des classes, mais ça vous l’aurez compris. Il est donc tout naturel pour cette CFDT de signer le projet de contre réforme sur les retraites d’un certain Fillon en 2005. Les décideurs du Medef demandaient un allongement de la durée de cotisation, les offreurs de la CFDT la prise en compte des carrières longues, la péréquation pouvait donc s’opérer. En 2013, la CFDT demande un droit “rechargeable” pour les inscrits à pôle emploi en guise de sécurisation, elle l’obtient, donc elle signe toujours selon le principe de l’équilibre de l’offre et de la demande. Mëme si nous verrons un peu plus tard dans ce billet, que l’enjeu réel était, en fait, tout autre.

Pour faire triompher cette idéologie, la CFDT a besoin d’un partenaire politique qui, comme elle, ne croit pas dans le rapport de force, encore moins dans la lutte des classes, mais dans la péréquation des lois du marché capitaliste. Ce parti politique c’est le PS. Nicole Notat, la responsable de la confédération dès 1992, devient la courroie de transmission entre les deux organisations. Soutenir un parti ou un gouvernement qui placent les règles du marché au dessus du rapport de force est logique, mais surtout naturel pour cette confédération. Certains lecteurs sont certainement incrédules. Un syndicat ne peut pas à ce point accepter de devenir la courroie de transmission d’un appareil politique juste parce qu’ils partagent ensemble une idéologie commune du libéralisme économique au détriment des salariés qu’ils sont supposés représenter? Pour répondre à cette question terriblement angoissante, il suffit d’examiner ce que deviennent les secrétaires généraux de la confédération. Nicole Notat a crée une société et siège dans différents conseils d’administrations d’entreprises. Elle intègre également un “Think-Thank” largement libéral dans ses orientations économiques, “le siècle”, et qui a pour vocation de se faire rencontrer les “élites” de gauche et de droite. Elle en est d’ailleurs la présidente depuis 2011, tout un symbole! Elle assiste même notre ministre social libéral, Fleur Pellerin, à la préparation des assises de l’entrepreneuriat. Quant à François Chérèque, sa destinée post CFDT est quasiment identique. Il rejoint le Think-Thank Terra Nova, dont la vocation est de faire triompher la sociale démocratie libérale, en France comme en Europe. Rappelez-vous, il s’agit du Think-Thank qui conseillait au PS d’abandonner les classes populaires considérées comme perdues électoralement pour la gauche et définitivement acquises à l’extrême droite. Alors pourquoi les défendre? N’est-ce pas Monsieur Chérèque. Qui, pour gagner sa vie, a été nommé en conseil des ministres, haut fonctionnaire aux affaires sociales. Alors, courroie de transmission du PS la CDFT? Oui!

Le deuxième axe de la stratégie de la CFDT est de ne surtout pas s’aliéner le patronat et ses représentants. A cela, deux raisons. La première est évidente et découle tout naturellement de son socle idéologique: ils pensent pareil. La seconde tient au fait que cette confédération veut le pouvoir partout où elle peut l’obtenir. Ainsi, pour conquérir et conserver la présidence de l’UNEDIC, mieux vaut être du côté du Medef et du ministre du travail…C’est ainsi que Gaby Bonnand en est l’actuel président, et devinez quoi, il est à la CFDT! Du reste, la CFDT détient la présidence de l’UNEDIC depuis 1992, c’est à dire depuis Nicole Notat et son virage idéologique. Dès lors on comprend mieux pourquoi la confédération a signé l’accord actuel sur le “marché du travail” car sa revendication sur la recharge des droits assedic en cas de reprise du travail d’un “demandeur d’emploi” consolide sa position au sein de l’UNEDIC. Les gains patronaux, considérables, étant ni plus ni moins que le prix de cet avantage acquis depuis 20 ans et que la CFDT défend : celui d’être à la tête du “marché du travail”.

La CFDT participe à la destruction des conditions de travail, concoure à la casse du code du travail, car son véritable objectif est d’être le leader sur le “marché du travail”. Si pour cela, il faut devenir les fossoyeurs des conditions de travail et se transformer en agent de la dérèglementation, voire de la libéralisation, aucun problème. C’est non seulement conforme à l’idéologie de cette confédération mais également conforme à ses intérêts propres qui guident sa stratégie d’alliance avec le pouvoir politique et le pouvoir patronal.

De fait, la CFDT est réellement aujourd’hui une Confédération des Fossoyeurs Du Travail.

Par Front de Gauche.

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C
PS-CFDT, même « combat ». Ce ne sont rien que des « jaunes ». Et ce, même si sur le plan local certains défendent vraiment les travailleurs et les idées de gauche : ils sont écrasés par les têtes parisiennes.<br /> <br /> Je ne serai pas affirmatif pour tout le monde mais le débat mérite d’être posé. Entre nous.
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A
Je me faisais justement la remarque suivante:<br /> « Tiens, le logo cfdt est passé du rouge à l’orange Modem, donc de la gauche au centre »<br /> Je suis tombé pas loin. Lol
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N
Salut Jean et merci pour cette réaction.<br /> Un abrazo republicano, compadre<br /> Nathanaël
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E
C’est ce que j’ai toujours écrit: Hollande ne trahit personne, il est fidèle à sa ligne de conduite depuis son bouquin avec Le Drian « la gauche bouge ». en 1984 .Quant à la CFDT idem ,j’approuve ton interrogation » a-t-elle jamais changé? Non elle est malgré le changement cache sexe de son sigle, elle aussi fidèle à sa vocation « casser » le syndicalisme ouvrier et établir des relations de collaboration avec le patronat pour le plus grand bénéfice de ce dernier. Bien entendu il y a trahison dans la mesure ou médias et commentateurs autorisés ne cessent de déclarer Hollande à gauche et la CFDT un syndicat de combat, des millions de citoyens et d’ouvriers en particulier, sont en droit de s’estimer trahis, à nous comme tu le fais de rappeler les faits ,tout simplement, ils sont tellement accablants pour les responsables PS et CFDtistes.
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