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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Avec la RGPP, l’Etat a mis en œuvre le plus grand « plan social » de France

Lancée en grande pompe le 10 juillet 2007, la Revue générale des politiques publiques (RGPP) a été présentée comme devant être l’un des grands chantiers du quinquennat du précédent président. Sa prétendue ambition était la réforme de l’Etat, pour prétendument améliorer qualité du service public (adapter l’Etat aux besoins des citoyens), le moderniser, et la réduire les dépenses publiques. Rien de tout cela n’a été fait. Cette prétendue ambition a été très vite dévoyée.

En réalité la RGPP s’est limitée à un objectif de réduction drastique des dépenses publiques: un vaste plan de restructuration et de diminution des coûts. La méthode s’est transformée en exercice technocratique tentaculaire, avec une prolifération d’« audits de modernisation » (dans lesquels certains s’en sont mis plein les poches), sans pilotage politique. Et la RGPP n’a été, en fait, qu’un « plan social » brutal et d’une ampleur inégalée.

Entre 2007 et 2013, le gouvernement a donc supprimés 30 000 emplois de fonctionnaires par an, en moyenne, auxquels s’ajoutent les suppressions des postes vacants et de ceux des effectifs des services et des opérateurs de l’Etat lors des restructurations imposées par les 561 mesures de la RGPP. Si les priorités ont changé depuis l’arrivée du nouveau président de la République, rien n’a changé quant aux objectifs : la RGPP continue.

On peut donc estimer à 400.000 emplois publics qui ont été détruits entre 2007 et 2013 dans la seule Fonction Publique d’Etat.

La réforme de la carte judiciaire en est un exemple typique : la suppression de 201 tribunaux (dont 23 TGI) a mis fin à la présence judiciaire dans les territoires. La fusion des services déconcentrés de l’Etat (DDE, DDASS, DDTEFP…) a eu le même effet sur des services publics pourtant essentiels : l’emploi, la santé…

Enfin, le retrait des services de l’équipement (DDE) et le transfert au secteur privé de leurs compétences d’ingénierie au profit des collectivités locales – pour les routes, par exemple – a été très mal inspiré. L’expertise haut de gamme des ingénieurs de la DDE a été perdue au profit de consultants privés locaux aux compétences souvent plus que douteuses et aux coûts prohibitifs.

Les effets en sont catastrophique, en témoigne l’affaire de la nouvelle station service Auchan de Mers-les-Bains, où l’Etat se montre aujourd'hui incapable d’assurer la sécurité civile d’une population et la pérennité de son activité économique !

Cela vaut pour tout le service public: les hôpitaux où l’accès aux soins est menacé, et continue à l’être, l’éducation nationale, malgré une légère inflexion depuis la mi-2012, où la scolarisation des moins de trois ans continue à reculer et où l’enseignement technique continue à être lis à mal, l’équipement et l’aménagement du territoire continuent à se dégrader.

Tout cela se situe en rupture avec l’idée républicaine selon laquelle le service public doit satisfaire à la sécurité publique, l’égalité d’accès et à la péréquation tarifaire. Car les valeurs républicaines d’égalité, de liberté, de fraternité, de laïcité impliquent que la Fonction Publique et ses personnels ne soient soumis ni à des équations comptables de courtes vues, ni à des pressions politiques et mercantiles, ni à des lobbies, ni à des intérêts contraires à l’intérêt général. Les valeurs de neutralité, d’impartialité et d’indépendance dans une fonction publique de carrière se révèlent essentielles.

Au moment où le gouvernement verse des larmes de crocodiles sur l’emploi, il ferait mieux de satisfaire les besoins en effectifs des services de l’Etat ; il y a là des dizaines de milliers de vacances d’emplois à combler !
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