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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Au fait a quoi sert encore le Bac ?

Au fait a quoi sert encore le Bac ?

La cuvée 2013 du Baccalauréat a rendu son verdict. 86,8 % de réussite à travers la France. Un succès millésimé duquel on retiendra un autre chiffre, régional celui-là : le taux de réussite au bac général dans le Nord-Pas de Calais s’élève à 91,4 % (pour 86,2 % sur l’ensemble des trois baccalauréats, général, technologique et professionnel).

Je félicite, évidemment, ces nouveaux bacheliers qui, bien que ce diplôme ne signifie aujourd’hui plus grand-chose aux yeux des recruteurs, franchissent là une étape importante de leur vie. Mais je pense, aussi, aux lycéens formant le petit 15 % restant qui ne peuvent imaginer qu’un seul constat : « suis-je si mauvais ? ». J’aurais tendance à leur répondre que non, pour une raison simple : c’est le système lui-même qui est mauvais.

Les taux de réussite au bac ont beau être toujours plus élevés, ils ne garantissent pas pour autant que c’est parce que nos jeunes sont meilleurs que celles et ceux qui les ont précédé. Au contraire – et le fait que le quart des mentions accordées soient des mentions « très bien » (au-delà de 16/20) conforte cette idée -, on peut surtout s’interroger sur le niveau réel de ce baccalauréat.

Les milieux enseignants l’expriment clairement, des consignes sont données en amont des corrections pour « valoriser la copie ». Pas surprenant, dès lors, d’y voir une forme de sur-notation et, donc, une sur-évaluation en trompe-l’œil du niveau des compétences réellement acquises par ces lycéens.

On en voit les conséquences dès l’entrée à l’université où les résultats trahissent cette mauvaise pratique. Chiffres du ministère à l’appui : pour l’année 2011-2012, seulement 27 % des étudiants entrant en première année de licence (L1) obtiennent effectivement leur licence trois ans plus tard. 12 % des étudiants ont besoin d’une année supplémentaire pour valider leur diplôme.

Exemple symptomatique dans le Nord-Pas de Calais, l’université de Lille III. Toujours pour 2011-2012, seulement 32.6 % des inscrits obtiennent leur 1ère année. Près de 32 % la redoublent tandis que près de 33 % sortent purement et simplement de la scolarité universitaire. Quel gâchis !

A confondre, finalement, une démocratisation de l’enseignement et des savoirs à une massification de ces derniers, on ne sert pas l’intérêt de ces enseignements. Et on ne sert, surtout pas, l’intérêt des jeunes ainsi sacrifiés !

BLOG/AMI.

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