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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi 23 février dans Les Échos le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant 60 milliards d'économies dans les dépenses publiques et 50 milliards d'euros d'investissement public pendant le quinquennat

 
60 milliards en moins pour les services publics, 120.000 fonctionnaires en moins, Macron le candidat des patrons
 

Tout en critiquant l'austérité en Europe, "une politique économique inadaptée" et "à contretemps", le candidat d'En Marche! se dit pour "le respect de nos engagements européens en restant dans l'épure des 3% de déficit" et déclare que le "poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro" (57% du PIB en 2015, contre 48,5% en zone euro en moyenne).

L'ex-ministre prévoit donc "une baisse de 3 points de la part des dépenses dans la richesse nationale", soit 60 milliards d'économies sur le quinquennat, un objectif en ligne avec celui que s'était fixé François Hollande en 2012.

"25 milliards d'économies sur la sphère sociale"

Pour réaliser ces économies, Emmanuel Macron vise "25 milliards d'économies sur la sphère sociale", dont 15 milliards sur l'Assurance maladie et 10 milliards sur l'assurance chômage, "grâce aux réformes structurelles". Emmanuel Macron estime que le taux de chômage "peut raisonnablement atteindre 7% en 2022" - contre 10% en France en 2016.

L'ancien locataire de Bercy entend également réduire de 10 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses des collectivités locales, en nouant avec elles un "pacte" et en leur donnant des "marges de manoeuvre".

"Aujourd'hui, quand l'Etat décide d'augmenter le salaire des fonctionnaires, les collectivités n'ont pas leur mot à dire. Ce sera à elles de décider désormais pour leurs agents. Elles pourront également recourir plus largement à des recrutements de droit privé. Je leur demande par ailleurs, comme l'a indiqué la Cour des comptes, de respecter la durée annuelle légale du temps de travail: 1607 heures par an. Autre liberté: les communes qui le souhaitent pourront revenir sur la réforme des rythmes scolaires", développe Emmanuel Macron.

Pour les 25 milliards restants, l'effort "reposera sur un mode de gouvernance totalement nouveau".

"Mode de gouvernance totalement nouveau"

Emmanuel Macron veut permettre à l'Etat de "recruter hors du statut pour les fonctions d'encadrement", "donner la possibilité d'avoir plus de souplesse dans la gestion des carrières, des rémunérations plus individualisées, et des mobilités". Il entend revenir à un seul jour de carence pour les fonctionnaires, mesure instaurée par la droite et abrogée par François Hollande en 2012.

Emmanuel Macron estime également "possible" de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires, 70.000 venant des collectivités et 50.000 de l'Etat.

S'agissant du volet "investissement", Emmanuel Macron propose 50 milliards d'euros d'investissement public sur le quinquennat, dont 15 milliards consacrés à la formation et 15 autres à la transition écologique et énergétique. "Je construirai un nouveau modèle de croissance avec un plan d'investissement public de 50 milliards d'euros durant le quinquennat, en plus du soutien fiscal à l'investissement privé", affirme-t-il.

Dans cette interview, il se prononce par ailleurs pour une croissance "juste et soutenable, elle doit être écologique et servir la mobilité sociale".

Dans le Macron rien n'est bon.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Mediapart et Marianne révèlent qu’un ancien conseiller de Marine Le Pen aurait été rémunéré, pendant la campagne présidentielle de 2012, par un contrat fictif au cabinet de l’expert-comptable attitré du Front national, Nicolas Crochet. Gaël Nofri affirme n’avoir jamais travaillé dans ce cabinet.

C’est une nouvelle affaire qui vient menacer Marine Le Pen. Alors que la justice française enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants frontistes au Parlement européen, Mediapart et Marianne révèlent que l’un de ses ex-conseillers pendant la campagne présidentielle de 2012 a été rémunéré par le cabinet d’expert-comptable attitré du FN. Un contrat considéré comme « fictif » par les enquêteurs. L’ancien conseiller de Marine Le Pen, Gaël Nofri, affirme à Mediapart n’avoir jamais mis les pieds dans ce cabinet. Cet élu niçois, qui a quitté en 2014 les rangs du Rassemblement bleu Marine pour rejoindre Debout la France, puis les Républicains, assure que le Front national aurait d’abord tenté de le faire rémunérer comme assistant parlementaire européen, avant de le transférer au cabinet de l’expert-comptale du FN.

Tout commence pendant la campagne présidentielle de 2012. Le divers droite Gaël Nofri, qui a navigué depuis 2004 entre Charles Pasqua, l’ex-sénateur et maire de Nice Jacques Peyrat, le cabinet du député UMP Éric Ciotti, puis celui du maire de Montmorillon, dans la Vienne, rejoint l’équipe de campagne de Marine Le Pen en septembre 2011. Ce Niçois de 31 ans ne prend pas alors sa carte au FN, mais devient le conseiller de la candidate chargé des services publics et est investi candidat aux législatives dans les Alpes-Maritimes.

« J’ai été embauché pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en septembre 2011, jusque fin avril [2012], indique Gaël Nofri, interrogé par Mediapart et Marianne. J’ai été en charge des questions relatives à la gestion des services publics pendant la campagne et rémunéré comme tel. Puis, visiblement, les choses ont évolué. » Car le conseiller municipal de Nice affirme qu’à la fin de la campagne présidentielle, il a « reçu des fiches de paie du Parlement européen ».

Gaël Nofri fait une hypothèse : « À la fin de la campagne, ils se sont peut-être rendus compte qu’ils avaient dépassé les plafonds [des dépenses de campagne remboursées par l’État – ndlr]. Ils ont essayé de me balancer sur le Parlement européen. »

L'affiche de campagne de Gaël Nofri L'affiche de campagne de Gaël Nofri

La justice s’est justement interrogée sur ce point. Dans le cadre de l’enquête sur le financement des campagnes de 2012, la brigade financière a trouvé la trace de fiches de paie mensuelles de 4 500 euros, de janvier à avril 2012, soit une somme totale de 18 000 euros. Gaël Nofri y apparaît comme assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen.

« C’est un contrat d’assistant local dans sa circonscription sud-est, pour lequel Gaël Nofri a transmis des notes sur des questions locales et européennes », justifie auprès de Mediapart le conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen, Lorrain de Saint-Affrique. « Nous pouvons produire les notes qui correspondent à cela, ajoute le bras droit du président d’honneur du FN. Le reste, je n’en sais rien. S’il y a autre chose, cela relève de la responsabilité de Nofri ou des autres, mais pour ce qui concerne Jean-Marie Le Pen, il a fait le travail. Il faut arrêter avec le syndrome Penelope ! » Le problème, c’est que Gaël Nofri affirme n’avoir « jamais été assistant de Jean-Marie Le Pen. Jamais, jamais ! » « Je n’ai évidemment jamais été au Parlement européen, ajoute-t-il. Et d’ailleurs, je n’ai jamais signé de contrat en ce sens. »

 

Gaël Nofri (à droite), avec Louis Aliot, l'eurodéputé Édouard Ferrand et les députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen © dr Gaël Nofri (à droite), avec Louis Aliot, l'eurodéputé Édouard Ferrand et les députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen © dr

Mais l’histoire ne va pas s’arrêter là. En juin 2012, l’ex-conseiller de la présidente du FN se rend à Pôle emploi, à Nice, pour déposer un dossier. « À ce moment-là, j’apprends que je ne peux pas bénéficier de mes droits au chômage, car mes cotisations sociales n’ont pas été versées » par l’équipe de la candidate, assure-t-il. L’ex-conseiller dit avoir « appelé Marine [Le Pen – ndlr] trois jours avant les législatives pour lui demander ce que c’était que cette histoire. Elle m’a répondu : “Je suis dans les législatives, j’ai d’autres choses à faire que de m’occuper de ça.” » Le trentenaire lui aurait alors envoyé trois SMS, les 19 et 25 juin, et le 2 juillet, « en ruant dans les brancards et en lui demandant ce que c’était que cette histoire ». Il aurait même menacé de révéler l’affaire dans la presse. « Elle n’a jamais répondu, dit-il. Elle m’a fait répondre par Louis Aliot et par Nicolas Crochet, qui s’en occupait. »

Ce vieil ami de Marine Le Pen est l’expert-comptable attitré du Front national depuis 2011, avec son cabinet Amboise Audit. C’est lui qui certifie les comptes de campagne des candidats frontistes. Depuis le 1er janvier 2012, cet homme de 53 ans est aussi le tiers-payant du parti au Parlement européen, ce qui veut dire qu’il établit les contrats et bulletins de paie des assistants locaux des eurodéputés, leur verse leurs salaires, ainsi que les cotisations sociales en France, sur les fonds européens qu’il reçoit. C’est donc à lui qu’est revenue la responsabilité de gérer le « cas » Nofri.

« Là, j’ai vu arriver un contrat de chez Amboise Audit, explique l’élu niçois. J’ai d’abord refusé de le signer, mais on m’a expliqué que c’était ça ou rien. » Un courriel du 6 juillet 2012 versé à la procédure judiciaire laisse penser que Marine Le Pen est intervenue en personne pour que son ancien conseiller signe au plus vite le contrat chez Amboise Audit. « Marine lui avait envoyé un SMS pour qu’il le signe le jour où je lui ai envoyé son contrat par la poste », écrit l’expert-comptable dans ce courriel adressé au vice-président du FN, Louis Aliot, et où Marine Le Pen figure en copie. Cela n’a visiblement pas suffi. Car dans ce message, Nicolas Crochet demande au compagnon de la présidente du FN d’intervenir à son tour : « N’oublies [sic] pas de lui reparler de la signature des documents liés au CDD avec mon cabinet », lui dit-il.

 

Courriel de Nicolas Crochet à Louis Aliot © Document Mediapart et Marianne Courriel de Nicolas Crochet à Louis Aliot © Document Mediapart et Marianne

À la fin de l'été, Gaël Nofri finit par se résigner, selon son récit. « Fin août, au bout de quatre mois sans salaire, je commence à tirer la langue. Je signe donc les documents en septembre, car je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche, et je les dépose à Pôle emploi. » Seulement voilà, l'ancien conseiller de Marine Le Pen dit n’avoir jamais mis un pied au cabinet Amboise Audit, installé à Paris : « En aucun cas je n’ai effectué des missions pour Nicolas Crochet, indique-t-il. C’est un expert-comptable, je ne vois pas ce que j’aurais pu faire chez lui. Je ne pourrais même pas vous dire où est le cabinet Amboise audit. »

Sollicités à plusieurs reprises, ni Marine Le Pen ni Nicolas Crochet n’ont souhaité nous répondre. Face aux autorités judiciaires, l’expert-comptable « a expliqué avoir appris en mars 2012 que M. Nofri n’était finalement pas pris en charge par le Parlement européen », détaillent les juges dans leur ordonnance de renvoi, datée du 5 octobre 2016. « Il a refait les fiches de paie directement au nom de son cabinet afin, a-t-il expliqué, de ne pas le pénaliser. » Le parquet de Paris avait, quant à lui, estimé, dans son réquisitoire, qu’« il lui [Nicolas Crochet] était reproché d’avoir fourni à Gaël Nofri, candidat en campagne et conseiller de Marine Le Pen aux élections présidentielles, un emploi fictif de chargé d’étude ».

« Moi-même, j’ai eu du mal à suivre… », conclut Gaël Nofri sur cet épisode. Seule « certitude », selon lui : « Au départ, l’emploi était sur la campagne. Ils ont essayé de le faire passer sur le Parlement européen, alors que ça n’avait rien à voir avec le Parlement, et au final cela s’est retrouvé sur la société de Nicolas Crochet. La structure générale, c’est cela. » L’élu local affirme s’être rendu à la brigade financière, à Paris, à la fin de l’été 2014, « pour faire part de [son] étonnement » sur ce contrat.

Nicolas Crochet est l’une des dix personnes physiques et morales qui ont été renvoyées en correctionnelle en octobre 2016, dans l’affaire du financement des campagnes 2012 du FN. Il est mis en examen pour complicité d’escroqueries (pour les législatives), recel d’abus de confiance, blanchiment d’abus de biens sociaux au préjudice de Jeanne, complicité d’abus de biens sociaux au préjudice de Riwal.

Par Marine Turchi

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, Sud chimie, dénoncent dans un communiqué les annonces du directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, faites lors d’un comité de groupe extraordinaire ce 23 février. Il a annoncé un projet de vente de Cepia, l’activité de façonnage qui représente 30 % de l’activité totale de Sanofi. « Cette activité, au cœur de l’industriel du groupe Sanofi, tant pour la chimie et la pharmacie, maillage du groupe sur le territoire, ne peut disparaitre sans conséquences lourdes pour l’industrie pharmaceutique française », se sont alarmés la FNIC-CGT et CGT-Sanofi. Dans le même temps, Olivier Brandicourt a annoncé la vente de l’activité Zentiva, soit l’activité générique en Europe. « La direction a déclaré que l’avenir sera la biotechnologie, mais que l’investissement industriel ne se fera pas en France », a dénoncé l’intersyndicale. Plusieurs dizaines de militants syndicaux étaient présents devant le siège, pour dénoncer la stratégie de démantèlement de l’industriel de Sanofi en France. « La vente de Zentiva est actée mais elle n’est pas effective, elle pourrait intervenir en 2018. Concernant Cepia, la direction tourne autour du pot. La direction nous dit chercher une solution pour le vrac, mais dans les faits ils ont réuni les activités des sites Vertolaye, Elbeuf et Hongrie dans une seule et même entité, pour mieux les céder », explique Didier Bodin, coordonnateur CGT à Sanofi.
Dans une lettre du 10 février dernier adressée à la représentation nationale, l’intersyndicale de Sanofi s’alarme des conséquences sur l’emploi de pareilles restructurations : « Les annonces de cession d’activités nous inquiètent fortement quant au devenir du potentiel scientifique et industriel de Sanofi dans notre pays. La cession de l’activité de santé animale Merial, la cession prévue des génériques en Europe (Zentiva), ainsi que celle de la production chimique et la vente de principes actifs pour les tiers nommé Cepia, vont impacter directement plusieurs milliers de salariés et partiellement ou totalement l’ensemble des activités de Sanofi en France », écrivent-ils. Tout en promettant de combattre cette politique qui condamne à terme l’industrie pharmaceutique française.

CGT Montreuil, vendredi 24 février 2017

 

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco
OÙ VA le vaste mouvement de GRÈVES INVISIBLES qui S'AMPLIFIE régulièrement ?

SEMAINE DU LUNDI 13 FÉVRIER AU VENDREDI 17 FÉVRIER 2017 : 195 CONFLITS DU TRAVAIL PAR JOUR EN MOYENNE CONTRE 176, 245, 150 ET 115 LES SEMAINES PRÉCÉDENTES

C'est un niveau historiquement très élevé et qui progresse toujours régulièrement. Les deux semaines avec 245 et 150 conflits, il y avait des journées nationales d'action qui gonflent les chiffes, alors que les chiffres de 195 et 176 pour les deux dernières semaines s'est fait sans journée nationale d'action. C'est un record sur les 5 années précédentes depuis que nous essayons de mesurer la conflictualité sociale.


NOTE DE CONJONCTURE
Cette progression régulière du nombre de conflits à un niveau très élevé fait que l'écart grandit entre la représentation politique ou électorale à mille lieux des préoccupations populaires et cette colère sociale qui n'est représentée par personne.
Cette colère sociale pourrait donc rapidement chercher et trouver une expression publique. L'élimination du jeu électoral de Hollande, Sarkozy, Valls et maintenant peut-être Fillon, les scandales à répétition autour des politiciens et les « émeutes » des jeunes de quartier de ces derniers jours autour du viol de Théo par la police, sont certainement les premières manifestations indirectes de cette colère.
La conflictualité sociale va probablement encore augmenter en mars avec déjà de nombreuses journées nationales d'action prévues ce mois et notamment les 6, 7 et 8 mars.
On pourrait donc avoir des élections présidentielles et législatives fortement perturbées. Le fait qu'un certain nombre de militants syndicalistes autour des Goodyear appelle à manifester le 22 avril pour que la rue impose son programme la veille du premier tour, dans le cadre d'un « premier tour social », illustre la perte d'emprise du jeu électoral et des partis traditionnels sur les classes populaires. Jusqu'à présent, cette perte d'influence se traduisait par l'abstention ouvrière. C'est peut-être en train de changer ; l'action autour des Goodyear pourrait bien bousculer tout cela et faire que les classes populaires et leurs militants passent de l'abstention électorale et du dégoût à la participation active dans la rue et à l'espoir. Ce qui serait un changement considérable.

LES LUTTES
C'est dans le secteur de l'éducation nationale suivi de celui de la santé et maintenant de l'énergie que l'on compte le plus de conflits pour les dernières semaines.
Education Nationale:
La lutte des Atsem et la « carte scolaire » (avec son cortège de fermetures de classes et diminutions d'heures) a contribué ces trois dernières semaines à faire monter le chiffre de luttes dans l'éducation nationale malgré les vacances de février. C'est traditionnel chaque année. Mais il est bien possible – bien que nous ne l'ayons pas mesuré – que cette année soit en train de battre aussi des records.
Santé:
Le secteur de la santé en est pour ces trois premières semaines de février à 113 établissements de santé touché par un conflit du travail. C'est-à-dire plus que pour l'ensemble du mois de décembre (78) et pas loin du record de janvier avec 144 établissements touchés.
Energie:
A EDF, depuis le 17 janvier il y a eu 7 journées nationales d'action pour les salaires et la défense des acquis sociaux, qui ont été toutes très suivies. C'est maintenant une journée d'action tournante par semaine que suivent les agents de EDF, Engie, Enedis, Grdf..., les « mardi de la colère ». Menant jusque là leurs luttes de manière isolée, ils ont décidé de s'associer à la journée de la santé du 7 mars, qui s'est par ailleurs élargie entre temps à une bonne parie de la fonction publique
Public-privé:
Nous notions la semaine passée que dans l'ensemble, c'était surtout la fonction publique qui était en lutte, en prévoyant cependant une montée des luttes dans le privé contre l'application de la loi travail mais surtout autour des salaires ;
C'est ce qui en train de se passer. Et ce qui est notable, c'est qu'au delà des débrayages symboliques traditionnels autour des NAO, on assiste à l'émergence d'un certain nombre de luttes longues sur les salaires. Il est encore trop tôt pour dire si les luttes longues et victorieuses sur les salaires ces derniers temps dans le secteur des Grands Hôtels, des cliniques privées ou du nettoyage sont en train de s'étendre à des secteurs plus larges dans le transport, la métallurgie, la chimie... On verra ; mais si c'était le cas, ce serait aussi un changement important, car on passerait de luttes dans des secteurs aux salaires très bas, ce qui au fond n'était que du rattrapage et des secteurs aux salaires plus élevés, ce qui traduirait que les salariés lassés de l'étalage des bénéfices et dividendes énormes et en même temps du blocage des salaires, veulent un autre partage des richesses. Ce serait un changement d'état d'esprit qui pourrait rejoindre alors celui que nous notions plus haut de ras-le-bol devient général mais aussi de reprise d'un espoir de transformation sociale.


SIGNIFICATION ET UTILISATION DES CHIFFRES
Pour revenir aux chiffres et si l'on prend le chiffre de 195 conflits par jour de cette dernière semaine pour en faire une moyenne annuelle sur environ 260 jours ouvrables (pour des semaines de 5 jours) on arrive à un total d'environ 50 700 luttes.
Ce qui est déjà important.
Mais dans une étude, le CNRS estimait qu'entre seulement 20 et 50% des grèves étaient publiées par la presse. Si l'on prend cette estimation, on arrive donc à un total projeté sur l'année avec le même mode de calcul de 390 à 975 conflits par jour et de 101 400 à 253 500 conflits par an.
Ce qui est considérable.
Bien évidemment, ce calcul est très approximatif et n'a rien de scientifique.
Il permet cependant de donner un ordre d'idée de l'importance actuelle de la conflictualité sociale en France et de ces évolutions. Et cela nous met très loin de ce qu'a publié en ce début d'année le Figaro – et derrière lui, toute la presse - qui recense seulement 800 grèves au total pour toute l'année 2016. Ce chiffre du Figaro comme les statistiques du ministère du travail qui vont dans le même sens, n'ont qu'une valeur de propagande pour tenter de démontrer que les gens ne se battent pas et qu'il ne sert à rien de le faire ; il alimente donc tout ce que disent en général les grands médias comme les hommes politiques.
Les chiffres que nous donnons ont la signification exactement inverse : les gens se battent, résistent en nombre, sont très nombreux à ne pas se laisser faire, ne baissent pas les bras et, bien souvent, gagnent.
Ces chiffres ne sont encore une fois que des approximations très imprécises. Cependant, ils sont certainement bien plus proches de la réalité que ceux donnés non seulement par les grands médias mais aussi ceux donnés par le ministère du travail. Celui-ci, rappelons-le, fonde ses statistiques sur les déclarations de grèves des patrons eux-mêmes (en oubliant au passage la fonction publique). Ce qui est aussi peu fiable que de demander à un dictateur de quantifier la torture dans son pays.
On peut très légitimement penser qu'il y a en fait beaucoup plus de luttes que ce que nous mesurons ici. En effet, d'une part notre recensement ne se fait pas sur la totalité de la presse quotidienne mais seulement sur les grands quotidiens régionaux en ligne et d'autre part nous ne recensons pas les multiples actions invisibles de résistance à l'exploitation quotidienne des salariés, personnelles et collectives ; débrayages, grèves du zèle, boycotts, délégations, réunions voire même une partie des maladies qui sont aussi un moyen de se défendre pour certains.

SOURCE:

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias
PRÉSIDENTIELLE : TF1 veut CENSURER les candidats sous les 10% dans les sondages !

« On veut voler leur élection présidentielle aux Français»

En ne sélectionnant pas les candidats qui recueillent moins de 10% d'intentions de vote pour ses débats, la chaîne TF1 créé la polémique. «Cauchemar anti-démocratique», clame Eric Anceau, responsable du projet présidentiel de Nicolas Dupont-Aignan.

RT France : Comment expliquez-vous la décision de la chaîne TF1 de ne pas inclure dans les débats, qui auront lieu le 20 mars, les candidats qui ne dépassent pas 10% d'intentions de vote ?

Eric Anceau : Les instituts de sondage se trompent sur tout. Regardez le Brexit, l’élection américaine et, en France, les primaires de la droite et de la gauche avec les énormes surprises crées par François Fillon et Benoît Hamon qu’aucun institut de sondage n’avait vu venir.

Ceux qui sont confortablement installés, qui jouissent de positions privilégiées, de sinécures et qui veulent que rien ne change ont tout intérêt à perpétuer le petit jeu politique habituel entre grands partis avec la touche de fraîcheur apportée par Emmanuel Macron, l’hologramme politique dont on attend toujours le programme.

Je pense aussi, pour tout dire, qu'Emmanuel Macron, que nos médias aiment tant, craint le débat avec certains candidats hors système qui pourraient le déstabiliser bien davantage que Marine Le Pen et plus encore que François Fillon, plombés l’un et l’autre par des affaires. Regardez le taux d’abstention mais aussi la vague de fond qui monte des profondeurs de notre pays face au ras-le-bol lié aux scandales à répétition dont cette classe politique est marquée. Il y a une vraie attente pour un renouvellement qu’on empêche d’émerger. A force de jouer avec le feu, tout cela peut très mal finir !

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ENTRETIEN CI-DESSOUS :

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
SONDAGE PRÉSIDENTIELLE :  MACRON et HAMON en chute libre
SONDAGE PRÉSIDENTIELLE :  MACRON et HAMON en chute libre

Sondage : Fillon repart à la hausse, Macron en chute libre

A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, un sondage Elabe, pour BFMTV et L'Express montre que François Fillon remonte la pente. Empêtré dans l'affaire des emplois fictifs présumés de son épouse, il avait dégringolé, mais il a aujourd'hui réussi à enrayer sa chute.

Si François Bayrou se présentait, le candidat Les Républicains serait crédité de 20% d'intentions de vote au premier tour, et 21% si le maire de Pau ne se présentait pas. Il serait ainsi en deuxième position, après avoir longtemps stagné à la troisième place.

Marine Le Pen renforce sa posture de favorite au premier tour. En cas de candidature de Bayrou, elle rassemblerait 27% des voix, soit une progression de 1,5 point par rapport au mois dernier. En revanche pour Emmanuel Macron, c'est la chute libre.
Le candidat d'En Marche perd 5 points et se retrouve crédité de 17 à 18,5% des intentions de vote.

Benoît Hamon est lui aussi en baisse, avec une perte de 3 points. Il est crédité de 12 à 13% des voix, et se retrouve donc au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon, qui reste stable pour sa part.

Dans tous les cas de figure, Marine Le Pen serait battue au second tour, qu'elle soit opposée à François Fillon ou à Emmanuel Macron, mais elle récolterait tout de même 44 à 41% des voix.

SOURCE :

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises  confirment la Cgt comme première organisation syndcale au plan national. Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme Cgt, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie !!

La Cgt sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral. Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.

La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l ’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéresse que peu le gouvernement !

Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15.44%Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la Cgt, qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux,exiger des avancées réelles en matière sociale.La Cgt mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE, leurs donner plus de place encore dans le syndicalisme Cgt, le syndicalisme de tous les salariés.

Par: CGT Montreuil.

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Publié dans : #Politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire
Comment Emmanuel MACRON a vendu ALSTOM aux Américains
 

Extrait de l’émission Spécial Investigation du 9 novembre 2016 - Anti-corruption, l'arme fatale américaine . Cet extrait montre la partie qui dénonce la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la vente d'Alstom à Général Electric alors qu'Arnaud Montebourg avait bloqué la vente par décret.

https://youtu.be/dOnGH9v-oIA

SOURCE:

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire
source photo: avecuny.wordpress.com

source photo: avecuny.wordpress.com

Un peuple qui ne connaît pas son histoire est condamné à la revivre

Extraits choisis du discours du Bourget

Discours prononcé au Bourget le 22 janvier 2012 par le candidat socialiste, François Hollande.
Nous en publions ici des extraits choisis dont tout candidat socialiste aux présidentielles de 2017 pourrait se servir (s’il ne l’a déjà fait) après de simples copiés-collés et en l’agrémentant de quelques nouveautés dont nous aurons le plaisir de vous reparler en 2022.

(Pour les lecteurs pressés, Le Grand Soir a pris la liberté de mettre en gras certains passages importants).

 

**********

Mes chers amis, vous qui êtes ici, vous qui me regardez de loin, de plus loin même, je suis venu vous parler de la France, et donc de la République. Je suis venu vous parler de la France qui souffre, mais aussi de la France qui espère. Je suis venu vous parler de la France d’aujourd’hui – une page est en train de s’effacer – et de la France de demain – nous sommes en train de l’écrire. Je suis venu vous parler de la France que nous allons construire […]. L’enjeu de cette campagne va bien au-delà de nous, de la Gauche. L’enjeu de cette campagne, à trois mois du premier tour, c’est la France. C’est la France, toujours.

Devant vous rassemblés, foule nombreuse, des milliers, je ressens une profonde émotion, celle d’exprimer votre conviction, votre volonté, votre espérance. Je mesure la fierté d’avoir été désigné par des primaires citoyennes comme candidat à l’élection présidentielle. 
J’ai conscience de la tâche qui est la mienne : incarner le changement, faire gagner la Gauche et redonner confiance à la France.

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

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